NiER
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4.5 - Excellent
Un an après l’oscarisé Monde de Nemo, Andrew Stanton laisse la place à Brad Bird afin de réaliser le prochain produit des studios Disney-Pixar ; pour ce faire, ce dernier élabore son histoire autour d’un thème nouveau, à savoir celui des super-héros. Exit donc les jouets, insectes et autres poissons, et place à un nouvel univers permettant de diversifier encore une fois l’impressionnante palette de films développé par le groupe ; et on constate que Les Indestructibles va faire preuve d’originalité autant sur le plan visuel que scénaristique, conférant au titre une aura particulièrement savoureuse. Graphiquement donc, le long-métrage se départage de ses ainés de par l’aspect de ses protagonistes humains, profil qui se répercute sur des décors au design épuré ; l’ensemble s’avère donc superbe et atypique, contribuant au caractère unique des Indestructibles. Quant à l’intrigue, celle-ci va plus loin dans l’exploration de la trame des Supers, car des thèmes plus sérieux tels que la famille ou l’identité sociale (si l’on peut dire) parsèment à bon escient ce film bien plus adulte qu’il n’y parait au premier abord. Naturellement l’humour est également de mise, tout en finesse, et s’accorde à merveille au ton plus sombre se dégageant des Indestructibles, bien qu’il s’adresse en tout point aux petits comme aux grands. On suit donc avec un plaisir certain les aventures de Bob Parr, passé du statut de super-héros à celui d’expert en assurance, non sans un certain marasme ambiant lié à sa quête du renouveau de sa gloire passée ; l’intelligence du scénario ne cesse d’opérer alors, sa famille pour le moins atypique (l’hérédité des super-dons) et les tribulations le guettant conduisant à une formidable comédie parfaitement romancée, sous couvert d’une ambiance sonore jubilatoire (et très justement récompensée). Concernant cette dernière, il est à noter qu’elle confère au film un air du genre de l’espionnage, les multiples gadget du super-vilain allant en ce sens (ambiance très James Bondienne donc) ; en parlant du fameux Syndrome, on peut aussi souligner la réussite liée à ce personnage, celui-ci balayant d’un revers de main les figures habituelles des ennemis du super-héros lambda. Par ailleurs, la famille Parr nous livre des protagonistes faisant fi de toute superficialité avec des caractères propres et psychologiquement crédibles, tandis qu’ils mènent avec brio ce long-métrage d’animation au combien excellent. En conclusion Pixar ne cesse de s’imposer comme la référence du genre, Les Indestructibles apportant un énième souffle d’originalité dans son fond et sa forme, celui-ci se révélant comme étant ni plus ni moins culte, de quoi attendre avec impatience la suite promise.
Ajoutée le 06 mai 2012 à 01h03
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