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Quel étrange film. 6 réalisateurs, dont John Huston (également devant la caméra en tant que... "M") ; un casting à faire baver n'importe quel producteur des années 60 : David Niven, Peter Sellers, Ursula Andress, Orson Welles) ; une dizaine de scénaristes, certains acteurs ayant réécrit eux-mêmes certaines de leurs scènes (Sellers, Woody Allen... sans compter Welles tenant à tout prix à ce que son personnage fasse des tours de magie). Même Billy Wilder aurait participé à l'écriture ! Rien d'étonnant à ce que le film n'ait ni queue ni tête. Au bout d'un moment, on ne cherche même plus à comprendre, on subit, notamment lors des séquences avec Sellers, plus caractériel que jamais (son animosité avec un Orson Welles tout aussi égocentrique est restée célèbre). Avec des conditions de production aussi chaotiques, c'est un miracle que ce film existe. Non pas qu'il soit particulièrement nécessaire, malgré quelques bonnes scènes, notamment la séquence écossaise réalisée par Huston (une scène de combat à base de boulets, hilarante) ainsi que la séquence finale, joyeux bordel sans nom plutôt bien exécuté (on a de toute façon cessé depuis longtemps d'essayer de comprendre ce qui se passe), avec un David Niven roundhouse-kickant à tire-larigot, un Woody Allen éructant des petits filets de fumée fluo et... Jean-Paul Belmondo, qui passait par là. Si tout le film avait été aussi délirant que cette séquence finale, il aurait pu devenir culte pour des raisons un peu plus valables que sa folle production. Ah, et il y a aussi des scènes psychédéliques, mais c'est encore une autre histoire...
Ajoutée le 25 mai 2012 à 23h51 Signaler un abus
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