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    Shokuzai - Celles qui voulaient oublier
    note moyenne
    3,9
    569 notes dont 75 critiques
    7% (5 critiques)
    40% (30 critiques)
    35% (26 critiques)
    9% (7 critiques)
    8% (6 critiques)
    1% (1 critique)
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    75 critiques spectateurs

    Carlos Stins
    Carlos Stins

    Suivre son activité 52 abonnés Lire ses 11 critiques

    4,0
    Publiée le 7 mars 2018
    Le deuxième et dernier volet du diptyque "Shokuzai" prend admirablement bien la suite du premier film en se hissant à mon sens au même niveau. La mise en scène de Kurosawa est toujours aussi élégante, dégageant une impression de froideur qui me fait penser à Kubrick. L’interprétation est également irréprochable et les choix narratifs effectués m'ont pleinement convaincu. Le cinéaste japonais poursuit son étude psychologique poussée du genre humain et se livre même presque à une fresque sociétal tant le long-métrage porte un regard fascinant sur la société japonaise. Si l'on pouvait craindre une certaine répétition dans le cheminement narratif, le chapitre final se charge de relancer le film qui livre un dénouement à la hauteur des attentes générées. Je conserve le même problème avec la lenteur du long-métrage d’autant qu’il dure près de deux heures trente, un format un peu trop étiré mon goût même si je comprends le désir de Kurosawa de prendre son temps. Les deux films « Shokuzai » forment une œuvre marquante, profonde, maîtrisée de bout en bout et qui s’affirme comme un modèle de thriller psychologique.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    4,5
    Publiée le 21 mars 2017
    La suite de cette série en 5 épisodes: autant de vies brisées. Shokuzai veut dire pénitence en japonais. L'emprise de la mère est terrible sur ces filles: elle demande réparation pour un mal qu'elles n'ont pas commises mais elle est si dures avec elles. "Je ne te pardonnerai pas pour si peu" dit-elle à la fille-ours qui a voulu punir son frère de maltraitance ou de gestes déplacés sur son enfant. Elle tient la main de la justice et sous le joug de sa puissance morale, son emprise diabolique, leur refuse l'accès au bonheur mais il faut attendre cette dernière partie pour comprendre qu'une douleur en cache une autre. C'est bien elle le personnage central du film et la faute ultime ne pourra peut-être jamais être pardonnée. Puissant
    Vinz1
    Vinz1

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    4,0
    Publiée le 13 mars 2017
    Ce deuxième film est tout aussi glauque que le premier et même si la deuxième partie est longue, le spectateur a finalement l'impression d'endurer le calvaire de ces cinq femmes devant affronter un événement tragique ayant marqué leur vie à tout jamais et ce, jusqu'au dénouement, inéluctable. Beau, mais plombant.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 17 février 2017
    Malgré un patronyme encombrant, Kiyoshi Kurosawa est parvenu à se faire un prénom et jouit désormais d'une aura certaine dans le domaine du thriller horrifique. "Shokuzaï" est à la base une série télévisée adaptée d'un roman à succès d'une jeune romancière japonaise, Kanae Minato. Kurosawa en a tiré deux films qui en 4h30 relatent le destin tragique de quatre jeunes femmes témoins du meurtre de leur camarade de classe quinze ans après les faits. Shokuzai en japonais signifie "pénitence" comme l'engagement pris par les quatre petites filles devant la mère inconsolable (Kyoko Koizumi) qu'aucune d'entre elles n'ait pu donner un indice permettant d'identifier le tueur. Chacune des quatre petites filles devenue femme fait ensuite l'objet de la part de Kurosawa d'une longue observation notamment dans ses rapports aux hommes forcément rendus compliqués par l'évènement traumatique subi et la promesse faite à Asako la mère qui tel un fantôme sans âge toujours présent rend impossible l'oubli. Le réalisateur profite du temps long qui lui est donné pour dresser un portrait de la société japonaise contemporaine où les codes d'autrefois s'effacent devant le consumérisme effréné qui a gagné son peuple depuis plusieurs décennies. Il n'en omet pas pour autant de distiller à petites doses les éléments qui maintiennent l'esprit du spectateur éveillé sur le déroulement de l'enquête qui progresse au fur et à mesure que le puzzle des quatre personnalités se construit. La dernière partie qui révèle un dénouement plutôt classique dans la lignée des thrillers américains déçoit un peu, et empêche ainsi la complète réussite de ce travail de précision qui reste tout de même de haute volée.
    Peter Franckson
    Peter Franckson

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    3,5
    Publiée le 18 septembre 2016
    La 2nde partie du diptyque se laisse bien voir malgré sa longueur (2H31) car elle comporte le dénouement de l’histoire qui est bien ficelée. Cela commence comme un fait divers, une gamine est violée et assassinée dans le gymnase d’une école. Ses 4 amies qui ont vu l’agresseur sont incapables de se souvenir de son visage. Quinze ans après, la mère de la fillette tuée vient revoir les 4 amies devenues femmes. Elles auront un destin tragique, marquées inconsciemment par la mort de leur copine : spoiler: meurtre de son mari, d’un forcené, de son frère ou de son beau-frère. La mère finira par retrouver l’assassin de sa fille… Une ambiance à la Boileau-Narcejac. Le format en 4 ou 5 épisodes aurait pu être souhaitable, quoique ? Fait-on le même reproche à Marcel Carné pour « Les enfants du paradis » ou à Bertolucci pour « 1900 » ?
    maxime ...
    maxime ...

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    4,0
    Publiée le 24 février 2018
    Je m'interrogeais à la fin de la première partie sur le fait d'attendre ou d’enchaîner dans la foulée avec la suite et après réflexion une pause s'était imposé pour digérer ... J'avais donc un peu peur de reprendre mon visionnage et d’être en-dehors mais ce ne fut en aucunement le cas puisque cette seconde partie reprend sur les mêmes bases et se veut extrêmement passionnante et intrigante. Un mystère élucidé embouche sur un second et fait valser le récit d'un bout à l'autre et permet aux différente histoire de n'en former qu'une avec une grosse dose de savoir faire et une maestria certaine de la part de Kiyoshi Kurosawa. Ces trois segments sont tout aussi dramatique, voir encore un peu plus, la dernière heure m'a pour le coup totalement glacé le sang ! Les acteurs sont dans le même ton, leurs interprétations sont incarnés et très inspirés. Kyoko Koizumi que je découvre avec Shokuzai m'a complètement renversé et bluffé de part l’ambiguïté qu'elle parvient à transmettre à son personnage. Ce long métrage m'a réellement donner envie de voir les autres compositions de son réalisateur.
    Léa A
    Léa A

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    4,5
    Publiée le 1 août 2015
    Le film cultive un mystère très prégnant, dans lequel se mêlent de nombreuses thématiques comme celle, très japonaise, du devoir. Le découpage de l’histoire permet d’aller plus loin qu’une simple intrigue policière, car il met en avant les conséquences du drame sur les quatre jeunes filles. Chacune vit à sa manière l’après-drame : Sae n’arrive pas à grandir car le drame a empêché l’arrivée de sa puberté, Maki devient forte et veut rendre justice, Akiko est renfermée sur elle-même face à un frère violent, et Yuka est obsédée par la figure du policier. A travers ces quatre portraits, c’est quatre visions de la jeune fille qui nous sont livrées, caractérisées par deux dualités : virginité/maternité et force/faiblesse. Le film montre comme la jeune fille est prise dans un entre-deux, adulée pour sa figure aussi innocente que sexuée. Le drame qu’elles ont vécu ne fait qu’accentuer ces traits caractéristiques, faisant d’elles un quatuor composé d’une vierge, un soldat, un ours et une mère. Ce diptyque aurait eu une place d’honneur dans le cycle La jeune fille du Forum des Images, car il illustre toutes les thématiques abordées lors des cours de cinéma. Kiyoshi Kurosawa nous offre un bonheur visuel, dont l’esthétique souligne l’ambiance pesante et mystérieuse. Chaque plan est le fruit d’un travail médité, où les formes filmiques (effets flous, profondeur de champ, éclairages…) sublime l’intériorité des personnages. Et Kyoko Koizumi et ses partenaires féminines rayonnent à l’écran d’une beauté bouleversante propre au raffinement japonais. [...] Suite sur mon blog ! :)
    L'Otaku Sensei
    L'Otaku Sensei

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    3,5
    Publiée le 29 juillet 2015
    Shokuzai "celles qui voulaient oublier" est la suite directe de "celles qui voulaient se souvenir" et, dans un univers toujours aussi glauque et stressant, nous propose de poursuivre l'histoire de ces filles en quête de réponses et de rédemption par rapport au meurtre de leur amie. Si dans le premier film, Sae et Maki avait choisie de se rappeler leurs faiblesses de ce fameux jour pour aller de l'avant, ici, avec le groupe Akiko/Yuka, Kurosawa nous propose une nouvelle voie possible: celle de l'oubli pur et simple. Cette 2è partie s'enchaîne parfaitement avec la précédente, Asako, la mère et toujours en quête de réponses qu'elle va essayer de trouver au contacte d'Akiko et de Yuka. Dans la continuité du 1, Kurosawa fait le bon choix de laisser à chaque protagoniste un chapitre entier pour permettre aux spectateurs une analyse de leurs comportement , du coup les filles sont encore très bien développées. On a d'abords le cas d'Akiko qui après le drame a choisie de spoiler: littéralement se couper du monde en adoptant un mode de vie similaire à celui d'un ours: elle passe ses journées enfermée, à jouer aux jeux vidéo, lire des manga et manger des chips, en évitant tous contactes avec l'extérieur. Elle ne retrouvera qu'un peu de joie de vivre au contacte de Wakaba, la fille de la copine de son frère , j'ai beaucoup aimé ce 3è chapitre car encore une fois, la réaction du personnage est naturelle, très compréhensible, en plus cette fois, la narration est un peu différente car on suit l'histoire d'Akiko sous la forme d'un flashback qu'elle nous raconte, c'est elle qui devient temporairement la narratrice, du coup elle "partage" ses émotions en direct. C'est une tournure intéressante car spoiler: contrairement aux autres filles, on nous la présente en hôpital psychiatrique et, comme ayant déjà "rembourser" sa dette . Par contre je suis un peu perdu au sujet de son frère qu'on nous présente très brièvement dans la partie 1 comme un grand frère intentionné alors, spoiler: le fait qu' Akiko paye sa dette par le meurtre de clui ci me surprend un peu, en plus on ne nous présente pas leur relation comme tendue, le fait que ce soit une crise de jalousie, je trouve ça un peu trop facile par contre y a un truc que j'ai pas comprit c'est spoiler: à un moment, Akiko se retourne et aperçoit derrière elle un gros nounours en peluche de 2 mètres... wtf sérieux ?! après je ne me suis pas renseigné mais je crois que l'ours aune symbolique spéciale au Japon. Ensuite on a Yuka qui semble être celle qui mène la vie la plus normale des 4 filles. Je n'ai pas trouvé son personnage très intéressant dans la mesure ou pour on ne sait quelle raison spoiler: éprouve une profonde jalousie pour sa grande soeur et va jusqu'à lui voler son mari personnellement cette partie m'a bien ennuyé car je trouve qu'elle ne nous amène pas à réfléchir autant que pour les autres, ici Yuka veut juste oublier le drame en menant la vie dont elle a toujours rêvé. On a donc le droit à chapitre lent, sur un quotidien sans surprise, avec pour le coup une histoire de triangle amoureux mal exploité, pour lequel on ne ressent pas beaucoup d'émotion, du coup Yuka m'est vraiment apparue comme la plus antipathique des 4, son comportement est à la limite de la méchanceté. Ensuite vient le dernier chapitre qui pour le coup, nous apporte la conclusion tant attendue de ce grand mystère ou cette fois, le personnage d'Asako est sur le devant de la scène et le spectateur la découvre finalement au travers de cet ultime chapitre, spoiler: grâce aux infos de Yuka, elle découvre l'identité du ravisseur qui est en fait son amant de la fac et le père d'émily et c'est un développement bien amené qui ne manque pas d'agrandir encore le mystère de l'assassinat et de redonner un peu de souffle à cette longue enquête car oui, cette 2è partie comporte énormément, même trop de longueurs qui certaines fois cassent le rythme de l'action, heureusement, on ne décroche pas car l'intrigue n' en reste pas moin passionnante. De plus ici, le personnage d'Asako nous est présenté comme complexe car spoiler: son passé ressemble finalement assez à celui des 4 filles, vu qu'elle à laissé sa meilleure amie mourir sous ses yeux pour une histoire de jalousie amoureuse? c'est vraiment bien trouvé car finalement, aucun personnage de l'histoire n'est complètement innocent, ni complètement méchant malgré l'univers et l'atmosphère malsaine. D'ailleurs à la fin spoiler: après le suicide de l'assassin, Asako est libre mais maintenant sa vengeance accomplie, elle ne sait plus ou quoi faire et se rend compte du vide intérieur que lui a procuré cette voie qu'est la vengeance . Ici le réalisateur nous explique qu'en aucun cas on ne se soigne par la vengeance mais qu'il faut simplement accepter la réalité telle quelle, Une leçon plaine d'humanité. Bon au final, ce film est pour ma part une très bonne découverte, un drame très poignant avec une histoire choquante mais qui une fois commencé, on n'a envie de connaître le fin mot de l'histoire du coup je n'ai pas décroché malgré les trop nombreuses longueurs de la 2è partie. Donc au final: 1er film: 14/20 et le deuxième film: 13/20 donc ma note finale des 2 films ensembles: 13,5/20 Un bon film du cinéma Japonais, à voir.
    The Claw
    The Claw

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    4,0
    Publiée le 28 juillet 2015
    Je vais remettre la même critique que pour le 1er volet, car j'ai regardé les 2 films comme si c'en était un seul, et je ne vois pas de différences entre le 1 et le 2 : c'est vraiment la suite logique, avec exactement les mêmes qualités et les mêmes défauts. J'ai bien aimé. Il y a certes quelques longueurs, mais dans l'ensemble le film est bien fait et surtout le scénario est assez fouillé pour qu'on s'y intéresse, et pour qu'on ait envie de connaître le fin mot de l'histoire. Du point de vue ambiance, attendez vous à un film dramatique, dans lequel on va assister au destin tragique de quasiment tous les protagonistes, dans lequel on va également apprendre que tout le monde à une part de responsabilité dans les événements qui surviennent dans la vie, le tout assaisonné d'un poil de fantastique.
    Tupois Blagueur
    Tupois Blagueur

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    3,5
    Publiée le 27 juillet 2015
    Dans cette suite de la critique de "Shokuzai", évoquons "Celles qui voulaient oublier". Cette fois, Kurosawa s'attarde sur les histoires de Akiko et de Yuka, sans oublier le dénouement de l'intrigue principale, celle de la vengeance d'Akiko, la mère d'Emili. Contrairement aux autres, Yuka se révèle être une jeune femme manipulatrice qui n'a que faire des imprécations d'Akiko, allant même jusqu'à la menacer de lui piquer son mari en échange du nom du meurtrier d'Emili. A la différence du premier volet, ce long-métrage, bien que toujours parfait sur le plan formel, entraîne moins le spectateur dans en raison de certaines longueurs qui s'installent et d'une conclusion un peu trop longue. Néanmoins, dans un sens plus général et qui concerne le diptyque cette fois, les personnages sont traités avec nuance et ingéniosité et les films restent en permanence forts en symboles : Kurosawa critique la société japonaise et ses codes, dénonce de manière acérée le comportement des mères et l'absence ou le machisme (voire la misogynie) des hommes ; il livre une œuvre sombre, flirtant parfois à la limite de la poésie ou du fantastique (avec ces fantômes par exemple), tantôt malsaine tantôt douce, mais toujours juste et désabusée. Beaux films.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    3,0
    Publiée le 27 juillet 2015
    Sur ce second film, nous partons à la rencontre de deux autres des jeunes filles devenues adultes… et cette première moitié du film est tout aussi prenante que le premier film. Il donne à voir de nouvelles formes de dégâts occasionnés par la culpabilité, dont toujours la rituelle peur de devenir femme et de s’assumer en tant que telle… Ces deux portraits sont terrifiants… mais le final est long, bavard et décevant scénaristiquement par ses circonvolutions empâtées. Se penchant sur le passé de la mère de la petite victime dans le final et sa part de responsabilité dans la mort de son enfant, on attendait un feu d’artifice de terreur et de surprises… mais quelle déception ! Il s’agit là sur les 5 histoires de vie de ce passionnant feuilleton la plus plate et la moins enlevée. Dommage… j’aurais aimé adoré…
    BigDino
    BigDino

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    2,5
    Publiée le 13 juillet 2015
    La première partie rappelle un peu celle du premier film. On note directement l'absence de couleurs, et un personnage complexé, qui vit très mal le traumatisme. Presque plus glauque encore, si c'est possible, on suit le cas de conscience de cette jeune fille face à son frère qu'elle apprécie mais qui manifestement apprécie trop les petites filles. La première partie du film est assez forte, donne le ton d'emblée, quoique servie par un choix musical assez étrange (de la cornemuse?). La deuxième partie, là encore, détonne. D'emblée, la couleur vive revient, la dernière jeune fille est fleuriste et son magasin est intégralement vert. On croit respirer, mais déjà le patron se pointe et s'offre des libertés dans l'arrière-boutique. Décidément, les personnages masculins ne sont pas à l'honneur dans ce film. Mais cette partie nous réserve une nouveauté, cette dernière jeune fille se révèle manipulatrice et profiteuse, et on suit ses manigances sur fond de musique légère accompagnant l'ensemble. C'est d'ailleurs la seule partie qui révèlera finalement un personnage masculin faible, mais plus engageant. Pourquoi cette note, dans ce cas, alors que ces deux parties sont réussies? Malheureusement vient une dernière partie, la conclusion. Et là, le film dérape. Cette conclusion, est très très longue, très bavarde, nous donnant révélations sur révélations martelées par des dialogues interminables. Que cette conclusion révèle un mal-être et un non dit intéressant ne fait malheureusement pas oublier la faiblesse de cette partie, qui gâche l'ensemble.
    Sionsono2
    Sionsono2

    Suivre son activité 25 abonnés Lire ses 682 critiques

    4,0
    Publiée le 16 janvier 2015
    "Shokuzai - Celles qui voulaient oublier" est encore meilleur que son premier. Ici, Kurosawa s'attaque au phénomène des otakus (ces jeunes seuls dans leur appartement qui sont fans de la culture vidéoludique), du problème du suicide au Japon, de l'honneur, de la violence envers les enfants, de la corruption ou encore du sexe. Mais tous ces sujets ne se mélangent pas et n'alourdissent pas le film. Bien que le rythme de cette deuxième partie est plus rapide, on prend le temps d'analyser le décors, d'observer le long silence entre les dialogues. Très bien joué, et la caméra permet de comprendre encore mieux les protagonistes. L'histoire suit son flot pour arriver à une fin intéressante mais un peu décevante pour 4h22 de film. Mais toute la richesse des significations, de la culture et du développement des personnages en vaut bien la peine. Et on retrouve toujours la même patte artistique de Kurosawa avec ces scènes en voitures ou ces jeux de lumières qui reflètent l'état intérieur des personnages. Je finirai sur la prestation qui encore une fois est au top!
    Henrick H.
    Henrick H.

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    4,5
    Publiée le 31 juillet 2014
    Dans cette deuxième partie, on retrouve toujours une réalisation aussi soignée et la suite des destins quinze ans après le drame. Cependant, une légère déception pour ce deuxième opus au niveau du dénouement final , non pas sur la qualité des révélations de celui-ci mais plutôt sur la longueur et la répétitivité des explications lors de la scène de la confrontation finale. Malgré tout, un excellentissime film, il faut dire qu'il était difficile de maintenir une telle qualité globale durant 4h30 !
    Akamaru
    Akamaru

    Suivre son activité 558 abonnés Lire ses 4 294 critiques

    3,5
    Publiée le 13 mai 2014
    "Shokuzai,celles qui voulaient oublier" est évidemment à voir juste après le premier volet,pour apprécier pleinement la lente montée en pression dramatique et narrative. Le segment sur Akiko apparaît comme le plus faiblard,le traumatisme de la jeune femme étant trop démonstratif. Mais il s'approche du fantastique. La partie consacrée à Yuka fait basculer le récit,sortant du cheminement habituel,avec un personnage bien écrit,manipulateur et vengeur. Enfin,la longue conclusion consacrée à Asako,la mère écœurée de chagrin,dénoue tous les fils,au prix de twists parfois placés au chausse-pied. Asako,celle par qui tout arrive et tout repart. Celle qui s'habille constamment de noir,et dont les élégantes apparitions sont annonciatrices de vibrations funestes. Kiyoshi Kurosawa prend le parti d'un rythme apaisé,languissant,jouant sur les non-dits culturels chez les Japonais. Comment faire un deuil injuste autrement que par la vengeance? Comment dépasser ses peurs et réapprendre à vivre? Toutes ces femmes se sont imposées elles-mêmes pénitence. Ce thriller feutré et glaçant laisse son empreinte durablement.
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