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Né quelque part
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Né quelque part" et de son tournage !

Autobiographie

Mohamed Hamidi a utilisé son expérience personnelle comme point de départ pour écrire le scénario de son film. Le réalisateur d'origine algérienne est retourné dans le village natal de son père après vingt-et-un ans afin d'y découvrir la maison que ce dernier avait construite. C'est alors qu'il a été inspiré : "Quand j’ai revu mes cousins et mes cousines, je me suis interrogé : « Et si mon père était resté là ? Et si j’étais né ici ? Quelle aurait été ma vie, sans école, sans cinéma, sans rien… ? ». L’histoire s’est construite comme ça. Dans la réalité, j’ai, comme dans le film, un cousin germain qui s’appelle comme moi et qui me ressemble. Il est vif et malin comme le personnage et il a toujours voulu venir en France. Mais la comparaison s’arrête là. Il ne m’a jamais volé mes papiers !"

Adieux

Le grand comédien Mohamed Majd, qui interprète le rôle de Hadj, est décédé le 24 janvier 2013, avant d’avoir pu voir Né quelque part. Ce film marque ses retrouvailles avec Jamel Debouzze avec qui il avait travaillé pour Indigènes en 2006. On a pu voir dernièrement l’acteur marocain dans La source des femmes de Radu Mihaileanu.

Débuts au cinéma

C’est le premier rôle de Tewfik Jallab au cinéma. Il a déjà joué dans plusieurs téléfilms dont "Frères", pour lequel il a obtenu le prix d’interprétation masculine au festival de la Rochelle en 2010. Ancien élève du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, il a commencé sa carrière d'acteur au théâtre.

En immersion

Pour écrire le scénario de Né quelque part avec Mohamed Hamidi, Alain-Michel Blanc a exigé du réalisateur qu’il l’emmène dans son village en Algérie afin d’être au plus près de l’histoire qu’il voulait raconter : "C’était la période des vacances et nous avons habité dans la maison familiale avec sa mère, ses soeurs, ses deux beaux-frères, son neveu… Les frères du père, les voisins passaient… Tous les jours on était vingt-cinq à table ! J’ai donc vécu avec le personnage du film, dans les décors du film. J’ai beaucoup voyagé au Maghreb et en Afrique, mais je n’ai jamais vu un pays où la France est aussi présente. C’était important de le montrer dans le film."

Emotions

Pour Mohamed Hamidi, le moment qui l’a le plus touché est le premier jour de tournage : "La première fois où j’ai dit : « moteur-action-coupez ». On tournait les séquences dans l’immensité des paysages marocains où Farid est en mobylette avec son père. Ce sont les dernières images du film."

Mission

Si Jamel Debbouze a désiré être co-producteur de Né quelque part, c’est parce qu’il a estimé que ce récit d’enfant d’immigrés devait être raconté pour permettre au public "de mieux connaitre la France". Le septième art est selon lui le meilleur moyen de changer les mentalités. "C’est grâce au cinéma et à des histoires comme celle-ci qu’on peut montrer la réalité. Cela relève de notre responsabilité et Mohamed l’a très bien mis en lumière", déclare le comédien. Il a également co-produit Indigènes et Hors-la-loi, deux films applaudis pour avoir éclairé des aspects de l'Histoire de France peu évoqués.

Un tournage délocalisé

Bien que l’histoire de Né quelque part se déroule dans un petit village d’Algérie, le film a été tourné dans la campagne marocaine. Le réalisateur a en effet rencontré des difficultés au niveau des structures de production et des autorisations, le forçant à trouver une solution de repli. Pour que le spectateur ne se pose aucune question quant au lieu des évènements, les maisons ont été repeintes et de nombreux accessoires ont été importés d’Algérie.

Un rôle sur mesure

Fidèle collaborateur de Jamel Debbouze, Mohamed Hamidi n’avait d’abord pas pensé à lui pour interpréter le cousin dans Né quelque part : "Quand j’ai commencé à travailler sur le scénario, je n’osais pas l’imaginer même si je travaille avec lui depuis plusieurs années. Et c’est Jamel, lui-même, qui, après avoir lu le scénario, s’est vu dans ce rôle. Ce qui a été une formidable surprise pour moi et m’a permis d’écrire des dialogues et des situations sur mesure. Il donne au personnage du cousin la drôlerie, le vice et la roublardise que je voulais y mettre. Au point que personne ne lui en veut d’avoir fui en France avec les papiers de ce cousin. Je crois que c’est le premier rôle de méchant-sympa de Jamel au cinéma."

Cinéphilie

"Je suis parti de cinéastes qui me touchent pour faire quelque chose qui me ressemble", explique Mohamed Hamidi. Il cite parmi ses références pour le tournage de Né quelque part plusieurs films : Into the Wild de Sean Penn, Une histoire vraie de David Lynch, Une femme sous influence de Cassavetes, Carla’s song de Ken Loach ainsi que les comédies italiennes.

Parler l'algérien

Tandis que la plupart des comédiens de Né quelque part sont marocains, leurs personnages, quant à eux, parlent l’arabe algérien. En effet, afin de garantir l’authenticité de son histoire, Mohamed Hamidi a été particulièrement exigeant avec son équipe : "J’ai d’abord traduit tous les textes, puis je les ai fait transcrire en phonétique parce que certains ne lisent pas l’arabe, moi le premier. Ensuite je les ai fait enregistrer par des gens qui ont l’accent de ma région. On a donné un CD à chaque comédien en lui disant : « C’est ton texte, tu dois le prononcer comme ça ». Enfin, sur le tournage, j’ai été très attentif à la prononciation de chaque mot."

Retrouvailles sous le signe de l'humour

Après avoir été professeur d’économie à l’université et avoir dirigé le Bondy Blog, Mohamed Hamidi s’est dirigé vers le spectacle vivant. Il a co-écrit et mis en scène les One Man Show de Malik Bentalha ("Malik se la raconte"), d’Abdelkader Secteur ("Vie de chien") et de Jamel Debbouze ("Tout sur Jamel"). Il a aussi travaillé pour le festival du Marrakech du Rire avec notamment Fatsah Bouyahmed. Au moment du casting de Né quelque part, le réalisateur a immédiatement pensé à ces humoristes, certain d’être ainsi bien entouré pour le tournage de son premier long métrage.

Genèse du projet

"J’ai d’abord écrit une histoire qui me tenait à coeur Nedroma city, du nom du village de mon père. Mais je ne savais pas si elle deviendrait une nouvelle, un roman ou un film. C’est en la lisant que Jamel a été touché et qu’il m’a demandé de venir travailler avec lui. Plus tard, Olivier Nakache et Eric Toledano, qui commençaient à travailler sur Intouchables, m’ont également encouragé à en faire un scénario. Mais, j’avais besoin d’un co-scénariste. J’avais repéré le nom d’Alain-Michel Blanc au générique de plusieurs films que j’avais vraiment aimés. (...) Au départ, je pensais seulement écrire le scénario. Mais Alain-Michel Blanc, Jamel et les producteurs de Quad m’ont poussé à le réaliser", explique Mohamed Hamidi au sujet de Né quelque part.

Préparation d'acteur

D'origine algérienne et tunisienne, Tewfik Jallab s'est rapidement senti proche du personnage de Farid. Il a lui aussi réalisé un voyage à l'âge de vingt-trois ans afin de retourner dans le pays de son père. Néanmoins, pour préparer son rôle de jeune étudiant en droit qui n'a pas encore quitté le foyer familial, l'acteur a décidé de retourner vivre chez ses parents et a suivi des cours à l'université pendant un mois. Une méthode digne de l'Actors Studio !

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