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La Pianiste
note moyenne
3,2
2122 notes dont 218 critiques
24% (53 critiques)
26% (56 critiques)
11% (24 critiques)
16% (34 critiques)
18% (39 critiques)
6% (12 critiques)
Votre avis sur La Pianiste ?

218 critiques spectateurs

Caine78
Caine78

Suivre son activité 727 abonnés Lire ses 7 286 critiques

4,0
Publiée le 24/10/2013
J'ai beau reconnaître au cinéma de Michael Haneke de grandes qualités, je n'avais jusque-là jamais totalement apprécié un film signé par celui-ci. C'est désormais chose faite avec « La Pianiste », œuvre dérangeante et provocante qui aurait pu aisément tomber dans l'immonde, ce qui n'est en définitive jamais le cas (même si certains me contrediront probablement). L'histoire a beau être globalement atroce et les personnages perturbés comme jamais, on ne peut s'empêcher d'éprouver une fascination morbide pour ce spectacle mortifère, presque émouvant dans sa façon de présenter cette (anti-)héroïne refoulant des pulsions inavouables, le tout dans une quasi-ambiance de fin du monde que le réalisateur retranscrit remarquablement. Vous l'aurez compris : « La Pianiste » n'est pas un film aimable, et risque d'en horrifier plus d'un, mais Haneke appuie tellement là où ça fait mal, va tellement loin dans sa démarche, explose tellement les conventions pour nous mettre mal à l'aise qu'on ne peut être que soufflé par le talent du bonhomme. Il faut dire qu'il a trouvé en Isabelle Huppert l'actrice idéale pour interpréter ce personnage hors du commun, sa prestation imposant une admiration totale. Bref, c'est du lourd, mais ça n'en est pas moins une claque, une vraie : de ce point de vue, le film est une réussite totale.
Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

Suivre son activité 201 abonnés Lire ses 1 286 critiques

1,0
Publiée le 15/06/2016
Michael Haneke signe avec "La Pianiste" un film affligeant de bout en bout, incapable de susciter le moindre trouble dans la relation entre Erika, prof de piano tyrannique, jalouse, sous le joug d'une mère possessive (et drôle malgré elle) et Walter, jeune homme amoureux qui tente de comprendre les désirs tordus d'une femme qui aime Schubert et qui prend un malin plaisir à humilier ses élèves. Mais une fois passées les nombreuses scènes d'humiliations lourdingues qui ne servent qu'à illustrer la méchanceté du personnage féminin et l'histoire Erika-Walter qui ne fait que piétiner ("frappe-moi, je t'aime" pour l'une; "t'es folle, je t'aime" pour l'autre), que reste t-il du film ? Peu de choses, si ce n'est un sens de la provocation ridicule (Erika va voir du porno, musique classique par dessus : quelle transgression !) et des personnages absolument pas ambigus, ce qui rend impossible l'installation d'un malaise et une plongée dans la folie. Le pire dans tout cela ne réside même pas dans la sidérante faiblesse de l'écriture mais dans le terrible esprit de sérieux qui règne : Haneke, perché très haut au-dessus de ses personnages, s'imagine en grand cinéaste-psychologue en train de sonder les névroses humaines mais ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes, incapable de nuancer et de faire évoluer ce qu'il met en scène parce que la réalisation elle-même est figée, enfermée dans sa logique austère et distante, et ne porte jamais de regard sur ce qui est montré. "La Pianiste" fait donc partie de ces films qui prône une vision du grand Art complètement éculée, simplement destinée à choquer les festivaliers cannois qui prennent les banalités de cet objet chic et vain pour un geste de cinéma audacieux. Assommant !
Backpacker
Backpacker

Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 807 critiques

5,0
Publiée le 06/01/2006
Comme toujours, la troublante Isabelle Huppert brille de tous feux peu importe le rôle choisi. Celle-ci excelle en tant que manipulatrice machiavélique portée sur le sado-masochisme. Benoît Magimel crédibilise cette relation ténue entre dominant et dominé et réciproquement. Il ne faut surtout pas se détourner de cette histoire suite à telle ou telle scène de sadisme car Michael Hanneke pousse la réflexion très loin. Absolument remarquable de justesse et passionnant jusqu'à la dernière image.
EricDebarnot
EricDebarnot

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3,5
Publiée le 21/07/2014
Et si la lecture "cinéphilique" de "la Pianiste", voyant dans ce film du grand inquisiteur Haneke la peinture malaisante, froide, hautaine et agressive (forcément, on est "chez Haneke", bonjour les clichés faciles de la critique !) d'une femme prisonnière d'une apparence lisse et sombrant dans ses pulsions jusque là refoulées, était complètement à côté du sujet ? On peut aussi en effet voir ici l'étude attentive, plus empathique qu'on peut le penser au premier abord, d'un cas clinique malheureusement classique : probablement violée par son père dans son enfance et détruite psychologiquement par le "refus de voir" de sa mère, Erika se débat entre confusion sexuelle et demande d'amour envers cette dernière. Sous cet angle "psychanalytique", "la Pianiste" jette un regard formidablement juste "techniquement" sur une victime et sur ses stratégies de survie professionnelles, familiales et amoureuses, et notre opinion sur le "jeu pervers" de Haneke se trouve désamorcée : porté par une Huppert au sommet de son Art, comme on dit, et une Annie Girardot d'une justesse bouleversante, (et malgré la maladresse d'un Benoît Magimel visiblement mal à l'aise), "la Pianiste" s'avère l'un des grands films d'un réalisateur qui allait donner le meilleur de lui-même la décennie suivante.
natacha brule
natacha brule

Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 37 critiques

5,0
Publiée le 25/11/2011
Un film complexe à aborder, négligeant puisqu'il exige que chacun termine à sa façon. C''est sa seule négligence, et elle est incontournable. Film formidable, et les réactions du public, majoritairement choqué, outré l'atteste. Le réalisateur nous décrit patiemment la jolie "façade", la façade "Grand Public" d'une véritable artiste. Une artiste applaudie, reconnue. Et puis, lentement, on pénètre dans sa vraie vie. Sa vie réelle, mais pourtant cachée de tous. Et là, c'est la grande claque !!!! Une peinture sournoise de ce qu'il peut y avoir de plus intime dans un individu, de plus invraisemblable, de totalement incurable (s'il est prouvé que c'est un mal, une menace pour le grand nombre). Car enfin, rien n'est montré, tout est suggéré. Mais notre imagination est active. Et finalement le plus choquant, c'est d'amplifier ce qui n'est même pas montré en atteste les réactions très vives du public (zéro flagellation ou scène de SM). Un film magistrale qui nous montre avec brio, la véritable passion, l'amour qui vous dévore, qui vous fait vous rouler par terre, spoiler: simuler des règles (ruisselantes, à 40 ans, à la lame de rasoir), vomir tout en tentant de vouloir baiser (et embrasser (beurk), vouloir faire l'amour dans un vestiaire sans plus jamais se soucier des venues ou de sa réputation notoire, imaginer les pires stratagèmes pour attenter cruellement et physiquement à autrui, se jeter des règles absurdes de collégiennes, etc.. une scène burlesque de claques mutuelles, mais aussi une A.Girardot barricadée magistralement et qu'on laisse hurler comme si elle devenait transparente face à l'explosion des sentiments, un viol commenté en direct,auto-excusé, justifié par son auteur (cela va effectivement très très loin dans le regard), une fin magistrale qui vous plante dans un dernier petit revers que seul le vrai quotidien peut vous offrir, une spirale jamais assouvie, la pire des frustrations qui humilie, asservi un individu sans espoir de rémission tant cette situation est insupportable, pour elle, lui, pour tous, invivable au grand jour. Magnifique. Une peinture comme vous n'en découvrirez que rarement et qui surtout, décape littéralement et s'attarde sur chaque mécanisme de l'être, avec une absence de pudeur excusée par l'ambiance oh combien, mâtinée de musique classique. Le culte des opposés, culture et bestialité. Les différents sujets et thèmes abordés ne sont que des prétextes à passer derrière le miroir d'une façade très honorable et parfaitement plaisante. Mais surtout une personnage très (trop?) intelligent, très subtil, une femme magistrale qui rencontre un garçon aussi exceptionnel, et "saute" sur l'occasion, si rare. Les acteurs sont tous, eux-aussi au sommet de leur forme. Un film à ne pas mettre dans toutes les mains car il est volontairement abusif et choquant. La démonstration qu'un être totalement bridé, réglé (parfois), réagissant au Tabous et codes du Collectif, peut littéralement exploser, s'assumer sur des maigres détails que seul l'étrangeté de l'âme peut ordonner. Par les dialogues, on n'est très loin de la bête, mais on s'en approche si près. Justes des circonstances réunies, permettant l'embrasement complet de deux personne, et les délires les plus fous, sans aucun frein. Dépucelage, et débridage total, sont les deux mamelles de ce film. De quoi faire tourner le lait à plus d'un.
Louis Morel
Louis Morel

Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 850 critiques

5,0
Publiée le 07/03/2014
"La pianiste" est certainement le dame le plus poignant de Haneke, mais aussi le plus froid, cruel et corrosif. Un film à l'interprétation et à la mise en scène vertigineux.
L'impatient
L'impatient

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4,5
Publiée le 06/12/2014
C'est un film poignant et perturbant à la fois ; « La pianiste » séduit et offre aux spectateurs un résultat électrisant. L'atmosphère pesante entend au fil de l'histoire, dévoiler la complexité du personnage principal (merveilleusement intepreté par Isabelle Huppert).
Louis A.
Louis A.

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5,0
Publiée le 09/08/2013
Simplement magistral. Le livre d'Elfriede Jelinek était sublime et le film parvient à l'égaler. L'oeuvre est portée par un trio d'acteurs français exceptionnels dont le jeu reflète une notion disparue du cinéma contemporain - à mon goût du moins : la sincérité. Une sincérité éblouissante, presque divine, qui bouleverse et émeut le spectateur. Girardot, vieille et dure, Magimel, jeune et droit, Huppert, belle et folle. La musique - bien qu'utilisée froidement, c'est-à-dire sans enregistrement digne d'un studio, filmée sur le vif , un peu à la manière du dogme 95 - illumine d'une lueur glacée les péripéties masochistes du personnage d'Erika. Michael Haneke signe là sa perle, son bijou. Il filme merveilleusement bien ses acteurs. Ainsi, bien que l'image semble vierge de tout travaux ou retouches, ce qui apparaît à l'écran resplendit de perfection et de simplicité. C'est cru mais brillant. Toutes les scène à caractères sexuels justifient l'interdiction aux moins de 16 ans ( honte à moi qui l'ai vu à 14 ) mais sont elles même justifiées par le propos du film qui pour une fois chez Haneke n'est pas une critique simpliste de la société de consommation. Le film - donc, par extension, le livre vu qu'il s'agit d'une adaptation plutôt fidèle - offre au spectateur le parcours d'une femme torturée par ses délires sexuels masochistes. Ce qui est beau, c'est qu'il ne s'agit que d'un extrait de la vie d'Erika. Il n'y a pas de début ni de fin. Seulement un passage comme le traduit à mon sens l'admirable fin de ce film. Magistral, tout simplement !
carbone144
carbone144

Suivre son activité 24 abonnés Lire ses 606 critiques

4,0
Publiée le 19/06/2013
Je ne sais vraiment que dire sur ce film, tant il est particulier. A la poubelle les gentilles petites histoires d'amour, voyons le monde à l'envers, où madame est une tarée et où monsieur est juste un peu normal. Film malsain, idées malsaines, psychologie de sauvage : univers froid et impitoyable dont la lenteur exprimée de façon juste par Haneke laisse le temps de réfléchir et de prendre acte de ce qu'on a sous les yeux. J'ai éclaté de rire par moment. Non pas pour de l'absurdité, mais par le malaise que le film a pu provoquer. Vraiment très intéressant. Sinon, je ne saurais oublier de souligner la prestation absolument exceptionnelle d'Isabelle Huppert... fallait oser !
Julie M.
Julie M.

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5,0
Publiée le 12/04/2013
Quand la perversité d'une femme se retourne contre elle ... Erica, le personnage interprété par Isabelle Huppert, une vieille fille prof de piano malheureuse, aux fantasmes un peu glauques, va jouer, trop jouer, avec l'un de ses jeunes élèves. Elle alterne tout le long du film entre l'envie de dominer et l'envie d'etre soumise, tente d'attirer "son" homme dans la toile d'araignée de sa perversité et de ses fantasmes. Elle ne parviendra qu'à réveiller les instincts plus cruels et plus déstructeurs de son amant. Isabelle Huppert est comme à son habitude d'une beauté et d'une justesse impressionantes. Magimel est remarquable. Evidemment, inutile que vous attendiez la morale finale ou le message de la fin. Ce n'est pas le style d'Haneke. Et c'est ça qu'est bien.
-yhi-
-yhi-

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2,5
Publiée le 15/12/2012
Le film, comme tout ceux de Haneke, possède une atmosphère assez étouffante. On se situe encore une fois dans un milieu très strict (celui de la musique classique) et il y a peu de dialogues (surtout au début). Pour le coup, il faut avouer qu'il ne se passe quasiment rien et qu'on s'emmerde à souhait. Ce film est surement le moins bon Haneke que j'ai vu, les autres, tout en possédant cette ambiance particulière du réalisateur, restait crédible. Ici les trois personnages principaux sont tellement frappés que la crédibilité de l'histoire tombe à l'eau. Le film n'en devient qu'un ennui de 2h10 entrecoupé par des scènes voulues "choc" mais qui finalement n'apportent rien et laissent relativement indifférent.
Mathieu H.
Mathieu H.

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2,0
Publiée le 24/06/2012
Que voilà un film franchement déconcertant ! Ce qui frappe tout d'abord dans "La Pianiste", c'est le stoïcisme, le manque cruel de point de vue de Michael Haneke. Cette neutralité, cette utilisation des longs plans-séquences n'avaient en rien gêné notre appréhension de son "Ruban Blanc", préférant laisser le spectateur se faire sa propre idée sur l'intrigue. Or, ici, l'absence de positionnement fait que, loin de choquer le spectateur, "La Pianiste" ne l'émeut pas non plus ! L'ensemble est froid, fade même, pareillement à l'image qu'Isabelle Huppert, remarquable, veut donner d'elle-même. C'est donc tranquillement et péniblement que le film déroule son long fil, sa longue histoire sur cette relation hors du commun, cette interminable partie de "à toi, à moi". De plus, on se questionne même sur l'utilité de toute cette bande lorsque l'on arrive au bout du long métrage et que sa remarquable durée (presque 2h10) soulève en nous un problème : tout ça pour dire si peu ? Indéniablement, Michael Haneke a son style, qu'on ne va pas lui retirer compte tenu des récompenses qu'il continue d'amasser, mais chaque style a son domaine de prédilection, et le génie de l'autrichien ne semble pas s'adapter à tout ...
Plume231
Plume231

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3,0
Publiée le 06/03/2011
Michael Haneke montre mais n'explique pas. C'est un parti pris intéressant et qui ne peut pas laisser indifférent. Surtout qu'il ne fait rien pour rendre agréable son film au spectateur en y allant frontalement et crûment quitte à aller dans l'exagération. Mais ce que l'on retient surtout de tout ceci, c'est qu'il arrive à tirer le maximum de ses interprètes. Annie Girardot, Benoît Magimel et bien sûr Isabelle Huppert sont très impressionnants. Seule très grande réserve que j'aurais vraiment face à tout cela : la fin. Haneke préfère un final intellectuel alors que moi personnellement, de façon purement subjective et sans vraiment pouvoir le justifier, je pense que quelque chose de fort, de véritablement coup de poing aurait beaucoup mieux convenu. Voilà mon avis personnel face à cette oeuvre qui se veut (et qui d'ailleurs y arrive parfois!) dérangeante.
Catomano
Catomano

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2,0
Publiée le 03/03/2011
Film dont le seul véritable intérêt est la magistrale interprétation d'Isabelle Huppert, jouant le rôle d'une femme pianiste, mentalement dérangée, sorte de psychotique qui devient psychopathe. Je ne vois pas d'autre réel intérêt à cette réalisation que le jeu époustouflant d'Isabelle Huppert pour laquelle je mets 2 étoiles.
Sildenafil
Sildenafil

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2,5
Publiée le 09/02/2011
Un film surprenant, original, malsain et percutant comme on les aime (et comme on aimerait en voir plus). Cependant, peut-être manque-t-il un peu d'explications, et la fin gagnerait sûrement à être plus accessible.
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