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Les Femmes du Bus 678
note moyenne
3,8
1023 notes dont 153 critiques
10% (16 critiques)
45% (69 critiques)
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Votre avis sur Les Femmes du Bus 678 ?

153 critiques spectateurs

conrad7893
conrad7893

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4,0
Publiée le 15/09/2013
un film courageux qui dévoile au monde entier la condition des femmes en égypte face au fléau des agressions, humiliations faites pas ces hommes de très bonnes actrices un film qui va de l'avant et qui fait bouger les choses à voir
Endless Boogie
Endless Boogie

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4,0
Publiée le 14/03/2015
Cinéaste courageux, Mohamed Diab traite avec nuance mais sans concession un problème universel qui touche particulièrement l'Égypte : les agressions sexuelles et le harcèlement dont sont victimes les femmes. Son film fait mouche malgré quelques petites maladresses sans conséquences. Ici trois femmes décident d'en découdre et de ne plus subir l'inacceptable dans une société patriarcale où les victimes sont condamnées au silence. Pas toujours unies sur l'acceptation ou non des traditions et/ou de la religion, sur la nécessité de s'effacer ou de s'affirmer et de s’émanciper, elles se rejoignent néanmoins sur la nécessité de lutter contre ce fléau pour leur propre dignité et celle des femmes égyptiennes. Le réalisateur souligne au passage les injustices sociales en Égypte où la modernité surtout accessible aux classes supérieures et la tradition qui s’impose souvent aux classes populaires cohabitent parfois difficilement. Les trois actrices, mention spéciale à Bushra Rozza, m'ont convaincu et ému et l’acteur qui incarne le commissaire traduit bien l’ambiguïté de son personnage. Le film, oppressant mais également porteur d'espoir, vif et émouvant, va toujours à l'essentiel : son efficacité et sa justesse sont à la hauteur des ambitions de Mohamed Diab et de son propos.
Endless Boogie
Endless Boogie

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4,5
Publiée le 09/03/2015
Cinéaste courageux pour un film engagé, qui, malgré quelques petites maladresses sans conséquences, aborde avec nuance mais sans concession un problème universel qui sévit particulièrement en Égypte : l'agression sexuelle des femmes et par là même leur condition au sein d'une société régit par les hommes. Ces trois femmes réagissent chacune à leur manière à l'adversité, parfois unies et parfois opposées sur le poids des traditions et/ou de la religion, sur la nécessité de s'effacer ou de s'émanciper. Le réalisateur souligne au passage les injustices sociales dans ce pays ou la modernité et la tradition cohabitent souvent difficilement. Les trois actrices m'ont convaincu et ému. Le film, va toujours à l'essentiel : son efficacité et sa justesse sont à la hauteur de ce qu j'attendais sur un sujet aussi difficile à traiter. Le résultat est inquiétant, voire oppressant mais à la fois porteur d'espoir et plein d'émotion.
Jmartine
Jmartine

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3,5
Publiée le 23/11/2013
Film fort...rien n'est réglé avec la "révolution de la place Tahrir" si l'on en croit l'article de la correspondante du Monde au Caire Claire Talon " les viols et agressions de femmes s'y multiplient"
Myene
Myene

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3,5
Publiée le 01/09/2013
Encore un film plaidoyer du droit égalitaire qui reste minoritaire Ici i cela se passe en Egypte et on nous montre le quotidien insoutenable des femmes Pour briser ce pacte hypocrite la réalisatrice évite le manichéisme. elle nous dépeint les ambivalences comportementales des différents protagonistes .Ce film militant mérite le détour.
Septième Sens
Septième Sens

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3,5
Publiée le 31/05/2013
Tous les jours, Fayza tremble à l'idée de prendre le bus. Ce n'est pas le fait qu'il soit toujours plein à craquer, ni le manque de confort qu'il procure. Non, c'est plutôt de savoir que des hommes vont la toucher volontairement et la caresser à des endroits disons, intimes. En 2008, dans un tribunal du Caire, Mohamed Diab remarque qu'une femme ayant portée plainte contre harcèlement sexuel est méprisée par l'avocat de la défense. Il décide donc de réaliser son premier long métrage en dénonçant ce terrible fait d'actualité. Pour rendre compte de la situation de la femme en Égypte, le jeune cinéaste choisit de se pencher sur le cas de trois personnages issus de milieux sociaux différents. En adoptant un schéma narratif faisant pensé aux films d'Inárritu (Amours chiennes, 21 Grams), le scénario se construit sur des flashbacks et des destins croisés. Ce parti pris donne au film une tension croissante ainsi qu'une allure de thriller psychologique qui mettront nos sens en alerte. Par opposition, la mise en scène est pleinement ancrée dans le réel à l'image du sujet délicat qu'elle traite à l'écran. L'instabilité du cadre met en exergue le comportement de ces femmes qui ne sont plus sûres de rien, où la frontière entre le bien et le mal devient de moins en moins distincte. Outre les rôles féminins, il est important de noter que Diab met également en avant la figure masculine et leurs réactions face à ces agressions. Quand certains ne pensent qu'au devoir conjugal, d'autres n'arrivent pas à supporter que leur épouse ait subit ce traumatisme. Une notion revient sans cesse : celle de l'honneur, plus important que tout. Il n'est pas question de religion ici mais de tradition, quelque chose qui touche à notre fierté et qu'on ne peut contrôler. La dénonciation est claire, nette, et le film ne passe pas par quatre chemins pour défendre son propos. Il faudrait plus de Femmes du Bus 678 pour faire avancer les choses et évoluer les comportements. En Égypte, l'agression sexuelle est considérée comme un délit depuis seulement 2009, sachez-le.
tixou0
tixou0

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4,0
Publiée le 15/07/2012
« La main au panier », c’est quelque chose qui existe encore dans les transports en commun des grandes villes françaises, bondés aux heures d’affluence, mais nos compatriotes sont de taille à protester, voire à réagir énergiquement. Il en est tout autrement en Egypte, où la société patriarcale et profondément machiste tolère ces comportements masculins, et au contraire fustige sans appel les victimes qui oseraient se rebiffer. Il est à noter que ce mépris des femmes est si profondément (et culturellement) enraciné dans les mentalités de ce pays qu’il s’étend sans difficultés aux ressortissantes étrangères : plusieurs cas d’attouchements poussés favorisés par les mouvements de foule (allant, pour le droit français, jusqu’au viol – qui qualifie ainsi tout acte de pénétration sexuelle, « de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise ») ont été par exemple relevés sur des journalistes occidentales faisant leur métier lors de la récente Révolution égyptienne, s’inscrivant dans le mouvement plus général dit du « Printemps Arabe ». Mohamed Diab (que l’on devine sans peine derrière « Omar », le fiancé de « Nelly » qui voudrait opter définitivement pour la scène, banquier comme il l’a été lui-même) fait donc acte de courage et de conviction « féministe » en réalisant cet intéressant « 678 » (numéro de la ligne de bus cairote où tout va se jouer) sur son propre scénario, inspiré pour partie de faits authentiques (l’affaire Noha Rushdi en 2008, premier procès pour harcèlement sexuel en Egypte). Il faut se méfier des timides, des résignées. Fayza, modeste mère de famille appartenant aux classes populaires, est de celles-là. Après avoir assisté au cours gratuit de « Self-Defense » que Seba dispense de manière à la fois altruiste et militante, elle réagit impulsivement, dans le sens des conseils de cette dernière (« faire face », « réagir », dans le cas d’une agression sexuelle) lors d’un énième attouchement dans le bus. La cohue favorise le « pelotage », c’est cette même cohue qui va assurer son anonymat quand elle pique vivement la main baladeuse à l’aide d’une des grosses épingles qui lui servent à maintenir son foulard. Elle va réitérer ce geste, dans le bus et aussi au détriment d’un « suiveur » entreprenant dans la rue – bientôt l’arme improvisée cédant le pas à un canif plus efficace, et c’est l’aine qui est visée. C’est la panique dans les bus cairotes « ensanglantés », quand les « blessés » (au moins trois) arrivent aux urgences, et que la presse se fait l’écho du phénomène. Pas de plainte (car les « victimes » devraient s’expliquer sur les circonstances peu glorieuses de l’ «attaque », qui a tout de la légitime défense), mais assez de bruit pour attirer l’attention du débonnaire inspecteur Essam qui remonte rapidement à Seba et à ses cours, puis à Fayza la disciple - qui a dépassé largement le maître en passant de la théorie à la pratique, et même à Nelly, la jeune « rebelle » qui a porté plainte (la première à le faire en Egypte) contre le camionneur qui l’a agressée (attouchements prolongés de coups et blessures – le « tripotage » effectué depuis la fenêtre ouverte du véhicule à la faveur d’une circulation intense s’est compliqué quand la jeune fille, qui traversait une place pour rentrer chez elle, se rebiffant, s’est alors retrouvée traînée violemment sur la chaussée). Le trio s’est en effet constitué via la télévision, omniprésente dans le pays, où Seba informait sur son cours, où Nelly répondait aux questions venimeuses des téléspectateurs à propos du futur procès, outrés par tant d’audace mal venue, et que Fayza regardait dans l’un et l’autre cas. Le policier a vite identifié les circonstances des agressions répétées (lesquelles ont eu, un bref instant, l’avantage de réserver les bus aux seuls femmes et enfants, ces messieurs étant dérangés dans leurs habitudes et craignant pour leur entre-jambes le canif « vengeur » !) et le fameux « coup du citron ». Allez donc découvrir comment cet innocent agrume sert de paravent aux vilains peloteurs….. Pas de plainte, personne donc à poursuivre : le bienveillant policier se contentera (à plusieurs reprises) de sermonner les trois femmes. On frôle cependant le drame quand c’est Adel qui, la tension retombée et les hommes revenant dans les bus, s’essaie à son tour à cette vilaine pratique, et est blessé par Seba, délaissant son 4 x 4 de luxe, et partie en expédition à son tour dans le bus 678. Il s’agit du propre mari de Fayza, en manque affectif et sexuel, à qui sa femme fait souvent le « coup de l’oignon », tactique « potagère » claire, de nature à signifier qu’elle se refuse à lui ! C’est la société égyptienne toute entière qui est alors en cause : les hommes se marient tard et en attendant de convoler s’offrent des substituts en forme de tripotage dès que la foule permet des « rapprochements » de circonstance avec l’autre sexe (scénario valant aussi pour toute rencontre à l’abri des regards, dans une rue déserte par exemple). Et la misère sexuelle s’étend aux hommes mariés (comme Adel), contrariés dans leurs appétits par des épouses s’en tenant au « minimum conjugal », nettement ralenti quand les enfants sont nés. Incompréhension et silence mutuels : le lot quotidien des femmes agressées et des agresseurs frustrés, sur fond culturel de suprématie masculine… Trois portraits emblématiques : toutes les couches de la société sont touchées, les nanties comme les autres peuvent être un jour concernées (mais le calvaire de la femme des classes populaires est quotidien, alors qu’il faut des circonstances exceptionnelles pour la grande bourgeoise, ou la jeune « rebelle » – une foule incontrôlée à l’occasion d’une victoire égyptienne lors d’un match de la CAN auquel la première a accompagné un mari passionné de football, et la tentation d’un chauffeur-livreur roulant à sa hauteur pour la deuxième, coincé dans les embarras de circulation de la mégalopole – Le Caire, plus grande ville d’Afrique, avoisine les 16 millions d’habitants). On comprend dès lors que la plus exposée, pourtant par principe la plus soumise aux diktats masculins, trouve la force de se révolter (elle protestera aussi contre les brimades infligées à ses enfants, dont elle n’a pu payer l’école, avec force et détermination - belle scène de « piquet » volontaire). Elle devient ainsi un « leader d’opinion » inattendu, rejointe dans la riposte musclée par Seba, et confortant Nelly dans son obstination à ne pas renoncer à porter ses malheurs sur la place publique (alors que tout le monde l’en dissuade, à commencer par le policier « de base » qui refuse de recueillir sa plainte pour agression sexuelle, lui conseillant de la requalifier « correctement » en simples « coups et blessures », sans oublier ses parents, et futurs beaux-parents, tous attachés au qu’en-dira-t-on, et refusant le scandale et l’humiliation consécutifs à une action en justice, déjà largement médiatisée). L’analyse sociologique est d’autant plus pertinente que la fiction est largement inspirée par la réalité. Le procès Noha Rushdi de 2008 pour harcèlement sexuel a eu pour résultat de faire entrer l’incrimination correspondante dans le droit positif égyptien, mais quid d’un réel changement des mentalités ? La même année, plus de 90 % des femmes en âge de procréer étaient encore excisées en Egypte, et là encore toutes étaient concernées par cette horrible pratique immémoriale (dont le but avoué est d’éviter le vagabondage sexuel féminin avant le mariage, puis d’assurer la fidélité des épouses, simples objets du seul plaisir masculin et génitrices), car les mutilations sexuelles des Egyptiennes frappent aussi bien les musulmanes que la minorité copte, et n’ont donc rien de « religieux ». En 2007 (après le décès d’une fillette de 12 ans causé par une excision) la loi égyptienne était déjà intervenue pour interdire ces pratiques de MGF (Mutilations Génitales Féminines), avec un succès mitigé quand on sait que même de nombreux médecins avaient continué d’en faire clandestinement. La « révolution » actuelle fait quant à elle planer de sérieuses menaces sur la permanence de la pénalisation, d’autant que c’était Suzanne Moubarak, l’épouse du dictateur déchu, qui avait été à l’origine de l’interdiction de ces pratiques ignobles…. Le « pelotage » banalisé n’est donc qu’un fléau parmi d’autres en Egypte frappant les femmes. Un espoir solide réside cependant dans des écrits ou des films comme « Les Femmes du Bus 678 » quand ils émanent non pas seulement d’intellectuelles, mais aussi d’intellectuels comme Mohamed Diab. Ce dernier, il faut le souligner, a su écrire et mettre en scène un film choral au féminin, traitant avec conviction d’un sujet grave, d’un problème majeur pour la société et l’avenir de son pays, bien loin d’une simple polissonnerie inévitable à considérer avec indulgence, mais il l’a fait aussi avec finesse : ces beaux caractères féminins sont d’autant plus saisissants que leur histoire exemplaire est relatée de manière nuancée, en particulier sans manichéisme - loin de la foule des « peloteurs » modèle standard, il distingue certains hommes « de bonne volonté » (l’inspecteur Essam ou Omar, le fiancé de Nelly qui sait secouer les pesanteurs familiales pour soutenir la juste cause de celle-ci) dont l’écoute, voire l’humanisme purement et simplement, font échapper le propos aux généralisations réductrices. Ni dogmatisme, ni moralisation : juste l’espoir de se comprendre pour avancer ensemble dans la bonne direction (même si la route est longue et semée d’embûches !). Primé au Festival 2011 du cinéma méditerranéen de Montpellier (« Cinémed », « Prix du Public »), un film à découvrir, documentaire et romanesque tout à la fois, porté par trois superbes actrices (et quelques hommes, « pionniers » du dialogue et de l’estime entre les sexes). Mohamed Diab, « l’homme du bus 678 », est de bonne compagnie.
dagrey1
dagrey1

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4,0
Publiée le 15/07/2012
Mohamed Diab signe une film dramatique captivant sur la condition de la femme en Egypte. Les trois actrices principales illustrent toutes les trois, à travers leurs parcours personnels et leur classe sociale, une certaine image de la femme egyptienne, et ce film se suit finalement comme un policier tant l'issue du film est incertaine.
yakos
yakos

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1,5
Publiée le 15/06/2012
Une réalisation morne et un rythme totalement absent plombe les 40 premières minutes du film.Il est dur de ne pas résister à ce déferlement soporifique.Dommage car le message que voulait passer le film est essentiel.Loin d' être moralisateur, il se veut instructif. Finalement on retrouve un déroulement intéressant dans les ultimes minutes.À voir ...
beautifulfreak
beautifulfreak

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3,0
Publiée le 06/06/2012
Un sujet fort qui est encore tabou dans les sociétés patriarcales où les frustrations sont exarcerbées par la religion et les traditions. Le montage est nerveux, et malgré quelques facilités scénaristiques et un aspect un peu brouillon, ce film est un habile thriller sociologique qui montre qu'être une femme libérée c'est pas si facile, surtout quand la pression sociale est aussi forte que dans les pays musulmans, où la notion d'"honneur" est primordiale. Dès que l'on dit ça sur un forum en tant qu'occidental, on se fait traiter d'intolérant ou de raciste par certains adeptes du politiquement correct alors que c'est un simple constat. Et il est courageux et nécessaire que les cinéastes de ces pays en parlent de manière non détournée, sans se voiler la face. Il y aussi des bimbos en Egypte, n'allez pas croire que le puritanisme a tout envahi. Voici le synopsis d'un documentaire récent: "Le Caire, avec ses vingt millions, est l'épicentre d'un nouveau phénomène qui secoue le Moyen-Orient : la «bimbomania». Une nouvelle génération de stars plantureuses de la pop arabe a émergé en quelques années. Clips torrides, attitudes lascives font désormais débat dans un monde où le rigorisme religieux prend de l'ampleur". Comme quoi, toute répression génère son contre-poison (pour le pire et le meilleur)... Je leur déconseille quand même de prendre le bus 678, la plupart des hommes ne sont pas encore prêts à contrôler leurs pulsions. Mais le film de Mohammed Diab contribuera à faire avancer les mentalités
vincentvj
vincentvj

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2,5
Publiée le 03/06/2012
Les intentions sont louables et les interprètes plutôt douées. En revanche, le scénario tourne un peu en rond, accumule les coïncidences inutiles et peine parfois à convaincre. Les effets de style de la réalisation n'y aident pas non plus. Dommage.
PhilippeToile
PhilippeToile

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2,5
Publiée le 01/06/2012
La condition de la femme en Égypte, comme dans d’autres pays de la région, n’est guère enviable vue de nos yeux d’occidentaux. Ce film courageux dénonce le harcèlement sexuel généralement impuni que subit la gente féminine, dont les droits les plus élémentaires et le respect de son intégrité sont mis à mal par un machisme endémique et des alibis religieux assez douteux. La réalisation nous propose le destin croisé de trois femmes qui se révoltent en utilisant s’il le faut la vengeance physique et la loi du talion. La critique sociale est très ferme mais on sent malgré tout une certaine retenue comme pour amadouer une censure tapie dans l’ombre. On reprochera également à Mohamed Diab une mise en scène trop brouillonne et un manichéisme pas toujours subtil. En dépit des qualités réelles de ce film, on revisionnera plutôt le magnifique “Femmes du Caire” de Yousry Nasrallah qui abordait le sujet avec beaucoup plus de profondeur et de maîtrise.
stephanete
stephanete

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4,0
Publiée le 12/09/2012
Fan de cinema egyptien, j ai vu ce film en vo et j ai tout de suite compris que c etait un film fort. Fort par le sujet qu il evoque et fort par le jeu de ses acteurs. Le harcelement sexuel est deja en soi un sujet delicat, voir tabou, mais le harcelement sexuel dans une societe arabo musulmane est un theme, a ma connaissance jamais evoque dans le cinema egyptien au paravant. Seul une serie tunisienne de tres grande qualite l a aborde il y a quelques annees.
Matthias T.
Matthias T.

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3,5
Publiée le 28/02/2018
Un film nécessaire et puissant, courageux, bien écrit et joué. Un film qui, on l'espère, peut servir à faire avancer les choses...
elriad
elriad

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3,5
Publiée le 20/12/2017
impossible ici pour le spectateur de reprocher le côté misérabiliste ou l'aspect caricatural du propos, car l'on est dans l'exacte réalité du non-droit des femmes, au sein même d'une société patriarcale où tous les droits sont du coté du mâle.Ce portrait croisé de trois femmes de condition sociale différente qui vont se croiser et s'unir au delà des différences est une jolie réussite même si l'on peut reprocher parfois le manque de subtilité pour dénoncer le propos. Mais peut-il exister un espace subtile là où la trivialité et le harcèlement n'ont pas de limite?... un film courageux à l'heure où nous même, société occidentale, en, 2017, sommes plongés dans ce problème de harcèlement sexuel, du hashtag #balancetonporc ...
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