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    Le Vénérable W.
    note moyenne
    3,8
    475 notes dont 49 critiques
    répartition des 49 critiques par note
    3 critiques
    22 critiques
    17 critiques
    6 critiques
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    1 critique
    Votre avis sur Le Vénérable W. ?

    49 critiques spectateurs

    velocio
    velocio

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    4,0
    Publiée le 7 juin 2017
    Pour la plupart des cinéphiles, le nom de Barbet Schroeder évoque irrémédiablement le film "More", film sorti en 1969, en pleine période hippie, et dont la bande sonore, œuvre des Pink Floyd, est une des plus connues de l’histoire du cinéma. En fait, ce réalisateur, donné comme suisse, français et iranien selon les sources, a à son actif une filmographie longue comme le bras, dont un certain nombre de documentaires. Présenté en séance spéciale au Festival de Cannes 2017, "Le vénérable W." est un de ces documentaires et c’est le troisième volet, après "Général Idi Amin Dada : Autoportrait" (1974) et "L’avocat de la terreur" (2007), consacré à Jacques Vergès, d’une trilogie que Schroeder lui-même qualifie de « Trilogie du mal ». Ce "vénérable W.", c’est U Wirathu, un moine bouddhiste de 48 ans, membre influent du mouvement d’extrême-droite Ma Ba Tha (Comité pour la protection de la race et de la religion), leader du mouvement islamophobe 969, un homme qui, depuis des années, attise les haines entre les communautés dans un pays qui s’ouvre très timidement à la démocratie et qui voit la Prix Nobel Aung San Suu Kyi devoir faire de nombreuses concessions à une armée toujours très puissante. En 2003, Wirathu a été condamné à 25 ans de prison pour incitation à la haine et au conflit religieux. Il a été libéré en janvier 2012, lors d’une amnistie générale. Depuis cette libération, ce moine appelle au boycott des magasins musulmans partout où il va, il s’est félicité de l’élection de Donald Trump et nul doute qu’il se serait réjoui de voir Marine Le Pen arriver à l’Elysée. A sa suite, une minorité de bouddhistes fait vivre un véritable enfer aux musulmans vivant dans ce pays : politiques discriminatoires, assassinats, destructions de villages et de mosquées. Ce moine, Barbet Schroder a réussi à le rencontrer et, de cette rencontre, est né un film qui fait froid dans le dos tout en ayant le mérite de renverser des jugements bourrés d’a priori, du genre bouddhiste = gentil et musulman = méchant en puissance. Malgré les difficultés rencontrées par Barbet Schroeder pour filmer "Le vénérable W.", ce documentaire s’avère remarquable et particulièrement passionnant.
    Daniel C.
    Daniel C.

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    3,5
    Publiée le 8 juin 2017
    Je me révolte souvent de ce qu'au nom de dieu(x), crimes, châtiments, morale et sexisme, racisme se déploient outrageusement. L'islam est souvent en première ligne comme religion critiquable et décriée. Le mérite du documentaire de Barbet Schroeder, c'est de montrer que même chez les bouddhistes, le fanatisme peut devenir ravageur. Wirathu ressemble à ces illuminés, dont le charisme peut conduire les foules au chaos et au déploiement de la haine meurtrière. Le cinéaste montre les faits dans leur plus large extension possible. Ce qui est stupéfiant, c'est combien nos représentations d'un islam envahisseur font fi des chiffres de la réalité. Le pourcentage de musulmans est dérisoire au regard de la quantité de bouddhistes, mais tout à coup, ceux que les Anglais au temps de la colonisation sont allés chercher comme force de travail, deviennent les ennemis à abattre. La non violence prônée par le bouddhisme est clairement remise en cause par ce dictateur des consciences, qui professe la haine des musulmans. Comment la foi peut-elle être aussi dévastatrice, comment peut-elle ainsi véhiculer la haine ? La démocratie est vraiment un dispositif fragile. En Birmanie, Barbet Schroeder nous montre également combien le pouvoir militaire incarne largement la principale force décisionnelle du pays. Aung San Suu Kyi, prix nobel de la paix, a-t-elle une capacité à influer sur le cours de l'histoire, rien n'est moins sûr...
    rogerwaters
    rogerwaters

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    4,0
    Publiée le 10 juin 2017
    Attiré, voire même fasciné par les figures du mal absolu depuis fort longtemps (en témoignent ses documentaires sur Idi Amin Dada ou encore Jacques Vergès), Barbet Schroeder s’intéresse cette fois à une histoire qui a été fort peu relayée dans les médias français, à savoir le développement d’un intégrisme bouddhiste qui touche notamment la Birmanie depuis une petite dizaine d’années. La figure centrale de la persécution de la minorité musulmane est donc ce moine Wirathu dont les arguments racistes font froid dans le dos tant ils ressemblent à ceux défendus par un certain Hitler. L’homme, toujours très calme, professe des paroles de haine et déclenche à chacune de ses apparitions des émeutes visant les musulmans. Le documentaire ne nous cache rien des agissements du bonhomme, ni de son influence néfaste, en totale contradiction avec sa philosophie d’origine. Voilà un documentaire indispensable.
    Yves G.
    Yves G.

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    3,0
    Publiée le 9 juin 2017
    Le vénérable Wirathu est un moine birman qui excite ses coreligionnaires en prônant l'islamophobie. À soixante-quinze ans passés, Barbet Schroeder a eu plusieurs vies. Dans les années soixante, il est un compagnon de route des cinéastes de la Nouvelle Vague dont il produit les films. Dans les années soixante-dix, il passe derrière la caméra. Dans les années quatre-vingts il s'expatrie aux États-Unis. À côté de son œuvre de fiction, il signe une œuvre documentaire d'une extrême richesse. Son dénominateur commun : filmer le Mal. les yeux dans les yeux. Amin Dada, le dictateur ougandais, Jacques Vergès, l'avocat de Barbie et, aujourd'hui, ce moine bouddhiste quasiment inconnu en Occident qui fomente des pogromes contre la minorité musulmane de Birmanie. Le documentaire de Barbet Schroeder est construit autour d'un paradoxe : comment peut-on être bouddhiste et raciste à la fois ? comment peut-on prôner la paix et instiller la violence dans le même discours ? De longs entretiens du moine Wirathu et des documents d'archives, souvent filmés sur de simples téléphones portables, documentent à la fois le discours de la haine et sa mise en œuvre, d'une insoutenable violence (le film est légitimement interdit aux moins de douze ans). Dans une interview au Monde, Barbet Schroeder affirme pertinemment que ses personnages, pour retenir l'attention du spectateur, doivent cultiver une certaine ambiguïté. C'est précisément là que le bât blesse. Sans doute la robe safran, le crâne rasée et la voix posée de Wirathu ne laissent-ils pas deviner le dangereux idéologue. Mais une fois ce masque levé, Wirathu n'est en rien ambigu. C'est un petit monsieur vaniteux et haineux. Son discours est si simpliste qu'il cesse d'être effrayant. Et le film de Barbet Schroeder qui aspirait sans doute à s'élever à une réflexion sur l'universalité du Mal se réduit à un honnête documentaire sur les violences commises contre les Rohingyas de Birmanie.
    Reverdy
    Reverdy

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    4,5
    Publiée le 1 juillet 2017
    C'est un film paradoxal, il nous plonge en effet dans une certaine sérénité, celle de moines méditants, et en même temps on découvre (si on n'était pas au courant de la persécution des musulmans en Birmanie) que le chef de file des bouddhistes en Birmanie, ce Wirathu, est une personne haineuse, en contradiction totale avec les valeurs du bouddhisme. Ce qui est passionnant, mais aussi glaçant, c'est le dévoilement par Barbet Schroeder de certains mécanismes du mal : invention de faits qui attisent la haine, propagande, obsession, xénophobie et paranoïa.
    byeny
    byeny

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    2,0
    Publiée le 20 juin 2017
    Difficile documentaire sur un facho boudhiste. Cela aurait pu être fait sur des fachos polonais, des néo-nazis allemands, des skin-heads anglais, des fachos français, des communistes enragés. Sauf que dans le cas de la Birmanie, ni l'état, ni l'armée ne sont garants de la paix civile. Sauf aussi, que la religion s'y mêle pour manipuler les esprits des moines à force de distribution de DVD et de facebook de propagande. A gerber. La haine entraine la haine. Seul l'amour peut casser cette escalade mortifère.
    Christoblog
    Christoblog

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    2,0
    Publiée le 19 juin 2017
    Quand on critique un documentaire, il faut toujours être attentif à distinguer le sujet de la forme. Ici, le sujet est assez intéressant. Il présente la figure méconnue d'un moine boudhiste birman, Wirathu, qui prône la haine des Musulmans depuis plusieurs années et encourage les exactions à leur égard. Wirathu est le prototype du monstre froid et fascisant qui utilise pour parler des Musulmans les mêmes éléments de langage qu'Hitler utilisait à propos des Juifs : leur lubricité les amène à violer les femmes birmanes, ils ont une stratégie pour nous remplacer dans notre propre pays, ce sont à peine des êtres humains, seule notre race est pure, etc. Autant dire que le spectateur est à la fois surpris (le boudhisme a une bien autre image dans nos contrées) et abasourdi par la façon dont les foules suivent cet illuminé au charisme d'huitre. Sur la forme, Barbet Schroeder propose un exposé très didactique (carte explicative, sous-titre indiquant les lieux et dates, alternance de témoignages, traduction de documents officiels, présentation du contexte historique) qui au mieux évoquera un bon reportage de télévision, au pire pourra faire penser à un exposé de lycéen. On attend vainement un geste de cinéma qui rendrait le film formellement attrayant. On croit le tenir dès les premières minutes par la grâce opératique d'un traveling latéral au ralenti, mais malheureusement il nous faudra déchanter : Le vénérable W. est intéressant par son contenu, mais ce n'est pas réellement une oeuvre de cinéma.
    Ufuk K
    Ufuk K

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    3,5
    Publiée le 6 juin 2017
    Vu en avant première en compagnie du réalisateur, " le vénérable w." est un documentaire qui montre la face cachée du bhoudisme. En effet nous y suivons un moine nommé w qui a un discours résolument islamophobe, même si j'ai eu quelques difficultés à rentrer dans ce récit , celui-ci devient captivant au fil du temps et démontrant le mécanisme de la haine et de ses conséquences.
    WutheringHeights
    WutheringHeights

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    4,0
    Publiée le 3 juillet 2017
    un documentaire glaçant sur un moine bouddhiste appelant à l’extermination de la minorité musulmane de Birmanie. Pédagogique et édifiant.
    Ricco92
    Ricco92

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    4,0
    Publiée le 4 juillet 2017
    Avec Le Vénérable W., troisième volet de sa trilogie sur le mal, Barbet Schroeder traite une personnalité peu connue en Occident : Ashin Wirathu, individu prouvant que l’intégrisme peut toucher une religion apriori éloignée de ce type de dérive : le bouddhisme. Le résultat est un documentaire passionnant et essentiel qui n’explique hélas pas assez précisément comment les relations entre bouddhistes et musulmans ont pu devenir aussi tendues au fil des ans (le film a l’intelligence de ne pas décrire ces violences comme étant à sens uniques même si celles provoquées par les intégristes bouddhistes sont d’une plus grande échelle) et ne souligne pas suffisamment la honteuse passivité de Aung San Suu Kyi lors des évènements les plus sanglants. A ne pas manquer.
    Cineseba
    Cineseba

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    4,0
    Publiée le 9 juin 2017
    " Yeux equarquillés et à bouchée bée devant le film "Le vénérable W" qui montre la face cachée du bouddhisme en Birmanie et qui remet en cause sa philosophie de religion qui se veut le plus tolérant et le plus pacifique du monde, qui nous encourage à vivre dans la paix, sans haine ... Eh bien, le film "Le vénérable W " est pour moi une claque qui effondre ma vision sur le bouddhisme ! Wouah ! On a en effet, souvent entendu les conflits et les tensions liés à la religion dans l'Histoire, par exemple, les nazis ont éradiqué les juifs, les juifs et les arabes n'arrivent pas à s'entendre, les djihadistes exterminent les chrétiens ... Et, le bouddhisme ? On voit les hommes au crâne rasé avec des costumes rouges, faire de la méditation... Donc, c'est la religion la plus pacifique du monde ? Justement, le réalisateur Barbet Schroeder dresse le constat terrifiant sur la politique du bouddhisme qui est en réalité, très raciste envers les musulmans qui ne représentent que 4 % de la population birmane. Wirathu, un bouddhiste très influent crée un mouvement 969, poussant la foule au chaos, fait un discours islamophobe, encourageant à bruler les maisons des musulmans et à attaquer les musulmans. Très stratégique tant qu'il fait aussi de la propagande pour montrer un fait dramatique : le viol d'une jeune femme birmane par les trois musulmans. Il voue clairement à la haine envers eux ! Ce qui est choquant, c'est la fascination et l'adoration du public birman envers ce leader raciste ! Il m'a fait penser à Hitler ... Il a même réussi à faire mettre en place les lois interdisant le mariage entre le birman et le musulman, limitant à la naissance d'un enfant musulman tous les 3 ans et encourageant au boycott des boutiques musulmans ... On s'interroge beaucoup sur la philosophie du bouddhisme : Est-elle non violente ? Tolérante? Ouverte à tous ? Ca m'a fait froid dans le dos ! Wouah ! "
    Sébastien T
    Sébastien T

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    2,0
    Publiée le 31 octobre 2017
    Comme toujours avec ce genre de films ou reportages Le Vénérable W. transpire le parti pris, la vision manichéiste et simpliste. Un peu comme les Rroms en Roumanie après la chute de Ceucescu les Rohingyas se voient pourchassés, littéralement évacués de leur pays. Une situation dramatique en effet, mais dont il serait utile et incontournable d'analyser les fondations avant de nous contenter d'un regard critique depuis notre point de vue occidental. La situation est en effet autrement plus complexe qu'elle n'est présentée ici, il est dommage que le réalisateur ne soit pas allé plus loin que la vision victimaire, indéniable, certes, mais trop réductrice.
    Gfa Cro
    Gfa Cro

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    5,0
    Publiée le 10 juin 2017
    Vu et avis le 20170609 Sujet très intéressant, la forme est moins convaincante. Je n avais qu une vague idée dû synopsis. Je suis allé voir ce film un peu à reculons me disant qu un moine bouddhiste raciste, ça ne m intéresse pas. Au début du film, j ai cru qu il allait prêcher contre le racisme et du coup ça m a intéressé, puis j ai compris que non, w était bien raciste. A ce moment là j ai trouvé le film peu digeste car si j étais intéressé par comprendre comment w concilie bouddhisme et racisme, je n étais pas du tout enclin à voir un documentaire retraçant des événements racistes et cherchant à en comprendre les origines. Le film commence mal, séries de travelling horizontaux, avec des personnes plus ou moins floues qui passent entre le point net et la caméra. Cela m a semblé une mauvaise idée mais ne dure pas. La construction du film est assez bizarre. Il suit globalement le fil historique du passé le plus ancien au plus récent. Mais dans le détail, il y a trop d entorses pour que je pense que ce soit le fil principal du film. S il y en a un autre (argumentation par exemple, je ne l ai pas vu. A moins que ce ne soit : 1 l histoire de w, 2 l histoire des événements et peut être 3 regard international sur les événements ou conséquence). En tout cas la narration n est pas clairement structurée. Le film fait quasiment l impasse sur la question de la compatibilité entre le bouddhisme et le racisme. On le voit un peu en filigrane mais ce n est pas directement abordé. Le film nous confirme comment reconnaître les prémisses au racismes, quels en sont les manifestations indiscutables, qu il peut se cacher partout, que personne n avoue l être et qu ils sont probablement de bonne fois en le niant, ... Film assez âpre mais qui fait globalement confiance à ses spectateurs pour comprendre son message.
    Patrik W.
    Patrik W.

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    4,0
    Publiée le 30 juin 2017
    Je ne connaissais rien de ce qui se passait en Birmanie, et ce film documentaire a été une véritable claque. Certaines scènes de violence peuvent être difficilement supportables, surtout si on est sensible. Le film s'atèle à raconter l'histoire du moine W, et montre à quel point la communauté musulmane pâtit de l'islamophobie. Par contre, le film ne dit pas s'il y a aussi, du côté des communautés musulmanes, des personnes tout aussi dangereuses envers les autres communautés, que ne l'est W envers les musulmans.
    Philippe G.
    Philippe G.

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    4,5
    Publiée le 28 juin 2017
    Le film éclaire d'un jour particulièrement vif le chemin vers lequel une dictature ( le régime Birman ) appuyée sur une religion dévoyée et manipulée ( religion et race Bouddhique ) mêne les masses populaires pour régler un problème politique énergétique ou autre sur le dos d'une minorité qu'on ne peut " ni expulser , ni exterminer " mais avec laquelle " on ne peut pas vivre " . On voit jusqu'ou cette alliance peut aller s'il n'existe pas des contres pouvoirs puissants au sein de nos sociétés démocratiques . Sur ce plan le film, contemporain , met fort mal a l'aise par la complaisance dont ont pu bénéficier , en France , les théories de certains islamophobes en herbe ou confirmés. Le portrait du vénérable W lui même renvoie a l'analyse de Anna Harrendt sur la triste banalité du mal et illustre d'un jour nouveau d'autres documentaires édifiants sur les khmer rouges ou le Rwanda. Non , il n'y a pas de monstre , il y a une idéologie et son serviteur particulièrement doué et dont "la folie" et la mécanique est parfaitement décrite et son impact sur les masses. L'esprit de la religion Bouddhiste est subtilement rappelé en contrepoint , cela pourrait s'appliquer à d'autres Religions. Un documentaire a étudier dans toutes les écoles . On ne peut que penser pour la France sur ce plan au moins à l'heureux miracle des dernières élections.
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