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    Parasite
    note moyenne
    4,5
    4552 notes dont 537 critiques
    33% (175 critiques)
    41% (218 critiques)
    11% (61 critiques)
    9% (49 critiques)
    4% (22 critiques)
    2% (12 critiques)
    Votre avis sur Parasite ?

    537 critiques spectateurs

    btravis1
    btravis1

    Suivre son activité 64 abonnés Lire ses 74 critiques

    4,0
    Le scénario est très bien écrit et beaucoup plus subtil qu'il n'y paraît. La réalisation est au diapason. Les plans dans la maison sont très recherchés et permettent judicieusement de suivre les actions simultanées dans un même cadre. Le rythme s'accélère au fil du film qui multiplie les genres, passant très facilement de la comédie au thriller. Et c'est toujours un plaisir de retrouver SONG KANG-HO, un peu absent des écrans français ces dernières années.
    L'Info Tout Court
    L'Info Tout Court

    Suivre son activité 248 abonnés Lire ses 11 critiques

    4,5
    Pour le plaisir de la découverte, il vaut mieux éviter de s’attarder sur le scénario de Parasite, mais pourtant on a terriblement envie d’en parler ! Cette fable-thriller-comédie aux allures de lutte des classes possède une progression fascinante et originale.
    Scénario Catastrophe
    Scénario Catastrophe

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    4,5
    film d'auteur et grand public, c'est ce que réussi à combiner le réalisateur avec brio ! On ne s'ennuie jamais, le rythme est virtuose, tout comme les plans, les choix de lieux. C'est un film exigeant et ça se voit. En général, il est plus difficile de rentrer dans un fillm en langue étrangère méconnues, non seulement parce que les mots doivent être lus et les expressions pour une même émotion peuvent varier d'un pays à l'autre. Mais dans ce film, on réussi à sentir le talent de chaque acteur. Chaque personnages sont plus charismatiques les uns que les autres. Cette proposition est truffée de scènes haletantes, mémorables : les images sont fortes et on sait que tout peut exploser au moindre moment. Dernier point intéressant du film : il utilise beaucoup de symboles, qui sont très repérable et très compréhensibles pour le spectateur. C'est un film virtuose mais qui ne nous regarde pas de haut. Palme d'or amplement mérité !
    Christoblog
    Christoblog

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    5,0
    Quel merveilleux film que le dernier Bong Joon-Ho, qui porte à leur plus haut point toutes les qualités déjà vues dans les films précédents du réalisateur coréen. Le plus remarquable pour commencer c'est la fluidité parfaite du scénario, qui glisse merveilleusement d'une situation à une autre avec un sens du rythme qui captive sans aucune interruption. Bong Joon-Ho possède une capacité hors du commun pour mélanger les genres au sein d'un même film : on passe ainsi progressivement (ou même alternativement) de la comédie burlesque à la satire sociale, du thriller hitchcokien au film d'épouvante, et de la chronique quotidienne au mélodrame sentimental, sans que jamais la narration ne semble ralentie ou affaiblie par ces changements de ton. Il serait réducteur de présenter le film comme une allégorie de la lutte des classes (bien des médias ne s'en priveront pas) : il est bien plus que ça. La prestation de ces acteurs, à commencer par le magnifique Song Kang-Ho, sorte d'alter ego du réalisateur à l'écran, magnifie les sentiments qui unissent les membres de cette famille pauvre. Les héros chez Bong Joon-Ho ne sont pas toujours très intelligents et ne sentent pas très bon (quelles formidables et dramatiques variations sur le sujet dans Parasite). On l'avait déjà bien réalisé en regardant The host ou Memories of murder. Mais ils agissent, tentent de progresser et de s'entraider avec une énergie positive qui force l'admiration. Ajoutez aux qualités du casting et du scénario une mise en scène vive, déliée et élégante, une utilisation absolument géniale des décors (la scène de l'inondation est une merveille de réalisme), et vous obtiendrez un plaisir de spectateur total. Le meilleur film de l'année à ce jour et une Palme d'or amplement méritée.
    Anatole C
    Anatole C

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    4,5
    Le festival de Cannes, c’est terminé ! Beaucoup de grands réalisateurs étaient dans la compétition (Pedro Almodóvar, Quentin Tarantino, Xavier Dolan, …) mais c’est Bong Joon-ho qui a remporté la Palme d’or. Grand réalisateur sud-coréen à qui l’on doit des grands films tels que : Memories of Murder, Mother ou encore Snowpiercer, le Transperceneige. Deux ans après Okja, il revient à Cannes avec Parasite. Le film raconte l’histoire d’une famille pauvre vivant dans un appartement insalubre. Un jour, le fils Ki-woo réussi à trouver du travail chez la très riche famille Park et va peu à peu aider toute sa famille à s’introduire dans la grande demeure des Park. Mais les choses risquent de ne pas se passer comme prévu. Parasite est un film assez particulier, difficile à classer dans un genre. Le début du film se présente comme une comédie mais peu à peu, le long-métrage prend des tournures inattendues. Quoiqu’il en soit, Parasite livre un scénario cruel et passionnant avec de nombreux retournements difficile à anticiper. On ne ressent aucune longueur pendant ces 2 heures 10. Le film nous offre également une critique sociale puissante. On retrouve un thème récurrent dans la filmographie Bong Joon-ho : les différences de classes sociales, un thème déjà au centre de Snowpiercer. Le réalisateur critique aussi un système poussant les individus à prendre des décisions parfois radicales, ce qu’on retrouvait plus dans Mother. Ce propos sur les classes sociales est d’ailleurs illustré dans le film avec les escaliers. On remarque que lorsque les personnages utilisent les escaliers, la manière dont ils sont filmés est très symétrique et chorégraphiée. Deux plans sur les escaliers marqueront la rétine, un avec la famille de Gi-taek les descendant sous la pluie et un où la famille Park les montant à l’abri, chez eux. Des plans très évocateurs. Au début du film, les situations sont évoquées de façon comique. L’humour fonctionne très bien et les passages d’arnaques sont délectables. Mais peu à peu, l’humour s’estompe pour laisse place à une ambiance plus noire malgré des légères touches d’absurdes qui persistent. Plus le film avance, plus tout est montré de façon très crue allant jusqu’à la violence. Le film se termine sur une fin particulièrement intense et émouvante ne laissant pas indifférent. Nous suivons tous ces personnages attachants malgré leurs défauts et leurs choix dépassant toute morale. Cette question de morale est d’ailleurs très bien interrogée dans le film par ces personnages avec certaines répliques percutantes. Les acteurs sont tous incroyables et maîtrisent autant le registre comique que dramatique. Song Kang-ho, acteur fétiche du réalisateur est à nouveau bluffant dans ce film. Parasite est un chef-d’œuvre de réalisation. Le film regorge de plans symétriques magnifiques et la photographie est impeccable. L’immensité de la maison où se passe la plupart des situations est très bien mise en valeur et les différents plans donnent une vraie âme à cette demeure. Certains passages utilisent des ralentis et cela sublime l’image. Nous retiendrons également la partie sous la pluie battante à la fin qui est un bijou de réalisation. En conclusion, Parasite est un immense film. Une critique sociale poignante, un scénario puissant et une réalisation impeccable, tout est réuni pour avoir un chef-d’œuvre. Une très grande réussite pour Bong Joon-ho et une Palme d’or entièrement méritée. https://www.cinematiccritiques.com/critiques/parasite-2019
    andika
    andika

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    5,0
    Parasite, film coréen de Bong Joon Ho, petit génie du cinéma, est d'une intelligence rare. Primé d'une Palme d'or unanime au Festival de Cannes 2019, il conte l'histoire d'une famille sans le sou, frappée par le fléau du chômage, qui va trouver son salut au travers d'une autre famille, riche celle-ci. Confrontation entre le confort de la richesse et la tristesse de la pauvreté. Entre d'un côté la débrouillardise d'une famille qui souffre, et l'ingénuité d'une famille vivant dans le confort. Il s'agit d'un terreau fertile pour la satire. Mais pas une satire grasse et démagogique, bien au contraire. Au fur et à mesure de la prédation de la famille riche par la famille de chômeurs, on ne cesse de mettre en avant la naïveté de ces "victimes" tout en soulignant combien le personnage de la mère de famille est gentil et ne fait de mal à personne. Et pourtant, malgré cette innocence, le darwinisme social ne laisse aucune place à la pitié. Pour survivre, il faut s'adapter coûte que coûte. Mais le prix de la préservation est parfois lourd. Et le tribu à payer peut s'avérer exorbitant. C'est ce que montre cette histoire. Avec un scénario implacable, alternant les styles, on en arrive à un climax qui marque, notamment grâce à ses contrastes. Et là est le talent de Bong Joon Ho, c'est la force des contrastes qu'il dépeint. En faisant cohabiter dans les mêmes séquence des genres diamétralement opposé. Contraste entre des scènes que des films d'épouvantes ne renieraient pas, et des moments de pure comédie. Contraste entre l'opulence d'une maison où rien ne manque, et un entresol occupé par une famille désœuvrée et vulnérable à la moindre petite inondation. Contraste enfin entre des hommes et des femmes qui même s'ils vivent à proximité les uns des autres, n'appartiennent pas au même monde. Mais à quoi cela tient ? A rien qu'une petite odeur sans doute. Comment ne pas mentionner cette réalisation en tout point parfaite. Avec une science du cadre absolument saisissante, où à travers ce que nous montre le metteur en scène, le registre du film change du tout au tout. Enfin, le casting est excellent. Même si l'on entend pas un seul mot de coréen, on ne peut être que touché par la performance de l'immense Song Kang-Ho, qui livre une belle composition, avec toutes les émotions que cela comporte. Oui à la satire, surtout lorsqu'elle est intelligente et qu'elle n'épargne personne. On rit de tout le monde, et on est en empathie avec tout le monde. Les pauvres ne sont pas les gentils innocents et les riches, les grands méchants capitalistes. Tout est plus contrasté... Après The Square en 2017, le festival aime définitivement les films satiriques !
    Jean-Marc P.
    Jean-Marc P.

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    5,0
    Ce qui hisse "Parasite" au rang de chef d'oeuvre, c'est la facilité apparente avec laquelle le film de Bon Joon-ho nous transporte du thriller aux atours tantôt du film d'horreur ou de la comédie vers une autre pièce beaucoup plus sombre de la satire sociale. Ses niveaux de lecture se superposent dans une virtuosité de mise en scène et un rythme la renverse, un voyage aussi dense et divers d'émotions qu'il nous ramène à l'essence même du cinéma. Qu'il est porté haut avec cette Palme d'or !
    Kiwi98
    Kiwi98

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    4,0
    (Bien sûr, il est hérétique de lire ce texte (ni aucun autre) si vous n’avez pas vu le film… Difficile de résister à la tentation du « Parasite ». Lauréat de la Palme d’Or au Festival de Cannes, le dernier né de Bong Joon-ho semble bel et bien faire l’unanimité. Et c’est vrai, il s’agit là d’un film qui vaut le déplacement, rien que pour la structure ludique de son espace narratif, et sa jubilatoire satire sociale. Bref, il s’agit là d’un film mastodonte, qui n’est pas sans évoquer les racines du cinéma de Bong Joon-ho. Le long de sa filmographie, le cinéaste a toujours regardé d’un œil quadrillé les otages de la misère qu’il met en scène ; mais au delà, le cinéma de Bong Joon-ho est, principalement, un cinéma fondé sur l’intelligence collective. À l’exception de « Mother » (à jamais son plus beau film), les long-métrages du maitre coréen mettent quasiment toujours en exergue la collaboration, souvent là où elle n’aurait pas lieu d’être. Et à ce titre, « Parasite » est une totale allégorie des rapports de force. En mettant en scène une arnaque qui n’en est pas vraiment une, « Parasite » s’attaque aux faux semblants au travers du jeu des parures aux symboliques particulièrement exacerbées. L’argument est celui-ci : la famille Ki-taek est au chômage, vivant dans un sous sol ne laissant même pas entré le wifi. Un jour, le fils est pistonné pour enseigner des cours d’anglais particuliers au sein de la famille Park, solidement implantée dans la haute société sud-coréenne. Débute alors un engrenage machiavélique dans lequel Bong Joon-ho semble particulièrement à l’aise. Certes, il connaît l’exercice, et cela se voit, et surtout, cela s’entend. La finesse des dialogues n’a d’égale que le plaisir pratiquement envoutant que procurent certaines séquences, se liant entre elles via la cohérence des allégories. Par exemple, le fils de la famille Park, véritable Basquiat junior (et l’explication de son don n’est autre qu’une scène démentielle) se plaisant à jouer aux amérindiens, figure de l’influence américaine sur la culture coréenne mais aussi symbole de la violence. Autre séquence symbolique, un moment où la famille Ki-teak rentre chez elle après une dure nuit chez les Park : ils ne cessent de descendre des escaliers sous la pluie, et de traverser des tunnels, jusqu’à leur sous-sol. Cette séquence s’octroie une véritable mélancolie, au travers de laquelle se cristallise la charge politique de Bong Joon-ho. Ici, les pauvres se dévorent entre eux, tandis que les riches, confortablement assis sur leur superficialité, sont tous simplement ignorants du bien triste spectacle se déroulant sous leurs yeux, jusqu’à l’implosion. Chambre de la honte, ampoule parlante, manigance fruitée et carnets du sous-sol se donnent donc rendez-vous pour l’amour de l’arme blanche. Face à une telle légion d’acuité, autant dire qu’il est difficile de bouder son plaisir. Et pourtant, c’est à cet instant que « Parasite » trouve ses limites, puisque l’œuvre cultive tellement l’effet de surprise qu’elle finit par ne plus surprendre. À force de faire affaire avec la symbolique, Bong Joon-ho prive le film du réel, et vient la sensation que « Parasite » se complaît dans le bruit dans la simple idée. Difficile d’ailleurs de parler du film sans dévoiler nombre de rebondissements de l’intrigue, intrigue qui parfois tend à s’épanouir dans une limpidité embarrassante, notamment lorsque le film arrive dans sa zone de climax. En bref, « Parasite » a tendance à épuiser son propos, et gaspiller certaines de ses dernières munitions, même si ses balles perdues constituent toujours d’exquises friandises pour nos yeux. Si il ne s’écarte donc pas des défauts récurrents au cinéma de Bong Joon-ho — à savoir un cachet démonstratif impropre à la suggestion —, « Parasite » laisse cependant sur une satisfaction totale. D’une intense rigueur et d’une scintillante méchanceté, cette comédie sibylline nous emmène d’un sous sol à l’autre, illustrant les dysfonctionnements des rapports humains jusqu’à l’intérieur même des cellules familiales. Pas de doutes, nous avons là un film qui fera date dans l’histoire du cinéma sud-coréen, qui n’a certainement pas finit de faire émerger les trésors cachés dans sa cave.
    DanielOceanAndCo
    DanielOceanAndCo

    Suivre son activité 341 abonnés Lire ses 2 397 critiques

    5,0
    Merci le festival de Cannes mais je ne t'ai pas attendu pour savoir que Bong Joon-ho est un cinéaste à part qui signe des œuvres qui me parlent énormément, que ce soit "Mother", "The Host" et plus encore ses gros chefs d’œuvres que sont "Snowpiercer", "Memories of Murder" et le récent "Okja" donc "Parasite" était dans ma liste des films les plus attendus avant même sa sélection officielle et... j'ai adoré. De la première seconde jusqu'à la dernière image, j'ai pris un panard d'enfer entre ses ruptures de ton dont Bong est un spécialiste qui passe de l'humour absurde au drame humain en passant par le thriller pur et dur. Mais c'est surtout dans sa vision très sombre avec laquelle il ausculte la société coréenne et surtout les relations entre les riches et les pauvres que vient la force de "Parasite". En effet, toujours très critique envers son pays d'origine, Bong Joon-ho atteint son paroxysme ici, formidablement aidé par un casting d'exception emmené par le fidèle du réalisateur Song Kang-ho et les personnages sont amenés à devenir cultes. Et puis cette lutte - au sens propre - des classes où les riches sont particulièrement condescendants envers les prolos spoiler: pourtant plein de ressources dans l'élaboration de leur plan et comment les derniers dénigrent les premiers spoiler: qui au fur et à mesure que le récit avance sont moins "lisses" qu'au premier abord , le tout s'achevant dans une douce ironie que j'ai trouvé parfaite. Bref, "Parasite" est méchant, jouissif, drôle, effrayant, un coup de poing, un chef d'oeuvre!!
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Incroyable film dans lequel la réalisation, les acteurs et la photographie sont tout simplement impeccables. Satire féroce tout en étant subtile et également touchante, plusieurs genres en un seul film. Du grand art.
    Adelme d'Otrante
    Adelme d'Otrante

    Suivre son activité 15 abonnés Lire ses 2 critiques

    3,5
    Un peu moins enjoué que la plupart des critiques professionnelles et amatrices je suis ressorti de la salle un petit peu déçu tant mon attente était grande. Effectivement très bien menée, jonglant avec une facilité déconcertante entre plusieurs styles, critique sociale acerbe de la société coréenne cette revanche des classes a tout pour plaire et plait souvent. Mais j'aurai aimé ce film plus concis, une fois que le système est mis en place et le que pot-au-rose est découvert je trouve qu'il perd en impact, qu'il lui manque quelque chose de plus vicieux, de plus tarabiscoté, j'aurai adoré voir la version de Park Chan-Wook d'une telle histoire. Parasite reste cependant un bon film, même s'il devait y avoir mieux cette année à Cannes, et surtout, et c'est sans doute le plus important, est une palme d'or qui s'adresse à tous les publics.
    dominique P.
    dominique P.

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    4,0
    Quand j'ai entendu parler de ce film sud-coréen en avril dernier, j'ai tout de suite été voir la bande annonce et cette bande annonce m'a énormément plu. J'avais hâte de le voir et je suis contente qu'il soit sorti très rapidement sur les écrans après Cannes, d'autant qu'en plus il a obtenu la palme d'or (en effet, les films présentés à Cannes sortent de façon étalée tout au long de l'année et bien souvent un film qui a obtenu la palme sort souvent longtemps après). Il faut avouer que ce film est réellement très intéressant et hautement captivant, surtout que la réalisation est soignée et impeccable. La famille riche vit dans une grande aisance, dans l'opulence, dans un grand confort moderne, tandis que la famille pauvre doit se contenter d'un sous-sol miteux. La comparaison donne la nausée. Ces deux familles n'auraient jamais dû se rencontrer mais un ami du fils de la famille pauvre qui part à l'étranger va lui proposer un petit boulot bien payé qui ne se refuse pas et là l'engrenage va commencer. J'ai trouvé cette histoire comme je l'ai dit très captivante et il n'y a aucun risque de s'ennuyer, malgré la longueur du film, avec tout ce qui va se passer. En même temps, je déplore que vers la dernière partie du film cela devienne un peu trop le bazar. En tout cas, ce film a un grand mérite c'est de bien montrer la différences des quotidiens des gens et c'est effrayant comme cela l'a toujours été de toutes façons et cela fait vraiment mal au coeur de voir cette confrontation précarité/opulence.
    alice025
    alice025

    Suivre son activité 566 abonnés Lire ses 332 critiques

    5,0
    Un film qui mérite amplement sa Palme d'or, j'en suis ressortie absolument conquise ! Le réalisateur Bong Joon-Ho (Okja, Snowpiercer, Memories of murder dans les plus connus...) revient en force dans ce film qui mélange à la fois tous les genres (comédie, thriller, drame...) avec une facilité vraiment déconcertante. Le début de l'histoire peut rappeler l'ancienne Palme d'or 2018 « Une affaire de famille », mais si le sujet peut présenter une similitude sur le fond, il est totalement différent sur la forme. Plus déjanté, plus sombre, plus machiavélique, ce que je peux vous dire sans spoiler (et c'est bien dur...), c'est que l'histoire qui nous est racontée va vous faire passer par un panel d'émotions, difficile de rester de marbre sur son siège. Deux familles : l'une riche et superficielle, l'autre pauvre mais malicieuse. Ce contraste et la rencontre entre ces deux dernières vont créer un véritable engrenage qui va, bien sûr, nous faire vibrer, mais aussi nous faire réfléchir à cette lutte des classes et à ces inégalités sociales qui perdurent encore aujourd'hui. Ce que j'ai aussi beaucoup apprécié, c'est que Bong Joon-Ho nous dépeint deux familles qui ont chacune leurs qualités et leurs défauts, ce n'est pas simplement noir ou blanc. Et c'est en partie grâce à ce certain réalisme et à leur amour envers leur famille respective que ce film m'a marqué. « Parasite » est absolument surprenant, drôle et déchirant à la fois, il mérite vivement d'être vu et revu. Un superbe travail cinématographique. http://cinephile-critique.over-blog.com
    Ismael
    Ismael

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    3,0
    Tout en reconnaissant les évidentes qualités de cette palme 2019, je ne serais toutefois pas aussi enthousiaste que la plupart des critiques qui sont postées ici. Prenons les choses dans l’ordre. La première moitié du film est vraiment bonne. Sans trop dévoiler l’intrigue disons qu’on est un peu dans une sorte de parodie ironique de ces vieux thrillers américains rances-du genre Obsession fatale et La main sur le berceau-ou un élément extérieur malsain menaçe la gentille famille bourgeoise. Sauf qu’ici les codes sont pervertis et les rôles inversés : ce sont les intrus -les fameux parasites du titre- qui sont les gentils (du moins au début) et les héros du film. Et on se laisse prendre au jeu, d’autant plus que le réalisateur, visiblement inspiré, mène son histoire tambour battant et n’hésite pas à distiller une certaine dose d’humour pour donner à ce thriller une saveur particulière. Quand aux comédiens -évidemment inconnus en France- ils sont plutôt dynamiques et convaincants. Les choses commencent à se gâter vers la moitié du film, quand soudain Bong Joon-Ho ne semble plus vraiment savoir quoi faire de la situation bizarre et intriguante qu'il met en place depuis une bonne heure. Le film commence alors à partir dans tous les sens, avant de virer carrément au grand guignol dans la dernière demi-heure. Pour le spectateur c’est une sorte de débandade, surtout quand tout avait été rythmé et tendu jusque-là. J’avais exactement les mêmes reproches à faire à son film Snowpiercer, qui avait installé un cadre et une atmosphère vraiment réussis avant de finir en banal film d’action et de courses poursuites à travers le train (malgré des décors magnifiques). Bong Joon-Ho ne manque pas de talent et a un vrai sens artistique, il lui faut maintenant trouver une sorte de maturité. On a encore trop l’impression d’un film de (sale) gamin qui se fait plaisir. Alors oui Parasite est supérieur au tout-venant, mais franchement dans le genre thriller violent et déjanté on est très loin d’un No Country for Old Men.
    selenie
    selenie

    Suivre son activité 436 abonnés Lire ses 3 529 critiques

    4,0
    Palme d'Or au dernier Festival de Cannes. Le scénario ne tombe pas dans l'écueil d'un prologue trop explicatif de présentation des protagonistes, le récit se mets en route dès les premières minutes pour ne plus jamais nous lâcher. En effet, pas de temps mort il se passe toujours quelque chose. La force du film réside dans ce scénario implacable, toujours en constante évolution et qui explore plusieurs genre au fur et à mesure que l'intrigue se dévoile. Le tout dans une fluidité remarquable et un suspense efficace. C'est assurément la Palme d'Or qu'il fallait cette année, une Palme d'Or incontestable, jouissive et stimulante. Site : Selenie
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