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Under The Silver Lake
note moyenne
3,0
1310 notes dont 178 critiques
12% (21 critiques)
21% (37 critiques)
20% (35 critiques)
17% (30 critiques)
15% (27 critiques)
16% (28 critiques)
Votre avis sur Under The Silver Lake ?

178 critiques spectateurs

benoitG80

Suivre son activité 916 abonnés Lire ses 1 314 critiques

2,5Moyen
Publiée le 09/08/2018

« Under The Silver Lake » après le très bon « It Follows » du même réalisateur, n’aura pas cette fois déclenché le même enthousiasme et de loin... Comme quoi en y allant confiant et les yeux fermés, la déception est franchement de mise ! Et pourtant, tout contribuait à en faire un excellent cru, rien que par cet univers visuel qui n’a rien à envier à celui de « Mulholland Drive » de David Lynch, ou encore par cette ambiance particulière et quelquefois oppressante digne d’un bon vieux Hitchcock... Et si l’aspect totalement déjanté qui émerge d’emblée du film semble être un régal apparent, on attend quand même qu’au delà de cette folie et de ces multiples personnages colorés, étranges et mystérieux, il se mette en place des pistes dans l’enquête de notre héros (Andrew Garfield) qui nous permettent un minimum de le suivre et de se passionner ! Et c’est bien là que le hic se situe, car qu’elles que soient les idées ou les traits de génie tout droit sortis du cerveau de Sam, aucune ne semble pour le spectateur sensée, ou tout au moins apporter de l’eau au moulin dans le dédale d’un Los Angeles pourtant magnifiquement dépeint ! Tout est gratuit, aucunement construit et on attend patiemment que ce puzzle métaphorique et abstrait bourré de références cinématographiques et évidemment empruntées à la pop-culture, prenne forme et aboutisse enfin à un minimum d’explication ou de cohérence, sous couvert de la plus totale déraison, mais rien de rien à ce niveau ! On avance à tâtons dans un monde, certes parfois drôle et d’une imagination sans limites, mais toujours à tâtons et jusqu’au bout ainsi de suite. On sourit souvent de la logique incompréhensible de ce codage ubuesque proposé comme un fil conducteur pour percer l’énigme au cœur d’Hollywood, mais on finit aussi par s’en lasser. Alors oui le réalisateur David Robert Mitchell, semble vraiment se faire plaisir et s’amuser de ses trouvailles, ma foi fort intéressantes, mais risque aussi de laisser sur le carreau bon nombre de spectateurs qui ne le suivront pas dans toutes les directions prises, et autant dire qu’il faut s’accrocher pour de bon pour y arriver, au risque de ne plus être charmé du tout !

Ismael

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2,0Pas terrible
Publiée le 01/09/2018

Je n'irais pas par quatre chemins, Under the Silver Lake n'est pas vraiment un bon film. Le souci ce n'est pas que son sujet (une certaine jeunesse qui vit un peu à l'écart de la société) ne soit pas intéressant, bien au contraire, il est même assez fascinant et parfaitement d'actualité par ailleurs. Le souci ce n'est pas non plus que les acteurs soient mauvais, ils sont mêmes plutôt bons, surtout Andrew Garfield. Non le principal défaut du film c'est que le réalisateur ne semble pas lui-même très convaincu ou très motivé par ce qu'il montre et raconte. Entre nonchalance assumée et références cinématographiques bien appuyées (manière de bien montrer au spectateur qu'il s'inspire de de Lynch, Jarmusch et plein d'autres), le film perd complétement en singularité et c'est dommage. Quant aux dites références, il suffit de revoir par exemple Muholland Drive pour constater un peu la différence d'intensité entre les deux films.

Christiane C

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1,5Mauvais
Publiée le 13/10/2018

Peu d’enthousiasme pour ce film, je vais passer mon chemin, des idées et de l’utilité culturelle concernant les masques mortuaires. Le coup de poing bruyant sous forme de chanson pop transformé en un brutal bain de sang, la mauvaise blague.

mat niro

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1,0Très mauvais
Publiée le 18/09/2018

Interminables m'ont semblé être les 140 minutes de ce film. Malgré les références cinématographiques de cette œuvre, cela m'a paru complétement incohérent et surtout inintéressant. Le mélange des genres voulu par le réalisateur, David Robert Mitchelll, m'a totalement déstabilisé (dans le mauvais sens du therme) pour accoucher d'un film navrant à mon goût.

Rod C.

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2,0Pas terrible
Publiée le 03/09/2018

De nouveau Hollywood qui regarde Hollywood, des series de clichés juxtaposés, une intrigue qui se pretend complexe et qui n a que très peu d intérêt, le tout est plus que lassant

Dandure

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2,0Pas terrible
Publiée le 12/08/2018

Attention, cet avis contient des spoilers tels que : Spoiler: Oui oui, c'est la même maison que dans Neon Demon. Faut-il y voir un message caché ? La bande-annonce promettait un trip rythmé et complètement halluciné : Indiana Jones et les vestiges de la pop culture à Los Angeles Parano. En fait le film est aussi léger qu'un ancre lâchée dans un étang. Que se passe-il sous ce lac d'argent changé en plomb ? Andrew, plagiste indolent voudrait bien harponner la sirène de la piscine. A peine croisée, celle-ci prend le large. C'est le prétexte d'une pêche en eaux troubles à la rencontre de la faune bigarrée de L.A., ses gros poissons, ses petites pépés. Mais l'épopée qui se voudrait métaphysico-carnavalesque tourne en rond dans son sinistre bocal. Au final le film s'étouffe des mêmes travers que de nombreux films sur les démons de la ville des anges version cauchemar glam (Neon Demon, the Canyons, Bling Ring...) : narcissisme raide, artificialité, authentique superficialité et vacuité. Le tout sous sédatif. Rien de bien stupéfiant. Moralité : parfois la bande-annonce suffit.

tixou0

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1,0Très mauvais
Publiée le 11/08/2018

Sam (Andrew Garfield - l'étoile est pour lui !), godelureau dans le début de la trentaine fauchée, se la joue "Fenêtre sur cour". Mais à LA (il a vaguement dû tâter du rêve hollywoodien, mais là, il attend simplement d'être expulsé pour cause de loyers impayés, en rassurant sa mère au téléphone, qui le pense au travail), et limitant sa surveillance à deux voisines : une cougar exhibitionniste à perroquets, et une jolie poulette à bronzette, piscine, avec bichon frisé. Cette dernière (et ses colocataires) disparaissant le temps de la nuit suivante, le jeune oisif se trouve une autre occupation : retrouver la belle disparue. Commence alors, en quatre jours, une quête fiévreuse, avec rencontres providentielles et TP de cryptologie amusante. David Robert Mitchell déçoit avec cet "Under the silver Lake", plus encore qu'avec "It Follows" (2015) ! Il s'est sans doute amusé comme un petit fou à bricoler une histoire sans queue ni tête, certain de passionner la critique pro avec des "hommages" appuyés à tout un tas de (bons, eux) cinéastes... Notons qu'il a su convaincre pas moins de 5 producteurs et 15 producteurs délégués ! Globalement, c'est d'abord très "lynchien" (mais un Lynch du pauvre). Mais DRM convoque aussi, outre Sir Alfred déjà cité, le Kubrick de "Eyes Wide Shut", le Polanski de "China Town", et encore Paul Thomas Anderson, et même "La Fureur de vivre" (scène à l'Observatoire), les films de série Z d'horreur et fantastiques, des classiques divers (et même le cinéma muet).... Sans oublier l'esthétique "jeux vidéo". Alors, on peut s'amuser à lister ces "clins d'oeil" appuyés, mais cela ne fait pas un film cohérent, ni même (et surtout) personnel, mais juste une sorte de quilt cinématographique (en beaucoup moins réussi qu'une vraie courtepointe !).

bbnut

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1,5Mauvais
Publiée le 30/08/2018

A l'exception d'une ou deux scènes particulièrement réussies, le tout est d'un grand ennui et surtout d'une grande vacuité. je ne comprends pas l'histoire, ni où elle va, cette enquête sur la disparition d'une jeune femme à Hollywood n'arrive pas à la demi-cheville du Privé de Altman ou de Mulholland Drive (pourtant cités à maintes reprises dans les journaux) et je trouve qu'Andrew Garfield est décidément un bien mauvais acteur (hormis dans le magnifique Silence de Scorsese).

De Cinéphiles à Cinéphiles

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2,0Pas terrible
Publiée le 26/08/2018

Under the Silver Lake est un film surprenant, il faut l’avouer. Andrew Garfield incarne un personnage plutôt attachant, simple, perdu dans cette histoire assez invraisemblable. Le film est plein d’idées originales, des situations rocambolesques, mais de bons ingrédients ne font pas forcément un plat réussi s’ils ne sont pas justement dosés. Le scénario part d’une idée atypique prometteuse, mais devient au fur et à mesure tordu, perdant toute cohérence, il se perd même en oubliant les indices laissés, ne sachant plus expliquer les liens entre tous. Avec plus d’humour, un ton plus léger, ça aurait pu passer, mais là le film est finalement souvent trop sérieux, les scènes trop longues, on finit tout simplement par s’ennuyer. Bref, trop long, mal rythmé et sans histoire solide, Under the silver lake est une déception !

Chris58640

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1,5Mauvais
Publiée le 12/08/2018

« Under the Silver Lake » (joli titre, superbe affiche) est une sorte de fable onirique interminable (2h20), filmée à l’ancienne, dans un Los Angeles moitié phatasmé, moitié surréaliste. J’avoue que le film fourmille de jolis plans, d’idées de réalisation intéressante, d’une utilisation intelligente des décors de la Cité des Anges qui a rarement été filmée avec talent. Los Angeles n’est pas une ville très intéressante au niveau architectural et elle est donc rarement mise en valeur par le cinéma, ce qui est ironique vu que c’est précisément LA ville du cinéma. Mais David Robert Mitchell la filme comme Damian Chazelle l’avait filmé dans « La La Land », c'est-à-dire avec une tendresse évidente. Cela dit, cela reste un Los Angeles de carte postale, rien de subversif, rien de glauque, rien de misérabiliste dans « Under the Silver Lake », on est très loin des ghettos : les appartements sont beaux, les actrices bien fichues, le temps est invariablement beau. Ca fait penser à « La la Land », beaucoup… Si ce n’est sa longueur inexplicable, le film de Mitchell est visuellement réussi, il y a même un peu d’humour décalé (voire trash) par moment qui fonctionne. La musique semble toute droit sorti d’un film des années 50, c’est un décalage intéressant surtout que certains plans font aussi penser à une réalisation « old school ». Ca se voulait sans doute un hommage à l’âge d’or du cinéma. Le problème, c’est qu’au bout de 15 minutes, on a compris qu’on allait trouver le temps abominablement long devant un film qui ne va nulle part. Ce n’est pas la mine ahurie permanente d’Andrew Garfield qui va nous aider à nous intéresser à la quête improbable d’un looser pathétique qui recherche une fille qu’il a à peine connu. De tous les seconds rôles, c’est encore Patrick Fischer qui hérite du rôle (bien trop court) le plus intéressant, le plus drôle et le plus écrit du film. Il incarne un écrivain complotiste complètement parano qui cherche des messages cachés et des faits divers dissimulés dans tout ce qui lui tombe sous la main. La seule scène où il intervient est la plus intéressante du film et elle symbolise parfaitement la dérive paranoïaque d’une société moderne qui cherche désespérément des solutions cachées aux questions complexes du moment. Pour ce qui concerne le scénario, et l’intrigue du film, ils sont totalement impossibles à résumer ni même à appréhender dans leur ensemble. La quête de Sam est une succession de rencontres, d’expériences, de jeux de pistes complexes (et totalement farfelus) qui le mèneront à un dénouement complètement improbable. Pour une raison peu évidente, le scénario se double d’intrigues secondaires aussi inutiles que bizarres, Spoiler: comme le sérial killer de chiens qui sévit ou la femme-chouette qui trucide les habitants de la ville en faisant croire à des suicides. En fait, j’imagine que le scénario de « Under the Silver Lake » est sorti de la tête d’un type qui venait de prendre de l’acide et qui s’est dit « Je vais écrire une histoire d’enquête pseudo policière sur la disparition d’une jolie bonde un peu nunuche et je vais en profiter pour y glisser des références à la pop culture, tout en la dézinguant au passage, ça va plaire aux intellos. Spoiler: Je vais y mêler du complotisme à deux dollars, puisque c’est dans l’air du temps, je vais aussi y injecter une sorte de survivalisme branché, ça va bien avec le complotisme. Je vais y mêler des intrigues secondaires en laissant planer le doute sur une éventuelle schizophrénie de mon personnage principal. Et puis bien sur, je vais terminer brutalement mon scénario par une scène qui ne veut rien dire parce que c’est moderne. Personne n’y comprendra rien, les intellos trouveront ça « merveilleusement subversif et délicieusement décalé » et avec un peu de chance, on ira au Festival de Cannes ! Le grand public, quand il aura compris que ce film est un fourre-tout indigeste, ce sera déjà trop tard : il aura payé sa place ! Je vais lui mettre quelques scènes de sexe et pas mal de filles dénudées, ça fera passer la pilule !». Voilà, le scénariste coupable en question, je le dénonce : c’est le réalisateur lui-même David Robert Mitchell, a qui je ne dis pas merci pour cette séance de cinéma interminable qui m’a emmené au bout de l’ennui.

Laurent C.

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3,0Pas mal
Publiée le 20/08/2018

On connaissait du réalisateur le formidable « It follows », filmé tout en tension et en gravité. Cette fois, David Robert Mitchell choisit un long trop long-métrage pour raconter les errements oniriques et policiers d’une bande de jeunes-gens à Hollywood, prêts à tous les renoncements pour accéder au graal du star-système américain. L’idée est très intéressante. A la façon d’un David Lynch, le réalisateur nous introduit dans un pavillon où un jeune-homme, mauvais payeur de surcroît, assiste à la disparition énigmatique de sa nouvelle voisine. S’ensuit une enquête passionnante, passionnée mais déroutante au milieu des vicissitudes du microcosme de Hollywood. Le film est rempli de symboles qui posent bien la réflexion des renoncements terribles auxquels s’adonnent des jeunes-gens en mal de célébrité. Il interroge aussi la place de la création dans l’univers très paramétré de la production cinématographique américaine. L’humour ne manque pas pour dénoncer un système assassin où les monstres égorgeurs de chiens errent dans les sentiers perdus, à défaut d’égorger les jeunes gens avides de reconnaissance. Mais sans doute que le film souffre d’un grand nombre de défauts qui encombrent la fluidité de la narration. D’abord, il est trop long. Le format très dense fait perdre le fil d’une narration trop complexe où se mêlent des références à un fanzine étrange, des histoires d’amour et d’apparitions fantomatiques d’une sorte de psychopathe. Tout cela est très confus et le récit s’égare dans une grammaire cinématographique dont on ne parvient pas à définir la texture. S’agit-il d’une comédie ? D’un film fantastique ? D’une déambulation rêveuse ? Ou plus froidement, d’un pamphlet dirigé contre l’économie du cinéma américain ? On restera avec nos questions … Dommage !

nicothrash60

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2,5Moyen
Publiée le 14/08/2018

Mais quelle étrange bobine ! David Robert Mitchell qui m'avait enfin surpris dans le domaine de l'épouvante avec son succulent It Follows nous propose quatre années plus tard une plongée hallucinée dans un Los Angeles hypnotique entièrement dédié à la cause de la Pop Culture. Le chemin tortueux que va emprunter Andrew Garfield pour retrouver une jeune inconnue, disparue presque immédiatement après leur rencontre, risque d'en laisser plus d'un sur le carreau ! Et je dois bien avouer que je suis également resté sur le bord de la route à moult moments du métrage. On choppe quelques références, on s'amuse de l'aspect drôlatique du film et de la prestation étonnante et plutôt maitrisée de Garfield mais alors on est bien loin d'un David Lynch dont l'oeuvre a à priori servie de modèle à Mitchell. Mais où diable a-t-il voulu nous emmener ? Les différents messages sont quasi impossibles à sonder et certaines scènes relèvent carrément du délire ! Et c'est lorsque l'on croit comprendre le fin mot que le réalisateur s'amuse à nous reperdre aussi sec, très franchement ça m'a usé et malgré sans doute toutes les bonnes intentions de Mitchell, je n'ai pas bien compris l'intérêt de ce jeu de piste sans queue ni tête que n'aurait pas renié le regretté Jodorowsky. Après plus de deux heures de questions pour la plupart sans réponse, on reste également sur sa faim après le final ... J'avais véritablement envie d'accrocher mais la prétention et la longueur de l'ensemble ont eu raison de moi, une déception donc et un avis très partagé.

gloupbloup

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2,0Pas terrible
Publiée le 13/08/2018

Les critiques presses étaient si bonnes que je me suis rendu dans la salle les yeux fermés. Et effectivement j'aurai pu garder les yeux fermés tout au long du film. C'est très bien de faire des films différents, d'oser casser les codes...mais aucune émotion, aucune logique , aucun effort dans l'écriture...on s'y perd... La seule chose positive : la photographie du film.

Maitre Kurosawa

Suivre son activité 170 abonnés Lire ses 1 195 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 12/08/2018

Excitant sur le papier, "Under the silver lake" était l'un des films les plus attendus de l'année; à l'écran, le film se révèle totalement inconséquent, sorte de brouillon plutôt joliment mis en scène mais dont le propos reste confus, opaque. Après la clarté de ses deux premiers films, David Robert Mitchell a cette fois voulu injecter une bonne dose de mystère dans sa fiction, sauf que les procédés employés sont infructueux. Le problème tient essentiellement à une question de point de vue et à une construction globale approximative : l'étrangeté qui émane du film est plus fabriquée par son personnage que par la mise en scène – on n'est décidément pas chez Lynch où c'est la singularité d'un montage syncopé qui crée du vertige – d'où une impression d'artificialité qui provient du décalage entre l'intérêt pour la pop-culture de Sam (Andrew Garfield pas mal, puisqu'il n'a rien à jouer) et celui du spectateur. L'obsession du personnage pour les messages codés n'est jamais transmise car le but (la quête ?) n'est jamais clair, mais toujours enseveli sous un déluge de scènes bizarres, jetées sans être connectées. Si le film fait illusion pendant une heure et demi, grâce à une réalisation inventive – quoique légèrement tapageuse – qui comble le vide, il n'est pas loin de finir en roue libre sur la fin, l'absence de cohérence scénaristique nous achevant pour de bon. Il y a en effet une gêne notable à voir un cinéaste prendre l'étrangeté avec aussi peu de considération dans la mesure où la plupart des scènes existent en vase clos : aucune association d'idées ou d'images mais une suite de pistes superficielles en ce qu'elles ne sont jamais amenées et reprises (un exemple parmi tant d'autres avec la scène du réservoir qui laisse indifférent tant le personnage de Callie Hernandez ne représente rien pour le spectateur). Après 2 h 19 (durée absurde, au vu de ce que le film a à montrer), on a bien le sentiment de s'être fait avoir, d'avoir plutôt pataugé dans un petit aquarium plutôt que d'avoir nagé dans un lac sans fond. Volontairement peu intelligible mais dont la résolution est banale, un film au mystère poussivement fabriqué, un premier faux pas dans la filmographie de David Robert Mitchell.

Adelia Demachy

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0,5Nul
Publiée le 12/08/2018

Le film semble plus le travail d’un film d’études. Le scénario est très décousu, beaucoup de séquences sont gratuites et n’apportent globalement rien au film si ce n’est des longueurs et cette longueur renforce l’idée que certaines scènes de violence et de sexe sont gratuites, en tout cas elles auraient pu avoir du sens ou être drôle, mais là... non! Bref ce film est en devient trop long et se cherche du début à la fin...

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