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    Rome ville ouverte
    note moyenne
    3,9
    612 notes dont 45 critiques
    répartition des 45 critiques par note
    10 critiques
    18 critiques
    13 critiques
    4 critiques
    0 critique
    0 critique
    Votre avis sur Rome ville ouverte ?

    45 critiques spectateurs

    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 14 janvier 2014
    Cinquième long-métrage de Rossellini, si l'on compte « La Proie du désir » (film qui a été commencé par Rossellini et terminé par Marcello Pagliero), « Rome, ville ouverte » marque le commencement du néo-réalisme italien, genre qui couvrira l'ensemble du cinéma italien de 1945 à 1955 et dans lequel des cinéastes comme Vittorio DeSica, Luchino Visconti ou Giuseppe De Santis se feront connaître. Effectivement, « Rome, ville ouverte » suit le parcours d'une poignée de résistants dans la Rome de l'année 1944, alors que la ville est déclarée ville ouverte et que les nazis dirigent la ville d'une main de fer. Rossellini signe ici un très beau film, dramatique, pessimiste et majestueux, dans lequel le réalisateur dépeint des portaits de résistants avec véracité. On sent que Rossellini a cherché à reproduire le plus fidèlement possible la réalité, en n'hésitant pas à aller tourner dans les rues de Rome avec de vraies personnes, en adoptant un aspect documentaire afin de plonger le spectateur dans une ambiance oppressante ou le danger attends nos résistants à chaque coin de rue. Les objectifs de réalisme que s'est donné Rossellini ont été atteints tant dès les premières minutes on se retrouve immédiatement plongé dans le film. Rossellini filme ses personnages principaux comme des martyrs, liés aux figures religieuses (l'un de ces martyrs en question, don Pietro, est d'ailleurs directement lié à l'Eglise), séquestrés et torturés par les nazis, auxquels viennent s'ajouter la trahison et la faiblesse. « Rome, ville ouverte » lance magistralement le néo-réalisme italien, en contre-point du cinéma fasciste sous Mussolini, emprunt d'un fort humanisme et d'une grande sensibilité, ainsi que d'une représentation de la réalité sans sens moral appuyé comme on a pu le voir dans les diverses productions américaines de l'époque. La représentation de la vie telle qu'elle est. Une description globale de la réalité par une conscience globale, pour reprendre les mots d'André Bazin. Et, effectivement, dans sa représentation de la réalité, « Rome, ville ouverte » est une réussite.
    selenie
    selenie

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    5,0
    Publiée le 12 avril 2013
    Pour l'Histoire du cinéma ce film est une date importante puisque ce film est considéré comme la naissance du néo-réalisme italien. Rosselini s'ouvre une nouvelle carrière après une première partie sous le joug du fascisme. Tourné avec très très peu de moyen, au jour le jour, avec la débrouillardise et la créativité, il fut tourné d'ailleurs sans enregistrement sonore ce qui est, par contre, gênant puisqu'aujourd'hui encore il existe un décalage. Mais une broutille comparée à l'oeuvre et à ce qu'à réussi à faire Roberto Rosselini avec si peu de moyen. Tourné en 1945, dans une Italie encore en ruine et en reconstruction le film rpend toute sa dimension justement si on occulte pas la période durant lequel ce film se fait et sa raconte. La réalité brute, la réalité sociale telle qu'elle est doit être montrée et Rosselini montre parfaitement les déboires d'un quartier, entre le jeu du chat et de la souris entre la résistance et l'armée d'occupation allemande. Ce réalisme est à son comble lors de trois scènes d'exécution, parmi les plus marquantes car elles ne sont jamais tirées en longueur, jamais la caméra ne s'apitoie, sans fioriture ni mélo Rosselini filme simplement des exécutions froides, sommaires et tragiques. Par contre quelques détails frappent, comme les allemands qui fouillent en dilettante ou le fait que Rosselini semble confondre SS et Gestapo... Notons l'importance des enfants (d'après histoire vraie, des enfants ayant pris part aux insurrections de libération), leur courage mêlé à leur innocence en font des symboles de la renaissance et ajoute une pincée d'optimisme en l'avenir. Un chef d'oeuvre amlgré ses petits défauts, un grand film car son tournage et sa portée dans l'Histoire font qu'il ne peut en être autrement.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,5
    Publiée le 24 juillet 2010
    1945, c'est l'annèe de "Rome, ville ouverte", de Roberto Rossellini et du nèoralisme, tournè avec de petits moyens, dans un pays exsangue à peine sorti de la guerre! Ce film montre que l'Italie a luttè autant que les autres nations contre le facisme et pour la libertè du monde! La Rèsistance est prèsentèe dans diffèrentes couches sociales de la population (un communiste, la femme d'un ouvrier, un prêtre, etc.), qui luttent contre l'occupation nazie! Dans un style authentique et d'une grande modernitè à ces difficultès, ce classique du cinèma italien est d'une très grande portèe, et son succès (en plus de la confirmation du très grand talent de Rossellini) ouvre la porte au nèo-rèalisme qui sera le phènomène cinèmatographique le plus important de l'après-guerre! Une date dans l'histoire du cinèma qui a reçut le grand Prix à Cannes, avec des acteurs "non" et professionnels tout à fait exceptionnels (Anna Magnani, Aldo Fabrizi)...
    Buzz063
    Buzz063

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    5,0
    Publiée le 3 août 2012
    Rome ville ouverte est une borne importante dans l'histoire du cinéma puisque le film marque officiellement le début de la vague du néoréalisme italien. Ce courant cinématographique est avant tout important pour ses innovations du point de vue esthétique, imposant un traitement du cinéma très naturaliste. On retrouve ici les séquences tournées en extérieur et en décor reel, le mélange entre acteurs professionnels et amateurs, une photo très naturelle et peu travaillée ou encore l'absence totale de musique. Ces innovations, au-delà de la nouveauté qu'elles représentent et des perspectives qu'elles ouvrent, sont aussi dues à la néssecité de s'adapter à la situation de l'Italie d'après-guerre. Le cinéma italien sort de vingt années de dictature, les studios sont à l'arrêt, ect. On sait par exemple que la durée de certaines scènes du film a été guidée par la quantité de pellicule dont disposait Roberto Rossellini au moment de les tourner. Cela étant, à côté de cet aspect visuel qui fait table rase des normes, le film offre une construction narrative qui respecte dans l'ensemble les règles scénaristiques. Au fur et à mesure du film, Rossellini se recentre sur les personnages principaux et allonge la durée de ses situations. Il n'hésite pas non plus à dépeindre certains personnages de manière très caractérisée, tel le prêtre. Rome ville ouverte eu aussi un impact à sa sortie grâce à sa description sans consession de la guerre. Il filme en plein champ la mort brutale de la plupart de ses protagonistes et évoque de manière très directe l'usage de la torture.
    Tupois Blagueur
    Tupois Blagueur

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    3,5
    Publiée le 7 juillet 2014
    "Rome ville ouverte" est un film intéressant de par l'aspect de la WW2 qu'il aborde. Personnellement je n'ai pas vu souvent des films italiens sur l'occupation allemande de Rome. Malgré un temps de démarrage relativement long, le film se suit agréablement de bout en bout, et avec un crescendo remarquable de violence, nous impose des scènes de plus en plus insoutenables. Sur le plan formel, Rossellini réussit à faire passer son film pour un faux documentaire plutôt qu'une vraie fiction, grâce à une interprétation plutôt sobre de ses acteurs, ce qui rend plus réaliste encore la réalité de l'occupation. On sent que ce film s'est inspiré de faits réels, et on accorde d'autant plus de crédits à Rossellini. Sur le fond, on sent qu'il ne cherche pas à prendre forcément parti pour les résistants. Il montre juste le combat d'hommes et de femmes pour leur liberté, avec une neutralité et une absence de moralisation que certains devraient prendre pour modèle. Considéré comme le premier et le plus connu des films du néo-réalisme italien, "Rome ville ouverte" est surtout un témoignage poignant de l'occupation de Rome et du talent de Roberto Rossellini.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,5
    Publiée le 14 janvier 2015
    Grand film antimilitariste, sur la résistance et aux personnages symboliques qui atteignent très vite une profondeur remarquable, "Roma città aperta" touche par son engagement et son minimalisme. L'enjeu, très simple à comprendre, permet de vivre pleinement l'action et d'être en totale empathie avec les personnages principaux. Drôle, terrible et bouleversant, ce film de l'urgence signé Rossellini sorti en 1945 qui relate des faits ayant eu lieu un an avant est plus que jamais d'actualité. Car son message, puissant et évident, affirme que même la plus ignoble des barbaries ne viendra jamais à bout du courage, de la solidarité et de la liberté.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    3,5
    Publiée le 15 décembre 2013
    Roberto Rossellini n'a pas attendu que les évênnements se refroidissent pour nous pondre une histoire de résistants italiens contre l'occupant allemand. "Rome ville ouverte" choque par son aspect réaliste et la dureté de certaines scènes. Après, l'histoire, classique, ne se démarque pas de celles, nombreuses, développées dans les autres films traitant de la résistance. De plus, l'oeuvre souffre d'un aspect académique tant dans la réalisation que dans le jeu de certains acteurs.
    RENGER
    RENGER

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    2,5
    Publiée le 19 juin 2010
    Au moment où la Seconde Guerre Mondiale prenait fin, Roberto Rossellini mettait en scène Rome ville ouverte (1945), un petit film fauché, tourné avec des acteurs amateurs. Cette œuvre sans prétention est considérée à juste titre comme étant le premier film "néo-réaliste Italien" (mouvement artistique & politique). Le cinéaste nous livre ainsi, un témoignage brut et marquant des évènements qui ce sont produit à Rome en 1944, inspirés de fait réels, Roberto Rossellini nous le fait revivre de l’intérieur, comme si nous y étions. Grand lauréat du Grand Prix du Festival (ancien nom de la Palme d'Or), on doit aussi au cinéaste, une autre œuvre, toute aussi célèbre, à savoir Allemagne année zéro (1947).
    Julien D
    Julien D

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    3,5
    Publiée le 23 octobre 2012
    Alors que personne en France n’osa avant longtemps réaliser de film sur les effets de l’occupation nazie sur la population, en Italie Roberto Rossellini utilisa, dès la fin du joug allemand, ce contexte historique très difficile pour réaliser ce terrible drame. Mais plus que révéler au monde le travail de la résistance transalpine (le film s’inspire de faits réels), son œuvre a surtout fait connaitre le style néoréaliste, ce style propre au cinéma italien d’après guerre reconnaissable à son pragmatisme scénaristique, à son regard humain et à ses faibles moyens financiers. Bien qu’étant des amateurs, les acteurs nous offrirent des performances poignantes.
    Angela Ki La
    Angela Ki La

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    3,0
    Publiée le 31 octobre 2013
    Que reste-il du manifeste du Néo-réalisme dont tous les critiques du cinéma nous rabâchent les oreilles depuis plus de cinquante ans au moins. Oublions les grands mots, et regardons l’objet qui a bien vieillit comme tous les manifestes dignes de ce nom. En fait, pour comprendre l’impact de ce film, il faut faire un sérieux effort et le remettre dans son contexte. Ça a été tourné en pleine débâcle allemande, pratiquement en live, avec de vrais gens mêlés à de vrais acteurs. On comprend l’urgence d’un réalisme anti-spectaculaire, et un parti pris documentaire bien obligé, qui cache tous les défauts aux yeux du public conquit par l’audace du projet. Il ne faut pas effacer la « romance » du récit, entre histoire d’amour, cette mère courage, ce pittoresque à l’italienne, et les risques réels pris par tous, certains figurants sont de vrais soldats allemands déserteurs. Il paraît même que lors d’une scène de rafle en extérieur, un tramway avec de « vrais résistants » dedans passait par là, et ils ont faillit tirer dans le tas, croyant avoir affaire à une vraie rafle ! Le temps couvre tout ça d’une patine quasi mémorielle, et ça rend le jugement partial. Moi je dis que c’est assez moyen, ça à valeur de document qui parle d’une époque comme nulle autre, et qui à sut saisir cette urgence, entre film-documentaire ou documentaire fiction. A voir pur sa culture générale, mais n’attendez pas de choc visuel, vous n’êtes pas à Hollywood mais à Rome après guerre.
    nekourouh
    nekourouh

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    4,5
    Publiée le 15 juin 2011
    Le scénario est extrêmement bien écrit et respecte bien ses convenances réalistes. Un grand film ...
    Misoramengasuki
    Misoramengasuki

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    3,5
    Publiée le 14 août 2010
    Visant avant tout à rendre compte de la réalité d’une façon aussi exacte que possible, le cinéma néo-réaliste italien a sans doute moins d’impact, pour le spectateur d’aujourd’hui, que des œuvres de la même époque à l’ambition artistique plus affirmée ("Les enfants du paradis", par exemple). "Rome, ville ouverte" n’en garde pas moins un réel intérêt, essentiellement parce que rares sont les films qui mêlent à ce point la chronique sociale et le récit de guerre, la grande et la petite histoire. Les héros résistants que nous voyons dans la deuxième partie sont les maris et les amants que nous avons vus dans la première. Nous connaissons leurs conditions de vie, leurs femmes, leurs familles. Nous savons à quoi jouent leurs enfants. C’est ainsi un tableau complet de la vie romaine sous l’Occupation qui se brosse sous nos yeux, vivant, attachant. L’intrigue de guerre qui vient se greffer dessus est une histoire de résistance classique, pas inintéressante mais pas inoubliable. Sa seule vraie originalité est de montrer la camaraderie de combat entre les prêtres et les communistes. Pour le reste, les nazis ressemblent à des nazis, les résistants à des résistants... on ne sera pas surpris. Ce qui ne doit pas constituer un argument pour ne pas voir le film !
    Moorhuhn
    Moorhuhn

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    3,5
    Publiée le 30 mars 2011
    Si il n'est pas le précurseur du mouvement, Roma, città aperta est un des fers de lance du néoréalisme italien. Rossellini réalise son film sans recul vis-à-vis de la situation italienne de l'époque. C'est donc sans surprises qu'on peut percevoir une certaine rancœur envers les allemands à l'écran, une douleur récente qui n'a pas encore eu le temps de cicatriser. Ce film peut être vu comme étant un documentaire de l'époque (même si en lui-même il n'a rien d'un documentaire) car on a une vue assez précise de la vie des italiens en cette époque de fin de guerre. Techniquement parlant le film n'est pas si grandiose, disons qu'il y a aussi un contexte de réalisation pas favorable à une technique irréprochable. La photographie reste inégale, d'un point de vue sonore c'est perfectible mais Rossellini sait tout de même se servir d'une caméra, ça se sent. Ensuite viennent les acteurs qui sont très bons, criants de naturel et visiblement bien dirigés. Au niveau des thèmes abordés on pourra regretter que le personnage du prêtre soit trop mis en valeur, et non la confrontation idéologique entre religion et fascisme. Globalement je reste sur un avis très positif mais reste que le film prend un point de vue très engagé et aurait, à mon sens, bénéficié d'une meilleure qualité avec un recul nécessaire. Je pense cependant qu'il est important de voir Rome, ville ouverte pour son côté instructif et ses nombreuses qualités qui en font un film intéressant.
    brunocinoche
    brunocinoche

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    4,0
    Publiée le 21 octobre 2014
    Un classique du néo-réalisme italien ressort sur 3 écrans parisiens cette semaine. Certes à éviter les jours de cafard, mais quelle puissance dramatique, des scènes déchirantes et inoubliables, une Anna Magnani impériale, l'œuvre majeure de Rossellini.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 19 août 2014
    Un des piliers du néo-réalisme, "Rome, ville ouverte" réalisé par Roberto Rossellini en 1945 (deux mois après la libération de la ville alors occupée par les allemands), est un film quasi-documentaire. Il relate le quotidien de la Résistance romaine face au nazisme, à travers les personnages de Pina (Anna Magnani), Don Pietro Pellegrini (Aldo Fabrizi), Giorgio Manfredi (Marcello Pagliero) et Francesco (Francesco Grandjacquet). Un film intéressant et saisissant de vérités puisqu'il s'inspire de faits réels. "Rome, ville ouverte" fait parti de la "trilogie de guerre" de Roberto Rossellini avec les films "Paisa" et "Allemagne, année zéro".
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