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Rome ville ouverte
note moyenne
3,8
556 notes dont 48 critiques
25% (12 critiques)
38% (18 critiques)
27% (13 critiques)
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Votre avis sur Rome ville ouverte ?

48 critiques spectateurs

Cliff554
Cliff554

Suivre son activité 74 abonnés Lire ses 691 critiques

4,0
Publiée le 14/01/2014
Cinquième long-métrage de Rossellini, si l'on compte « La Proie du désir » (film qui a été commencé par Rossellini et terminé par Marcello Pagliero), « Rome, ville ouverte » marque le commencement du néo-réalisme italien, genre qui couvrira l'ensemble du cinéma italien de 1945 à 1955 et dans lequel des cinéastes comme Vittorio DeSica, Luchino Visconti ou Giuseppe De Santis se feront connaître. Effectivement, « Rome, ville ouverte » suit le parcours d'une poignée de résistants dans la Rome de l'année 1944, alors que la ville est déclarée ville ouverte et que les nazis dirigent la ville d'une main de fer. Rossellini signe ici un très beau film, dramatique, pessimiste et majestueux, dans lequel le réalisateur dépeint des portaits de résistants avec véracité. On sent que Rossellini a cherché à reproduire le plus fidèlement possible la réalité, en n'hésitant pas à aller tourner dans les rues de Rome avec de vraies personnes, en adoptant un aspect documentaire afin de plonger le spectateur dans une ambiance oppressante ou le danger attends nos résistants à chaque coin de rue. Les objectifs de réalisme que s'est donné Rossellini ont été atteints tant dès les premières minutes on se retrouve immédiatement plongé dans le film. Rossellini filme ses personnages principaux comme des martyrs, liés aux figures religieuses (l'un de ces martyrs en question, don Pietro, est d'ailleurs directement lié à l'Eglise), séquestrés et torturés par les nazis, auxquels viennent s'ajouter la trahison et la faiblesse. « Rome, ville ouverte » lance magistralement le néo-réalisme italien, en contre-point du cinéma fasciste sous Mussolini, emprunt d'un fort humanisme et d'une grande sensibilité, ainsi que d'une représentation de la réalité sans sens moral appuyé comme on a pu le voir dans les diverses productions américaines de l'époque. La représentation de la vie telle qu'elle est. Une description globale de la réalité par une conscience globale, pour reprendre les mots d'André Bazin. Et, effectivement, dans sa représentation de la réalité, « Rome, ville ouverte » est une réussite.
Buzz063
Buzz063

Suivre son activité 36 abonnés Lire ses 919 critiques

5,0
Publiée le 03/08/2012
Rome ville ouverte est une borne importante dans l'histoire du cinéma puisque le film marque officiellement le début de la vague du néoréalisme italien. Ce courant cinématographique est avant tout important pour ses innovations du point de vue esthétique, imposant un traitement du cinéma très naturaliste. On retrouve ici les séquences tournées en extérieur et en décor reel, le mélange entre acteurs professionnels et amateurs, une photo très naturelle et peu travaillée ou encore l'absence totale de musique. Ces innovations, au-delà de la nouveauté qu'elles représentent et des perspectives qu'elles ouvrent, sont aussi dues à la néssecité de s'adapter à la situation de l'Italie d'après-guerre. Le cinéma italien sort de vingt années de dictature, les studios sont à l'arrêt, ect. On sait par exemple que la durée de certaines scènes du film a été guidée par la quantité de pellicule dont disposait Roberto Rossellini au moment de les tourner. Cela étant, à côté de cet aspect visuel qui fait table rase des normes, le film offre une construction narrative qui respecte dans l'ensemble les règles scénaristiques. Au fur et à mesure du film, Rossellini se recentre sur les personnages principaux et allonge la durée de ses situations. Il n'hésite pas non plus à dépeindre certains personnages de manière très caractérisée, tel le prêtre. Rome ville ouverte eu aussi un impact à sa sortie grâce à sa description sans consession de la guerre. Il filme en plein champ la mort brutale de la plupart de ses protagonistes et évoque de manière très directe l'usage de la torture.
selenie
selenie

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5,0
Publiée le 12/04/2013
Pour l'Histoire du cinéma ce film est une date importante puisque ce film est considéré comme la naissance du néo-réalisme italien. Rosselini s'ouvre une nouvelle carrière après une première partie sous le joug du fascisme. Tourné avec très très peu de moyen, au jour le jour, avec la débrouillardise et la créativité, il fut tourné d'ailleurs sans enregistrement sonore ce qui est, par contre, gênant puisqu'aujourd'hui encore il existe un décalage. Mais une broutille comparée à l'oeuvre et à ce qu'à réussi à faire Roberto Rosselini avec si peu de moyen. Tourné en 1945, dans une Italie encore en ruine et en reconstruction le film rpend toute sa dimension justement si on occulte pas la période durant lequel ce film se fait et sa raconte. La réalité brute, la réalité sociale telle qu'elle est doit être montrée et Rosselini montre parfaitement les déboires d'un quartier, entre le jeu du chat et de la souris entre la résistance et l'armée d'occupation allemande. Ce réalisme est à son comble lors de trois scènes d'exécution, parmi les plus marquantes car elles ne sont jamais tirées en longueur, jamais la caméra ne s'apitoie, sans fioriture ni mélo Rosselini filme simplement des exécutions froides, sommaires et tragiques. Par contre quelques détails frappent, comme les allemands qui fouillent en dilettante ou le fait que Rosselini semble confondre SS et Gestapo... Notons l'importance des enfants (d'après histoire vraie, des enfants ayant pris part aux insurrections de libération), leur courage mêlé à leur innocence en font des symboles de la renaissance et ajoute une pincée d'optimisme en l'avenir. Un chef d'oeuvre amlgré ses petits défauts, un grand film car son tournage et sa portée dans l'Histoire font qu'il ne peut en être autrement.
chrischambers86
chrischambers86

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3,5
Publiée le 29/04/2010
1945, c'est l'annèe de "Rome, ville ouverte", de Roberto Rossellini et du nèoralisme, tournè avec de petits moyens, dans un pays exsangue à peine sorti de la guerre! Ce film montre que l'Italie a luttè autant que les autres nations contre le facisme et pour la libertè du monde! La Rèsistance est prèsentèe dans diffèrentes couches sociales de la population (un communiste, la femme d'un ouvrier, un prêtre, etc.), qui luttent contre l'occupation nazie! Dans un style authentique et d'une grande modernitè à ces difficultès, ce classique du cinèma italien est d'une très grande portèe, et son succès (en plus de la confirmation du très grand talent de Rossellini) ouvre la porte au nèo-rèalisme qui sera le phènomène cinèmatographique le plus important de l'après-guerre! Une date dans l'histoire du cinèma qui a reçut le grand Prix à Cannes, avec des acteurs "non" et professionnels tout à fait exceptionnels (Anna Magnani, Aldo Fabrizi)...
Nagix Stumpy
Nagix Stumpy

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4,0
Publiée le 06/01/2014
Un très beau drame, sombre, presque pessimiste, en tout cas très noir, qui ouvre la voie au néo-réalisme italien dont Rossellini et Vitorio de Sica seront les principaux artisans. Inutile de revenir, ni sur l'importance sociale de ce mouvement, ni sur l'importance des citoyens lambda, ordinaires, dans le courant néo-réaliste. Il convient de dire que Rome ville ouverte est un plaidoyer pour la liberté, bien sûr, mais qu'il témoigne surtout de ce qu'a été la période de l'occupation nazie en Italie. Pour montrer cela, Rossellini imagine un scénario basé dans un quartier très modeste, où s'entrecroisent l'autorité religieuse (le prêtre), l'autorité tout court (le policier, de mèche avec les habitants), l'élite résistante et organisée ("l'ingénieur") et les citoyens (les enfants résistent à leur manière), tous ligués contre l'occupant. Il n'y a guère qu'une femme trop attirée par l'argent qui puisse dénoncer les résistants. Les scènes de tortures sont très réalistes pour un film tourné si modestement. Il n'y a guère que la post-synchronisation qui puisse être pointé du doigt ici, mais elle est inhérente aux petits budgets. Rossellini offre donc un superbe film au regarde des conditions de tournage et de l'époque à laquelle il a été tourné. Un petit chef d'oeuvre dont l'influence fut grande. A voir absolument.
Plume231
Plume231

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4,0
Publiée le 29/10/2010
Ce n'est pas le premier film néoraliste comme beaucoup le prétende mais c'est sans conteste l'oeuvre qui a fait définitivement connaître ce mouvement. La qualité de la photographie est inégale et la post-synchronisation est parfois hasardeuse et pourtant ce sont en grande partie ses défauts qui font les qualités de cette oeuvre lui donnant une force et un réalisme inestimables. Anna Magnani, en femme du peuple qui se bat pour la Liberté, et Aldo Fabrizi, en prêtre qui se bat pour la même cause, donnent des prestations mémorables. Roberto Rossellini a non seulement réalisé l'oeuvre la plus célèbre d'un mouvement mais aussi le cri de rage d'un peuple à travers ce témoignage brut et sans concession.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

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4,0
Publiée le 03/05/2010
Un tres grand film, a la fois réaliste et engagé, qui parle avec une impressionnante justesse de la persécution nazie, alors que nous ne sommes qu'en 1945 ! Et derrière ses allures de film amateur se cache un film d'une virtuosité étonnante. Malgré le nombre d'acteurs non-professionnels présents au casting, les personnages sont tous incarnées avec tant de sincérité que s'en est fascinant. Le montage est un peu hasardeux, mais ne fait finalement qu'accentuer le charme singulier de cette œuvre considérée comme une révolution cinématographique ... Une petite réussite, un film incontournable.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

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4,0
Publiée le 23/10/2006
Important dans l'histoire du cinéma Italien, "Roma, città aperta" compte aussi beaucoup concernant la période de fin de guerre. Entamé le 17 Janvier 1945, le tournage se fit majoritairement de nuit, afin d'éviter les pannes de courant qui y étaient moins fréquentes. Il s'agit d'instants captés dans la tourmente, une sorte de documentaire à peine scénarisé désirant être ainsi classé au rang de fiction. Pourtant, le malaise est bien là. Filmé avec d'anciennes pellicules que ne pouvaient revendre le studio, l'ensemble est pris sur le vif, sans réel recul, seulement avec une rancoeur vis-à-vis de la guerre et toute la violence qu'elle engendre. Anna Magnani y trouve un rôle émouvant mais très dur. Elle finira abattue en pleine rue au cours d'une séquence célèbre mais éprouvante. Cependant, elle n'est pas le centre de l'oeuvre. Quelqu'un de plus important et plus symbolique dans la thématique de Rossellini lui "vole la vedette" : le prêtre, désabusé, perdu, avec un regard dur sur l'humanité. Lorsqu'on lui confie que cette guerre est absolument horrible, il répond explicitement : "Peut-être, mais ne l'avons-nous pas méritée ?". Le parrallèle avec le Christ, la souffrance, la rédemption frappe certainement bien plus le spectateur qu'autre chose. Pourtant, d'autres images me resteront dans la tête : celles des Nazis entrant dans les maisons des gens, constamment à la recherche de corps à brutaliser et tuer. Pris sous formes de panoramiques le haut des toits, cadrant pleinement la rue, ces plans sont sans doute les plus traumatisants : ceux où on prend le plus conscience de l'horreur. Malgré toutes ces qualités, "Roma, città apertà" ne m'a pas cloué tel que l'aurait fait un chef-d'oeuvre, à cause du manque de profondeur de sentiments, d'émotions et de tout ce qui constitue un humain. La technique du faux amateurisme accuse parfois certaines limites, notamment dans ce qu'est capable de mieux le cinéma : le ressenti. Et mis à part la peur, ce n'est pas ce que provoque cette oe
Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

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4,5
Publiée le 11/01/2015
Grand film antimilitariste, sur la résistance et aux personnages symboliques qui atteignent très vite une profondeur remarquable, "Roma città aperta" touche par son engagement et son minimalisme. L'enjeu, très simple à comprendre, permet de vivre pleinement l'action et d'être en totale empathie avec les personnages principaux. Drôle, terrible et bouleversant, ce film de l'urgence signé Rossellini sorti en 1945 qui relate des faits ayant eu lieu un an avant est plus que jamais d'actualité. Car son message, puissant et évident, affirme que même la plus ignoble des barbaries ne viendra jamais à bout du courage, de la solidarité et de la liberté.
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

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3,5
Publiée le 07/07/2014
"Rome ville ouverte" est un film intéressant de par l'aspect de la WW2 qu'il aborde. Personnellement je n'ai pas vu souvent des films italiens sur l'occupation allemande de Rome. Malgré un temps de démarrage relativement long, le film se suit agréablement de bout en bout, et avec un crescendo remarquable de violence, nous impose des scènes de plus en plus insoutenables. Sur le plan formel, Rossellini réussit à faire passer son film pour un faux documentaire plutôt qu'une vraie fiction, grâce à une interprétation plutôt sobre de ses acteurs, ce qui rend plus réaliste encore la réalité de l'occupation. On sent que ce film s'est inspiré de faits réels, et on accorde d'autant plus de crédits à Rossellini. Sur le fond, on sent qu'il ne cherche pas à prendre forcément parti pour les résistants. Il montre juste le combat d'hommes et de femmes pour leur liberté, avec une neutralité et une absence de moralisation que certains devraient prendre pour modèle. Considéré comme le premier et le plus connu des films du néo-réalisme italien, "Rome ville ouverte" est surtout un témoignage poignant de l'occupation de Rome et du talent de Roberto Rossellini.
Attila de Blois
Attila de Blois

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3,5
Publiée le 15/12/2013
Roberto Rossellini n'a pas attendu que les évênnements se refroidissent pour nous pondre une histoire de résistants italiens contre l'occupant allemand. "Rome ville ouverte" choque par son aspect réaliste et la dureté de certaines scènes. Après, l'histoire, classique, ne se démarque pas de celles, nombreuses, développées dans les autres films traitant de la résistance. De plus, l'oeuvre souffre d'un aspect académique tant dans la réalisation que dans le jeu de certains acteurs.
Julien D
Julien D

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3,5
Publiée le 08/08/2012
Alors que personne en France n’osa avant longtemps réaliser de film sur les effets de l’occupation nazie sur la population, en Italie Roberto Rossellini utilisa, dès la fin du joug allemand, ce contexte historique très difficile pour réaliser ce terrible drame. Mais plus que révéler au monde le travail de la résistance transalpine (le film s’inspire de faits réels), son œuvre a surtout fait connaitre le style néoréaliste, ce style propre au cinéma italien d’après guerre reconnaissable à son pragmatisme scénaristique, à son regard humain et à ses faibles moyens financiers. Bien qu’étant des amateurs, les acteurs nous offrirent des performances poignantes.
RENGER
RENGER

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2,5
Publiée le 19/06/2010
Au moment où la Seconde Guerre Mondiale prenait fin, Roberto Rossellini mettait en scène Rome ville ouverte (1945), un petit film fauché, tourné avec des acteurs amateurs. Cette œuvre sans prétention est considérée à juste titre comme étant le premier film "néo-réaliste Italien" (mouvement artistique & politique). Le cinéaste nous livre ainsi, un témoignage brut et marquant des évènements qui ce sont produit à Rome en 1944, inspirés de fait réels, Roberto Rossellini nous le fait revivre de l’intérieur, comme si nous y étions. Grand lauréat du Grand Prix du Festival (ancien nom de la Palme d'Or), on doit aussi au cinéaste, une autre œuvre, toute aussi célèbre, à savoir Allemagne année zéro (1947).
brunocinoche
brunocinoche

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4,0
Publiée le 22/10/2014
Un classique du néo-réalisme italien ressort sur 3 écrans parisiens cette semaine. Certes à éviter les jours de cafard, mais quelle puissance dramatique, des scènes déchirantes et inoubliables, une Anna Magnani impériale, l'œuvre majeure de Rossellini.
Giulietta.
Giulietta.

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5,0
Publiée le 16/05/2014
Un des piliers du néo-réalisme, "Rome, ville ouverte" réalisé par Roberto Rossellini en 1945 (deux mois après la libération de la ville alors occupée par les allemands), est un film quasi-documentaire. Il relate le quotidien de la Résistance romaine face au nazisme, à travers les personnages de Pina (Anna Magnani), Don Pietro Pellegrini (Aldo Fabrizi), Giorgio Manfredi (Marcello Pagliero) et Francesco (Francesco Grandjacquet). Un film intéressant et saisissant de vérités puisqu'il s'inspire de faits réels. "Rome, ville ouverte" fait parti de la "trilogie de guerre" de Roberto Rossellini avec les films "Paisa" et "Allemagne, année zéro".
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