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    Taxi Driver
    note moyenne
    4,3
    22637 notes dont 948 critiques
    45% (429 critiques)
    27% (255 critiques)
    11% (109 critiques)
    10% (94 critiques)
    4% (39 critiques)
    2% (22 critiques)
    Votre avis sur Taxi Driver ?

    948 critiques spectateurs

    Benjamin A
    Benjamin A

    Suivre son activité 346 abonnés Lire ses 1 055 critiques

    5,0
    Publiée le 21 avril 2014
    "Un jour, il y aura une vraie averse qui nettoiera la rue de toute cette racaille" dit Travis, un chauffeur de taxi tourmenté et insomniaque. indigné par la déchéance physique et sociale qui l'entoure, et va se mettre en tête de sauver un jeune prostitué mineur de son mac violent. Martin Scorsese filme avec fascination et violence cette violente descente aux enfers de ce chauffeur de Taxi perdu et solitaire depuis son retour du Vietnam. A travers une écriture de grande qualité, abordant divers thèmes et montrant comment la folie de la société va affecter et se propager à travers cet homme, il nous livre un récit fascinant, violent et envoutant. Sa vision de New-yorkaise, notamment nocturne à travers son taxi, est sombre, crade et glaçante, montrant notamment les marginaux de New-York. Sa mise en scène est superbe, capable de créer une atmosphère mystérieuse, réaliste et sombre qui nos fascine et nous envoute de bout en bout. Techniquement Scorsese est au sommet de son art, talentueux et inventif, ou la photographie est superbe et Scorsese utilise à merveille la bande originale est parfaite, obsédante et envoutante signé Bernard Hermann. Côté interprétation, c'est excellente, Robert De Niro est grand et nous livre une composition intense et époustouflante, la jeune Jodie Foster lui donne superbement la réplique. Auréolé de la palme d'or, Taxi Driver est un chef d'œuvre, un très grand film, qui permet à Scorsese et De Niro de rentrer dans la légende du cinéma.
    Béatrice G.
    Béatrice G.

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    3,0
    Publiée le 23 mars 2014
    Un film qui m'aura laissée assez dépitée. Scorcese sait filmer, ça on est d'accord, la façon dont il filme New-York, surtout de nuit est magistrale, la lumière et la musique rendent parfaitement bien: on peut sentir la crasse et la misère qui obsèdent tant Travis. Toute l'ambiance du film retranscrit parfaitement l'état d'esprit du héros: on partage son insomnie, sa paranoïa, ses obsessions, son oppression. De même De Niro sait jouer, si on en doutait avant, on en a la confirmation: son malaise grandissant, sa folie moi j'y crois à fond! Et puis si c'est lui qui attire le plus l'attention, les autres ne sont pas en reste pour autant: Jodie Foster, Harvey Keitel, Cybill Shepherd... D'où vient le problème alors? Et bien malgré toutes ces qualités indéniables, je ne peux nier que je me suis ennuyée durant ces 1h50 et le final qui manque de panache m'a laissée désespérément sur ma faim. Très déçue donc, cependant à cause de tous les arguments évoqués plus haut, je ne peux me résoudre à lui mettre en dessous de la moyenne.
    Chuck Carrey
    Chuck Carrey

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    2,5
    Publiée le 19 janvier 2015
    Le duo Scorsese / De Niro a souvent fait des miracles. Mais puisque rien n'est parfait, il faut bien que ce duo ait aussi fait des erreurs. "Taxi Driver" en est une. "Taxi Driver" fait parti de ces films classiques du cinéma, ces films intouchables qui regorgent de scènes vus et revus tellement elles sont cultes. Il est donc difficile de s'attaquer à un tel film. Une horde de fan est toujours là pour le défendre et dire à quel point cette œuvre phare dans la filmographie du cinéaste américain est géniale. Mais pourtant, il faut bien se rendre à l'évidence, ce film ne peut pas plaire à tout le monde. D'ailleurs, aucun film ne peut plaire à tout le monde. C'est aussi un peu ça la magie du cinéma. Bref, "Taxi Driver" a beau faire parti du groupe des très grands films, ça ne l'empêche pas d'être ennuyeux. En fait, c'est ça le gros problème de ce film : le manque de rythme. Toutes les scènes s'allongent et se tirent à n'en plus finir. Ce ne serait pas un problème si le personnage principal, Travis joué par un De Niro encore jeune mais pas mauvais, était intéressant mais ce n'est pas le cas. Lui aussi manque de pêche, ses monologues sont longs et lorsqu'il parle avec d'autres personnages, il prend à chaque tout son temps avant de répondre, tellement qu'on se demanderait s'il va véritablement répondre. Travis apparait comme un personnage froid, antipathique et légèrement cinglé. Forcément, cela n'aide pas à s'accrocher à lui, au contraire cela empêche de s'identifier au personnage, ce qui rend le film encore plus pénible à suivre car on n'a rien à quoi se raccrocher. Néanmoins, après tous ces désagréables mots sur ce film, il faut tout de même reconnaître qu'il n'est pas culte pour rien. Car même si on a du mal s'intéresser à l'histoire du film et à son personnage, Scorsese nous propose également une vision de New-York sombre voire même glauque. Et en ça, le film est bon. Le réalisateur de "Casino" nous dépeint ici une ville que l'on voit habituellement sous son meilleur jour dans les autres films, mais qui va ici être exposée telle qu'elle est la nuit, avec tous ses habitants que l'on ne voit pas pendant la journée et qui ressortent tels des vers lorsque le Soleil se couche. La pomme est pourrie et elle doit être désinfectée. "Taxi Driver" est au final un film culte qu'il peut être difficile de cerner. Son personnages et son récit ne sont pas vraiment intéressant et manque de rythme. Mais il offre une vision de la grande ville américaine que l'on voit rarement au cinéma.
    Alain D.
    Alain D.

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    5,0
    Publiée le 12 novembre 2014
    Travis à 26 ans. Ancien membre des "Marines" il prend un Job de chauffeur de Taxi de nuit. Il fréquente alors la faune de New York City. Travis, magistralement interprété par Robert De Niro, est insomniaque : il conduit la nuit et "drague" le jour. Il rencontre la belle blonde Betsie (Cybill Shepherd ) qui habite "Park Avenue", les quartiers chics. Mais ils sont trop différents, leur aventure tourne à l'échec. Dans le New York des bas fonds, l'ambiance est malsaine et Travis rumine des idées moches : il est seul, abandonné et dans sa tête germe le changement. Celui-ci va s'opérer avec la rencontre d'Iris, jouée par Jodie Foster. Iris est une jeune prostituée spoiler: à qui, le temps d'une "passe", il lui fait la morale puis se met en tète de la libérer pour la renvoyer chez ses parents. Dès lors, Travis se reprend en main, refuse le système et passe à l'action ; le nettoyage peut commencer. Le scénario de Paul Schrader est fabuleux, l'action très progressive nous montre parfaitement l'évolution du personnage principal. La photographie réaliste donne de belles scènes nocturnes du NY sombre de 1975. Une superbe réalisation de Martin Scorsese qui mérite bien sa Palme d' Or à Cannes.
    Chris46
    Chris46

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    3,5
    Publiée le 4 août 2018
    “ Taxi Driver “ bon film de Martin Scorsese . C’est l’histoire de Travis Bickle ( Robert De Niro ) un ancien marine qui c’est reconvertit comme chauffeur de taxi à New York mais uniquement la nuit car il est insomniaque . Toute les nuits il est témoin de la violence quotidienne et de la perversion qui gangrène les rues de New York . Ce quotidien va lui faire perdre peu à peu la tête et il va se transformer en une espèce de justicier décider à nettoyer les rues de New York de toute cette violence et cette perversion nottament en se chargeant de délivrer une prostituée mineure nommer Iris ( Jodie Foster ) de ses souteneurs ... “ Taxi Driver “ est un bon film réalisé par Martin Scorsese devenu un classique aduler par la critique et le public du monde entier qui remporta de nombreuses récompenses à sa sortie en salle comme la palme d’or au festival de Canne de 1976 et 4 nominations aux oscars . Le film remporta également un beau succès public à sa sortie ( près de 3 millions d’entrées en France ) . Pour ma part je trouve le film bien mais je n’irais pas dire que c’est un chef d’oeuvre ou l’un des meilleurs films de tout les temps comme une grande majorité de gens car quelques points négatifs l’empêche d’accéder à ce statut . L’histoire est prenante avec ce chauffeur de taxi qui va basculer petit à petit dans la folie et se transformer en un justicier pour nettoyer les rues de New York de la violence et de la perversion nottament en tentant de délivrer une jeune prostituée mineure de ses souteneurs . Le problème du film c’est que la première partie du film n’est pas forcément très attrayante et peut faire assez vite décrocher le spectateur . Alors oui il y a des choses intéressantes dans cette première partie avec Scorsese qui nous fait découvrir la vie nocturne de New York avec sa violence quotidienne et sa perversion , il nous fait découvrir ce chauffeur de taxi solitaire et insomniaque qui est confronter tout les jours à ce monde nocturne violent . Mais le truc c’est qu’ on ne sait pas trop où il veut en venir au début avec ce personnage c’est un peu déconcertant . On se contente juste de suivre la vie quotidienne de ce personnage spoiler: ( ses tournées quotidienne avec son taxi , ses visionnages de films pornos pour se détendre après sa journée de travail , ses dragues maladroite d’une femme qu’il trouve à son gout , sa vie solitaire dans son appart ... ) . Donc on se contente de suivre sa vie quotidienne mais sans trop savoir ou Scorsese veut en venir avec lui au final . Bref c’est pas très palpitant et un brin longuet . Et puis il y a pas mal de scènes qui n’apporte pas forcément quelque chose au film spoiler: ( la scène où Robert De Niro charge un client dans son taxi qui lui demande de rester pendant 3 plombe devant un domicile où sa femme s’envoit en l’air avec son amant ... ) . Je pense que le but de Scorsese dans cette première partie était de vraiment nous immerger dans le quotidien sombre de New York et de nous faire vraiment découvrir ce personnage et son quotidien pour qu’on s’attache à lui . Mais c’est pas forcément bien amener . Heureusement la seconde partie du film est bien plus prenante quand on entre enfin dans le vif du sujet et qu’on comprend enfin ce que Scorsese voulait raconter avec ce personnage qui va vouloir nettoyer les rues de New York nottament en tentant de sauver une jeune prostituée de ses souteneurs . La seconde partie du film qui va d’ailleurs nous offrir quelques séquences mythiques et culte comme la fameuse séquence du miroir avec la fameuse phrase “ c’est à moi que tu parle ? “ ( “ You talkin to me ? “ en vo ) ou encore spoiler: la tuerie finale . Je pense que Scorsese aurait du rentrer dans le sujet un peu plus tôt et exploiter beaucoup plus son sujet au lieu de faire un peu traîner les choses au début c’est un peu dommage . Sa n’empêche pas que le film soit bien et prenant mais il aurait pu être bien meilleur selon moi . Le film est superbement mis en scène par Martin Scorsese qui film super bien New York la nuit et qui nous offre une superbe ambiance nocturne . Il a dailleurs donner au film un ton très réaliste qui nous immerge totalement dans le quotidien sordide et sombre de New York . A travers ce film il nous fait vraiment prendre conscience que notre monde n’est pas tout rose et qu’il peut s’avérer assez sombre , dur , sordide et violent remplit d’un tas de pourrit comme c’est le cas dans le film avec des macs qui n’hésite pas à prostituée une jeune gamine de 13 ans et sa nous fait quand même bien réflechir sur notre société . La musique est pas mal et colle plutôt bien à l’ambiance du film . Le film est porter par un excellent casting avec à sa tête Robert De Niro qui est vraiment magistral dans le rôle de ce chauffeur de taxi qui va perdre la tête petit à petit et se transformer en une espèce de justicier pour nettoyer les rues de New York . Il interprète clairement l’un des meilleurs rôles de sa carrière . Il joue à la perfection ce personnage insomniaque et solitaire dégoûter par la violence et la pervesion du monde extérieur qui va le transformer petit à petit en un justicier qui va vouloir nettoyer les rues de New York de la violence et de la perversion comme le moment oú spoiler: il tue un noir qui braque une épicerie . Un personnage très intéressant et attachant . J’aime beaucoup son évolution et sa transformation tout le long du film que se soit dans sa mentalité qui est plutôt passif au début ou il laisse faire les choses et ou il devient actif par la suite pour faire changer certaines choses ou encore dans son changement de look au fil du film . Son look finale est vraiment stylée et cool . Un personnage qui a également un côté plus sombre , obscur et mystérieux car spoiler: il va tenter de tuer un candidat à la présidence . Pour qu’elle motif ? Pour attirer l’attention de la femme qu’il drague ? Ou alors car il n’estime pas capable ce candidat de diriger le pays et donc de mettre un terme à toute cette violence qui pollue le pays donc la ville de New York ? Sa reste obscur et donc sa laisse libre court à l’interpretation . . Dans sa quête de faire bouger les choses à New York il va nottammnent tenter de délivrer une jeune prostituée mineure de ses souteneurs magistralement interpréter par la jeune Jodie Foster , véritable révélation du film , alors au tout début de sa carrière qui sera révéler par ce film . Elle est vraiment très crédible dans le rôle de cette jeune fille pas très à l’aise avec ses parents qui a fuguer le domicile familiale et qui à fait de mauvaise rencontre par la suite qui en ont fait une prostituée . Une jeune fille totalement à la dérive qui préfère encore ce quotidien sordide qu’elle trouve limite cool à celui qu’elle avait avec ses parents et qui n’a pas vraiment conscience qu’elle est en train de foutre sa vie en l’air et qu’elle n’est que la poule au œufs d’or d’une bande de raclure qui profitent d’elle . Elle n’ a que 13 ans et elle joue vraiment son rôle à la perfection . Elle est vraiment mature pour son jeune âge car sa doit vraiment pas être évident de jouer le rôle d’une prostituée alors qu’elle n’a que 13 ans et elle joue son rôle parfaitement . Elle n’a au final pas énormément de scènes à l’écran mais elle marque chacune de ses scènes . Dommage qu’on ne la voit pas plus d’ailleurs . Robert De Niro qui venait d’être révéler avec “ Le parrain 2 “ qui lui a d’ailleurs valu l’oscar du meilleur second rôle verra sa carrière vraiment décoller avec le succès de “ Taxi Driver “ tout comme la jeune Jodie Foster qui en feront des stars mondiales . “ Taxi Driver “ va également lancer définitivement la carrière de Martin Scorsese . Pour résumer “ Taxi Driver “ n’est pas le chef d’œuvre tant annoncer mais tout de même un sacrément bon film de Martin Scorsese .
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    5,0
    Publiée le 16 septembre 2015
    Martin Scorsese cinéaste n’est certes pas né avec « Taxi Driver » mais sans conteste, la Palme d’or de 1976 au Festival de Cannes et le choc que provoqua le film internationalement l’installèrent définitivement dans la cour des grands ainsi que Robert De Niro. Le propre des vrais chefs d’œuvre est de ne jamais subir les outrages du temps car la force de leur propos ou la singularité de leur esthétisme s’affranchissent des modes ou des courants. Comme on peut revoir avec la même fascination « Sunset Boulevard » de Billy Wilder soixante ans après sa réalisation, « Taxi Driver » dégagera la même sensation de malaise intense chez les spectateurs d’aujourd’hui. A travers le destin de Travis Bickle; Scorsese, Schrader et De Niro nous parlent de l’incommunicabilité entre les êtres qui ne fait que se renforcer à mesure que les villes grossissent et que le progrès technique isole les gens. De manière plus contemporaine au film, « Taxi Driver » nous interpelle sur le sort réservé aux GI’s à leur retour du Vietnam. Beaucoup ont vu en « Taxi Driver » bien avant « Le retour », « Apocalypse now » ou « Voyage au bout de l’enfer » le vrai premier film sur ce conflit qui à l’époque ronge encore l’Amérique. Le mode de narration de l’épopée du soldat Bickle voulu par Schrader avec la voix-off omniprésente prend ses ramifications dans « Le journal d’un curé de campagne » de Robert Bresson (1951), cinéaste français sur lequel celui-ci a écrit un livre. Comme le curé d’Ambricourt, Bickle se sent exclu et comme lui il souffre de terribles maux d’estomac. La référence au film est marquée par la crainte de Bickle d’être atteint d’un cancer, mal qui emportera le curé du film de Bresson. A travers un journal lu à voix haute , l’ancien GI entend lui aussi témoigner de son incapacité à entrer en contact avec ceux qui habitent la patrie qu’il est allé défendre dans les jungles asiatiques. Le New York qu’il parcourt avec son taxi jaune ressemble aussi à une jungle et le retour tant désiré là-bas n’en est pas vraiment un . De ce fait Bickle voit peut-être dans la faune bigarrée des rues malfamées les mêmes ennemis que ceux qui se cachaient potentiellement derrière chaque arbre lors des patrouilles de reconnaissance effectuées au Vietnam. C’est sûr quelque chose ne va pas, mais Bickle qui le sent bien n’arrive pas à mettre des mots sur ce mal-être qui le ronge et ce n’est pas la conversation absconse avec Wizard (Peter Boyle) son collègue, où il essaie de trouver une réponse chez un plus ancien, qui va lui remettre les idées en place. La volonté de se lier était pourtant bien présente chez le jeune homme qui maladroitement tentera une approche avec une jeune femme de bonne éducation (Cybill Shepherd) aperçue lors d’un meeting électoral. L’immense espoir sera assez vite déçu, le choc des cultures brutal ramenant Travis à sa condition de paria. Désormais il en est sûr, la source de tous ses maux vient de cette dégénérescence symbolisée par les marginaux qui hantent les rues qu’il arpente à longueur de nuit. La réaction de Bickle sera en droite ligne inspirée du discours militaire qui pour convaincre le simple troufion d’aller se faire trouer la peau, mise tout sur la haine de celui d’en face. Dans cette deuxième partie du film, Bickle a renoncé à s’adapter puisque tout le monde le rejette et c’est dès lors à un véritable entraînement militaire qu’il se livre dans sa minuscule chambre taudis ne sortant plus que vêtu de sa veste de treillis, dans l’attente du geste sacrificiel qui lui redonnera une identité. Une toute jeune prostituée (sublime Jodie Foster) à qui il a décidé de redonner son innocence à défaut de sa virginité qui servira à Bickle pour exprimer à la face du monde toute sa souffrance. C’est par une scène choc qui a beaucoup fait débat à l’époque que Scorsese clôt son film qui dans toutes ses composantes aura marqué l’ensemble d’une génération. Du scénario illuminé de Paul Schrader inspiré de son expérience personnelle, à la musique lancinante de Bernard Herrmann dont ce sera le dernier travail, en passant par le jeu habité de De Niro et jusqu’aux partis pris esthétiques de Scorsese, rien de tout cela ne fait en 1976 de « Taxi Driver » un film comme les autres. Si "Taxi Driver" parle tant aux jeunes gens de sexe masculin c’est sans doute que sans aller jusqu’au délire paranoïaque de Travis Bickle beaucoup de jeunes hommes se sont posés un jour avec angoisse , allongés sur leur lit, la question de leurs rapports aux autres et de la place qu’ils allaient occuper dans la société.
    elbandito
    elbandito

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    5,0
    Publiée le 13 juin 2011
    New York, la nuit, la solitude vue par Martin Scorsese, au travers des errances de Robert De Niro dans l'un de ses rôles mémorables, qui en improvisant a créé une des répliques les plus célèbres de l'Histoire du cinéma, enfin Palme d'Or à Cannes en 1976... Que dire de plus sur ce chef d'oeuvre incontestable ?
    Rajdevaincre
    Rajdevaincre

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    5,0
    Publiée le 14 juin 2013
    Chef d’œuvre ! Je ne vois pas ce qui peut mieux définir ce film. Tout au long de ce film Martin Scorsese nous montre le retour d’un ancien marines, Travis Bickle. Et comme tout vétéran sa vie n’est plus du tout la même. Il est devenu insomniaque et décide de faire « Taxi Driver » pour occuper son temps. Il fait alors la rencontre de Betsy, soutien actif de Palantine candidat à la présidentielle. Mais la nuit en redécouvrant le New-York qu’il a laissé il est sous le choc, tant de racailles, de prostitués, de merde comme il dit s’en est trop pour lui. Il va alors devoir agir par lui-même pour que cette violence et perversion qu’il voit chaque nuit en finissent ! Paul Shrader nous offre un scénario dramatique et bouleversant mais très entreprenant car il est l’un des premiers à nous montrer le retour d’un soldat de la Guerre du Viêt-Nam (une guerre encore toute fraiche dans les mémoires en 1976). Un scénario qui est d’ailleurs très proche de la réalité et qui peut rappeler certains évènements. La musique, elle, est formidable. Enfin le final ouvre à différentes interprétations. Car concrètement ce film et sa fin : spoiler: Dénonce-t-il le drame psychologique qu’est la guerre du Viêt-Nam ? Dénonce-t-il la xénophobie américaine post-Viet-Nam ? Dénonce-t-il une société qui fait d’un fou-psychopathe un héros ? La fin tellement peu réaliste, ne serait-ce pas les dernières pensées de Travis alors qu’il est à l’agonie ? Ce film n’est-il en fin de compte qu’une fresque de violence gratuite ? Autant de questions qui se posent et qui fait de ce film un chef d’œuvre laissant le spectateur maitre de l’œuvre. Tout ça accompagné d’un Robert DeNiro magique, grandiose et une Jodie Foster qui montre qu’elle va devenir une grande parmi les grandes. Un film à voir absolument, chef d’œuvre incontestable du cinéma !
    Black-Night
    Black-Night

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    4,0
    Publiée le 3 novembre 2015
    Taxi Driver est un très bon et excellent film. Un drame psychologique extrêmement puissant, fort et intense et c’est aussi certainement l’un des meilleurs films traitant du sujet de la solitude, du retour post-traumatique de la guerre du Vietnam et sur la folie. Classé comme étant l’un des plus grands films de tous les temps, un chef d’œuvre du septième art et culte. Ce qui est certain c’est qu’il est évidemment un grand film culte, mais qui est un poil surestimé et surcoté pour ma part. Présenté en compétition officielle au 29ème Festival De Cannes en 1976 où il remporta le prix de la Palme D’Or amplement mérité. L’histoire nous plonge dans un New York sombre et dépravé au travers de ce chauffeur de taxi qui nous fera suivre toutes ses errances au cœur de la ville. Un film mythique malgré tout pour son célèbre face à face avec lui-même où l’acteur Robert De Niro au look extraordinaire scande une réplique culte dans la culture populaire et ciné, le célèbre « C’est à moi que tu parles ? », « You Talkin’ To Me ? ». Mais le métrage ne se résume pas qu’a cette séquence, d’autres sont absolument fabuleuses, telle que la scène de fin absolument incroyable. Mais malgré tout ça, j’ai ressenti malgré moi, quelques moments lents faisant ressentir quelques longueurs au sein de la première partie. Une bande son excellente qui donne un style visuel et un charme bien particulier à l’ensemble de l’œuvre par les compositions de Bernard Herrmann dans le style du jazz, un style auquel je ne suis pourtant pas très friand mais qui fonctionne à merveille et où le saxo y est bien mis en avant. Le cinéaste Martin Scorsese réalise avec maestria, mise en scène grandiose, plans séquences magnifiques et suivre le taxi et son chauffeur dans les rues de New York devient vite une attraction principale enivrante et majeure du film. N’oublions pas que Scorsese fait une apparition très brève à un moment mais joue aussi dans ce film un rôle nous réservant une scène absolument géniale et mythique. Le casting est ahurissant, Robert De Niro absolument dans l’un de ses plus grands rôles car il ne joue pas, il incarne son personnage avec brio, Jodie Foster très jeune mais excellente, Cybill Shepherd très bien, Peter Boyle un acteur à la tête bien charismatique que j’adore est excellent, Harvey Keitel excellent. En somme il faut monter à bord de ce Taxi, pour découvrir et s’immiscer dans la vie de ce Driver époustouflant et hors norme. Un film qu’il faut voir. Ma note : 8.5/10 !
    Le Loubar
    Le Loubar

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    5,0
    Publiée le 23 octobre 2017
    Une descente aux enfers absolument fascinante. Taxi Driver, réalisé par Martin Scorsese, raconte l'histoire de Travis, vétéran du Vietnam, qui décide de conduire le taxi pour combattre ses insomnies. Un jour, il va sortir avec une fille qui va vite l'envoyer bouler ; suite à cet évènement, il va peu à peu sombrer dans une quête de violence lorsqu'il va essayer d'arracher une jeune fille de 12 ans à son métier de prostituée. La première chose qui marque avec Taxi Driver, est le réalisme avec lequel Scorsese retranscrit l'horreur de New York. On y voit un cinéma porno, un réseau de prostitution, un vendeur d'armes illicites avec des penchants de dealers, des politiciens corrompus.. Tout ceci est filmé de manière à entourer le comportement de cet homme, qui va devenir aussi pourri que le monde dans lequel il vit. Il y a des jeux sur la lumière vraiment somptueux, et le jeu d'auto-regard du personnage dans les miroirs ou rétroviseurs est juste génial. C'est un véritable portrait de l'aliénation d'un homme solitaire par une jungle monstrueuse, sombrant dans la folie de manière tragique. Robert de Niro est vraiment époustouflant dans ce rôle, jouant à la perfection l'homme solitaire victime de son environnement, et les acteurs secondaires comme Jodie Foster et Harvey Keitel sont tout aussi brillants. Pour les amateurs d'aliénation tragique, de descente aux enfers et de films véritablement noirs.
    The Cinephile World
    The Cinephile World

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    5,0
    Publiée le 23 février 2014
    Un très grand classique du septième art qui donne une image assez spéciale de la ville de New-York pendant la nuit, avec les prostituées et les taxis. Martin Scorsese s'est beaucoup éloigné du genre de film qu'il réalise d'habitude et offre un style un petit peu nouveau. Il s'agit aussi de la deuxième collaboration entre Martin Scorsese, Robert De Niro et Harvey Keitel, et cela donne un excellent résultat. Scorsese a voulu centrer son film sur la psychologie du personnage principal interprété par Robert De Niro, qui demeure parfois très mystérieux, mais on s'intéresse beaucoup à son histoire, en effet il s'agit d'une personne très spéciale. Le travail effectué sur le chauffeur de taxi, donc le personnage principal, est vraiment excellent, en effet, il est à la fois attachant, effrayant et émotionnel. La façon dont le chauffeur de taxi évolue est vraiment maîtrisée comme il le faut, en effet, cela se joue avec ce que pense et ressent ce personnage. Une chose que j'ai aussi adoré dans le film, lorsque le personnage se regarde dans la glace ou dans un rétroviseur, on voit une personne qui exprime de la violence, et qui ne peut se révolter qu'avec ceci. De plus, j'ai beaucoup aimé la vision de la ville de New-York pendant la nuit montrée dans le film, on voit une ville sombre, où des prostituées et des taxis. Cela offre des plans de cameras plus que bien trouvés, voir exceptionnels (comme la scène où le chauffeur de taxi traverse un jet d'eau, et l'eau se repand sur la vitre et lorsqu'elle disparaît, elle montre à quoi ressemble New-York en pleine nuit), bref le travail de Martin Scorsese est magistral. Parlons maintenant des acteurs, Robert De Niro offre une prestation exceptionnelle, personne aurait fait mieux que lui, de plus il nous balance une réplique culte, culte et encore culte, je veux bien sur parler de '' C'est à moi que tu parles ? '' ou '' You talkin' to me ? ''. Jodie Foster qui signe l'un de ses premiers rôles offre une excellente prestation pour débuter sa carrière d'actrice. Cybill Shepherd, Harvey Keitel et les autres acteurs secondaires offre aussi des prestations très satisfaisantes. Les musiques sont excellentes et collent vraiment bien à l'ambiance assez sombre du film. spoiler: Travis Bickle, un jeune homme du Middle West récemment démobilisé des marines, est chauffeur de taxi de nuit à New-York. Pour échapper à l'ennui et à la solitude, il décide de faire quelque chose de sa vie. Il commence à faire la cour à Betsy, l’assistante du sénateur Charles Palantine, candidat aux présidentielles, mais elle le repousse après qu'il l'a emmenée voir un film pornographique. Confronté à la violence et à la perversion de la nuit new-yorkaise, il devient fou et commence à s’entraîner au maniement des armes... En conclusion, '' Taxi Driver '' est un très grand film qu'il faut voir au moins une fois dans sa vie, en effet, des passages et répliques cultes sont au rendez-vous. Malgré un budget faiblard, on obtient un film qui atteint l'excellence. Un Chef d'Oeuvre, 5/5.
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    2,5
    Publiée le 13 mai 2012
    Un de ces films « cultes » à la réputation fameuse que j'aurais voulu aimer, mais dont j'ai été particulièrement déçu. Certes, l'idée de base était intéressante et prometteuse : un personnage tourmenté et traumatisé par la guerre du Viêtnam parcourant les rues de New York dans son taxi, témoin de la vie nocturne et décadente de la Grande Pomme. Mais au final quel manque de subtilité ! Certains clichés plombent le film : l'histoire d'amour obligée (ridiculement niaise dans un film qui se veut "coup de poing"), la fusillade finale où le héros ressort indemne... Certes «Taxi Driver» installe une certaine atmosphère urbaine et plusieurs prises de vue sont recherchées, mais on se demande tout de même où est passé le Scorsese de «Mean Streets», qui avec encore moins de moyens réalisait un petit chef d'oeuvre explosif! Ici De Niro parait beaucoup plus terne, dans un rôle pourtant typiquement scorsesien (violent, mu par une sorte de mission « religieuse », vengeur...). L'autre gros problème de ce film est son absence de rythme, les scènes dispensables s'enchaînant sans relâche alors qu'on attend toujours l'évênement qui va mettre le feu aux poudres... Evênement qui arrive à la toute fin, mais malheureusement raté, esthétiquement moche et narrativement incompréhensible. Pour sa défense, «Taxi Driver» a subi un montage à la va-vite en raison d'impératifs de temps, ce qui ne constitue tout de même pas une excuse suffisante pour oublier les nombreux défauts du long métrage. Encore un film surestimé dont la légende s'auto-entretient toujours à l'heure d'aujourd'hui... bien qu'il ait affreusement vieilli. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    Der Metzgermeister
    Der Metzgermeister

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    2,0
    Publiée le 17 février 2015
    Lorsqu'on mate un Scorsese, on accroche ou on décroche. Des fois je ne comprends pas ma propre logique, par exemple, j'ai adoré Casino, mais j'ai trouvé les Affranchis ennuyant. Goodfellas n'apportait rien de nouveau pour moi, hormis une nouvelle approche du monde de la pègre. Mais, je restai sous le charme du Parrain de Coppola. Peut être parce que le film était plus raffiné ou plus profond. Bon, passons. Taxi Driver narre l'histoire d'un ex soldat, tout juste relâché de l'enfer du Vietnam, qui est, lors de son retour au pays, reconverti en chauffeur de taxi. Travis arpente les rues sombres de New York en jetant des regards furibonds autour de lui, médisant à la vue de la " vermine " qui l'entoure. Déjà l'histoire ne m'intéresse pas. Suivre Bickle aller dans un cinéma porno avec une fille, puis le voir tourner en rond, tout ça est d'un ennui. Bien sûr, il y toujours ce fond de moralisme oppressant qui caractérise si bien le film, mais à vouloir trop réprimander pour au final agir à la dernière minute, on en vient à se demander ce que Travis glandait durant tout ce temps. Alors évidemment on peut toujours se dire que le processus de la descente vers la déraison prend toujours du temps, mais quand même, est on censé mourir d'ennui devant Taxi Driver ? Après passons la mise en scène, et parlons de l'interprétation de De Niro. Je crois que beaucoup de gens ont étés confrontés aux même problème que moi avec l'oeuvre hyperréaliste de Refn, Drive, où Ryan Gosling campait lui aussi un personnage se gardant bien de révéler ses émotions. Est-il impassible par besoin ou est-ce parce qu'il n'arrive pas à s'implanter dans le personnage ? Il faut quand même avouer que De Niro est en grande partie du temps inexpressif, alors, peut on juger un jeu d'excellent si le jeu lui même n'inspire pas réellement d'efforts ? Je ne suis pas réceptif. Du tout. Bref, Taxi Driver ne m'a pas conquit, tristement.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    5,0
    Publiée le 3 janvier 2014
    Certes il y a le talent de Scorsese dans ce film, mais il y a aussi et surtout le rayonnement éblouissant de Robert de Niro qui donne ici merveilleusement corps à ce parcours au cœur de l’humain et au cœur du cinéma absolument éblouissant. Encore une fois, le cinéaste new-yorkais frappe très fort quand il s’agit de peindre sa ville et d’en saisir l’esprit.
    beautifulfreak
    beautifulfreak

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    4,5
    Publiée le 19 mai 2011
    Cette dérive dans les rues du New-York glauque et violent des années 70, superbement mise en scène par un Scorsese au sommet de son art et interprétée par un de Niro qui n'abusait pas encore des grimaces auto-parodiques, illustre bien ce qu'est la solitude et la névrose dans une grande ville, surtout chez une personne en mal de reconnaissance sociale et confrontée à la violence urbaine au quotidien. Comme l'a souligné Scorsese dans un entretien: "On n'a aucune sympathie pour Travis Bickle. Mais au fond de nous-même, en ce lieu sombre et inconnu, on se rend compte qu'on a déjà pensé comme lui. C'est aussi très lié au fait d'être repoussé et rejeté à longueur de temps. Sa réaction n'est pas celle qu'il faudrait avoir, mais elle n'en est pas moins foncièrement humaine". On comprend donc ce qui pousse ce simple chauffeur de taxi dépassé par la violence urbaine d'une société en crise (morale et politique) à se muer en iroquois vengeur et à prendre les armes pour éradiquer son malaise et le mal qu'il perçoit dans la cité du vice. De témoin muet et impuissant, il devient ange exterminateur pour les beaux yeux de Jodie Foster dans un final sombre et ultra-violent
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