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    Possession
    note moyenne
    3,5
    337 notes dont 61 critiques
    16% (10 critiques)
    25% (15 critiques)
    18% (11 critiques)
    15% (9 critiques)
    11% (7 critiques)
    15% (9 critiques)
    Votre avis sur Possession ?

    61 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Immense classique du cinèma d'angoisse, "Possession" est un film infaisable et visionnaire! Impossible en effet de ne pas être èbranlè par ce mètrage de fou! Comme c'est un film difficile sur le plus haut degrè de l'horreur viscèral qui se passe sur beaucoup points de ruptures, Andrzej Zulawski a beaucoup manipulè ses comèdiens et n'hèsite pas à les observer afin de dèceler leurs points faibles pour savoir ou et quand il peut les faire craquer! Isabelle Adjani, hallucinante et hallucinèe, signe ici l'une des plus grandes performances d'actrice de tous les temps! Sa prestation lui vaudra le Cèsar de la meilleure actrice en 1982 et le prix d'interprètation fèminine au festival de Cannes! La scène dans le couloir du mètro berlinois où elle fait une crise de nerf s'achevant en accouchement symbolique de fluides malins est ahurissante! D'un seul èlan, en trois minutes, l'actrice boucle la plus estomaquante des scènes de folie! Sam Neill se montre ègalement extraordinaire dans une descente aux enfers qui nous transporte peu à peu dans un univers morbide au climat effroyable! Un pur cauchemar pour un pur chef d'oeuvre d'amour et d'horreur, symbolisè par le Mur de Berlin, avec la musique envoûtante, utilisèe avec une extrême justesse par Korzynski...
    Roy Batty
    Roy Batty

    Suivre son activité 76 abonnés Lire ses 90 critiques

    5,0
    "Possession" est mon film préféré d'Andrzej Zulawski avec "L'Important c'est d'aimer". Cette oeuvre, très clairement inspirée par certains films de Roman Polanski (surtout "Rosemary's Baby" et "Le Locataire"), commence comme un drame conjugal, dans lequel un couple se déchire violemment, mais devient très vite angoissante et malsaine lorsque la femme (Isabelle Adjani) va montrer d'inquiétants signes de folie et qu'une mystérieuse créature va faire son apparition. Tourné dans le Berlin de la Guerre Froide, une ville froide, sale et menaçante, ce film est une vraie plongée dans la folie et l'horreur. Le réalisateur brouille très bien les pistes, si bien qu'on ne sait pas si ce qu'on voit est réel ou imaginaire. On ressort de ce film épuisé et avec l'impression d'avoir vécu un cauchemar éveillé. Isabelle Adjani n'est pas étrangère à cela. Elle est absolument incroyable dans son double-rôle (césar et prix d'interprétation à Cannes) et livre l'une des performances les plus époustouflantes que j'ai pu voir. C'est sans aucun doute l'actrice qui sait le mieux jouer la folie (cf la terrifiante scène dans le métro, où ses cris glacent le sang). Quand elle est à ce niveau-là, personne ne soutient la comparaison. Sam Neill est remarquable dans un rôle difficile, qui évolue constamment. C'est vraiment un acteur que j'aime beaucoup. Les seconds rôles sont bons dans l'ensemble, en particulier Heinz Bennent. Citons enfin la musique efficace d'Andrzej Korzynski (superbe thème de générique), même si elle est utilisée avec parcimonie. Par contre, un des morceaux est clairement pompé sur la musique du "Parrain".
    max6m
    max6m

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    0,5
    "Aaaaaaaah! ah! aaaahhh! aaaaaaahh!" Voilà pour le résumé du film. En voyant «Possession», je me répétais souvent: «mais quelle casserole monumentale pour la miss Adjani!». Aussi, quelle ne fut pas ma très grande stupéfaction de voir que l’actrice avait obtenu un prix d’interprétation à Cannes pour cette performance qui n’en n’est pas une (il n’y a rien de plus simple que de jouer les débiles)! Je pensais trouver du réconfort sur le net mais que nenni! Ce film est considéré comme un véritable chef d’œuvre et la prestation d’Adjani semble bien faire l’unanimité. Je ne dois pas être comme tout le monde… «Possession» est un film qui tente de combler la vanité de son propos par l’outrance hystérique de son interprétation. Il est connu que c’est celui qui parle le plus fort qui a le moins de choses à dire… Accrochez-vous bien, il va vous falloir supporter plus de 2 heures durant les hurlements bien peu crédibles et les questionnements psychologiques d’une aberrante platitude d’une Adjani au sommet du ridicule. Non, désolé, même en s’envoyant en l’air avec un poulpe géant, rien ne peut justifier un tel comportement. La seule justification possible de ce vaste pétage de plombs permanent qu’est «Possession» est la volonté de Zulawski de choquer, de pousser à bout, d’énerver le spectateur, pour au final lui faire croire que son état émotionnel est lié à la fulgurance du film, alors qu’il n’est que le résultat d’un incommensurable agacement. Il s’agit là d’un des films les plus horripilants qu’il m’est été donné de voir. Et ne croyez pas que là était bien l’intention de Zulawski! Ce film m’exaspère car il est une représentation quasi parfaite de l’esbroufe en art. Comme si pour masquer la pauvreté d’une symphonie musicale, on demandait aux musiciens de jouer de toute leur force, en bousillant leur instrument. Certains applaudiraient à coup sûr ce qui n’est rien d’autre que du foutage de gueule. Cessons donc de crier au génie pour cet insupportable bluff cinématographique. Il est grand temps d’admettre que le roi est nu.
    Yannickcinéphile
    Yannickcinéphile

    Suivre son activité 215 abonnés Lire ses 1 413 critiques

    1,0
    Ouille, bon, ben je rejoins certains critiques qui se sentent seuls : Possession c’est une énorme arnaque ! Dire qu’on juge ce genre d’imposture en les comparant à des chefs-d’œuvre (ou presque) comme Rosemary’s Baby ! C’est incroyable ! Succès critique quasiment unilatéral (en général il faut se méfier !), Possession c’est une super jaquette, et, puis pas grand-chose ! Ok, le film distille une ambiance sombre et poisseuse appréciable, et je dois dire que c’est le meilleur aspect du métrage, mais cela suffit-il à faire un bon film, a fortiori un film qui reçoit autant de louange ? La réponse ne peut être que non ! Il y a sur l’intrigue de très nombreuses interprétations, relatif tant au communisme qu’à la vie privée du réalisateur au moment du tournage, moi, ce que j’ai vu, c’est avant tout une sorte de film expérimental oiseux et lourd, pétri de références dégingandées ! Rythme d’une incroyable mollesse, dialogues qui ne mènent nulle part, pseudo-scènes chocs histoire de sauver le spectateur du sommeil définitif, Possession est sans doute symbolique, tellement symbolique que c’est aussi passionnant que de regarder Carré blanc sur fond blanc pendant 2 heures ! Lorsqu’on sent qu’un bon moment arrive, il est aussitôt rejeté dans l’abîme, le métrage semblant continuellement hésiter entre un réalisme piquant et un fantastique horrifique sans parvenir à convaincre ni dans un domaine ni dans l’autre, les allers-retours de l’un à l’autre étant terriblement empesés. Les acteurs ont été loués, je ne doute pas qu’ils font de leur mieux, mais je n’ai pas été convaincu. Adjani est certes hystérique à souhait, maintenant j’ai déjà vu encore plus hystérique au cinéma, et ce n’est pas la variété des sentiments qui va la fatiguer dans ce métrage tant elle reste constamment ancrer dans la folie la plus crasse. Dotée d’un personnage coquille vide, elle fait face à Sam Neill, toujours très bon, heureusement, mais lui aussi doté d’un personnage sans relief. En fait, est-ce une volonté du réalisateur, les personnages dans ce film sont totalement désincarnés. Désincarnés par des dialogues trop écrits, désincarnés par un surjeu quasi-général, on ne croit pas un seul instant à ce couple avec enfant ! Ça sonne faux. Formellement Zulawski offre un travail de mise en scène souvent très lourd, à l’image du reste de son film. Le mouvement de caméra tournoyant lors d’un des moments les plus quelconques du film par exemple ne se justifie pas du tout, le montage ultra saccadé à la fin est lui aussi très artificiel, très prétexte. Il y a des effets, une recherche esthétique, mais ce n’est pas peu dire qu’à chaque fois ça tombe au plus mauvais moment, alors qu’en revanche on se coltine des scènes phares d’une platitude consternante (la première apparition du monstre). Reste comme je l’ai dit l’ambiance poisseuse, une bande son plutôt bien utilisée quoique minimaliste, et un ou deux moments sanglants spectaculaires qui sauront vous réveiller, pas de quoi pavoiser cependant pour un film aussi largement apprécié ! Possession est pour moi une franche déception. J’y ai cru, je partais d’autant plus optimiste que le casting, les critiques bonnes, la jaquette très jolie offraient des perspectives intéressantes, mais en fait non. C’est ce que je craignais complètement : un film empâté, lourdingue, doté d’une symbolique aussi subtile qu’une enclume, et qui enfonce allégrement toutes les portes du pseudo-film intellectuello-indépendant. L’histoire a parait-il été terminé par le réalisateur sous l’emprise de l’alcool, c’est là où l’on se rend compte que parfois ce n’est pas bénéfique ! 1
    DarioFulci
    DarioFulci

    Suivre son activité 40 abonnés Lire ses 1 045 critiques

    0,5
    Difficile d'accès, pour ne pas dire carrément hermétique, le cinéma de Zulawski atteint son paroxysme avec "Possession". Une femme trompe son mari dans le Berlin Ouest du début des années 80. La haine qu'elle entretient prend des proportions monstrueuses. Enfin, si l'on veut. Entre les quinze scènes de hurlements d'Isabelle Adjani, les délires en sueur de Sam Neill et les vingts dernières minutes gores, il est quasi impossible de comprendre quoi que ce soit à cette histoire. C'est incompréhensible (et le mot est faible) du début à la fin, les dialogues, n'importe quelle scène du film, rien n'a de sens. Une interminable enfilade hystérique (un mot clé) qui fatigue nerveusement. Vraiment éprouvant, mais pas pour les bonnes raisons. Rarement un film aura été aussi insupportable à regarder.
    Angela Ki La
    Angela Ki La

    Suivre son activité 35 abonnés Lire ses 587 critiques

    5,0
    Classique, baroque, expressionniste et beaucoup d'autres choses encore. On embarque dans le train et on à pas une seconde de répit. Pousser à ce point l'autodestruction entre deux personnages, faut être sadique pour faire ça, mais si le film s’arrêtait à ça, on n'en parlerais plus; intervient une étrange créature qui chamboule tout, et on plonge dans le mysticisme le plus profond. Caméra survolté, acteurs habités (comment ne pas l'être), et Isabelle en état de grâce, elle explose littéralement la caméra, elle est enfin tombée sur un réalisateur qui ose la faire jouer réellement. Objet polysémique et obsédant comme une drogue dure, utilisation de travellings avant et latéraux remplis de présence. Le corps sujet est ancré dans le propos du film, souffrant, palpitant, sans mise à distance, presque proche du "nouveau théâtre", et des dialogues qui vont de la logorrhée verbale à l'économie de mots pur et simple, nous envoie directement en cure. C'est excessif, mais Zulawski est excessif ou n'est pas. Que des morceaux de bravoure dans le truc: Le solo d'Adjani dans le métro, ou se mêle jeu d'acteur, et improvisation, est un d'anthologie, à montrer dans toutes les écoles d'art du monde. Son face à face plein de sous-entendus avec une sculpture du Christ en champ-contre champ/ plongée-contre-plongée est un magnifique coup de cinéma, terriblement vivant et poignant. Alors on parle de quoi dans ce film? de la lente dégradation d'un couple à l'ombre du mur de Berlin, de la folie, furieuse et apparemment communicatrice, ou de la rédemption, la monstruosité et la corruption en dedans de la chair, de censure, de la dictature qui oppresse les corps, et contraint les esprits, ou de science fiction peut-être. Ce film est chargé en symboles...Il y a dix ans je l'ai revu avec des potes étudiants, et une fille me disait que c'était la passion amoureuse. Et je ne suis pas sûr que Zulawski lui-même ait un script limpide à nous donner. Comme toute œuvre d'art véritable, il y a un mystère que les visionnages n'arrivent pas à épuiser. Avant hier je l'ai revu, et la fin apocalyptique et sonore, qui nous laisse sans réponse, me fait penser au premier contact entre nous et une entité supérieure, génial. En fait c'est un film de "science-fiction". Inspiration unique qui transcende les genres, par une économie de moyens qui laisse baba, ça n'arrive pas tous les jours. Classique et culte, je dis.
    Henrick H.
    Henrick H.

    Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 78 critiques

    1,5
    Un prix d'interprétation à Cannes pour Isabelle Adjani, pour un rôle très éprouvant dont elle a eu du mal à se remettre, selon ses propos. De mon point de vue, même si la performance est remarquable, elle surjoue l'hystérie et la folie. Le propos du film est abscons et la provocation facile. La rupture, la jalousie, la passion auraient mérité d'être traités plus subtilement.
    kingbee49
    kingbee49

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    4,0
    Il faut s'accrocher sévèrement à son siège pour supporter le visionnage de "Possession", même 35 ans après !! Pour autant, j'aime beaucoup. C'est radical, inconfortable, viscéral, un tantinet foutraque mais sans concession. Zulawski met en avant une matière hystérique qu'il est le seul à maîtrisé dans un film qui est une sorte d'opéra de la cruauté mentale. Tourné dans un Berlin aussi froid et déprimant qu'une porte de blockhaus, Isabelle Adjani et Sam Neil s'agitent, courent, crient, se bousculent pendant deux heures... Il y à dans ce film un parti pris visuel convulsif et tourbillonnant qui épouse la folie dans une sorte de laché-prise impressionnant; beaucoup de plan séquence, de travelling circulaire et une photo froide, désincarnée... Un vrai trip sensoriel quoique un peu long... Le scénario, si on soulève les lattes de parquet, pourrait presque nous ramener à un brouillon de "the Thing" de Carpenter. Enfin, on peut le voir comme ça... Avec le temps, "Possession" est restée cette oeuvre exigeante, difficile mais fascinante et un des vrais jalons du cinéma fantastique européen, pour le peu qu'il y en ai eu.
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 212 abonnés Lire ses 354 critiques

    2,5
    On ne va pas se mentir, c'est un film de fou furieux, et comme tout film de fou furieux qui se respecte, il ne laisse pas indifférent. Hystérique dès les premières minutes, "Possession" ne descend jamais en intensité et, comme si les cris de Sam Neill et d'Isabelle Adjani ne suffisaient pas, se nourrit d'une étrangeté globalement absconse et qui brouille inutilement la ligne principale du film. Ce qui se joue clairement ici, c'est le délitement et la mort d'un couple, nécessaire afin qu'un autre naisse dans un Berlin encore coupé par le Mur. Ce qui fait obstacle dans "Possession", c'est l'irrésolution du rapport entre Anna et le monstre : est-ce Anna qui l'a créé, comme une sorte de Dieu, ou bien est-elle possédée par sa possible création ? Cette ambiguïté pose la question de la place de la foi dans un régime communiste mais ne s'incarne jamais vraiment dans le film; elle se laisse entrevoir à travers de brefs signes de reconnaissance (le monologue interminable d'Adjani; les quelques plans sur le Mur, les autorités menaçant Mark) dont il faudra se satisfaire. Superficiel sur les plans politiques et religieux, le film l'est nettement moins sur sa vision du couple parce que la mise en scène raconte son étouffement avec une virtuosité ébouriffante; elle tient surtout à une mobilité quasi-permanente d'une caméra qui tourne autour des personnages comme un serpent en variant les distances dans des plans-séquences vertigineux, le plus spectaculaire se déroulant dans le métro berlinois où Anna est littéralement possédée : cette scène étourdissante d'intensité et de folie tient beaucoup à la performance d'Adjani, peut-être encore plus habitée que celle de Sam Neill, lui aussi impressionnant. Film d'atmosphère radical et malade, "Possession" aurait gagné à être plus proche de ses personnages et à moins vouloir constamment se situer au-dessus de la fiction, dont certains éléments finissent du même coup par être inintelligibles.
    Noé T
    Noé T

    Suivre son activité 7 abonnés

    4,5
    Un film avec une grosse intensité artistique ! Un début hors du commun, des plans bien distincts, une mise en scène dans les cris, l’horreur qui procure un vrai sentiment d’angoisse ! L’image est absolument superbe : colorée au début quand tout va bien, puis pâle/fade/sèche/terreuse ensuite quand tout bascule dans la folie pure (sans déconner j’ai jamais vu ça ! La scène dans les couloirs du métro notamment est criante de réalisme !), une esthétique gore et notamment remarquable pour le monstre complètement ignoble sur une toile de fond romantique élément central du film. Une perle rare du cinéma thriller/horreur sur fond de romantisme que vous vous devez de voir !
    Didier1980
    Didier1980

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    0,5
    Je me demande si ce sont les cinéastes qui ont voulu nous possédés ou eux qui se sont fait possédés. Les décors sont laids, froids, les crises d'Adjani au début du film sont énervants... Ce film est incompréhensible il y avait deux adjani ainsi que deux Neil, on ne sait même pas le comment du pourquoi. Tout était pauvre dans ce film, je me suis endormi pendant un moment. Même en le regardant plusieurs fois (dont je ne veux plus) je n'arriverais pas à trouver une qualité. NAVET en tout genre.
    LEPELTIER E
    LEPELTIER E

    Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 1 142 critiques

    0,5
    Comme très souvent avec Andrzej Zulawski , un cinéma complètement inaccessible pour le commun des mortels , désespérant .
    Caine78
    Caine78

    Suivre son activité 761 abonnés Lire ses 4 985 critiques

    4,0
    Quatre étoiles très subjectives tant il y a des choses qui ne m'ont pas plu dans ce « Possession » souvent dérangeant voire légèrement malsain, et surtout loin d'être limpide. Mais bon, c'est le cinéma de d'Andrzej Zulawski : il y a une force, une personnalité dont peu de réalisateurs peuvent se targuer, nous offrant quelques moments aussi bizarres qu'inoubliables. Cela pourrait être ridicule (ça l'est quand même un peu, parfois), c'est surtout d'une puissance souvent hypnotique, avec des excès en veux-tu en-voilà, mais finalement assez justifiés et trouvant assez aisément leur place dans « Possession », le réalisateur nous imposant sa vision avec fracas. Le résultat est radical, mais sa beauté étrange et vénéneuse, ce mélange d'horreur et de passion lui donnent un statut assez unique, que la prestation une nouvelle fois éblouissante d'Isabelle Adjani ne fait que confirmer. Difficile d'accès donc, éprouvant, inclassable, et en définitive assez inoubliable.
    mollywood
    mollywood

    Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 47 critiques

    5,0
    excellent film avec isabelle adjani qui joue très juste, on est plongé dans une ambiance bizarre tout du long avec l'épilogue qui vient couronner le tout rajoutant au malaise général
    Redzing
    Redzing

    Suivre son activité 116 abonnés Lire ses 2 065 critiques

    4,0
    A Berlin Ouest, un homme, ayant délaissé sa femme et son fils, ne supporte pas quand celle-ci demande la séparation. Il se rend compte qu'elle a non seulement un amant, mais bien plus encore... Andrzej Żuławski a écrit le scénario alors que lui-même traversait un divorce compliqué, et était passé à l'Ouest quelques années auparavant. Ceci explique sans doute l'atmosphère malsaine que les visuels et l'intrigue dégagent en permanence. Si l'histoire n'est pas limpide, à cause du comportement (volontairement) erratique des personnages, et de rebondissements très étranges lorgnant peu à peu vers le fantastique (on pense parfois à du Polanski), "Possession" possède une aura magnétique, entre le drame conjugal dur, et le film d'horreur inquiétant. Loin d'utiliser des espaces sombres et restreints, le réalisateur emploie des mouvements de caméra amples mais peu naturels, avec des décors vastes et très clairs, pour mettre mal à l'aise son spectateur. Sans compter quelques intérieurs glauques, des effets visuels particulièrement réussis (certaines séquence de body horror évoquent du David Cronenberg), et des bâtiments berlinois filmés de manière oppressante. Sam Neill est excellent en mari froid qui disjoncte peu à peu, cédant à la violence, la folie, et la passion. Isabelle Adjani vaut également le détour en femme hystérique complètement paumée. En somme, ce film fantastique sur le divorce est original et anxiogène, et ne laissera pas indifférent.
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