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Dheepan
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note moyenne
3,8 2556 notes dont 310 critiques
8% 24 critiques 34% 106 critiques 31% 96 critiques 18% 56 critiques 6% 19 critiques 3% 9 critiques

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Africultures

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2,0Pas terrible • Publiée le 26/08/2015

Face au réel se pose la question du cliché, question essentielle si l'on interroge la visibilité et la parole des exclus et des sans-voix. (...) Voici donc dans Dheepan la banlieue à nouveau représentée comme le théâtre de la délinquance et de la violence. (...) La cité n'y existe qu'en tant que décor de la violence qui fait avancer l'action. Elle n'a pas de consistance humaine, si ce n'est un obscur vieux malade qui ne pipe mot et son fils, un chef de gang qui lui s'épanche un peu. Mais le propos est bien de confronter Dheepan à la même violence qu'il a connue au Sri Lanka pour montrer à quel point elle met son projet d'intégration en échec : il faut donc que la cité soit en guerre et qu'elle ne soit que cela ! http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=13006

benoitG80

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2,0Pas terrible • Publiée le 13/09/2015

"Dheepan" dernier film de Jacques Audiard et à la fois prénom du héros, ne m'aura ni emballé, ni du tout convaincu cette fois... Et pourtant ce fameux héros, au jeu contenu et juste, était pourtant une formidable carte en soi avec cet acteur Anthonythasan Jesuthasan. Mais un sérieux problème de rythme et de cohérence apparaît car en plus de cet énorme changement de cap imprévisible et saugrenu, survenu au deux tiers du film, on assiste à tellement de thèmes mélangés et tant d'invraisemblances, que la pilule a bien du mal à passer... En effet, totalement en rapport avec l'actualité, ces migrants venus du Sri Lanka afin de fuir la guerre civile, étaient un point de départ déjà intéressant et suffisant, avec le problème de l'intégration et tout ce qui en découle. Installer cette fausse famille dans une cité sans âmes où les seuls habitants visibles sont des caïds extrêmement dangereux, complique déjà l'ensemble ! Le tableau est ainsi noirci à volonté sciemment et malheureusement ! Il est certain alors que les démons à peine enfouis de ces trois Sri Lankais, vont rejaillir de plus belle, et que Jacques Audiard dans ce contexte fait tout pour forcer la dose au maximum et en rajouter par ci, par là. Durant la première partie du film, la démonstration ne nous apprend rien de bien nouveau sur les conditions de vie de ces trois réfugiés, tout comme sur celles de la cité et même si on assiste ainsi, à des moments intimes et délicats au sein de ce trio, le réalisateur ne fait que montrer une réalité plus que déjà connue et dénoncée. Les deux acteurs principaux démontrent d'ailleurs une grande sensibilité, une tendresse secrète très belle à observer, mais tout est cependant gâché par cette ambiance terriblement oppressante, ambiance qui surfe sur les clichés en large et en travers comme si cet univers délétère servait de toile de fond et de prétexte pour rendre cette intégration des plus difficile ! Le pompon est atteint avec ce revirement inattendu et complètement incohérent où Deephan sort de ses gonds en prenant les armes pour lutter seul contre ces deux bandes opposées et sauver sa femme ! On frise alors presque le n'importe quoi tant la mise en scène en rajoute en veux-tu, en voilà comme dans un pur film d'action !!! La fin presque idyllique qui tombe comme un cheveu sur la soupe, est la cerise sur le gâteau et fait passer l'Angleterre comme un Eldorado face à la France, terre d'insécurité totale et de chaos... Jacques Audiard semble être allé dans un tas de directions différentes, avoir voulu aborder vite et mal, beaucoup de sujets différents et s'être au final mélangé les pinceaux avec un résultat très mitigé, franchement brouillon et invraisemblable sur la fin... Il y avait pourtant matière à rendre intéressant cet ancien soldat tamoul au sein de cette nouvelle jungle, en tant que personnage endurci et déterminé, où il avait une autre partition à jouer à mon avis, en s'affirmant en maître des lieux. Ceci aurait été une autre piste possible, je pense plus intéressante et originale, mais pourquoi pas ? Féru du cinéma de Jacques Audiard, je ne cache pas ma déception en me demandant bien à qui cette palme d'or est attribuée, au film ou au réalisateur ? De beaux moments, des acteurs touchants et même prenants, pour en arriver là... Dommage !

ariane o.

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3,5Bien • Publiée le 27/08/2015

Vu DHEEPAN ce soir, la Palme d'Or de Jacques Audiard. Certains disent qu'Un Prophète l'aurait méritée davantage. Peut-être, sans doute… Personnellement, je trouve à son nouveau film tellement de qualités que l'idée ne me serait même pas venue à l'esprit. Quel réalisateur en France, aujourd'hui, fait preuve d'autant d'audace et de maîtrise ? Qui manie aussi bien que lui la finesse et la puissance ? Qui porte son ambition de cinéaste aussi bien sur la forme que sur le fond ? Je ne sais pas… Ce que je sais en revanche, c'est que le destin de ces trois êtres fracassés par la guerre et l'horreur qui tentent, dans une banlieue à feu et à sang, de se reconstruire et de s'aimer, m'a ébranlée. La première partie, qui s'attarde sur leur tentative d'intégration, la naissance des sentiments, l'apprivoisement réciproque, est bouleversante. Les deux acteurs (le Sri-Lankais Antonythasan Jesuthasan et l'Indienne Kalieaswari Srinivasan) sont magnifiques de bout en bout. Puis le récit se complexifie, le contexte se tend, l'ambiance devient irrespirable. Alors le passé refait surface, les démons ressurgissent et l'harmonie fragile vole en éclat. La guerre civile au Sri-Lanka a fait des ravages dans le cœur et l'âme de Dheepan et les traces qu'elle a laissées hantent ses rêves. Ce deuxième chapitre, très nerveux, cloue sur place. L'épilogue, rapide, cathartique (!), peut surprendre. Il est, après réflexion, assez cohérent. On reproche souvent au cinéma français de se regarder le nombril : Jacques Audiard prouve de films en films sa curiosité insatiable pour toutes les histoires, tous les genres, tous les horizons. Leurs points communs ? Une force sensible, une profondeur rare… Et une maestria qui impose le respect. https://www.facebook.com/806968246044779/photos/a.807087052699565.1073741828.806968246044779/904832699591666/?type=1&theater

poet75

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1,0Très mauvais • Publiée le 28/08/2015

Quoi! Voilà donc le film à qui ont été attribués les lauriers de la Palme d'Or au dernier festival de Cannes! Invraisemblable et atterrant! Qu'est-ce que les membres du jury avaient dans la tête pour accorder tant d'honneur à ce film non seulement médiocre d'un point de vue purement cinématographique mais encore et surtout extrêmement douteux d'un point de vue idéologique? J'ai du mal à comprendre... Certes les trois personnages de réfugiés tamouls, contraints de de se faire passer pour une famille (père, mère et fille) afin de fuir le Sri Lanka, ont largement de quoi susciter l'intérêt. La petite fille tamoule et sa fausse mère sont d'ailleurs les seuls personnages intéressants et touchants de ce film. Quant au reste, tout dérape très vite vers les pires clichés véhiculés quand il est question des quartiers dits sensibles. Car c'est dans un de ces quartiers défavorisés que les trois tamouls trouvent refuge, l'homme en tant que gardien d'immeubles et la femme en tant qu'auxiliaire de vie. Dès lors, le spectateur est comme pris en otage: ce que le réalisateur a choisi de montrer de ce quartier, ce ne sont qu'immeubles dégradés, tagués, sales et inquiétants et entièrement contrôlés par les trafiquants de drogue. On ne voit qu'eux, ils sont partout, ils font régner leur loi, règlent les déplacements des habitants, font la surveillance du haut des toits et, pour un oui ou pour un non, sortent leurs armes et font le coup de feu! Pas une seule fois on n'aperçoit un véhicule de police. Il n'y en a que pour les caïds de la drogue, le quartier leur appartient! Et, bien sûr, la fin du film se complaît dans un tourbillon invraisemblable de violence. Disons les choses clairement: si Jacques Audiard avait voulu faire la promotion de la propagande du FN, il ne s'y serait pas pris autrement! J'imagine que les dirigeants du parti en question pourrait prendre ce film en exemple afin d'illustrer leurs propos tendancieux! Pour ce qui me concerne, j'exècre cela et je ne supporte pas qu'un film, délibérément ou non, cherche à faire de moi un otage! Que les quartiers dits sensibles soient le théâtre de dégradations, d'exactions et de violences de toutes sortes, il n'est pas question de le nier, mais qu'un film choisisse de ne montrer que cela, c'est extrêmement dommageable! Quand je pense à Miguel Gomes choisissant de mettre l'accent sur une communauté d'oiseleurs vivant dans un quartier défavorisé de Lisbonne (dans le volume 3 des "Mille et Une Nuits"), voilà qui change des clichés habituels et voilà ce que j'apprécie! Le cinéma a-t-il pour but de surligner nos idées toutes faites, que ce soit sur les quartiers sensibles ou sur quoi que ce soit? Non! Il a plutôt pour vocation de nous surprendre ou de nous étonner! Le film de Miguel Gomes nous surprend, celui de Jacques Audiard jamais ou quasiment jamais! Il nous donne plutôt la nausée! 2/10

mazou31

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 29/09/2015

Les Palmes se suivent et ne se ressemblent pas. Après le calamiteux « La vie d’Adèle », voici un véritable chef-d’œuvre qui parut juste avant le tourbillon médiatico-politique sur les réfugiés (à croire que l’exil politique est un drame nouveau !). Mais rassurez-vous, c’est un film d’amour, d’émotion, qui montre mais ne cherche en aucune façon à juger, démontrer et moraliser. Comme l’a dit très à propos son réalisateur, « je voulais faire un film français parlant tamoul […], de grandes images sur de petites gens » ; et on obtient ainsi une réussite totale, sans le moindre défaut. Tout est parfait : la direction d’acteurs, prodigieux bien que non professionnels – souhaitons qu’ils le deviennent–, des cadrages et des plans magistraux, un montage d’une extrême intelligence et une ambiance tantôt réaliste, tantôt onirique, toujours émotionnelle admirablement dosée. La vision pessimiste de la société française est fine et pas du tout manichéenne ; même les pires voyous ont de l’humanité. Et tout au long du film, l’apprivoisement mutuel de ces trois réfugiés pour devenir une vraie famille, unie au-delà du malheur, est extrêmement émouvant. Un message complémentaire : tous les angoissés de l’immigration devraient aller voir ce film.

douggystyle

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4,5Excellent • Publiée le 29/08/2015

Une fois de plus, la Palme d’Or fait polémique. C’est à croire que cet état de fait est devenu une litote. Le cru 2015 est signé Jacques Audiard qui, 6 ans après le Grand Prix accordé à Un Prophète, reçoit enfin la récompense suprême. Dès le départ, il a annoncé qu’il s’était lancé dans l’élaboration de son film à partir de deux sources d’inspiration à priori difficilement connectables : Le roman Les lettres persanes de Montesquieu et le film Straw Dogs de Sam Peckinpah. Et pourtant, en voyant le résultat, le lien entre les deux œuvres, qu’est le déracinement, apparait comme évident et superbement traité par le parti-pris, pourtant discutable, d’Audiard. En embauchant trois acteurs non-professionnels sri-lankais et en les faisant jouer dans leur langue natal, le tamoul, le moins que l’on puisse dire est le réalisateur s’est imposé des contraintes colossales au profit d’une recherche d’authenticité. Et en axant le récit depuis le pont de vue de deux d’entre eux, le drame ressenti par leurs personnages passe par un regard très subjectif apporté par le choc des cultures. C’est cette subjectivité, source d’une tension omniprésente et d’un alourdissement de la violence, qui a justement posé polémique car là où le contexte aurait naturellement suscité une approche sociétale autour des difficultés d’intégration des immigrés (ce qui aurait justement été développé en adoptant le point de vue de la jeune fille allant à l’école en classe d’’adaptation), mais c’est la peur que ce couple -traumatisé par la guerre, c’est indispensable de le souligner- ressent envers les voyous de leur quartier qui devient l’élément central de cette réalisation. La façon dont les autres habitants du quartier, les plus âgés et donc ceux qui ont eux-mêmes émigrés pour venir vivre en France, n’apparaissent que comme des fantômes errants dans les halls de ces immeubles insalubres participe à cette angoisse que provoquent ces figures menaçantes de dealer traités par la mise en scène comme de véritables créatures de film d’horreur. Ce qui peut alors passer pour un film à charge se réappropriant les codes du film de gangsters est en fait, sur le fond, un habile mélange des genre, entre histoire d’amour subtile, drame intimiste et revenge movie brutal, dont le cadre est finalement davantage un prétexte à sa finalité qu’un sujet d’étude et dont la façon de passer d’une scène d’ouverture marquée par un réalisme acerbe à un happy-end purement superficiel indique bien qu’il s’agit d’un exercice purement fictionnel dans lequel il serait dommage de chercher un discours politique profond ou une étude sociologique. Sur la forme, ce sont donc avant tout les interprétations des comédiens (les trois révélations sri-lankaises bien sûr mais aussi Vincent Rottiers qui réussit l’exploit de rendre attachant son personnage pourtant terriblement antipathique) mais surtout la maitrise de la mise en scène pour installer cette atmosphère menaçante et cette montée crescendo de la violence de la peur qui va avec, qui font de ce Dheepan un long-métrage captivant et même un exercice cinématographique parfaitement réussi.

Septième Sens

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3,0Pas mal • Publiée le 01/10/2015

« Une Palme, c'est forcément immérité, non ? » se demandait le cinéaste le plus admiré de la communauté cinématographique. Par essence, oui. Car quelle œuvre peut se targuer d'être meilleure que telle autre dans un lieu où la substantifique moelle du Septième Art est célébrée ? Aucune, et encore moins Dheepan, fable noire et réaliste d'un ancien guerrier Tamoul fuyant son pays en pleine guerre civile. Avec une femme et une petite fille qu'il ne connaît pas, il part s'exiler en France pour espérer reconstruire sa vie. Comme chaque film d'Audiard, celui-ci est multiple et invoque plusieurs genres pour composer un long-métrage mémorable et bien au-dessus de ce que nous avons l'habitude de voir. Social, Dheepan est avant tout un mensonge qu'il va falloir faire disparaître, pour tenter à nouveau de vivre. Par sa caméra, le cinéaste créé une famille de toute pièce qu'il prend le temps de filmer pour mieux la comprendre. Admirable. Politique, Dheepan dénonce une société malade. Notre héros ordinaire quitte une guerre pour replonger dans une autre, invisible aux yeux de beaucoup, et pourtant bien réelle. Par ce fait, le réalisateur injecte une dose répulsive de violence comme il avait pu le faire dans Sur mes lèvres. L'enfermement (des corps, de l'esprit) et la culpabilité, leitmotivs de la filmographie de l'auteur, reviennent une nouvelle fois sous la forme d'une mort prochaine, guettant le protagoniste à chacun de ses actes. Terrifiant. Mystique, Dheepan n'est pas seulement le triste témoignage d'un chaos banalisé, mais conjure une entité qui nous dépasse. Les apparitions de cet éléphant spirituel rappellent les rêves prémonitoires de la biche que Malik faisait dans Un Prophète. Dans le cinéma d'Audiard, ses personnages sont souvent désemparés, mais jamais seuls. Quelqu'un ou quelque chose les guide vers une issue incertaine, mais inéluctable. Miraculeux. Oui, mais. Nous le disions plus haut, cette œuvre est une fable puissante et réalisée de main de maître. Cependant, toute fable qui se respecte finit par une morale des plus impériales. Celle de Dheepan frôle le non-sens et détruit toutes les intentions du réalisateur en trois minutes. Ce dénouement, synonyme de hors-sujet, est aussi incompréhensible que frustrant. Le metteur en scène n'a visiblement pas su comment conclure un récit qui aurait pu devenir chef-d’œuvre. Il n'en remportera pas moins la Palme d'or, alors, que demander de plus ? http://septieme-sens.net

rommar

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4,0Très bien • Publiée le 08/09/2015

Le dernier film de Jacques Audiard était présenté en mai dernier à Cannes pour le festival. Et il est reparti ni plus ni moins qu'avec la Palme d'or : le prestigieux prix offert par le jury des frères Coen peut rendre forcément un peu plus complexe la critique objective de ce long métrage. Le film n'a, en effet, pas fait l'unanimité parce qu’il détonnait vraiment dans la filmographie de son auteur. Audiard, habitué à un certain réalisme dans ses précédents films, a poussé le curseur encore plus loin pour sa dernière réalisation. Il a tourné, pour cela, avec des acteurs amateurs et en langue tamoul, rien que ça ! Cela en fait donc un film vraiment singulier. Et il se dégage assez vite quelque chose de captivant à suivre ces trois personnages déracinés dans une banlieue française bien éloignée de leur précédente vie. Le sujet semble terriblement éloigné de nos préoccupations mais on arrive malgré tout à être accroché au destin de ces personnages. Et c'est en cela que c'est remarquable de maitrise cinématographique et que l'on reconnait tout le talent de Jacques Audiard. Le scénario est plein de sous-entendus et de non-dits, qu'il faut arriver à mettre au jour. Dheepan raconte l'émigration, le déracinement, l'intégration mais parle surtout de guerre. Le film était au début sous-titré "l'homme qui n'aimait pas la guerre", cela en disait beaucoup, sans doute trop, de ce qui est vraiment la ligne directrice du film : les blessures enfouies de cet ancien Tigre tamoul. Le film est beau et le ton est juste jusqu'aux deux séquences qui closent le film : elles sont difficiles à relier entre elles, pas évidentes à interpréter et un peu trop déroutantes pour susciter une totale adhésion. http://www.le-fil-cine.com/dheepan/

Emilie J.

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3,0Pas mal • Publiée le 27/09/2015

L'histoire de cette famille, apprendre à vivre ensemble etc est superbe. Par contre l'histoire au sein de la cité est de trop dans ce film. Dommage.

The-Duck

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3,0Pas mal • Publiée le 22/09/2015

Avec un sujet pareil, je m'attendais à un film moralisateur, c'était plutôt agréable de ne pas avoir à endurer ça. Le film, dans une première partie plutôt classique, traite de l'assimilation des protagonistes, leurs efforts pour apprendre la langue et les difficultés rencontrées pour s'intégrer dans une banlieues où ils arriveront à vivre grâce à l'argent de la drogue. La trame dérape dans le contexte d'une zone de non droit, où les souvenirs de guerres et de violences refont surfaces. Cependant la mayonnaise ne prend pas. Les personnages ne sont pas assez creusés, celui du père notamment : Celui-ci nous inspire de la dignité, mais à aucun moment, ou presque, il n'est évoqué chez lui des troubles justifiant un tel final. La construction du modèle familiale, qui est pourtant, l'axe principal du film, est également tiré par les cheveux, le rythme du film alternant routines et péripéties, rend les relations floues entre le "couple". La banlieue quant à elle (quand bien même elle existerait en vrai) est présenté de façon caricaturale. Pour conclure, un film qui ne mérite pas vraiment un prix, mais qui reste un divertissement sympathique. Du moins, il a le mérite de nous raconter l'histoire d'une famille clandestine dans les banlieues française sans nous imbiber d'idéologie, et ça c'est vraiment agréable.

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