Laurence Anyways
Note moyenne
4,2
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330 critiques spectateurs

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k11-sogood
k11-sogood

29 abonnés 269 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2013
Premier film que je vois de ce réalisateur, qui décrit une romance sur un thème bien particlier. Difficile de croire qu'il n'a que 23 ans tant la mise en scene est bonne. C'est impressionnant ce qu'il arrive à faire passer dans un seul film. Des sentiments, des émotions, qu'on aurait bien du mal à nommer, mais également des scènes complètement psychédéliques, des questions de société. Tout ça dans une espèce de décontraction surprenante. C'est assez cru, mais toujours juste, sans exagération, sans même effleurer l'éceuil de la morale barbante. Bref, un agréable film auquel je ne m'attendais pas du tout. Le jeu des acteurs est excellent. Très bon choix musicaux. A voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 mai 2013
C'est un chef d'œuvre qui ma bouleversée et j'y pense souvent . C'est du grand cinéma , comme les deux films précédents de Xavier Dolan ! Xavier Dolan un surdoué du 7e art !
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2013
Xavier Dolan a 23 ans et en est déjà à son troisième film. Il est aussi scénariste, monteur et chef costumier. Avant d'entrer pleinement dans l'âge adulte, Xavier Dolan est déjà un grand, à l'image de Laurence Anyways, une très belle oeuvre.
Laurence, un professeur de littérature, annonce à sa petite-amie le jour de ses trente ans qu'il souhaite devenir une femme. Celle-ci accepte de l'accompagner malgré un inévitable fossé qui, au fil des années, va se creuser entre eux.

Tantôt kitch (reconstituant les années 1990 avec un jeu des couleurs très travaillé), tantôt dramatique, le film s'interroge sur la nature humaine et la question de l'identité, où l'éternelle opposition entre la nature et la culture prend forme. Et si Laurence Anyways s'étale sur dix ans (et fais plus de deux heures quarante !), c'est pour pouvoir prendre le temps de voir l'évolution physique et psychologique du personnage, mais aussi ce couple fort sachant leur séparation inéluctable, et se détruisant à petit feu.

Autour de cette femme prisonnière de ce corps d'homme, il y a beaucoup d'écoute et de compréhension, et ce malgré des plans serrés qui enferment ces personnages souhaitant se libérer des conventions et des préjugés. Cet aspect est d'autant plus souligné par la forme filmique que le cinéaste a choisi : le 4 / 3. Mais ce n'est pas le seul choix singulier que le québécois adopte dans son récit. Sous des musiques aussi géniales que variées (concerto, électrique, ambiant), de nombreuses séquences esthétiques flirtant avec le genre du clip renforcent le propos émotionnel de l'auteur.

Laurence Anyways n'est peut-être pas parfait et comporte des longueurs. C'est un film personnel, entier, et doté d'un style qui lui est propre. Xavier Dolan est encore tout jeune, mais il a déjà marqué le cinéma de son empreinte, et l'on espère de tout coeur qu'il continuera à le faire par la suite.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 mai 2013
Chef d'oeuvre, oui c'est bien le mot.
Des acteurs grandioses, des images et un son d'une qualité rare. On ne peut ni rire, ni pleurer tellement tout est omniprésent. Une implosion d'émotions, de vibrations.
L'accent canadien rajoute tant de charme et d'originalité à ce qui est déjà hors du commun..C'est un tout monté avec brio, qui nous mène à bout de souffle à en donner le nausée.

Hésitez, parlementez, mais regardez-le, vous ne quitterez pas l'écran des yeux!
ptiverat
ptiverat

18 abonnés 80 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 juin 2013
Quel dommage on espérait peut-être trop du jeune cinéaste de chez nous! Bien sur il y a des moments oniriques merveilleux: la pluie de linge, les chutes d'eau dans le salon lors de la lecture du recueil, le papillon qui sort de la bouche malheureusement cela ne suffit pas à faire une histoire. Il ne faut pas se laisser leurrer par la thématique du film: cette histoire d'amour serait un insupportable mélo mal ficelé s'il racontait l'histoire d'un couple hétéro. Mais ici il s'agit d'un transexuel (en devenir) et d'une femme. Sujet rarement traité et qui peut faire illusion et cela malheureusement ne suffit pas à faire un grand film d'amour ou un grand film tout court; malgré quelques scènes bien écrites et le huis-clos mal maquillé. Et puis les affres de la co-production nous donnent des résultats plutôts cacas. Cet hétéro français est vraiment agaçant surtout quand il essaie de placer des expressions québécoises.(Y m'énerve avec son cheap shot!) Les dialogues sont soit bons soit mauvais soit de trop. Ceux de la serveuse sont forcés, faciles et non crédibles et Denise Filiatrault y est d'ailleurs très mauvaise dans ce rôle. Une chance Suzanne Clément sauve ladite scène! (par un bon texte et un super-jeu) Même le casting est fort douteux : Coquereau qui se veut sérieux et qui toutefois miraculeusement s'en sort, Yves Jacques qui beurre épais, Sophie Faucher insupportable lionne parachutée etc....Nathalie Baye est toutefois juste ,subtile et touchante. La musique, trop de musique, meuble des scènes complètement inutiles tout autant que ces histoires parallèles mal foutues de vieilles tantes felliniennes. Jacques Lavallée est toutefois superbe dans l'une d'elles! Ce rire!
Le film aurait gagné en puissance et aurait été bien plus étonnant si cela avait été un bûcheron qui avait voulu changer de sexe dans le fond de l'Abitibi! Ici on a un écrivain talentueux qui télégraphie son histoire tant il respire la féminité. Règle de base: Une histoire extraordinaire qui arrive à des gens ordinaires est mille fois plus étonnante, riche et palpitante.( Mystic river,Forest Gump, Being there, Shawshank redemption, tout Chaplin

Et puis transféré sur dvd le son est horrible , les 20 premières minutes sont à rien comprendre et scénaristiquement parlant l'attachement aux personnages n'est pas créé. On s'en fout de leur histoire .On s'en fout de leurs vies de petits contestataires dopés qui nagent dans le fric, on se fout de cela parce que le son est horrible et le tout respire un air scénaristique de déjà vu. Seul le traitement sublime de la réalisation fait illusion. À la 40ème minute on commence à s'attacher à Laurence. Pour le reste nous avons affaire aux hauts et aux bas d'un couple diva qui n'est attrayant que parce qu'il s'agit ici d'un changement de sexe et de l'amour inconditionnel qui va avec (?). Propos riche au départ mais finalement mal exploité, qui reste au bord de l'abîme possible et fait de ce sujet un Feydau-mélo-télé-réalité presque banal. Tout cela reste très petit.

L'omniprésence vampirique de Dolan au générique nous révèle ses limites. Sortez de la salle de montage Monsieur Dolan, sortez des costumes, sortez de la “production excécutive” et travaillez votre scénario! allez demandez conseil à des vieux auteurs de théâtre ou à un scénariste chevronné. Mais, et c'est normal, on est si arrogant quand on est jeune! (Vos crises de Diva faîtes parce que vous n'avez pas été compris ont toutefois frisé le pathétique). L'échec de ce film en salle aurait du vous questionner et vous faire revenir les pieds sur terre (ça me rappelle une réplique de Laurence ça) et vous ôter un peu de vos couilles qui parfois avouons le sont très enflées dans le mauvais sens ! Combien d'échecs encore pour accepter vos limites et peaufiner ce qui fait votre force?
Anyway espérons que vous ne gâchiez pas votre talent dans l'illusion de vos trouvailles qui flashent comme un changement de sexe!
Nico591
Nico591

54 abonnés 800 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mai 2013
Xavier Dolan, véritable surdoué signe à 23 ans son troisième film, et quel bijou ! Il nous raconte l'histoire de cet homme qui a 30 ans décide de franchir le pas pour devenir une femme, tout ça par le biais d'une des plus belles histoires d'amour que j'ai vu au cinéma.
Cette décision va avoir une impact sur leur relation mais aussi au niveau social et professionnel, on est à mille lieues des cliches des mélos hollywoodiens, c'est pur, authentique et emplis de sensibilité et de tolérance.
Le couple d'acteurs est fabuleux notamment Suzanne Clément, excellente actrice québecoise qui m’était inconnu, elle crève littéralement l’écran grâce à son charme.
Sans oublier la mise en scène de Xavier Dolan qui a 23 ans fait preuve d'une maturité et d'une maitrise technique hallucinante, certains passages sont visuellement superbes avec en fond sonore une BO punchy et pop.
Bref cette histoire d'amour traversant les époques est géniale !!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 avril 2013
Un rôle tellement casse gueule, et pourtant Melvil Poupaud est constamment sur le fil. Certaines scènes fleurent vers la caricature, mais c'est aussi une partie du travail de Xavier Dolan de les dénoncer, les mettre en exergue, et les ridiculiser.

Un vrai film sensible, dangereux dans son sujet sous peine de passer à côté et de tomber dans le ridicule. Au final, l'engagement est tenu, au sacrifice de quelques longueurs, et de complexité narratives inutiles.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 avril 2013
Un chef d'oeuvre magistral tout comme les deux premiers films de Xavier Dolan.
Suzanne Clément et Melvil Poupaud sont au sommet de leur art, le ton est juste, l'histoire captivante, on est loin des clichés, l'esthétique visuelle est incroyable, la bande-son superbement choisie, à voir !
Héléna0510
Héléna0510

10 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2013
Le changement d'identité sexuelle a-t-il une incidence sur la manière d'aimer et d'être aimé?
L'amour est au cœur de cette histoire
L'amour propre, l'amour avec un grand A, l'amour maternel
Aussi fort esthétiquement (réalisation et musique) qu’émotionnellement Laurence Anyways touche et l'on aurait envie de prendre ce personnage, si fragile, dans ses bras, sous son aile
Bravo à Melvil Poupaud et à son interprétation d'une justesse inouïe.
Lucile B
Lucile B

39 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 février 2013
Quel beau film ! Beau sur tellement d'aspects.. Des plans majestueux, une lumière superbe, une bande son idéale et surtout une très belle histoire d'amour.
Un genre de Roméo et Juliette contemporain ou l'amour tente de dépasser les contraintes de la vie, mais n'y arrive pas.

Les acteurs sont parfaits. Mention spécial pour Suzanne Clément, poignante et très juste.
Xavier Dolan est incontestablement un petit génie qui malgré son jeune âge a déjà son "style" cinématographique..! .
jamesluctor
jamesluctor

168 abonnés 1 704 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 février 2013
Si il cite trop Kubrick formellement et que le film finit par être lassant sur sa longueur, Laurence anyways présente une remarquable direction d'acteurs et une beauté formelle de tous les instants plutôt appréciable, quoique vaguement prétentieuse. Le propos sentimental est également bien exploité, et se cantonne à la stricte expérience des protagonistes, loin de tout propos militant qu'on aurait pu voir. Toutefois, il est bon de prendre de la distance vis à vis des personnages (c'est bien d'être soi même, mais ce n'est en aucun cas étonnant que le monde y réagisse, et ce n'est pas toujours par jalousie (ah, Laurence et son problème sur la société...)). Un peu mitigé donc, et encore une fois, il faut accepter de voir un film d'auteur (sans rythme et assez m'as-tu-vu).
SansCrierArt
SansCrierArt

59 abonnés 432 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2013
Laurence, professeur de littérature à Montréal, annonce à Fred, sa petite amie, qu’il veut devenir une femme. Dans un premier temps, Fred tente d’accompagner Laurence dans cette transformation. Face aux préjugés de leur entourage et au rejet de la société, leur couple se débat et se déchire.

Vous l'aurez compris le sujet, complexe et intriguant, n'est pas forcément des plus légers. Il aurait demandé un peu plus d'approfondissement, de finesse, de modestie et de maturité dans son traitement.
Car Dolan n'échappe pas à son goût pour une mise en scène de film de pub ou de vidéo clip. Son "Laurence Anyways" est fait d'une succession de "coups esthétiques" pour sonner branché, ou créer une émotion pour le moins préfabriquée.Tout est très artificiel, jusqu'aux dialogues souvent lourdingues.A tel point qu'on perd vite tout intérêt et sympathie pour les personnages (Melvil Poupaud et Suzanne Clément).
Aussi, autre faiblesse du film, dont la durée (2h39) laissait pourtant largement le temps d'aborder le sujet à fond, est que Dolan ne traite (et encore le verbe "traiter" est ambitieux...) que de l'impact psychologique et sentimental sur l'histoire d'amour des deux héros. Les effets physiques qu'engendre cette transformation ne sont pas évoqués ou sont expédiés en une réplique. Comme si les changements anatomiques ne créaient aucune difficulté chez le héros et n'avaient pas vraiment de conséquence sur sa vie de couple. En revanche, Dolan s'appesantit sur les jupes, les talons hauts et le maquillage, sur l'apparence donc comme la société qui rejette Laurence.

http://zabouille.over-blog.com
ArnoRuoms
ArnoRuoms

25 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2013
Melvil Poupaud plus travestit que transsexuel (dommage), Suzanne Clément vole la vedette à Poupaud et quand on voit Nathalie Baye, on a juste envi de la voir plus souvent dans les films. 2h40 c’est long, mais finalement bien assez pour raconter une histoire pareille. On peut dire que Laurence Anyways est le film de la consécration pour Xavier Dolan.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 janvier 2013
Prix du Meilleur film au festival de Toronto, Troisiéme film et ultime chef d'oeuvre de Xavier Dolan, jeune réalisateur québécois plein de talent et qui y déverse ici tout son génie et son savoir faire. Comédie dramatique sur l'altersexualité, et meme si Dolan est très friand de ce genre de questions sur l'orientation sexuelle, pas besoin d'etre sorti du placard après un coming out pour pouvoir comprendre ce trauma que peut vivre n'importe qui , l'acceptation de soi, la non acceptation de son sexe. Dolan fait ici ce que je n'aurait pu deviner, tout mettre en scène pour que l'on s'attache a ces personnages a travers une intimité sans égale, s'attacher aux personnages au point que l'on s'y confonde, que l'on pense comme le personnage qu'on partage réellement ses craintes ses doutes …et ses choix. Une véritable leçon artistique. Une véritable leçon de vie aussi car ce film traite de transsexualité oui mais également de liberté, du jugement des autres et d'amour. Pour illustrer et raconter toute cette belle histoire, des plans magnifiques , comparables a des peintures de genre superbement bien composés, une maitrise des vides et des images épurées, avec par moment des sensations de flottement et de légèreté qui arrêtent le temps, le tout sous un fond musical très très agréable a l'oreille , presque une méthode très inédite en matière de narration. Pour les acteurs, on est un peu étonnés de n'avoir vu aucun prix défiler ces derniers temps, tellement le jeu est bluffant. Melvil Poupaud se prete très très bien au personnage féminin de Laurence tout comme son penchant masculin de départ. On remarque également en plus de la présence de Nathalie Baye, deux actrices déjà habituées a passer devant la caméra de Xavier Dolan Monia Chokri ( Les Amours imaginaires ) et Suzanne Clément ( J'ai tué ma mère ) dans le rôle de Fred , personnage quasi central a l'oeuvre de Laurence Anyways et également la révélation a mes yeux avec des scènes d'une puissance émotionnelle incomparable. Interprétation du personnage de Fred réussie et validée, j'en ai pris plein la gueule. Devant tout ce génie, cette superbe mise en scène, on ne s'ennuie aucunement pendant ces 2h40, mais on a toujours cette désagréable impression que Dolan n'a pas tout raconté , qu'il est passé a coté de certaines choses vis à vis du sujet. L'objectif est le réalisme. dès le début depuis tout ces visages qui défilent. La révolution sexuelle. C'est du vrai a l'état brut. Aucune fille du monde moderne ne voudra d'un mec efféminé, car la gente féminine s'est endurcie, est devenue vicieuse et mauvaise en quete de beaufs et de mâles décérébrés , jugeant sur le physique en premier lieu. C'est du 100% vrai et Dolan reussit alors la le lecteur se projette vraiment bien et s'identifie complètement au personnage de Laurence. Le jugement des femmes , le jugement de la femme que l'on aime que l'on désire et qu'on l'on veut protéger, cette femme qui te fuit pour ce que tu est. Une dure réalité et une belle vison contemporaine. On remarquera également aussi un petit caméo du réalisateur ( très très furtif si si ^^ )A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 janvier 2013
Ce film est magnifique, poétique, la musique, les scènes, tout est au beau fixe, un film qui reste dans la tête longtemps. Seul point négatif, quelques dialogues un peu pompeux.
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