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    Cléopâtre
    note moyenne
    3,6
    752 notes dont 79 critiques
    23% (18 critiques)
    30% (24 critiques)
    24% (19 critiques)
    10% (8 critiques)
    10% (8 critiques)
    3% (2 critiques)
    Votre avis sur Cléopâtre ?

    79 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,5
    Publiée le 21 juillet 2019
    Un monument du 7ème art qui coûta la bagatelle de 37 millions de dollars en mettant en pèriple la Twentieth Century Fox! Elizabeth Taylor et Richard Burton, inoubliables monstres sacrès du cinèma hollywoodien, en un de leurs affrontements amicaux et cinèmatographiques : "Cleopatra" de Joseph L. Mankiewicz, superproduction conçue comme une grande machine à spectacle! La lègende veut que Liz empocha un million de dollars par jour pour tourner ce film mythique qui parvient à surpasser les deux versions prècèdentes! Ce fut en tout cas une oeuvre difficile, avec des milliers de figurants et des tournages successifs à Londres, à Cinecittà et en Espagne! Deux ans de tournage pour 243 minutes de film et des millions de dollars dèpensès! Ce qui amènera son rèalisateur à dèclarer que "Cleopatra" ètait l'un des films les plus durs qu'il ait jamais tournès! Et les cinèphiles de proclamer : "Cleopatra" ou le triomphe de l'excès (l'entrèe de la fameuse Reine d'Egypte dans Rome dèpasse tout). 4 Oscars...
    RENGER
    RENGER

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    2,5
    Publiée le 23 février 2009
    Maintes fois adapté pour le grand écran, cette version de Cléopâtre obtient rapidement ses galons de film épique, fastueux et de tous les excès, dû à son très grand nombre de problèmes rencontrés sur le tournage. Au départ, il y a eu Rouben Mamoulian à la réalisation aux côtés d’Elizabeth Taylor, Peter Finch et Stephen Boyd à la distribution, mais après de nombreux désaccords, le tournage est annulé. C’est alors Joseph L. Mankiewicz qui a la lourde tâche de remettre sur pied ce blockbuster titanesque qui a déjà coûté un maximum d’argent à la 20th Century Fox. Avec un nouveau réalisateur, c’est aussi une nouvelle distribution qu’il faut annoncer, avec Rex Harrison & Richard Burton, seule Elizabeth Taylor est toujours de la partie. Cléopâtre (1963), c’est LE plus gros budget de l’Histoire du cinéma au XXème siècle, 10 mois de tournage, 2 ans de pré-production, des déconvenues, des retards à la pelle, bref, une perte colossale en matière d’argent qui faillit faire sombrer la 20th Century Fox dans la faillite, comme cela avait été le cas avec La Porte du paradis (1981) de Michael Cimino, qui est l'un des plus gros gouffres financiers de l'Histoire du cinéma et entraîna la faillite de United Artists ! Sauvé in extremis par Mankiewicz, le film, d’une durée de 4h00 (le Director’s Cut avoisine quant à lui plus de 5h !) est un blockbuster digne de ce nom, avec des décors titanesques, des figurants par milliers, de très beaux costumes, des SFX en grands nombres, un tournage pharaonique pour une fresque assez réussie dans son ensemble, ce qui lui à tout de même valut 9 nominations aux Oscars et en a remporté 4 !
     Kurosawa
    Kurosawa

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    3,5
    Publiée le 15 septembre 2014
    10 ans après le trop théâtral "Jules César", Joseph L. Mankiewicz réalise de nouveau un film historique, en centrant cette fois son histoire autour de la Reine Cléopâtre. En s'appuyant sur une reconstitution impeccable car jamais appuyée et sur une interprétation de grande qualité (principalement Richard Burton et la sublime Elizabeth Taylor), le film possède un certain intérêt. Toutefois, il manque à la première partie le lyrisme qui domine la seconde. En effet, Mankiewicz s'attarde trop sur la dimension historique et ne réussit pas totalement à émouvoir quand il traite de la relation entre César et la Reine. La suite est, elle, beaucoup plus convaincante en faisant ressentir un sens évident du spectaculaire et de la tragédie. Au final, le portait de Cléopâtre est celui d'une femme complexe, tant dans les rapports de force instaurés avec les hommes (domination, trahison) que dans ses sentiments éprouvés et mis en scène de façon subtile et énigmatique par un cinéaste passionné.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Publiée le 24 février 2013
    Bon, j'avais ce film en DVD, et la durée est quand même super rebutante, 4h, même si ça a bonne réputation, faut se les taper les 4h. Mais dans un moment de faiblesse j'ai décidé de lancer le DVD (comprendre de l’introduire, légèrement humecté dans le lecteur). De Cléopâtre je connais la "légende" et le film de Cecil DeMille. Alors ce que je ne sais pas, c'est si la légende veut que Cléopâtre soit apparu pour la première fois à Jules César enroulée dans un tapis. Mais c'est dans les deux films. Et si on excepte les passages obligés les deux films sont très différents. Mais je dois dire que les deux ont un sens du grandiose et du spectaculaire. Cléopâtre c'est des gens qui ont dépensé sans compter et ça se voit, parce que c'est splendide en tous points. Les décors (sans un pet de numérique, forcément) sont magnifiques, ça a de la gueule quand même lorsque ce n'est pas de la CGI. Et c'est sublimé par une photographie des plus splendide qui met très bien en avant les qualités "artistiques" du film. Ces plans de nuit où le bleu et l'orange se mélangent, c'est beau. Vraiment très beau. Et j'avoue avoir été agréablement surpris par l'érotisme latent qui se dégage de la première partie du film, Taylor, magnifique, se baignant nue dans son bain, ou portant des décolletés ne laissant que peu de place à l'imagination. Brrr. Ceci me rappelle qu'à l'époque où j'étais un grand passionné d’égyptologie, Cléopâtre c'était un peu mon fantasme. Et je crois que ce film me l'a ravivé. Enfin cette image d’Épinal que l'on peut avoir de Cléopâtre et dont le personnage se joue en accueillant César dans son "bain". Cette reine sublime, faiblement vêtu, si ce n'est de légers draps transparents. Seulement c'est là où Mankiewicz (que j'aime beaucoup par ailleurs) se perd. Pour moi il se trompe de sujet (où était-ce ce que les studios lui ont obligé de faire, je ne sais pas), pour moi le sujet n'est pas tout la dimension politique que peut avoir Cléopâtre, ses idées, ses plans un peu foireux, son ambition, le tout parfaitement rendu par la mise en scène bien grandiose et le côté très pompeux du film. Mais ça manque de chair. De désir brûlant. Ardant. D'érotisme. D'intimité. On a de grandes obsessions, un final shakespearien, mais je trouve ça sans âme. C'est très bien huilé, sans nul doute. Et comme je l'ai dis visuellement c'est une baffe. Mais à force de trop vouloir en mettre plein la vue, de traiter de grandes idées, de Rome de façon aussi peu naturelle, j'ai eu l'impression que j'étais au théâtre (sans que ça soit péjoratif). Et en parlant Shakespeare et théâtre, je trouve que Mankiewicz a très bien joué avec le fait qu'il avait déjà tourné Jules César dix ans plutôt et offre une vision de l'assassinat de César différente mais entièrement compatible avec son film précédent. Il refuse la redite, ainsi point de Calpurnia et de ses avertissements, nul vieillard sur les marches du forum vociférant "beware the ides of march", nul discours de Brutus, nul discours de Marc-Antoine, point de batailles Marc-Antoine contre Brutus, il l'a déjà dit et ce n'est pas le sujet. Donc là il s'en est bien tiré. Seulement voilà, si ce n'est jamais chiant, que les 4h passent vraiment bien (bien que la fin je la trouve un peu longuette, genre la dernière demi-heure ça tourne un peu autour du pot), le sujet principal du film n'est pas traité et finalement je trouve ça assez banal sur le fond (pas que ça soit inintéressant, mais pas marquant) et le côté grandiloquent de la forme vient de rajouter une belle couche. C'est trop superficiel je pense, les personnages sont là, mais ne vivent pas. Leurs amours me semblent ôté de toute passion (un comble car Taylor et Burton fricotaient ensemble pour se marier un an plus tard). J'aurai aimé être déchiré, que ça soit humain et pas juste l'exemple même de ce que Hollywood peut faire question machinerie et logistique. Pour moi on n'est quasiment jamais dans le vrai, le pur. Et au début du film, j'ai eu vraiment du mal avec l'accent britannique de Rex Harrison. Ben ouais déjà que ce n'est pas tourné en latin, si en plus César parle avec un accent de noble anglais… mouais. Et les Égyptiens je les trouve très pâle. M'enfin bon, on n'est pas dans la vérité historique, vu que Cléopâtre aurait eu des enfants avec Marc-Antoine, mais bon. Un peu de vraisemblance c'est cool parfois. Tout ça pour dire que je suis déçu, c'est bien, mais trop grandiloquent, trop c'est trop et ça manque d'humanité. Je trouve ça transparent.
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    2,5
    Publiée le 16 mai 2012
    Le film hollywoodien par excellence, dans toute sa démesure. Jamais l'expression de « décors pharaoniques » n'a été aussi justifiée qu'ici, tant au sens propre qu'au figuré. Film de tous les excès, long de plus de 4 heures, extrêmement coûteux (peut-être le film le plus cher jamais réalisé), avec des milliers de figurants, des cachets de stars exhorbitants, ayant rencontré des difficultés innombrables,... malgré tous ces aspects extrêmes «Cléopâtre» est long métrage qui tient la route, solidement interprété et scénaristiquement abouti. Certes il est parfois alourdi par quelques longueurs et d'incessants bavardages, mais dans l'ensemble on n'a guère le temps de s'ennuyer tant l'intrigue s'avère fournie et l'histoire passionnante. Le trio d'acteurs Taylor-Harrison-Burton est remarquable et toute une galerie de personnages secondaires du même acabit contribue de la même façon à l'excellence de l'interprétation. Il faut dire que contrairement à «Ben-Hur» ou «Les Dix Commandements», ce péplum monumental s'attarde plus sur les passions amoureuses et les intrigues de palais qu'aux scènes d'action pure et dure et de batailles. En effet «Cléopâtre» aurait presque pu avoir été écrit par Shakespeare ou Racine tant il constitue un drame ardent et intense, où amour et trahison font rage. A cette frénésie des protagonistes répond la froide grandeur des décors : les personnages se révélent être de simples mortels évoluant dans des temples ou des palais trops grands pour eux. Bien qu'anachroniques de temps en temps, les décors somptueux participent grandement de l'impression majestueuse qui émane du long métrage. Richement embellis, comme les costumes (le nombre de robes différentes portées par Liz Taylor!), ils impressionnent et par leur taille et par leur beauté. Au final, du grand spectacle parfois pesant mais toujours de qualité, bref un ostensible témoignage de la toute-puissance d'Hollywood à l'époque. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 2 mars 2014
    Longue fresque Hollywoodienne de quatre heures autour de la vie de Cléopâtre. Enfin pas toute sa vie, son enfance et sa jeunesse ne sont pas évoqués on s’intéresse surtout à ses relations avec deux grandes figures de l’empire Romain, Jules César dans la première partie puis Marc-Antoine dans la seconde. La complexité et la richesse du scénario évitent tout ennuie, « Cléopâtre » s’avère captivant et même fascinant de bout en bout. Malgré que ce soit une très grosse et couteuse production, Mankiewicz dresse un portrait intimiste de la plus célèbre des reines d’Egypte, notamment dans les relations qu’elle entretiendra avec les deux romains, ses ambitions politiques ainsi que ses manipulations. L'œuvre n'est pas dénuée de tout sentiment, et nous réservera une belle fin. Par contre je ne suis pas sûr que la réalité historique soit totalement respecté, dans mes souvenirs Cléopâtre avait eu des enfants avec Marc-Antoine, mais ce n’est pas non plus un obstacle tant l’œuvre est captivante. La reconstitution et les décors sont aussi pharaonique que la production, c’est vraiment grandiose, tout comme les scènes d’actions qui sont bien réussi. Elizabeth Taylor crève l’écran, notamment par son charme et sa sensualité, Richard Burton, Rex Harrison ou encore Martin Landau sont impeccable. Un grand film, une grosse production plus profonde qu’elle ne pouvait laisser penser. Un très bon film.
    Intramuros
    Intramuros

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    4,5
    Publiée le 30 septembre 2014
    J'ai vu le film à sa sortie, en 63, j'avais alors sept ans: je me rappelle que mes parents ont demandé à l'ouvreuse s'il n'y avait pas de scènes trop "osées" pour le petit! C'était au cinéma Le Rex de Tananarive, une grande salle à balcons et fauteuils de velours rouge datant des années 30, avec un grand écran de surcroît, adapté au Cinémascope, le rêve, en somme!... Je me souviens précisément de cette scène de bataille navale (ce doit être vers la fin) ou Liz Taylor suit de sa galère le déroulement des évènements, sanglée dans une étonnante robe jaune au décolleté torride, de quoi faire perdre leur latin (ou leur égyptien) aux assaillants! Un des grands rôles de cette artiste insurpassable, et un de mes grands souvenirs de cinéma, peut-être le premier que je puisse me rappeler.
    Callaendor
    Callaendor

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    2,5
    Publiée le 10 février 2007
    Un peu déçu par ce film, je m'attendais à voir une grande bataille et un peu plus de développement des personnages. Mais j'ai surtout du mal les 44 millions de dollars de l'époque à l'écran...ils ont quand même pas utilisé du vrai or pour la robe d'or de cléopatre et pour recouvrir les murs du palais, hein...?
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

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    2,5
    Publiée le 21 mars 2008
    Au cœur des fastes décors de Rome et d’Egypte, Joseph L. Mankiewicz peine à conserver la puissance intime de son art dans «Cleopatra» (USA, 1963). En quelques deux cents soixante-dix minutes, le cinéaste dépeint une fresque sur la vie mouvementée de la dernière reine d’Egypte. Dans les ornements grandioses, les costumes indénombrables et les éblouissantes couleurs chaudes, Mankiewicz réussit à dégager les agitations communes de l’amour. L’opération de la petite histoire dans la grande Histoire est familière au cinéma mais l’écart qu’impose le film dénote du singulier. Jamais histoire d’amour, aux sentiments aussi versatiles, ne s’est vue confronter à des proportions aussi gigantesques. C’est dans l’association de la passion et de la politique que le film procède à cette ambigüité des histoires. La tentation est alors de grossir les traits pour mieux rendre compte de l’effusion des sentiments. Dans ce sens, et pour notre plaisir, le film rejoint Shakespeare, influence avouée de Mankiewicz. Le destin auquel le monde les soumet influe sur les simples émotions des protagonistes. L’idylle que Cléopâtre vit avec Jules César puis avec Marc Antoine est soumise aux volontés politiques du Sénat romain. Le destin n’est pas une instance magique mais là une production humaine. C’est du poids du monde que se meurt Cléopâtre et ses amants. Outre les influences du théâtre élisabéthain, le scénario, souvent pilier plus fondateur chez Mankiewicz que ne l’est la mise en scène, détient certains des thèmes chers au cinéaste. Pour exemple en est la solitude que la figure féminine doit affronter. Toutefois bien que l’intrigue prime sur sa mise en scène, le film engage dans sa durée un entremêlement des lieux et des temps par des ellipses spatio-temporelles. D’une séquence à l’autre, Mankiewicz alterne indifféremment entre Rome et Egypte. L’Histoire ne se fait plus qu’un bloc de puissance contre lequel lutte l’amour de deux êtres qui avant d’être maître et reine sont homme et femme.
    Angela Ki La
    Angela Ki La

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    3,0
    Publiée le 5 décembre 2013
    Modèle du genre, surtout pour les millions dépensés. Des milliers et des milliers de figurants en arrière-plan, des décors pharaoniques, une durée marathonienne, (les 4 heures, faut se le payer quand même). Une mise en scène classique, voire quasi théâtrale, un jeu d’acteur ampoulé, plus théâtral tu meurs ! La surenchère des décors qui font antique et des costumes qui coutent cher. Mais est-ce que le péplum en lui-même tient la route ? Entre véracité historique, et romance à l’ancienne, chacun va trouver à boire et à manger. La première partie pourrait illustrer un cours sur la conquête de l’Egypte par Jules César, et de César par Cléopâtre. La deuxième, ça coince un peu. J’ai eut l’impression de voir une longue scène de ménage entre Richard Burton et Liz Taylor. Je ne sais pas s’ils étaient déjà en couple ces deux là, mais ça crève les yeux que le réalisateur abandonne l’histoire et ne tourne plus qu’autour de son couple vedette, en oubliant le reste. Le drame devient une romance contrariée par le contexte historique, on a une bataille navale tronquée, et des seconds-rôles papiers-peints, et ça pour le plus grand malheur de l’Egypte. Après, on ne sait si c’est un mélo qui finit par une relecture de Roméo et Juliette en orient, et ça manque un peu de crédibilité. Les fans de Liz vont quand même se régaler, elle assure comme une lionne dans le rôle titre.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    3,5
    Publiée le 28 novembre 2011
    Le film aujourd’hui vaut presque plus pour l’histoire de son tournage que pour lui-même. Chaque cinéphile sait que cette production était censée surpasser le “Ben Hur” de William Wyler et ainsi sauver la Fox d’une faillite annoncée. On sait ce qui s’ensuivit, un budget explosé à cause des choix ridicules de la production (comment peut-on imaginer tourner un peplum dans les studios londoniens de Pinewood), et les caprices d’une star qui mirent au supplices Mankiewicz. Pour toutes ces raisons le film est resté dans l’histoire. Cette longue saga de plus de 4 heures centrée sur les liaisons successives de Cléopâtre avec César puis Marc Antoine s’avère moins indigeste que l’on pouvait le supposer mais sans jamais atteindre la force épique de Ben Hur. Mankiewicz est un cinéaste intellectuel qui prend plaisir à diriger ses acteurs en leur imposant de longs dialogues. Lui confier un peplum n’était sans doute pas la meilleure idée qui fut quand on songe à la lourdeur de son “Jules César” réalisé 10 ans plus tôt avec Brando dans le rôle de Marc Antoine. Quoique les décors et costumes soient souvent sublimes; Mankiewicz n’arrive jamais à insuffler le souffle qui caractérise un DeMille ou un Curtiz. Ce qui intéresse Mankiewicz ce sont les rapports qu’entretient Cléopâtre avec ses deux amants et la façon dont elle use de ses charmes pour tenter de préserver son influence sur les rives africaines de la Méditérranée, n’ayant jamais renoncer à la grandeur de l’Egypte. C’est aussi le portrait de deux hommes opposés qui motive Mankiewicz. Un pro consul vieillissant dans la première partie qui s’est lassé du pouvoir et qui sentant sa fin proche songe à organiser sans illusion sa descendance. Un chef de guerre indécis dans la deuxième partie, peu enclin aux manoeuvres politiques et qui par son renconcement par amour pour la reine d’Egypte précipite la fin de la période expansionniste de Rome. Cette seconde partie est rendue coquasse quand on sait la passion naissante entre Liz Taylor et Richard Burton. Le tout joué par des acteurs anglo-saxons laisse parfois perplexe, mais reconnaissons qu’il est très difficile d’avoir de trop grandes exigeances de véracité quand on aborde ces périodes incertaines. Mankiewicz en a bien conscience qui préfère relater en deux actes la vie amoureuse d’une icône de l’amour fort bien representée par une Liz Taylor dont la beauté inonde l’écran et que Mankiewicz prend un réel plaisir à parer de tenues extravagantes . A noter l’excellente prestation de Roddy Mac Dowell dans le role d’Octavius le rival de Marc Antoine.
    DanielOceanAndCo
    DanielOceanAndCo

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    4,0
    Publiée le 3 janvier 2014
    J'ai aimé tous les films de Mankiewicz que j'ai vu jusque là et "Cléopâtre" ne déroge pas à cette règle, bien que je trouve curieux que le film s'appelle ainsi alors que le sujet est davantage centré sur Rome, Jules César et Marc-Antoine et qu'Elizabeth Taylor m'a semblé (peut être était-ce qu'une impression) mise au second plan. Mais finalement, le film est pour moi somptueux et surtout très intéressant, il faut dire aussi que toutes ces intrigues politiques me passionnent que ce soit ici ou dans "Game of Thrones". La mise en scène est pharaonique, les décors magnifiques et les comédiens excellents, bref, le film est pour moi un excellent (et long) moment!!
    thethythy
    thethythy

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    2,5
    Publiée le 29 septembre 2006
    Dans le même genre que "La Chute de l'empire romain" d'Anthony Mann produit la même année, nous avons là un très long film fortement marqué par le style hollywoodien de l'époque classique. Il en comporte en effet tous les stigmates : une lourdeur tant dans la forme que dans le fond (longues séquences et plans fixes) et surtout une narration hachée et taillée à coup de serpe avec certains revirements de situation peu crédibles. Bien sûr, nous avons également droit aux phrases sentencieuses et à la dimension psychologique des personnages.
    Redzing
    Redzing

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    3,5
    Publiée le 4 mai 2019
    "Cleopatra" fait partie de ces films plus célèbres pour leur tournage que pour leur qualité intrinsèque. Dans ce cas, le film fit beaucoup parler de lui à l'époque pour sa production littéralement pharaonique. Un budget démentiel de plus de 30 millions de dollars (le film resta longtemps le plus cher de l'histoire du cinéma, inflation comprise), qui aurait fait couler la Fox en cas d'échec en salles ! Un tournage très long, mouvementé par des caprices de stars et des licenciements de réalisateurs... Sans compter la liaison adultérine largement médiatisée à l'époque entre les deux vedettes Richard Burton et Elizabeth Taylor ! Bref, beaucoup de bruit, mais au final que vaut le film ? En premier lieu, les proportions titanesques de la production se voient à l'écran : les décors & costumes sont très variés et réussis, et le nombre de figurant assez hallucinant donne de la vie à l'écran (on voit parfois des centaines de soldats & cavaliers pour des scènes très courtes), en particulier lors des batailles. Ensuite, la durée importante (4h) permet de bien creuser le trio amoureux. D'abord Cléopâtre et César, puis Cléopâtre et Marc-Antoine. Elizabeth Taylor est sublime en reine d'Egypte malicieuse et ambitieuse, qui manipule les hommes à la fois par amour et pour son intérêt. Rex Harrison campe un Jules César attachant, fin stratège mais trop avide de pouvoir. Richard Burton quant à lui se lâche en Marc-Antoine frustré de vivre dans l'ombre de César, et dont la passion lui fera commettre de nombreuses erreurs. Des personnages bien développés, mais qui ont malheureusement le verbe souvent trop pompeux, d'autant que le scénario se veut bavard (alors que les scènes de batailles sont plutôt courtes). "Cleopatra" reste donc un péplum impressionnant, qui n'atteint pas le statut de grand classique, mais qui vaut amplement le coup d’œil.
    benoitparis
    benoitparis

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    2,5
    Publiée le 13 novembre 2008
    La première partie du film est dramatiquement très bien construite, avec des dialogues percutants, un sens du spectacle aussi surprenant qu'époustouflant (l'entrée de Cléopatre dans Rome...) et même tout un érotisme sous-jacent. La seconde se languit jusqu'à la tragédie finale. Il y suffisamment de maîtrise pour éviter que l'entreprise ne soit écrasée sous son abondance de moyens, mais au bout du compte on n'évite pas le sentiment que le péplum est au cinéma ce que le pompier est à la peinture.
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