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    La Garçonnière
    note moyenne
    4,1
    942 notes dont 116 critiques
    28% (33 critiques)
    47% (55 critiques)
    20% (23 critiques)
    2% (2 critiques)
    2% (2 critiques)
    1% (1 critique)
    Votre avis sur La Garçonnière ?

    116 critiques spectateurs

    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 5 décembre 2017
    The Apartment s’est mérité l’Oscar du meilleur film et celui de la meilleure réalisation pour l’année 1960. Voyons voir : Après un Some like it Hot tout de même bien ficelé, malgré les frasques de Marilyn, Billy Wilder récidive avec une comédie, cette fois plus dramatique que boulevardier. Après avoir hésité à en faire une pièce de théâtre, les auteurs ont choisi de porter leur scénario à l’écran afin de pouvoir mieux représenter l’envergure de l’entreprise. Selon I.A.L. Diamond, leur intention première était de refléter « les mœurs du milieu des affaires américains. » Les séquences tournées dans les bureaux sont effectivement impressionnantes, mais celles tournées dans l’appartement ne sont pas moins réussies grâce à l’aménagement de l’espace et à l’efficacité de l’éclairage. Le sujet du film met aux prises l’Ambition et l’Amour. Contrairement au film A Room at the Top tourné en 1959 par Jack Clayon, ici c’est l’Amour qui l’emporte. Avec ce film, le duo Diamond/ Wilder s’impose comme maîtres du genre. On peut parler ici d’un trio, puisqu’il faut ajouter l’apport de l’acteur Jack Lemmon qui convient parfaitement au ton que le scénario propose. Tout comme dans Some like it Hot, Lemmon jongle habilement avec le comique et le drame de la situation. Encore mieux ici avec une Shirley MacClaine tout en simplicité et coquetterie involontaire. Au final, on assiste à la victoire des abusés sur leurs profiteurs et on applaudit très fort.
    Puce6386
    Puce6386

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    4,0
    Publiée le 9 mars 2014
    Une comédie aux dialogues savoureux, intelligente et subtile, signée Billy Wilder. Le réalisateur offre un scénario grandiose et une brillante mise en scène, alternant, avec une grande maîtrise, situations comiques et dramatiques. Une réalisation cynique et sarcastique à souhait qui s’appuie également sur un casting de qualité, Jack Lemmon et Fred MacMurray en tête. Malgré quelques baisses de rythme en deuxième partie de film, "La Garçonnière" constitue une merveilleuse satire sociale !
    Estonius
    Estonius

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    5,0
    Publiée le 22 septembre 2013
    Immense chef d'œuvre de réalisation et d'interprétation. Des trouvailles à la pelle (l'immensité du bureau, les mouvements des employés qui arrivent et qui partent, la raquette pour passer les spaghettis… mais il y en a plein d'autres). Certains ont vu dans ce film une dénonciation du monde du travail avec son lot d'arrivisme et de petits arrangements en tout genre, c'est vrai, mais que dire alors du personnage du chauffeur de taxi en super macho abruti ? Quant à l'amour, le "véritable amour" nous précise-t-on (parce qu'il y en aurait des faux ?) il serait seul capable de nous sauver du "mal"… Et bien non justement, et Shriley MacLaine nous le montre bien, elle était sincèrement amoureuse de McMurray (elle lui reprochera juste de lui mentir) et si elle se réfugie chez Lemmon à la fin, c'est parce qu'elle pense, que lui, ne la manipulera pas, mais quand il lui déclare son amour, elle se garde bien de le suivre sur ce point, elle ne fait que distribuer les cartes…. Et oui, avec Wilder, les choses ne sont jamais simples, parce que justement la vie n'est pas simple.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    5,0
    Publiée le 23 avril 2014
    "J'étais fichue dès le départ. La première fois qu'on m'a embrassée, c'était dans un cimetière" Billy Wilder signe une comédie hilarante, subtile et intelligente autour du thème du "troisième homme", celui qui aide les maris à tromper leur femme en prêtant son appartement. C'est d'ailleurs grâce à ca que Baxter va vite monter en échelon dans son entreprise. Mais alors que ce système marche bien et que tout le monde est contente, un de ses patrons va aller dans son appartement avec celle que lui il aime. Billy Wilder ne se gêne aucunement pour se fendre d'une satire sociale de l'Amérique et notamment en y analysant les mœurs sexuelles ainsi que la corruption régnant dans ce système. Et il le fait sans aucune lourdeur, toujours grâce à une intelligente et fine écriture (co-signé I.A.L Diamond, l'un de ses plus précieux collaborateur). D'ailleurs, "La Garçonnière" mêle très habilement divers genres, à la fois une satire, une comédie et un drame à laquelle il arrive à donner une dimension dramatique et de passer d'un registre à l'autre avec génie. Que ce soit à travers le scénario inventif, convaincant et passionnant, les personnages attachants et capable de nous faire ressentir des émotions, passant du rire aux larmes ou encore les dialogues, on ressent tout le temps cette grande qualité d'écriture. La réalisation de Billy Wilder est impeccable, tout comme sa mise en scène à la fois sophistiqué, légère et élégante. Il rend certains scènes mémorables et il a le sens du détails à l'image du bâtiment où travaille Baxter, dont l’entrée est composé de plusieurs bureau mathématiquement réparti ou la scène avec la raquette de spaghetti. Les décors sont somptueux, très précis et la photographie en noir et blanc est superbe. De plus, il est bien aidé par de talentueux comédiens, Jack Lemmon est irrésistible dans le rôle de Baxter, lui aussi passant savamment d'un registre à un autre, la pétillante Shirley MacLaine est aussi impeccable et très juste, et le reste du casting est à la hauteur et notamment Fred MacMurray. Mais finalement, que peut-on reprocher à "La Garçonnière" ? Heureusement strictement rien, c'est un chef d'oeuvre de la comédie à la fois sombre, marrant, intelligent, subtil et poignant, nous faisant passer par divers sentiments.
    ghyom
    ghyom

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    4,5
    Publiée le 8 avril 2014
    La Garçonnière part tambour battant. Ca respire le vau-de-ville, les répliques fuses à un rythme effréné et petit à petit l'esprit change. Petit à petit le personnage de C.C. Baxter prend de l'épaisseur. D'une caricature du gentil looser un peu "trop bon trop con", le trait s'affine et s'enrichit pour faire le portrait d'un homme solitaire résultat de la déshumanisation de la société américaine. Ce qui se présente alors comme une romcom typée Screwball comedy ralentit légèrement son rythme pour prendre soin de traiter la solitude d'un homme ("I said I had no family. I didn't say I had an empty apartment") et de tirer à boulets rouges sur l'American Dream. C'est grâce à son immoralité complice que C.C. Baxter s'élève au sein de l'entreprise et c'est sur le constat cynique que le choix moral lui coute son poste que s'achève sa carrière. Wilder réalise là une très grande comédie, très intelligente et à mon sens supérieure à "Certains l'aiment chaud". Réalisation maîtrisée avec notamment cette vision exagérément gigantesque de l'open-space qui a sans doute inspiré Jacques Tati pour Playtime, acteurs parfaits (Jack Lemmon, Shirley McLane, Fred MacMurray), la seule chose que je pourrais reprocher à ce film c'est la vision de la femme un brin machiste. Critiquant pourtant ces patrons machos qui emmènent leurs conquêtes dans cet appartement, Wilder n'a pu totalement s'extraire de l'esprit de son temps. Ainsi Fran Kubelik est quand même le symbole de la femme faible, dépendante et toujours associée à un homme. C'est un petit peu dommage j'aurais aimé que ce personnage soit un petit peu plus complexe. Well... nobody's perfect ! Un excellent film à voir et à revoir.
    Mathias Le Quiliec
    Mathias Le Quiliec

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    4,0
    Publiée le 9 mai 2014
    Du bon Wilder, une bonne comédie bien rythmé et servi par une distribution au top. Pas le meilleur film de Wilder (Double indemnity, The Lost weekend, Sunset blvd etc ...) ses chefs d'oeuvres se servent à la louche. Je n'ai que 20 ans et n'ai pas encore tout vu du cinéma mais je sais déjà que Billy Wilder fait partit des meilleurs réalisateurs et metteurs en scène que le 7ème art ai connu. Mon top 5 : 1 Kubrick. 2 Scorsese. 3 Hitchcock. 4 Coppola. 5 Bergman ou/et Wilder
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 13 mai 2010
    Scénario super intelligent, Wilder au sommet de son art, Jack Lemon et Shirley Mc Lane absolument bouleversants, photo magnifique, maîtrise absolue du registre doux-amer : un des plus grands chef-d'oeuvre du cinéma, sans hésiter.
    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

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    3,5
    Publiée le 9 septembre 2018
    Avec ce rôle de femme-enfant, fragile sans être mièvre, Shirley MacLaine a contribué à dessiner les contours de l’héroïne de comédie romantique moderne, tout comme Audrey Hepburn à la même époque. Le touchant Jack Lemmon est au centre du film, mais c'est elle qui lui donne cette vérité et ce supplément d'âme qui fait la différence. On peut trouver quelques longueurs, surtout avec cette partie centrale, plus dramatique, qui sort des clous de la comédie romantique telle qu’on la connaît aujourd’hui, mais le film déborde par ailleurs de charme et de classe, avec son magnifique noir et blanc et ses dialogues drôles et intelligents. La Garçonnière est peut-être d'abord une charge cruelle contre la société capitaliste américaine, ce qui ne l'empêche pas de proposer une romance efficace et émouvante.
    Akamaru
    Akamaru

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    5,0
    Publiée le 22 mars 2010
    Une merveilleuse comédie sentimentale de Billy Wilder,qui peut se revoir à l'infini,tant elle est charmante et riche d'enseignements."La Garçonnière" s'en prend sans détours à la société capitaliste,où gravir les échelons n'est qu'une affaire de corruption,alors que quiconque détient du pouvoir en abuse dans son intérêt.Ainsi,les patrons de Baxter,empruntent à tour de rôle son appartement pour y tromper leurs épouses avec frivolité(une flèche envers les moeurs sexuelles de l'Amérique).Le pauvre bougre est obligé d'errer dans les rues,mais en contrepartie,cela accélère sa promotion sociale.Il tombe aussi amoureux d'une adorable liftière,qui est la maîtresse malheureuse de son mufle de grand patron.Baxter devra résoudre son dilemme entre amour naissant et statut de cadre.Le film n'est pas si léger que ça,et c'est ce qui en fait toute sa richesse.Jack Lemmon y apparaît très sympathique,sûrement trop gentil,mais embarqué dans une situation qui le dépasse.Un coeur d'artichaud célibataire qui ne demande qu'à aimer.Shirley MacLaine,désespérée par tant d'échecs sentimentaux,y est profondement touchante, rafraîchissante,enjoleuse.Leur couple tombe sous le sens,fonctionnant autant dans la comédie pure que dans le drame poignant.Wilder teinte sa satire cynique d'une bonne dose d'humanité et d'attachement à des âmes ballottées.Le noir en blanc y est superbement photographié.Une gourmandise à déguster encore et encore.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 9 décembre 2012
    Il n’est pas étonnant après sa prestation dans “Certains l’aiment chaud” que Billy Wilder ait voulu retravailler avec Jack Lemmon. Les deux compères collaboreront cinq fois de plus après avoir raflé la mise aux oscars avec « La Garçonnière ». Gentiment affublé du surnom de « Brin d’amour », Baxter est un employé anonyme d’une de ses grandes compagnies qui ont leur siège dans les immenses buildings de la « Grosse Pomme ». En quelques plans, Wilder nous montre bien la difficulté pour le quidam de s’extirper de l’anonymat pour se faire un chemin dans la hiérarchie. Baxter un brin falot mais aussi un peu rusé prête son petit appartement à ses supérieurs hiérarchiques pour des soirées galantes dans l’espoir de décrocher la fameuse promotion qui lui permettrait enfin de s’affirmer auprès de la gente féminine. Les aléas de cette sous-location un peu spéciale sont le prétexte idéal à toutes les situations cocasses et Billy Wilder qui officie au scénario comme à chaque fois, ne se prive pas d'en utiliser tous les ressorts. Jack Lemmon aux mimiques inimitables donne un véritable festival dans ce rôle du brave gars devenu l’esclave de ses petits chefs qui profitent à outrance de son incapacité à dire non renforcée par son désir de promotion. Ce prétexte parfait est l’occasion pour Wilder de railler férocement les pratiques machistes en vigueur dans le monde de l’entreprise à l’aube des années 60. La révolution féministe n’est pas encore arrivée mais Wilder a bien compris que quelque chose allait fatalement changer dans les rapports entre les deux sexes. Cette capacité à saisir l’air du temps a sans doute contribué au large succès du film qui rafla pas moins de cinq oscars. Aucune faute de goût ou de narration ne vient perturber cette mécanique bien huilée qui de pure comédie prend une tonalité de romance à l’arrivée du joli petit minois de Shirley Mac Laine qui va bien sûr enflammer le cœur de Baxter. Dès lors et avec l’aide de son voisin médecin le petit employé de bureau docile va comprendre que l’affirmation de soi, le « mensch » en yiddish, passe par le respect de certaines règles de vie. C’est alors qu’en jeu de miroir Wilder sort de sa manche l’horrible Sheldrake, chef de service important qui en plus d’utiliser à son tour l’appartement de Baxter passe son temps à briser le cœur de la belle Shirley. Très belle idée d’aller rechercher pour ce rôle Fred Mac Murray que Wilder avait utilisé seize ans plus tôt en victime consentante de la sulfureuse Phyllis Dietrichson (Barbara Stanwick) dans « Assurance sur la mort ». Le happy end est au bout du long calvaire du pauvre Baxter qui à la toute fin aura trouvé l’amour et acquis sa dignité. Quoi de plus important ? Une véritable leçon de vie donnée dans la bonne humeur par un Billy Wilder au meilleur de sa forme.
    Val_Cancun
    Val_Cancun

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    3,5
    Publiée le 14 janvier 2015
    L'un des grands classiques de la comédie de Billy Wilder et de son acteur fétiche Jack Lemmon, le duo obtenant 5 oscars après avoir raté la récompense l'année précédente pour "Some like it hot". Belle revanche donc pour les deux compères, notamment pour Wilder qui nous offre une comédie teintée de mélodrame, et férocement satirique à l'encontre des milieux d'affaires, machistes et tyranniques, qui sont une métaphore des classes dirigeantes dans leur ensemble, par opposition au candide Brin d'amour (simplement Buddy en VO), citoyen honnête et loyal, quoique naïf et soucieux d'ascension sociale... Ce monsieur tout le monde est incarné avec justesse et brio par un Jack Lemmon plus vrai que nature, capable d'un regard ou d'une mimique d'exprimer la peine ou la joie la plus profonde. Lemmon est confronté à son supérieur l'infâme Sheldrake, rôle dans lequel excelle Fred MacMurray, qui retrouve Wilder 15 ans après "Double indemnity", pour obtenir les faveurs de la délicate Shirley MacLaine, liftière dans la même compagnie. "The appartment" (1960) vaut pour l'interprétation de ce trio et de l'ensemble des seconds rôles, magnifiée par la mise en scène en N&B inventive et rigoureuse de son réalisateur. En revanche, on peut déplorer quelques longueurs et constater la psychologie amoureuse surannée des protagonistes, notamment le personnage de Shirley MacLaine. Ce qui ne peut être considéré comme un défaut, tant Wilder semble saisir avec acuité l'esprit de son époque, mais un léger frein à l'identification contemporaine aux héros.
    cylon86
    cylon86

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    3,0
    Publiée le 17 juillet 2012
    Film de Billy Wilder dont on ne parle pas assez, "La garçonnière" permit tout de même au cinéaste de remporter un Oscar. Cela mis à part, l'ensemble ne manque pas de qualité : la réalisation est soignée et impeccable permettant à Jack Lemmon de continuer de nous prouver l'étendue de son talent que ce soit dans le comique aussi bien que dans l'aspect mélancolique du film qui n'est pas sans cynisme et sans une certaine tristesse. Shirley MacLaine est radieuse dans son rôle de fille d'élévateur amoureuse d'un homme mariée et le scénario jongle à merveille entre deux sentiments avec un très beau sens du rythme mais tout de même on aurait voulu plus de folie de la part des auteurs de "Certains l'aiment chaud". Ce qui n'empêche pas "La garçonnière" d'être comme tous les films de Billy Wilder : très bon.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,5
    Publiée le 10 février 2019
    Billy Wilder sait, mieux que quiconque, que la comédie est une mécanique dans laquelle s'articulent interprétation, dialogues et situations. Dès les premières minutes, le film est réglé telle une horloge : Baxter (Jack Lemmon) attend patiemment devant son appartement en attendant que son collègue en sorte, il gère méthodiquement l'emploi du temps de sa garçonnière sur son poste de travail – quand bien même l'employé est méchamment enrhumé – et drague avec un débit ahurissant la jolie Fran Kubelik (Shirley MacLaine) sans que celle-ci puisse en placer une. Si Baxter paraît immédiatement sympathique à force de prêter son appartement et de passer la nuit dehors, il devient aussi vite ridicule puisque l'on comprend qu'il agit uniquement dans le but d'être professionnellement reconnu, obnubilé par un culte de la réussite violemment attaqué par Wilder. Une fois admises la soumission totale du personnage à ses supérieurs et les moqueries adressées par ses voisins de palier, qui le voient comme un célibataire bruyant et enchaînant les conquêtes d'un soir, Wilder opère un renversement via un élément dramatique. C'est la tentative de suicide de Fran Kubelik et l’attitude machiste de l'homme avec qui elle couche qui va faire prendre conscience à Baxter de son attitude et des sentiments qu'il éprouve pour la jeune femme. En même temps que le personnage assume ses actes, c'est le jeu de Lemmon qui change radicalement (voix plus fragile, gestes plus décousus, visage plus tendu) et la mise en scène de Wilder qui impose un rythme plus lent, en accord avec une tonalité plus sombre, preuves que le film en a définitivement terminé avec les petits jeux de séduction drôles mais inconséquents et fait désormais l'éloge de deux personnages qui sont enfin capables de se regarder dans un miroir et d'apprendre de leurs erreurs. Burlesque pendant une heure survoltée, émouvant dans une seconde partie où le comique ne fait irruption que par fulgurances, "The Apartment" est un film magnifique, l'un des sommets de l'oeuvre de Billy Wilder.
    Alasky
    Alasky

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    3,5
    Publiée le 22 décembre 2017
    Un classique hollywoodien signé Billy Wilder, avec en tête d'affiche Jack Lemmon, assurément l'un des meilleurs acteurs de son temps. Huis-clos en noir et blanc, macho sur les bords et qui vieillit un peu mal, mais le scénario est habile et divertissant.
    nekourouh
    nekourouh

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    4,0
    Publiée le 18 novembre 2012
    Ensemble brillant. Tout à la fois comique, dramatique puis mélodramatique. Brillant en mise en scène, grandiose en scénario, "la garçonnière" est une critique intelligente d'un monde capitaliste absurde où l'on se vend soi même avant tout pour des ingnifiances alors que le bonheur est là, caché, dans l'appartenance à soi même.
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