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Premier Contact
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Premier Contact" et de son tournage !

Adaptation

Premier contact est adapté du roman écrit par Ted Chiang, intitulé L'Histoire de ta vie (Story Of Your Life) publié en 1998. Au départ, le film devait avoir le même titre que le livre mais des tests auprès du public n'ont pas été concluants. Arrival a donc été finalement choisi pour la version originale.

Tournage au Canada

Premier contact a été tourné dans la patrie du réalisateur Denis Villeneuve, le Canada, notamment dans la municipalité de Saint-Fabien, dans le Bas-Saint-Laurent, lors de l'été 2015. L'équipe s'est également déplacée sur l'île Cadieux, à Lachine ainsi que Montréal.

Précision scientifique

Denis Villeneuve tenait à ce que tous les détails scientifiques soient précis et documentés. Il a ainsi fait appel à deux pointures renommées du monde du monde de la science en tant que consultants, Stephen Wolfram et son fils Christopher Wolfram.

Rencontre d'univers

Denis Villeneuve a toujours voulu réaliser un film de science-fiction : "Je rêvais de réaliser un film de science-fiction depuis l’âge de 10 ans. C’est un genre extrêmement fort qui nous tend des outils permettant d’explorer notre réalité de manière très dynamique", confie-t-il. De son côté, Ted Chiang a adhéré à l'univers de Villeneuve dès le moment où il a été contacté pour le projet d'adaptation : "Quand Dan Levine et Dan Cohen m’ont contacté pour me proposer d’adapter ma nouvelle, ils m’ont envoyé le DVD du film de Denis Incendies (2010) pour me donner une idée de ce qu’ils avaient en tête. C’est l’une des raisons qui m’ont poussé à prendre leur offre au sérieux. S’ils m’avaient envoyé un film de science-fiction hollywoodien conventionnel, je n’aurais probablement pas donné suite. Ce n’est que quelques années plus tard que Denis a définitivement été attaché au projet, mais c’était lui qu’ils voulaient depuis le début", se remémore l'écrivain.

Spécialistes du surnaturel

Le producteur Dan Levine et le producteur exécutif Dan Cohen font tous les deux partie de la société 21 Laps, qui a récemment produit via Shawn Levy la série phénomène de Netflix Stranger Things.

Du livre au film

Bien qu'il ait écrit l'adaptation seul, le scénariste Eric Heisserer a tenu à consulter Ted Chiang pour valider l'orientation qu'il souhaitait prendre avec son histoire. "Eric et moi n’avons pas discuté du scénario pendant son écriture. Il m’avait exposé sa vision du script en amont pour obtenir ma bénédiction", précise l'écrivain. "Lorsqu'Eric m’a présenté ses idées, j’ai réussi à visualiser le film qu’il avait en tête, et ça m’a plu. C’est la raison pour laquelle j’ai accepté de le laisser écrire le scénario. Une fois terminé, je l’ai lu et lui ai fait quelques remarques. Au fil des années, le script a subi quelques changements, mais pour l’essentiel il correspond toujours à l’idée originale d’Eric".

Nouveau collaborateur

Pour Premier Contact, Denis Villeneuve a dû se passer du directeur de la photographie Roger Deakins, avec lequel il avait pris l'habitude de collaborer depuis Prisoners. Il a ainsi pu faire la connaissance de Bradford Young, qui suivait son travail avec attention, et avec lequel il a pu développer sa vision : "Bradford est quelqu’un de très sensible. Ensemble, nous avons créé une approche que nous avons appelée « dirty sci-fi ». Nous voulions faire un film qui évoque les rêveries d’enfants qui regardent les nuages par la fenêtre du bus sur le chemin de l’école quand il pleut, un film à l’atmosphère très éloignée des blockbusters du genre, dénué du côté grand spectacle. Nous avons opté pour une esthétique délicate et légère. Bradford a apporté beaucoup d’humanité et de beauté au film", relate le réalisateur.

De nouveaux aliens

L'un des enjeux de Premier Contact était dans la manière d'aborder la représentation des aliens. Selon Bradford Young, le film de Denis Villeneuve permet d'explorer différemment et avec nouveauté cette thématique pourtant présente dans de nombreux films qui ont marqué l'inconscient collectif. "Dans les films de science-fiction, notre perception en tant qu’humains a souvent une grande influence sur notre interprétation de ce qu’est l’intelligence extraterrestre. Avec Premier Contact, nous avons essayé de nous éloigner de cela en adoptant un point de vue débarrassé de toute idée préconçue", explique le chef opérateur. "Nous ne voulions pas que ces extraterrestres arrivent dotés d’une technologie qui découle de l’idée que nous, humains, nous en faisons. C’est une approche nouvelle, différente : nous avons voulu montrer que la vie sur Terre peut être simple et que l’intelligence extraterrestre l’était peut-être aussi. Nous avons opté pour une approche intimiste et particulière. Notre objectif depuis le début était de faire un film innocent et très personnel mais également lyrique".

Un vaisseau inspiré d'un astéroïde

Denis Villeneuve a choisi de travailler avec son chef décorateur historique, Patrice Vermette, bien que celui-ci n'ait jamais collaboré à un film de science-fiction. Ce n'était pas un problème pour le réalisateur : "Nous avons fait beaucoup de films ensemble et il était évidemment mon premier choix parce qu’il est très talentueux, cultivé et passionné. Il n’avait encore jamais pris part à un film de science-fiction mais il possédait toutes les qualités que je recherchais, et puis je savais que son approche serait novatrice". Ils ont pu élaborer ensemble le design des vaisseaux spatiaux, que Villeneuve souhaitait inquiétants voire effrayants. "J’ai alors eu l’idée de leur donner la forme ovoïde d’un galet. Leur apparence est inspirée de celle de l’astéroïde Eunomie (ou astéroïde 15) en orbite dans le système solaire. Sa forme est très inhabituelle, on dirait un drôle d’œuf", raconte-t-il.

Influence mythique

Rencontres du 3e type de Steven Spielberg a été l'influence majeure de Premier Contact selon le producteur Aaron Ryder, qui développe : "D’abord parce que ce sont les extraterrestres qui viennent sur Terre et non les humains qui vont à leur rencontre. Ensuite parce que le film nous a donné l’opportunité de créer des vaisseaux que nous découvrons pour la première fois à travers nos personnages, ce qui a également un impact sur nous. Et Patrice et Denis ont imaginé quelque chose de vraiment étonnant".

Choix évident

Avant qu'on ne lui soumette le scénario de Premier Contact, Amy Adams avait l'intention de faire une pause dans sa carrière afin de se consacrer à son rôle de mère. Le film s'est cependant imposé comme une évidence : "Je n’avais plus le choix : il fallait que je fasse ce film. J’avais l’impression que ce rôle était fait pour moi", confie l'actrice. La présence de Denis Villeneuve derrière la caméra était également un facteur important : "Je savais que le film aurait du cœur – c’était important pour moi – mais qu’il serait également très intéressant sur le plan visuel. La description que m’a fait Denis de l’apparence des aliens et de leur langage m’a émerveillée. C’est un réalisateur et un homme vraiment unique".

Jeremy Renner au casting

Plus habitué aux films d'actions musclés, Jeremy Renner joue un intellectuel dans Premier Contact. Un choix qui pourrait sembler surprenant, mais pas pour Denis Villeneuve : "Jeremy et moi voulions travailler ensemble depuis un moment, Premier Contact était donc l’occasion rêvée. [...] Malgré tout, pendant le tournage, il lui arrivait de devoir se dépenser physiquement pour évacuer un trop-plein d’énergie !". L'acteur voulait quant à lui absoluement retravailler avec Amy Adams, à qui il avait donné la réplique dans American Bluff.

De l'importance du langage

L'élément central de l'intrigue de Premier Contact est le rapport au langage et la manière dont il façonne notre mode de pensée et notre façon de percevoir le monde qui nous entoure. La découverte d'une langue extraterrestre promet ainsi un bouleversement total du monde tel qu'il est. Pour mieux saisir ce concept, Amy Adams a travaillé avec un linguiste. "Mon personnage étudie la signification anthropologique du langage et de la culture, la manière dont les gens communiquent et dont le langage est né. J’ai lu de nombreux ouvrages sur le sujet et j’ai réalisé que je ne ferais pas une bonne linguiste !", constate l'actrice. "Mais j’ai trouvé cela fascinant, j’ai beaucoup aimé cet aspect de mon travail. D’un point de vue sociologique, je ne savais pas vraiment ce que faisaient les linguistes ni ce qu’était la linguistique avant de prendre part à ce film, cela a donc été très instructif. Je comprends beaucoup mieux aujourd’hui la manière dont Louise est capable de décrypter ce langage". C'est également l'aspect du film qu'a le plus travaillé Forest Whitaker, déjà habitué aux rôles de militaire (Le Dernier Roi d'Écosse, Good Morning Vietnam...).

Travail psychologique

Pour préparer son rôle, Michael Stuhlbarg a rencontré un ex-agent de la CIA qui pourrait le renseigner sur la manière d'aborder la psychologie de son personnage : "Il m’a suggéré de lire Fair Play de James Olson qui traite des implications morales liées à l’espionnage, ce qui s’est révélé très intéressant dans la construction de la vie intérieure d’Halpern. Ce livre m’a permis de briser certains mythes sur les employés de la CIA", nous apprend-il. "Il n’existe pas de profil type, ni de comportement type pour devenir espion, ce que je trouve très intéressant. J’ai donc tenté de me détacher du mythe de l’agent secret pour mettre au jour l’humanité de ce personnage qui pose beaucoup de questions parce qu’il veut comprendre ce qui se passe".

Un scénario plein de surprises

Michael Stuhlbarg a pu être étonné de la différence parfois flagrante entre le scénario et la réalité du tournage, comme lors d'une séquence physique qui ne prenait que sept lignes dans le scénario. "Il arrive que ce qu’on survole pendant la lecture du scénario prenne soudain une dimension extraordinaire", s'amuse-t-il. "C’est le cas avec cette scène où l’on découvre 150 hommes et femmes en treillis transportant d’immenses caisses pour évacuer le site réquisitionné par l’armée en plein milieu d’une prairie parce qu’ils sont persuadés qu’une attaque est imminente. Ces quelques mots apparemment anodins dans le scénario ont pris une dimension étonnante !"

L'uniforme militaire

Pour justifier les uniformes portés par les personnages principaux, la chef costumière Renée April raconte : "Nous avons spontanément décidé que Louise Banks arriverait sur le camp de base en pensant qu’elle n’y passerait que deux ou trois jours, ignorant qu’elle y resterait en réalité plusieurs mois, c’est pourquoi elle est obligée d’échanger ses tenues civiles pour un uniforme militaire". Une approche réaliste dans la mesure du possible a également été décidée, à l'exception des visages visibles à travers les combinaisons dans le film.

Définir l'apparence des aliens

Pour l’aider à définir l’apparence des aliens, Denis Villeneuve a fait appel aux talents de l’artiste Carlos Huante, qui a notamment collaboré avec Ridley Scott sur Prometheus. "J’ai tout de suite su que son travail correspondait à ce que je recherchais ; la créature qu’il avait dessinée avait une âme, une présence, une aura de mystère mais elle était aussi très originale, c’était la première fois que je voyais des formes pareilles", s'enthousiasme le réalisateur. Pour créer ces extraterrestres, Denis Villeneuve s'est inspiré d'animaux bien réels comme des baleines, des pieuvres, des araignées et des éléphants.

Mise en situation réelle

Denis Villeneuve souhaitait limiter au maximum l'usage des fonds verts et préférait mettre ses acteurs en situation. Les aliens étaient ainsi physiquement représentés, ce qui a pu aider les acteurs. Amy Adams s'en amuse : "Il n’est pas facile d’instaurer une relation avec une perche surmontée d’une balle, mais nous avions de très bons marionnettistes, des types formidables qui manœuvraient des marionnettes pour nous en coulisses. Je suis toujours très reconnaissante à ces gens dont le travail n’est pas assez reconnu car ils sont présents sur le tournage au moins autant que nous, ils travaillent toute la journée et doivent tenir une perche pendant des heures pour nous permettre de jouer la comédie. Ils font vraiment un travail admirable".

Univers visuel

Denis Villeneuve, Patrice Vermette et Bradford Young ont travaillé de concert pour définir l’univers visuel de Premier Contact. L'inspiration majeure de Bradford Young est le travail de la photographe scandinave Martina Ivanov, en particulier la série de clichés intitulée Speedway. "Ses photos sont stylisées à certains égards, mais aussi très tamisées et naturelles, sombres et mystérieuses. Il ne s’agit pas d’une obscurité qui empêche de voir mais d’une obscurité pathologique, profondément psychologique. Ses clichés ont largement influencé la manière dont nous avons abordé le film sur le plan visuel", explique le chef opérateur. "J’ai rassemblé ses photos dans un look book que j’ai remis à Denis et Patrice, qui ont été fascinés. Nous nous sommes alors mis d’accord sur une esthétique ouverte, laiteuse et sombre de manière à créer un léger sentiment de malaise chez les spectateurs".

Un vaisseau pour de vrai

L'intérieur du vaisseau a été vraiment construit pour le film, en l'occurence un tunnel de 45 mètres de long au bout duquel se trouve la salle de communication équipée de l’écran derrière lequel les aliens baignent dans leur atmosphère. "Nous n’avons utilisé aucun effet visuel, tout est réel, si bien que les acteurs ont pu s’imprégner de l’étrangeté de cette pièce. Bradford Young a pu éclairer le lieu de manière à lui conférer une atmosphère singulière et réaliste", raconte Denis Villeneuve.

Venu de l'espace

En plus d'avoir l'air d'être fabriqué à partir de matériaux extraterrestres inconnus de la science, le vaisseau extraterrestre devait également remettre en question nos connaissances en physique. "La composition du vaisseau nous est totalement étrangère, tout comme son fonctionnement. La manière dont les aliens voyagent dans l’espace est aussi complètement différente de ce que l’on a pu voir jusqu’à présent. Je tiens à saluer ici le monteur Joe Walker, et les gens de chez Framestore qui ont fait un travail formidable pour m’aider à créer le départ des extraterrestres à la fin du film", raconte Denis Villeneuve.

Le regret de Denis Villeneuve

Si Denis Villeneuve n'avait qu'un regret sur Premier Contact, ce serait de ne pas avoir pu évoquer la question du langage de la même manière sur grand écran que dans la nouvelle. "La beauté de la nouvelle dont est adapté le film repose sur l’exploration du langage. Je suis tombé sous son charme parce qu’elle parle du langage d’une manière à la fois magnifique, poétique et puissante", confie le réalisateur. "La présence des aliens tient une place plus importante dans le film que dans la nouvelle. J’aurais aimé pouvoir explorer davantage la problématique du langage, mais le film ne me le permettait pas. C’est mon seul regret, j’aurais aimé rester plus fidèle à la nouvelle sur ce point".

Écrire le langage alien

C'est Patrice Vermette, le chef décorateur, qui a également été chargé de développer le langage des aliens. Pour ce faire, il s’est appuyé sur le travail de l’artiste Martine Bertrand. "Je voulais que le dialecte des extraterrestres ait quelque chose d’inquiétant et qu’il soit très surprenant. Je tenais en outre à ce qu’il n’évoque rien d’humain, il fallait que ce soit un langage issu d’une autre manière de penser", explique Denis Villeneuve. "Martine a imaginé ces cercles abstraits semblables aux taches laissées par des tasses de café – peut-être que l’idée lui est d’ailleurs venue de là… La manière dont elle a développé cette langue est une des choses que je préfère dans le film". Patrice Vermette a créé un véritable dictionnaire et a mis au point toute la structure de la langue. La forme orale du langage alien a quant à elle été créée en postproduction.

La fin modifiée à cause d'Interstellar...

Tiré de la nouvelle "L'Histoire de ta vie" de Ted Chiang paru en 1998, Premier Contact aurait dû se terminer tout autrement... Le scénariste du film, Eric Heisserer a en effet expliqué que la fin du film de Denis Villeneuve ressemblait trop à celle d'Interstellar de Christopher Nolan, sorti en 2014.
Ce dernier a donc modifié la trame narrative de Premier Contact. Pour lui, le changement le plus significatif est "le don que nous font les heptapodes. Dans les versions antérieures, ils nous laissaient le plan d’une espèce de vaisseau interstellaire, un peu comme une arche". Il précise que dans le scénario originel, ils venaient aussi pour que nous puissions les aider dans 3000 ans, mais en les colonisant, en quittant la Terre. "Et puis Interstellar est sorti. On s’est réunis et on s’est dit : 'Eh bien cela ne fonctionne pas tout à fait, maintenant.' Nous avons donc décidé de nous concentrer davantage sur ce que nous avions devant nous et qui était la puissance de leur langage."

Un choix judicieux puisque Premier Contact a été nommé à huit reprises aux Oscars et Eric Heisserer a notamment été nommé dans la catégorie meilleur scénario adapté.
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