Mon AlloCiné
Le Grand jeu
note moyenne
2,5
554 notes dont 110 critiques
7% (8 critiques)
20% (22 critiques)
24% (26 critiques)
24% (26 critiques)
17% (19 critiques)
8% (9 critiques)
Votre avis sur Le Grand jeu ?

110 critiques spectateurs

tixou0

Suivre son activité 242 abonnés Lire ses 1 620 critiques

0,5
Publiée le 22/04/2016
On aimerait encourager Nicolas Pariser, jeune quadra qui vient de réaliser son 1er "long".... Au moins pour sa relative originalité : quand la plupart des primo-réalisateurs pour le grand écran livrent des films où ils se regardent complaisamment le nombril, lui paraît vouloir placer la barre plus haut, avec une réalisation "politique". Las, "Le grand Jeu" délaisse très vite la matière potentiellement intéressante, quand on suit "Joseph P." (André Dussolier), sorte d'éminence grise contemporaine (notons au passage le clin d'oeil malicieux.... "le père Joseph", le nom en religion de François Leclerc du Tremblay, ne fut-il pas le conseiller très spécial de Richelieu ?...), "facilitateur" mercenaire cependant, au rebours de son devancier, fidèle à un seul maître. Quand les manigances de JP se retournent contre lui, et que son "disciple" (ou plutôt sa créature ?), l'écrivain d'un seul livre Pierre Blum (Melvil Poupaud), menacé, s'enfuit dans une ferme-phalanstère façon Tarnac, on s'enlise aussi sec dans la parlote mao-écolo, à peine relevée par une "romance" pâlotte (avec Clémence Poésy, alias "Laura")... spoiler: Quand les méchants gendarmes viennent arrêter les gentils ultra-gauchos, idéalistes et propres sur eux (indigne manipulation du pouvoir de droite - façon écran de fumée), on retrouve un instant Joseph - qui finit cependant sans délai façon Robert Boulin (en 1979), "noyé" en forêt, dans une flaque d'eau... Et ça repart (évidemment sans transition...) dans la parlote, entre Laura et l'ex de Pierre, toujours très présente dans sa vie - là, façon "souvenirs intimes", et portrait flatteur de ce dernier, spoiler: à nouveau en fuite (cette fois-ci tout seul, et de l'autre côté du "Channel"). On "recommandera" tout particulièrement les 5 dernières minutes.... où culmine le grand n'importe quoi, ce qui procède probablement de hautes ambitions, intellectuelles et morales... Prétentieux et bien mauvais, tout ça....
benoitG80

Suivre son activité 907 abonnés Lire ses 1 338 critiques

4,5
Publiée le 18/12/2015
"Le Grand Jeu" est un film audacieux et courageux, plutôt en phase avec l'actualité sur les manœuvres politiciennes dont nous faisons bien sûr les frais en tant que citoyens anonymes et bien impuissants... Ce qu'essaie de "planifier" Joseph Paskin (fabuleux André Dussolier) avec la contribution de cet écrivain Pierre Blum, ceci juste après l'avoir recruté (Melvil Poupaud, tout aussi épatant), est édifiant dans les explications données même si au fond de nous, on est déjà convaincu de ces procédés bien particuliers ! Comme par exemple utiliser la liberté d'expression pour contrer et nuire à celle-ci, qui représente une tactique dont ce Paskin en souriant malicieusement, est ravi de mettre en scène ! C'est en effet une très belle démonstration de ce qu'est devenue notre démocratie, c'est à dire un faux semblant ou un pastiche de ce qu'elle prétend être. D'ailleurs de nombreux moments clé l'illustrent parfaitement tel ce parallèle entre la politique et le sport, que fait ce Général à propos des élections ! Unique vraiment en pleine période électorale ! Les acteurs jouent tous leur partition avec beaucoup de conviction, et un sentiment de crédibilité évident se met vite en place à propos de chacun d'entre eux... Les dialogues très bien écrits sont savoureux et intelligents, quels que soient les situations et les échanges, tous aux enjeux décisifs. Le scénario quant à lui, suit un schéma classique qui sied bien à l'histoire, dont le fonctionnement et la narration nous tiennent vraiment en haleine jusqu'au bout. S'inspirant de loin ou de près de l'affaire Boulin avec une allusion à la communauté de Tarnac, il n'en reste pas moins que ce cinéma réaliste et assez gonflé, est riche d'enseignement et nous met dans tous les cas dans un état de désillusion totale... Jeux de pouvoir avant tout, rapports de force et d'argent, avec ce film prometteur, Nicolas Pariser, nous prouve bien que la politique et ses jeux de passe-passe sont bien loin de nos attentes et aspirations personnelles !
traversay1

Suivre son activité 420 abonnés Lire ses 2 949 critiques

3,5
Publiée le 15/12/2015
Le grand jeu est un premier film qui témoigne d'une belle ambition. Déjà dans ce mélange très rare dans le cinéma français du romanesque et du politique. Le personnage incarné de merveilleuse façon par Melvil Poupaud est le reflet de cette double appartenance, héros balzacien, plutôt passif, manipulé, espoir déchu de la littérature. Il est aussi symbole d'une génération entre deux, sans autre posture que celle de l'ironie, faute de combat à mener. André Dussollier, dans les allées du pouvoir, et Clémence Poésy, dans l'alter mondialisme, remarquables également, représentent eux deux autres générations. Thriller cérébral, elliptique, Le grand jeu se démarque par de longs dialogues, très bien écrits, mais qui ne sont pas loin d'emmener le film vers la théorie dialectique. N'empêche, c'est un premier film élégant et gonflé qui augure bien de la future carrière de Nicolas Pariser.
elbandito

Suivre son activité 167 abonnés Lire ses 851 critiques

4,0
Publiée le 29/12/2015
Le réalisateur prometteur Nicolas Pariser nous sort le grand jeu avec ce suspense à la fois politique et littéraire, parsemé de dialogues finement ciselés et porté par deux comédiens au sommet, le cabotin André Dussollier en homme de l’ombre manipulateur, et Melvil Poupaud, écrivain dandy tombé dans l’oubli, charmeur désillusionné qui vit avec une certaine ironie de la vie, dépassée pour un quadragénaire... son grand rôle, enfin ! Sorti de l’ombre de ses références, ce thriller romanesque semble pourtant inabouti, Pariser laissant une grande place à l’imagination du spectateur en suggérant un danger latent, une tension palpable... Audacieux sur le fond, "Le grand jeu" s’intéresse donc plus aux effets psychologiques dramatiques subis par son héros, un homme sans attaches qui plonge malgré lui dans une histoire mystérieuse qui le dépasse, qu’aux faits réels de l’actualité politique en France, qualifiée de mascarade générale pour servir en pâture aux médias et à la population.
momo M.

Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 224 critiques

4,0
Publiée le 17/12/2015
Premier film étonnant et sujet original. Inspiré de l'affaire de Tarnac où les services antiterrorismes s’intéressent à des gauchistes altermondialistes plutôt inoffensifs, c'est aussi le portrait d'une génération de trentenaires qui militent s'en avoir connu mai 68. Le sujet est assez casse -gueule et Nicolas Pariser ne s'en tire pas mal, même si la fin est un peu confuse. Dussollier est parfait dans son rôle de barbouze. Un film un peu difficile mais qui mérite le détour.
cinono1

Suivre son activité 72 abonnés Lire ses 1 364 critiques

3,0
Publiée le 28/12/2015
Une plongée longtemps captivante dans les arcanes du pouvoir et accessoirement celui des alter-mondialiste. Tout est opaque, renfermant des secrets, les dialogues sont gouleyants. Lorsqu'il quitte les salons parisiens, le film est moins convaincant, tentant de dresser le portrait d'une génération désengagée. Tres bons acteurs, à noter le second role de Sophie Cattani.
flylilou

Suivre son activité Lire sa critique

4,0
Publiée le 18/12/2015
Très belle mise en scène, belle photo et surtout des dialogues bien écrits qui donnent envie de les écouter, et ça, c'est plutôt rare par les temps qui courent ! Dussolier est superbe.
Jmartine

Suivre son activité 63 abonnés Lire ses 438 critiques

3,5
Publiée le 17/12/2015
Pour son premier long métrage, Nicolas Pariser a choisi de plonger dans les coulisses du jeu politique à travers une histoire de manipulation plus ou moins inspiré par la communauté de Tarnac et ses invraisemblances, avec aussi quelques références à l’affaire Boulin…un politique Joseph Paskin (André Dussolier) homme de l’ombre et des réseaux veut discréditer le ministre de l’intérieur, son ennemi…pour ce faire il commande à Pierre Blum ( Melvil Poupaud) , un ancien écrivain à la gloire éphémère, la rédaction d’un manifeste révolutionnaire qui mettrait en danger le ministre de l’intérieur et une communauté d’altermondialistes dont il a été proche dans le passé…Joseph Paskin, en Méphisto des temps moderne, tisse sa conspiration avec des airs mystérieux, des fréquentations toutes autant mystérieuses, toujours avec onctuosité et exquise urbanité…la conspiration ne se déroulera pas comme prévu… Pierre Blum se réfugiera dans cette communauté autogérée qu’il a implicitement trahie dans son manifeste de commande, refuge des désillusions d’une génération des années 90, qui regrette les années 68 de leurs parents…La fin est énigmatique et finalement c’est au spectateur de l’imaginer…c’est plutôt prenant, fluide, un peu moins fort quand Joseph Paskin sort du jeu…Ce n’est pas aussi maitrisé que l’Exercice de l’état de Pierre Schoeller mais cela reste efficace…ce film a reçu le prix Louis Delluc du premier film…
Christian D.

Suivre son activité Lire ses 7 critiques

0,5
Publiée le 24/04/2016
C'est le grand ennui! Film inutile, aberrant, absurde à mourir! Nicolas Pariser est-il au courant que l'on craint plus les djihadistes que les gauchistes aujourd'hui! Comment imaginer concurrencer un thriller américain en étant aussi mauvais. J'espère que Dussolier a touche un bon cachet pour accepter de jouer un tel navet avec autant de conviction! Nul de chez nul. A fuir
Madeleine R.

Suivre son activité Lire sa critique

5,0
Publiée le 24/12/2015
Très beau film, où un fil rouge relie magnifiquement les deux parties, tout aussi politiques l’une que l’autre : le parcours du personnage, de la désillusion et du retrait du monde à l’obligation de « jouer » d’où éclot finalement la possibilité de retrouver le désir : d’aimer, de tisser des liens, d’écrire, et pourquoi pas le désir de transformer le monde…. En refusant ce qui constitue la représentation la plus banale de l’époque, et qui a abouti à des motifs esthétiques devenus académiques – l’hystérie, la vitesse, le refus de ce qui constituerait un véritable dialogue -, le film parle en profondeur et en finesse de notre époque : de la désillusion d’une génération, des différences entre trois générations de militants d’extrême- gauche (années 67/70, années 90 avec l’altermondialisme, années 2000 et plus avec Tarnac, une certaine frange de l’extrême-gauche intellectuelle) dans leur rapport à l'Histoire et à l'Etat, mais aussi d’une société où le complot, la conspiration est moins une réalité qu’un symptôme (paranoïa de l’Etat, paranoïa de ses opposants, paranoïa des citoyens). Un film qui parle plus largement de la méfiance généralisée à l’égard du politique, tout en racontant l’histoire très émouvante d’un retour à la vie.
Lavergne C.

Suivre son activité Lire sa critique

5,0
Publiée le 23/12/2015
excellent film à tous points de vue, de très beaux dialogues, il fait réfléchir mais sans être trop cérébral, on peut se laisser porter par l'intrigue politique, ou chercher à lire plusieurs strates de sens, les personnages sont très travaillés, très émouvants. A aller voir absolument si on se pose quelques questions sur une époque très incertaine.
anhog2006

Suivre son activité Lire sa critique

4,5
Publiée le 23/12/2015
Un premier film original, entretenant le suspense jusqu'au bout avec une fin laissée à notre imagination! Dialogues travaillés avec des traits d'humour qui rend encore plus mystérieux les enjeux de l'intrigue entre Joseph Paskin et Pierre Blum. André Dussolier incarne remarquablement le cynisme du personnage, Melvil Poupaud en quarantenaire désabusé et paumé dans la vie devient vite un personnage attachant et les 2 femmes, Sophie Cattani et Clémence Poesy sont parfaites dans leurs rôles respectifs d'ex-gauchiste des années 90 et jeune altermondialiste du 21ème siècle. L'histoire romanesque allège un peu l'atmosphère et le propos inquiétants et apporte une part d'humanité dans ce monde où le cynisme du pouvoir politique domine et atterre le citoyen que je suis. Réalisateur très prometteur, Bravo!
dominique P.

Suivre son activité 286 abonnés Lire ses 1 813 critiques

4,5
Publiée le 20/12/2015
Un thriller politique de très grande qualité, particulièrement bien joué et dialogué. J'ai trouvé ce film fascinant, inquiétant, très prenant. Les deux acteurs principaux sont géniaux. Je n'ai pas trouvé ce film compliqué, il suffit d'être bien attentif et de bien suivre cette histoire qui s'avère, de surcroît passionnante.
Jalilma

Suivre son activité Lire sa critique

4,5
Publiée le 23/12/2015
Excellent premier film de ce jeune réalisateur qui met un très bon jeu d'acteurs ainsi que des dialogues fins au service des intrigues de la vie, des amours, des jeux de pouvoir. A voir absolument
Fritz L

Suivre son activité 106 abonnés Lire ses 767 critiques

3,0
Publiée le 14/01/2016
A un moment, dans le film, André Dussollier prononce « On vit et on meurt à l’intersection de deux mondes », Nicolas Pariser lui à construit « Le grand jeu » à l’intersection de deux récits. Tout commence avec une sombre machination politique dont Melvil Poupaud va devenir un peu et à son insu le fomentateur. Librement inspiré de l’affaire Tarnac, cette partie est plutôt bien amenée, exacerbée, nébuleuse, on se délecte d’assister à une espèce de thriller politique, déployant avec un certain brio les rouages politiques. Très crédible, on attend la suite… Notre pauvre héros contraint à fuir, va alors être confronté à une communauté d’extrême gauche chez qui il décide de s’installer. Là à l’image de la ferme solidaire dans laquelle il se réfugie, le film s’enfonce dans le bourbier. La dimension politique n’est plus qu’anecdotique, on se tourne alors vers une espèce de grande discussion de zinc, où l’on refait le monde… C’est intellectuellement pauvre et très ennuyeux. C’est tout à fait dommageable. D’autant plus que Poupaud et Dussollier y sont excellents, mais même le plus grand des talents ne parvient jamais à redresser un scénario qui pêche par le vide. Globalement cela se laisse regarder sans déplaisir, mais la frustration de ne pas avoir su conserver l’intensité de la première demi-heure est tout de même très pesante.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top