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    Under the Skin
    note moyenne
    2,6
    3992 notes dont 603 critiques
    répartition des 603 critiques par note
    55 critiques
    132 critiques
    115 critiques
    98 critiques
    100 critiques
    103 critiques
    Votre avis sur Under the Skin ?

    603 critiques spectateurs

    Prudence C
    Prudence C

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    5,0
    Publiée le 25 octobre 2016
    Ce film est extraordinaire. J'entends beaucoup parler de l'ennui latent et de l'incompréhension qu'il procure alors laissez moi vous donner mon interprétation basée sur une analyse à la fois formelle et scénaristique de l'oeuvre. Bien-sûr, étant une oeuvre ouverte, l'interprétation n'est pas nécessaire à sa compréhension. Elle ne s'appuie pas non plus sur la lecture du roman adapté, et a sa part de subjectivité. Ce film repose sur une contradiction soulignée dans le titre "Under the skin" : l’intérieur et l’extérieur. Laura (l'alienne interprétée par Scarlett Johansson) est un alienne qui se cache sous une peau humaine. Sa peau est donc très réaliste et trompeuse, mais en dedans, c'est une masse organique, abstraite et futuriste. Nous retrouvons cette contradiction à travers le dehors et le dedans, la ville et sa maison. Remarquez que les plans de la ville sont quasi-documentaires, sans volonté d'embellir, au contraire... mais que son logis est noir, brillant, abstrait et futuriste. Cela correspond au physique de Scarlett qui, pour une fois semble "normal" et son véritable corps est à l'image de son intérieur, noir et brillant. C'est pour cette raison que Jonathan Glazer choisi d'alterner les modes de représentation : vériste pour le dehors / purement numérique et recréé par ordinateur pour le dedans. Laura va donc être un point d'observation parfait, une surface par laquelle l'humanité va s'exprimer. D'où la thématique de l'oeil qui se répète et d'où les longues séquences d'errance dans le camion pour observer la ville. C'est alors que Glazer a une idée que je qualifierais "de Génie" : Tourner les scènes de séduction en caméra cachée ! ce n'est donc plus une oeuvre de science-fiction classique mais presque une enquête sociologique. Puis s'il nous arrive d'avoir du mal à "s'identifier" au personnage de Laura, c'est parce qu'elle ne pense pas comme nous. La puissance du film réside dans sa réflexion sur l'identité. Ce qui peut pécher c'est qu'aujourd'hui et hier d'ailleurs, nous gardons une vision anthropocentrique vis-à-vis de l'autre, de la créature, qu'elle soit android ou Alienne. (Je vous recommande d'ailleurs une oeuvre écrite par un théoricien du nom de Gilbert Simondon "Du mode d'existence des objets technologiques" qui parle très bien de la vision absurde que nous avons sur ces altérités.) Jonathan Glazer décide de donner à Laura son propre mode d'expression et de penser, ce qui se voit particulièrement dans la scène du bébé. Alors là, souvent, on se demande "pourquoi elle fait ça ?????" Puis on met notre incompréhension sur le compte de "c'est parce que c'est un film expérimental, c'est absurde, il n'y a rien a comprendre". En fait, ce que Glazer nous dit c'est de ne pas traiter cette altérité organique dans un rapport symétrique à nous qui est la raison pour laquelle on leur adjoint des sentiments et attitudes humaines tels que la compassion, l'amour, la rébellion, l'ambition, ou qu'on imagine que les android vont conquérir le monde et tuer tous les êtres humains... bullshit. Cette créature est aussi différente de nous que l'est une chaise, une chèvre ou du sable. Elle a une pensée qui lui est propre ainsi que son mode d'expression essentiellement différent de celui de l'homme. Sa fonction est comparable à celle de l'android dans les films de science-fiction. Cette fonction est celle de l'outil, machine, ou créature, c'est celle d'intermédiaire entre la nature et l'homme (comme l'est le langage ou l'art). En plus elle a une mission et est surveillée de près par un motard, elle est donc asservie, comme les androids qui ne sont qu'un prolongement de la machine industrielle (pensez aux temps modernes, ou à Blade Runner) ce sont no nouveaux esclaves, c'est pourquoi nous pensons qu'ils vont se rebeller et nous tuer (ex machina). Le paysage antonionesque : Il y a quelques décennies, Michelangelo Antonioni parlait de paysage psychique et paysage physique. Ici Jonathan Glazer use de ce même procédé qui est de faire coincider le paysage psychique (l'état mental) et le paysage physique. Ce procedé peut se lire dans les surimpressions présentes à trois moments dans le film (l'affiche, les gens de la ville en surimpression sur le village de scarlett qui se fond dans une image dorée, maginifique, puis Scarlett dans la forêt). Ces trois effets souligne l'avancement narratif du film lui même déterminé par le paysage : Ville : triste, grise, pleine de monde, elle est le prédateur et les hommes ses victimes. Renversement : la rencontre d'Adam : rencontre avec la monstruosité humaine alors qu'elle est une monstruosité inhumaine, ce moment va donner lieu au procédé de la reflexivité et engendrer la recherche de son identité à travers la conquête de son humanité. La campagne: vide, calme, retour sur elle-même, spoiler: va être la proie d'un homme De nombreux plans démontrent que son visage est filmé à la manière d'un paysage d'expression. Une quête vers l'humanité Comme je l'ai dis précédemment, c'est la réflexivité qui va être le déclencheur. Après avoir libérer Adam, les miroirs dans lesquels elle découvre son visage et son corps vont être les révélateurs de sa conscience d'être (référence à la théorie de Freud selon laquelle un enfant n'a pas conscience d'être tout de suite mais au bout de quelques mois comprend que le reflet dans le miroir c'est lui). De même que son aventure avec un homme va aussi jouer un rôle décisif (Freud encore disait que l'amoureux n'était une projection de l'amour que l'on a au préalable sur une surface humaine qui nous renvoi une image positive de nous même). Puis elle va fonctionner par mimesis à partir de ses observations. Pour finir, spoiler: c'est dans une forêt qu'elle atteindra son humanité par la rencontre du grand méchant loup, la face la plus cruelle de l'humanité. Ce qui est dommage avec ce film c'est que je pense que beaucoup se ferment en voyant qu'il se classe dans l’expérimental. C'est un film qui allie beaucoup de choses en fonction de ce que Jonathan Glazer veut raconter sans limites de genres. Comme Laura, il a son propre mode de pensé et d'expression et ne suit aucune règle, c'est en cela qu'il est novateur. Bien que j'ai la conviction qu'aucune explication de l'attitude de Laura, de son geste, de sa mission, ou de ses origines soit véritablement nécessaire pour apprécier l'oeuvre, je me suis tout de même fait ma propre interprétation. Je pense qu'il serait intéressant de la percevoir comme une nouvelle forme de prophète : - Elle vient de l'immensité de l'univers - Elle est le ciel, la nature, l'humanité (surimpressions) - anthropomorphisée mais pas humaine - elle est envoyée sur terre avec une mission particulière que l'on peut voir comme: punir les hommes de leur complaisance envers les femmes (on peut y voir ce que l'on veut) - Elle tue les hommes dans un liquide = les abysses spoiler: Elle rencontre le grand méchant loup qui en langage féerique est l'incarnation du diable elle meurt, brûlée, comme en enfer et pour finir, la fameuse surimpression dont je vous ai parlé, celle des civiles qui se mêlent à son visage et disparaît dans un fond doré peut faire penser à une icone catholique. Merci d'avoir lu ce pavé, j'espère qu'il vous a peut être donner matière à réflexion ou envie de le voir ou de le revoir...
    tony-76
    tony-76

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    3,5
    Publiée le 25 juin 2014
    Under the Skin raconte l'histoire d'un extraterrestre ayant pris l'apparence d'une mystérieuse femme à la grande beauté rôde sur les routes d'Écosse, abordant les passants masculins. Elle démontre rapidement une préférence pour les hommes. Elle les entraîne dans une pièce noire immaculée et infinie où ils s'enfoncent lorsqu'ils se dénudent. Déjà, le retour du réalisateur est réussi. On a le droit à un long-métrage qui nous glace le sang, donne la chair de poule. C'est une expérience totale à vivre au cinéma !! La photographie est époustouflante. Certainement un des facteurs qui déstabilisent notre belle extraterrestre (Scarlett Johansson), magnifique. Cette dernière nous éblouit par sa performance, et cependant, elle terrifie le spectateur. Jonathan Glazer plonge le public dans un univers d'une violence psychologique inouïe mais presque invisible. On est transporté dans son monde glacial. La bande son est aussi inquiétante. Quand à la mise en scène, elle s'avère très esthétique. Certains parleront de chef-d'oeuvre visuel. J'approuve ce qu'ils disent. Une V.O est conseillée. Scarlett Johansson est devenu une véritable sex-symbol du cinéma contemporain. Son prochain film est Lucy de Luc Besson qui sortira le 6 août. J'ai vraiment encore hâte de l'a voir à l'oeuvre !
    Puce6386
    Puce6386

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    1,5
    Publiée le 29 juin 2014
    Un film de science-fiction tout à fait atypique au cours duquel le réalisateur nous ouvre les portes d’un cinéma sensoriel et quasi-abstrait. On y suit l’errance d’une extraterrestre, sous des traits humains, qui, à bord d’un pick-up et sous la protection d’un mystérieux motard, part à la recherche d’hommes solitaires dans les rues des bourgades écossaises. Un thriller qui parvient rapidement à nous mettre mal à l’aise face à la froideur et à la totale insensibilité du personnage, et qui révèle quelques belles scènes marquantes, comme celle du bébé ou de la révélation finale dans la forêt. Malheureusement, dans l’ensemble, le film, au scénario minimaliste et répétitif, s’avère creux et opaque. Un trip expérimental trop inerte et ennuyeux !
    elbandito
    elbandito

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    3,0
    Publiée le 30 juillet 2015
    Scarlett Johansson se met littéralement à nu dans ce film fantastique risqué aux limites de l’œuvre abstraite et dont la lenteur sidérale n’a d’égal que l’engouement viscéral pour la prise de conscience de cette créature venue d’ailleurs, qui est totalement étrangère à son corps. "Under the skin" est certes audacieux et esthétique, mais aussi très répétitif et inaccessible par sa radicalité, une sorte d’ovni charnel dans le panorama actuel du cinéma de science-fiction.
    traversay1
    traversay1

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    3,5
    Publiée le 27 juin 2014
    A l'origine de Under the Skin, un roman de Michel Faber, beau, énigmatique et terrifiant. Le film de Jonathan Glazer en est une adaptation très libre mais il ne le trahit pas pour autant tant il nous plonge, lui aussi, dans un univers à part, glacial et opaque, dont on ne saisit pas tous les tenants et les aboutissants et c'est tant mieux car quand des bribes d'explications sont données, le film perd de son mystère et de sa puissance mortifère. Under the Skin est une expérience, une somme de sensations visuelles et sonores qui déconcertent, séduisent et intriguent. Il faut accepter de se débarrasser de ses réflexes habituels de spectateur pour s'y immerger totalement. Pas si évident. C'est un film organique, vertigineux, sensuel et d'une froideur absolue. Scarlett Johansson, la belle et la bête en un seul personnage, livre une prestation stupéfiante, comme possédée par l'alien au coeur glacé qu'elle incarne. Les paysages d'Ecosse, somptueux et inquiétants, sont comme la projection de son âme extraterrestre. Etonnant et dérangeant film.
    bou77
    bou77

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    2,5
    Publiée le 19 août 2014
    Film à ambiance destiné à proposer une expérience sensorielle. Le personnage de Scarlett Johansson n'a pas de vrai objectif si ce n'est séduire des hommes pour les "croquer" et donc le film n'a aucun enjeu. La réalisation style documentaire et tous les effets graphiques sont recherchés. La bande originale est d'une grande qualité. Le film manque par contre de fond - sauf pour parler de la vie en général - et ne devient intéressant qu'à partir du moment où Scarlett décide d'apprendre à spoiler: devenir une humaine : elle mange un gâteau au chocolat, le recrache et se fait violer un peu après, avant de se faire brûler vive, ce qui est une fin assez ironique... Au final, j''ai trouvé le film trop long, de nombreuses coupes auraient du être faites. Une chose m'a particulièrement dérangé : on apprend à la fin que Scarlett est une extraterrestre et là, le spectateur est censé comprendre l'ensemble du film. Mais ce n'est pas une surprise puisque il est écrit dans le synopsis qu'il s'agit d'une extraterrestre... Pourquoi ne pas l'avoir caché pour faire un twist ? Enfin bref, ce film est un ovni qui ne devrait laisser personne indifférent : un bon point.
    Joe D.
    Joe D.

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    4,0
    Publiée le 2 juillet 2014
    Wow comment se prendre une claque ?? Tout simplement après avoir vu ce film OVNI, un digne film expérimental comme nous en voyons peu.. Alors certes, certains vont trouver que le film est lent, très lent, trop lent.... eh bien c'est parfaitement voulu. Ce film est fait pour vivre l'expérience de Laura (interprêté avec brio par Scarlett Johansson et pourtant je n'aurais pas pensé...). C'est un film complètement expérimental. La photographie est sublime, la musique peu présente mais toujours au bon moment, angoissant. On suit l'initiation à l'humanité sans le vouloir de cet alien (et encore on ne sait pas trop ce que c'est), qui d'une créature insensible, irrésistible et qui piège ses victimes masculines spoiler: pour le compte du motard, qui pourrait représenter le mal, la mort, l'humain à l'état brut en les séduisant et les piégant dans son liquide noir, devient petit à petit spoiler: (merci elephant man) de plus en plus humaine. Les plans sur le gâteau en sont la preuve. On vibre à travers son ressenti, son évolution, sa vision des choses. Les métaphores et multiples interprétations sont nombreuses, mais en se creusant la tête on en devient subjugué. J'ai personnellement énormément accroché à ce film pour les messages qu'il délivre sur la condition humaine, la quête d' idendité de Laura en temps que femme plutôt qu'alien. Ses attentes. Ses peurs, ses rappels à l'ordre spoiler: (le motard) son désir de se sentir femme. Et pourtant lorsqu'elle commence à entrevoir l'humanité sans le vice de L'HOMME, elle finit par tomber dans ce piège spoiler: (le violeur des bois) qui rappelle que oui l'homme est un animal et que nous méritons peut être le sort que ces aliens nous réservent. Ashes to ashes tout finit en poussière... Bref je vais pas tout raconter mais je trouve que ce film expérimental prend aux tripes si on accepte de rentrer dans le jeu, et qu'au final c'est un très bon film.
    Galoupiotte
    Galoupiotte

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    0,5
    Publiée le 8 juillet 2014
    Je n'ai rien contre l'art moderne à condition qu'on ne me prenne pas pour une imbécile. Or ce film reprend exactement tous les pires codes des arnaques des pseudos créations contemporaines (par exemple ces "installations" où l'on se croit obligé de théoriser en termes abscons le moindre bout de ficelle qui dépasse ! Ainsi la lenteur, la vacuité, la répétition, l'improvisation, les plans insérés sans raison passent par miracle du passif à l'actif du film en nous priant d'évoquer le concept "d'expérience sensorielle" (et mon cul, c'est...). Jusqu'à Scarlett Johansson filmée nue à l'aide d'un téléphone portable ! (sans autre véritable raison que de créer un buzz). Une fumisterie !
    De smet M.
    De smet M.

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    4,5
    Publiée le 9 septembre 2014
    Un générique, des formes, des couleurs et du foutage de gueule qui se profile au loin. Je criais déjà au "2001" du pauvre, à une redite sous morphine de "Only God Forgives" dont la beauté formelle — certes très agréable —s'annulerait sous le poids de la vanité. Il fait peur ce début qui perd le spectateur aussi bien visuellement (décor irréel et inconnu) que mentalement (où veut-il en venir ?!) alors que, comme un naufragé, rattaché au pitch (un extraterrestre humanoïde séduit des hommes pour leur voler leur apparence et permettre une invasion ...) que l'on essaye de retrouvé, on se surprend à formaliser une chose pour la contredire l'instant suivant [...] Suite de la critique sur le blog de Pours-Culture. Pours-Cinéphilie.
    DeltaJordan
    DeltaJordan

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    1,0
    Publiée le 28 juin 2014
    Jonathan Glazer est très fort. Il a compris qu'avec un film bien creux et opaque comme Under the skin il pourrait s'attirer les grâces d'une critique congénitalement snobe et de cinéphiles adeptes de masturbation intellectuelle tout en s'assurant que ses détracteurs (comme moi) passent automatiquement pour des philistins inculturés. Poncifs visuels, scènes longues et/ou inutiles, dialogues quasi inexistants, musique de violons désaccordés et lancinante, scénario minimaliste et répétitif, Under the skin est à classer dans ces films "brillants et esthétiques" qui suggèrent beaucoup, montrent peu et ne racontent rien et dont le prétendu génie sert surtout d'alibi à un vide abyssal. Scarlett Johansson dévoile ses nichons rebondis et sert d'appât (pour le spectateurs et dans le film) pour cette histoire sordide d'alien anthropophage qui, sans elle, se serait cantonnée à quelques petites salles parisiennes. Le parti pris d'éviter le gore à outrance, même si certains passages écœurent, et la dernière demie heure du film sauve à peine l'ensemble du désastre. Moralité : quand l'escroquerie devient une figure de style adulée par une petite élite il faut s'attendre à voir ce genre de déchet pseudo-intello arriver sur les écrans. Beurk !
    Flaw 70
    Flaw 70

    Suivre son activité 229 abonnés Lire ses 422 critiques

    5,0
    Publiée le 27 juin 2014
    Jonathan Glazer est un cinéaste discret mais au combien talentueux, et le revoilà 10 ans après son dernier film Birth pour livrer une oeuvre hypnotique et fascinante. Le projet fait preuve d'une ambition démesurée et s'impose comme un essai expérimentale totalement maîtrisé qui défini ses propres codes cinématographiques au cours d'un récit initiatique complexe qui s'adresse avant tous à un public averti car l'expérience proposé est des plus exigeantes et ne ferra aucune concession sur sa noirceur. Le scénario est des plus épuré dans sa forme mais des plus riches dans son fond, s'imposant par son pitch comme un film de science-fiction tirant vers la série B mais pourtant il n'en sera rien tellement l'écriture à l'intelligence de préféré le sous entendu et la métaphore plutôt que d'exploiter son pitch de façon classique qui ce serait révéler moins pertinent. Jamais le sentiment d’être extraterrestre n'a été aussi bien retranscrit au cinéma car comme le personnage on perd tous nos repères en tant que spectateur par la forme que prend le film et le récit, on doit apprendre ce nouveau langage cinématographie pour le comprendre et le dompter comme le personnage doit comprendre le monde qui l'entoure pour pouvoir attirer ses proie dans son antre. Le film est donc double et on n'est totalement immergé et impliquer dedans à la manière des victimes de Laura, qui ce font engloutir par des forces qui les dépassent. Le scénario prend donc la forme d'un apprentissage de la vie, elle commence enfant, se forme, apprend à parler, à ce mouvoir puis elle atteint sa puberté et découvre le premier saignement ( de façon abstraite ) , commence à s'émanciper par la rébellion et fini par atteindre l'âge adulte ainsi que la découverte des premières émotions. Elle se confronte à l'horreur qu'elle crée ainsi que celui qu'elle subit mais plus que de ce baser que sur ça le film va aussi parler des femmes. Il va donc faire une allégorie très intéressante sur le pouvoir de séduction qu'elles exercent sur les hommes en alimentant leurs plus bas instincts et les renvoyant au stade primitif ou ils ne pensent plus et sont hypnotiser au point de ne plus faire attention au danger. L'homme sera donc stupide et impuissant face à cette force de la nature, une beauté sensationnelle et le film interroge sur le mysticisme des femmes de façon judicieuse et intéressante. De plus le film comportera même un sens dans son choix d'actrice car il interroge le star system et le statut de sex symbol, Scarlett Johansson est un extraterrestre venu sur Terre pour séduire les hommes car elle représente à la perfection tout le sens du film. Cette femme iconiser qui représente un fantasme, un rêve inaccessible et fatal ainsi qu'un pouvoir de séduction sans limite, elle porte le poids du monde sur ces épaules. La prestation de Scarlett Johansson est d'ailleurs fabuleuse, elle donne tous dans ce qui est son meilleur rôle ou elle se met littéralement à nue. C'est clairement l'actrice la plus intéressante de sa génération car plus que d’être magnifique, elle s'impose comme étant très talentueuse et elle a livré cette année deux grandes performances dans deux grands films ( Her étant le premier ). Pour ce qui est de la réalisation, on a le droit à du grand art avec une photographie superbe dans des décors écossais magnifique, une montage acéré qui donne un rythme très intéressant au film et une bande son phénoménale qui est tout aussi expérimental que le reste et qui prouve que le film est avant tous une expérience sensorielle. Pour la mise en scène Jonathan Glazer fait dans le sensationnel avec des plans iconiques qui imprègne la rétine spoiler: ( la séquence d'ouverture, le mise à mort dans le liquide noir, l'apparition de Laura dans la forêt ou de son visage dans un halo de lumière doré ) ou encore des séquences tétanisante et hypnotique qui hante et retourne même après la fin du film ( la première apparition de Laura, les passages dans "l'antre", la séquence avec l'Elephant Man ainsi que celle de la plage et le final impressionnant d'une poésie macabre fascinante ). Il est aussi intéressant qu'il ait filmé la plupart des rencontres du film en caméra caché ce qui donne un coté étrange et décalé au filme mais qui paradoxalement le rend plus authentique. On en donc quelque part entre Lynch et Kubrick mais Glazer à néanmoins suffisamment d'audace et de talent pour arriver à s'émanciper de ses aînés et d'offrir sa propre oeuvre métaphysique qui ne ressemble à aucune autre. En conclusion Under The Shin est un chef d'oeuvre obsédant et incroyablement intelligent qui pousse à la réflexion et à la remise en cause de soi car si le film met autant mal à l'aise c'est parce qu'il est universelle, c'est avant tous une oeuvre torturé et terriblement humaine car il n'y a pas plus humain que de ce sentir mal dans sa peau. Voilà donc le propos du film, vouloir être quelqu'un d'autre au prix de ce qui nous définis, un acteur qui se glisse dans un personnage, un extraterrestre qui veut être humain et le spectateur qui veut s'évader de son quotidien dans un monde de fantasme et d'imaginaire. Toute la virtuosité de l'oeuvre ce trouve ici, avoir compris cet état de fait et l'avoir retranscrit à la perfection.
    Oliv D.
    Oliv D.

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    0,5
    Publiée le 31 juillet 2014
    le thème de l’extraterrestre caché sous l'apparence humaine, et qui peu a peu s'humanise ( la tentative de manger et celle de faire l'amour) jusqu’à sa propre destruction physique ou psychologique a déjà été visitée au cinéma. Je pense notamment a "the man who felt to earth" avec Bowie en acteur. Et faut avouer que c’était quand même autre chose! tant du point de vue du scénar, réalisation, etc... là, on a quoi? une actrice en vogue, un scenar très faiblard, une construction lente et ennuyeuse, le tout masqué par une photographie pseudo intello-art contemporain histoire de faire oublier le manque d’intérêt. Si c’était un premier film avec un acteur inconnu, on aurait pu dire, "joli essai esthétique" ou "prometteur" et lui accordé une étoile pour l'encourager, malheureusement il n'en ai rien. L'absence ou presque de dialogue ne nuit pas a un film ( ex: "le dernier combat" de Besson) le peu de dialogue alourdit l’atmosphère et doit être compensée par autre chose, et lä il n'y a rien...un film décevant et ennuyant qui aurait pu être beaucoup mieux au regard de l’esthétique de la photographie. Dommage...
    Avi N.
    Avi N.

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    0,5
    Publiée le 6 juillet 2014
    film d'un ennuis a mourrir . pour s'en convaincre? facile, lisez donc les 2 critique 5 etoiles qui en ont ecrit pour 2 ou 3 page de justifications . si lire ces crtitique vous ennui, ce n'est que l'avant gout de ce qui vous attend. mais qu'est ce que scarlet johanssen est aller faire la bas, a mon avis elle devait quelque chose au realisateur c'est pas possible sinon, et tous les blaireuau qui defilent dans ce film doivent etre les ais de beuverie du realisateur, pour vous illustrer l'ennui, je deconne pas c'est du vecu et c'est une torture, a un moment scarlet attend le bus, et voila une scene qui dure de 2 a 5 minute ou on attend le bus avec elle, au secours....
    Marc L
    Marc L

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    3,5
    Publiée le 12 juillet 2014
    étrange, bizarre, glauque, oppressent, sont les mots qui en ressorte après être sortie de la séance de "Under the Skin"... Je saurais vous dire si je vous conseil ce film ou pas. Car ce film a vraiment un style particulier, soit on aime soit on déteste. Si vous êtes plutôt ouverte à toutes sortes suggestion de films, je vous le conseils d'aller le voir car c'est vraiment une expérience à vivre je trouve. Sinon prenez pas de risque d'aller voir le film, si vous cherchez un style de film précis. Pour ma part, cette séance fut une bonne expérience, aucun regret de l'avoir vue dans les salles obscures.
    Victor L.
    Victor L.

    Suivre son activité 18 abonnés Lire sa critique

    0,5
    Publiée le 29 juin 2014
    Cette vidéo très très longue est un assemblage disparate de séquences qui sont mises bout à bout sans aucune logique, l'histoire n'a ni début ni fin, si on peut parler d'histoire, ce qui reste encore à discuter. On a essayé de faire un film intelligent, qui fasse réfléchir, et On a raté. Bref ce film tient plutôt du viol audiovisuel, on s'ennuie à mourir pendant 1h47 et je déconseille à tous d'aller le voir!
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