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    Le Labyrinthe de Pan
    note moyenne
    3,9
    23300 notes dont 1716 critiques
    répartition des 1716 critiques par note
    807 critiques
    473 critiques
    96 critiques
    155 critiques
    95 critiques
    90 critiques
    Votre avis sur Le Labyrinthe de Pan ?

    1716 critiques spectateurs

    maximemaxf
    maximemaxf

    Suivre son activité 282 abonnés Lire ses 160 critiques

    5,0
    Publiée le 10 avril 2015
    Qui n’a jamais été bercé par un conte de fée ? C’est ce qui compose, pour beaucoup d’entre nous, une partie de notre enfance et que l’on garde en mémoire pendant toute notre vie, et c’est la transition parfaite pour "Le Labyrinthe de Pan" de Del Toro qui s’inspire de nombreux conte comme "Alice au pays des merveilles" de Lewis Caroll, "Le magicien d’Oz" de L. Frank Baum ou encore "La petite fille aux allumettes" de Hans Christian Andersen. C’est mon deuxième film de Guillermo Del Toro après le très bon "Pacific Rim" qui était assez original dans son concept et terriblement efficace dans sa réalisation malgré un scénario des plus classiques. Pendant un long moment j’ai hésité à voir "Le Labyrinthe de Pan" parce que je ne savais pas quoi penser de l’univers qui serait développé dans ce film avec le mélange de la guerre espagnole et le fantastique sans oublier un aspect horrifique qui semble propre au réalisateur. Autant le dire de suite, les contes et la guerre, ça ne se marie pas très bien à la base… mais alors là, OUAW ! Non seulement Guillermo Del Toro m’a foutu une branlée émotive comme jamais, mais en plus il peut désormais compter un de ses long-métrage dans mon top 3 de mes films préférés. J’ai aimé ce film pour des raisons personnel grâce à son sujet et son héroïne, mais n’allons pas trop vite au casse pipe et comme je commence à avoir une habitude dans mes critiques, commençons par parler de la mise en scène du réalisateur mexicain, son univers et son visuel. La première chose que l’on remarquera, c’est l’intérêt qui est porté autour du fameux labyrinthe du faune (et non pas d’un pan comme beaucoup semble le croire… faudra justifier le titre anglais comme le titre français d’ailleurs), comme la première fois ou l'enfant y entre spoiler: en filmant d’abord derrière Ofelia lorsqu’elle y entre la première fois avant de passer par-dessus et de la suivre longuement à l’intérieur du vieux labyrinthe à côté de la maison du capitaine Vidal. Il a recours de nombreuses fois au plan-séquences qui arrive à faire ressortir une véritable ambiance du stylisme de son monde merveilleux et de l’horreur de la guerre entre franquistes et maquisards, spoiler: rien qu’avec l’ouverture et la narration d’une voix-off racontant un conte de fée qui est immédiatement basé autour de l’héroïne de ce film, étant donné que le but de cet œuvre n’est pas de faire planer le mystère autour de l’identité de la fameuse princesse Moanna. L’univers dépeint par Guillermo Del Toro n’en est pas moins réaliste est dure en sachant qu’on assiste quand même à bon nombre de séquences très sanglantes avec une grande absence d’édulcoration. Non et non, là, tout est clairement montré et ça n’en est que plus tétanisant quand on voit à quel point le capitaine Vidal est un gros salopard de catégorie suprême spoiler: rien qu’avec les méthodes qu’il emploie pour torturer un maquisard bégayant ou la manière avec laquelle il abat un simple villageois à l’aide d’un bouteille, et ce n’était surement pas le seul durant cette époque. Et après "Pacific Rim", ce mec me convainc totalement de sa passion pour les monstres et les insectes spoiler: quand on voit que la « fée » rencontré par Ofelia en début de film était à la base une sorte de fusion entre une mante religieuse et une sauterelle géante avant de se transformer lorsqu’Ofelia lui montre une image d’une fée dans son livre . Donc, ce cher mexicain se révèle être un grand amoureux des monstres et des insectes pour notre plus grand plaisir et accorde autant de méticulosité à l’aspect conte de fée qu’au conflit espagnole qui se poursuit en parallèle, et c’est tout simplement parfait pour la suite. D’autre part, il impose aussi son propre visuel avec ce mélange de féerie et de gothique, le design du faune n’était pas pour me déplaire et les couleurs du repère de l’ogre variant entre le rouge froid, le brun blanchis et la blancheur pétrifiante de l’ogre qui sont là pour rendre l’atmosphère aussi fascinant qu’inquiétante. Et tout cela avec un petit budget modeste de 19 000 000 $ seulement. Les effets numériques sont crédibles et convaincante même si spoiler: la grenouille de l’intérieur de l’arbre sent l’incrustation en CGI et n’arrive pas à paraître réel (d’ailleurs si je rencontre une grenouille comme ça dans la vraie vie, je me sauve direct), mais bon avec un budget aussi restreint à la disposition du réalisateur on peut être indulgent et en général la direction artistique est impeccable. J’accorde, toutefois, une énorme affection pour la composition de ce film puisque, Javier Navarrete étant à la barre, a orchestré la majeure partie musicale du film à partir du thème principal qui constitue en une petite berceuse fredonné par l’un des personnages principaux. Cette même mélodie est déjà magnifique à écouter, mais chaque variation qui en est fait apporte à la fois un sentiment de féerie mais aussi de tragédie et de nostalgie particulière. Les autres morceaux sont là pour le ton impitoyable de la guerre franquiste, ou renforce la sensation de drame et de féerie. Magnifique bande-son dans l’intégralité, et difficile d’oublier un thème comme celui-là. Parlons maintenant interprétation au niveau des comédiens et des personnages, parce qu’ici chacun des protagonistes centraux ont une importance dans ce que ce film m’a fait ressentir personnellement : Ivana Baquero jouait la petite Ofelia, une fille de 12 ans bercée par les histoires pour enfant et les contes de fées et là, soit ça vient d’une très bonne direction d’acteur de la part de Del Toro, soit la jeune actrice sait se montrer très juste et émouvante dans son jeu… ou les deux aussi. Enfin bon, ici Ofelia est très attachante et émouvante dans le fait ou elle fait figure de la représentation de l’enfance, spoiler: surtout quand on sait comme son voyage se termine. Elle n’en fait jamais trop et elle nous inspire énormément de compassion. Doug Jones interprétait l’ogre de la deuxième épreuve et bien sur le fameux faune qui nous a été présenté (et non pas un Pan… pourquoi Pan bon dieu ?) et il s’en sort avec brio, que ça soit pour le faune ou l'homme pâle qui a un design assez classe également. Le personnage du capitaine Vidal, joué impeccablement par Sergi Lopez et carrément détestable du début à la fin, est l’image même du régime franquiste dont Del Toro fait la représentation à travers ce personnage violent, sadique et dont l’inhumanité se fera de plus en plus sentir. Certains lui reprochent peut être d’être un gros stéréotype d'enfoiré espagnole du régime de Francisco Franco, sauf qu’il est justement censé l’être, c’est totalement assumé par le besoin du scénario. Maribel Verdú jouait, quant à elle, Mercedes, spoiler: une femme soutenant la résistance en espionnant le capitaine Vidal et qui se bat pour survivre dans cet univers réaliste et cruel de la guerre civile espagnole. L’actrice s’en sort aussi très bien et sa relation avec Ofelia est plus qu’appréciable, spoiler: cette dernière lui chantonnant par ailleurs la petite berceuse sans parole qu’on entend en début de film. Alex Angulo inspire assez de sympathie en docteur ayant une certaine conduite morale admirable et suffisamment développé spoiler: pour le prendre en pitié lors de son assassinat des mains de Vidal, et Ariadna Gil jouant Carmen la mère d’Ofelia est la représentation de celle qui a cessé de croire aux bonnes histoires et qui se laisse finalement engouffrer dans la sombre et cruelle réalité qui l’entoure. Et enfin, Roger Casamajor a un rôle plus anecdotique mais qui constitue un intérêt pour Mercedes dans ses actions et l’acteur s’en sort plutôt bien pour les quelques apparitions qu’il effectue. Dans l’ensemble, les acteurs font un excellent travail et chacun des personnages centraux ont une signification, l’écriture est remarquable, et il est grand temps de conclure en passant au dernier point de cette critique, à savoir le scénario du réalisateur (également scénariste), attention les spoilers ne vont pas manquer ! Faire un mix entre un film mélangeant la féérie et la guerre civile espagnole, ça peut paraître ridicule dit comme ça surtout quand on voit à quel point le monde réel peut paraître très semblable au nôtre au vu de son réalisme et que les deux genres ne s’accordent vraiment pas à première vue. Et pourtant, malgré l’idée qui peut paraître absurde, ce film crée un parallèle entre ces deux univers qui finissent par se rejoindre comme il faut : spoiler: d’un côté nous avons Ofelia qui découvre qu’elle est une princesse d’un royaume souterrain et doit accomplir trois épreuves afin de pouvoir rentrer dans son vrai monde et de l’autre le capitaine Vidal, Mercedes, Pedro et le docteur Ferreiro Rocher (Ah, Ah, Ah...) qui sont acteurs de la guerre civile entre franquistes et maquisards. Pendant les deux premiers actes du film, les évènements se déroulent chacun de leur côté en prenant une tournure de plus en plus dramatique au fur et à mesure que le récit avance jusqu’à ce que finalement Ofelia se retrouve, malgré elle, confronté à la folie et à la cruauté de l’homme incarné par le capitaine Vidal qui la rattrape après qu’elle ait échoué à la seconde épreuve. De ce fait et pour en venir au final du film, on peut traduire les épreuves que suivent Ofelia et sa passion pour les contes de fées de deux manières dans ce film : spoiler: la première, elle donne elle-même vie à un fantasme pour fuir une réalité trop dure à supporter et qu’elle ne veut accepter. Cela peut s’expliquer par le fait que sa mère n’entend pas la mandragore hurler dans la cheminée lorsqu’elle subit sa deuxième couche ou encore par le fait que le capitaine Vidal ne voit pas le faune quand il la pourchasse dans le labyrinthe et la retrouve au centre en train de parler toute seule dans le vide (selon ce qu’il voit) sans oublier qu’elle semble être la seule personne à voir l’insecte étrange en début de film. On y note alors une dénonciation de la préservation de l’enfance et de nos rêves de féérie et de fantaisie contre un monde adulte dans lequel on ne peut trouver le bonheur car tout ce qui est présenté est noirceur et brutalité. Mais pour ma part, tout comme Guillermo Del Toro l’a fait savoir dans une interview, je penche pour la seconde interprétation, à savoir : le fait que ce monde féérique existe et qu’Ofelia a pu retourner chez elle. Car le principe de base du cinéma c’est de raconter une histoire et de nous y faire croire, et là il y a largement de quoi croire en l’aventure d’Ofelia. Le fait que Vidal ne voit pas le faune peut s’expliquer qu’il n’est pas destiné à prendre connaissance de ce monde ou qu’il a tout simplement perdu son âme d’enfance, quant à la mère d’Ofelia il est acceptable de croire qu’elle était trop occupée à sa douleur lors de sa couche pour prêter attention à la mandragore. De plus, quand je vois Ofelia dans le repère de l’homme pâle ou face au faune, appréciant les contes, je ne peux pas me dire intérieurement que ce monde souterrain qui nous est présenté en début de film n’existe pas. Je veux y croire, comme n’importe qui aime croire en l’imaginaire. Par ailleurs la meilleure scène du film, selon moi, spoiler: c’est la berceuse que Mercedes chantonne à Ofelia lors de ses derniers instants avant qu’elle ne meure ou rejoigne l’autre monde (à vous de l’interpréter). Déjà parce que, pour ma part, je me suis pris d’affection pour les personnages d’Ofelia ainsi que Mercedes, mais surtout parce que j’ai eu envie de m’identifier à Ofelia (et vouloir s’identifier à un personnage, c’est pas rien) et de vivre l’aventure à sa place… bon d'accord, dites que j’en fais trop, dites aussi que j’exagère mon attachement à ce film et ses qualités et que je cherche trop loin si ça vous chante, mais si vous ne l’avez pas vu, vous ne pouvez pas le juger et pour ma part cette scène fait parti de ceux qui m’ont fait verser le plus de larme devant un film, tant la beauté et la tristesse de ce passage m’ont marqué, et je suis sur de ne pas les oublier de si tôt. Donc, voilà, je pense qu’avec tout ça, je vous ais fais ma déclaration d’amour (si l’on peut dire comme ça) au "Labyrinthe de Pan" qui je considère comme un véritable chef d’œuvre et une grosse bouffée d’émotion personnelle. Envoûtant, tragique et violent tout en apportant sa féérie, ce voyage m’a marqué et mérite à mes yeux sa deuxième place dans mes films préférés. Désormais je serais patient pour "Crimson Peak" jusque là en voyant "Hellboys" et "L’échine du Diable". Si vous n’avez pas encore vu "Le Labyrinthe de Pan", je ne peux que vous conseiller de le voir (mais ne le faites pas voir à vos enfants si vous en avez par contre).
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 9 mars 2014
    Film charnière dans la carrière de Guillermo Del Toro, "Le Labyrinthe de Pan" nous emmène en 1944 dans le nord de l'Espagne suivre l'histoire d'Ofella, une jeune fille qui, après avoir rejoint son beau-père, membre de l'armée franquiste, va découvrir un monde fantastique au cœur d'une forêt. L'histoire est intéréssante, Del Toro mêle subtilement et avec fluidité le côté "guerre" et celui plus "féérique" et il arrive à toujours rester flou vis à vis du rêve et de la réalité et on est toujours dans l’ambiguïté. Il arrive à rendre tous ses personnages intéressants, que ce soit la petite et innocente Ofella, le torturé, sadique, arrogant beau-père ou encore le faune. Le contexte de la guerre est bien représenté et montre une période cruelle et sombre ayant suivi la guerre civile. L'atmosphère mystérieuse, sombre et angoissante est adéquat au récit, de plus Del Toro nous livre énormément de trouvailles visuelles et rendrons certaines scènes mémorables (à l'image de celle de l'ogre). Les effets spéciaux sont réussi et la photo superbe. Les interprétations sont excellente et notamment Sergi Lopez, qui doit maintenant faire partie de ces "méchants" les plus mémorables de ces dernières années. Un très bon film, envoutant, poétique, cruel et dérangeant.
    Walter Mouse
    Walter Mouse

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    5,0
    Publiée le 16 juillet 2012
    Le Labyrinthe de Pan est un film vraiment osé mais très réussi. La vraie idée du film est de partager le film en deux parties: Le conte et la guerre. On peut croire que ces deux genres ne collent pas du tout mais Guillermo Del Toro réussit pourtant à les fusionner parfaitement. Artistiquement, le film est vraiment extraordinaire!!! Les créatures sont très bien faites et ont un design très appliqué, les effets spéciaux sont très bons et la photo est superbe!!! La musique de Javier Navarette est très réussie, la mélodie colle très bien avec l'ambiance du film. Les actrices sont très attachantes et charismatiques. Le scénario est très osé et malgré que le film soit très particulier, on ne s'ennuie jamais. Par contre, le film peut tantôt se montrer assez violent et gore c'est pourquoi il n'est pas vraiment destiné aux enfants mais ça ne fait rien. Un super film!!!!
    Puce6386
    Puce6386

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    4,5
    Publiée le 28 août 2010
    Un film dramatique, qui traite de la guerre civile espagnole de façon originale. En effet, le récit historique, très cru mais captivant, se trouve entrecoupé de touches d'imaginaire. Cette part de fantastique rend la réalisation atypique et confère une autre dimension au film. Entre horreurs de la guerre/cruauté des adultes et conte de fées/innocence de l'enfant, "Le Labyrinthe de Pan" constitue un spectacle violent et onirique !
    beautifulfreak
    beautifulfreak

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    4,5
    Publiée le 8 juillet 2011
    Etonnant Guillermo del Toro ! Il arrive à concilier la démesure d'un blockbuster et la singularité mystèrieuse d'un film d'auteur. L'aspect visuel du film reflète l'imagination débordante de ce diable d'homme. Dans Le labyrinthe de Pan, une jeune fille se réfugie dans un monde féerique pour échapper à la cruauté d'un pays déchiré par la guerre. Ce monde parallèle est peuplé d'êtres étranges et parfois inquiétants, mais jamais autant que le capitaine franquiste ( un Sergi Lopez qui fait froid dans le dos), monstre humain représentant le fascisme. Pan symbolise la totalité magique de la nature, dont les hommes se sont coupés au nom d'idéologies douteuses. En ces temps troubles où la panique régnait, les faunes et les fées tendaient peut-être réellement leurs mains aux enfants perdus dans un monde devenu insensé. Ceux qui ont le coeur sensible le sentiront vibrer à la fin de ce chef d'oeuvre sombre et merveilleux tel un rêve d'enfant parasité par une guerre d'adultes irresponsables. Dans cette dernière l'innocence est sacrifiée, mais au royaume de Pan les enfants sont rois.
    François G.
    François G.

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    5,0
    Publiée le 22 février 2017
    "Le Labyrinthe de Pan" est l'une des meilleures oeuvres fantastique de cette décénnie. Véritable déclaration d'amour au genre par le génie qu'est Guillermo del Toro, réalisateur de "Mimic", "Hellboy" et du récent "Crimson Peak". Il a d'ailleurs remporté trois Oscars amplement mérités. Ce film espagnol est donc le plus abouti de son auteur, tant le scénario se révèle être intimiste au fur et à mesure du déroulement de l'histoire. Le choc de deux univers ; la confrontation entre l'imaginaire et la réalité, entre le monde adulte, froid et impitoyable et celui de l'enfant ; voilà ce qu'est ce chef d'oeuvre du Cinéma. D'un grand lyrisme et spiritualisme, cette oeuvre d'Art brutale et violente nous présente des personnages d'une grande qualité d'écriture ; mêlant les sentiments aux actes des protagonistes, provoquant ainsi le monde qu'Ofélia se construit. Jeune fille rêveuse, qui souffre de son beau-père Vidal (franquiste féroce et sans pitié) et du monde dans lequel elle vit, Ofélia se créer un univers en parallèle au sien, se confontant ainsi à la réalité de manière subtile et efficace. Si les aspects scénaristiques oniriques et fantasmagoriques sont d'une subtilité percutante et explore encore les thématiques propres à son auteur (comme la renaissance d'Ofélia dans son monde féérique pour l'immortalité et que l'on retrouve dans "Crimson Peak"et même ses productions tel "L'Orphelinat"), le film n'en reste pas moins plus accessible par divers degrès de lecture juxtaposés. Cependant pour éviter les répétitions et transformer ma critique en vraie analyse phylosophique (comme la plupart des gens l'ont fait) je ne vais point m'y attarder et laisser votre imagination ô cher lecteur travailler lors de votre visionnage. Guillermo del Toro est donc pour son génie créatif qu'il exploite brillamment tout le long de sa carrière l'un des mes réalisateurs actuels favoris. Sa mise en scène toujours émouvante et ammenant des séquences dramatiques avec finesse, et une prouesse ; tout comme le visuel. Tout d'abord les maquillages et effets spéciaux : ceux-ci sont magnifiques et réalistes ; que cela soit pour les blessures sanguinolentes ou les créatures telles le Faune ou bien l'Homme Pâle. Ensuite vient les décors qui sont merveilleux donnant une ambiance étouffante et poignante à ce long-métrage, en plus d'une bonne tension par les enjeux dramatiques mis en scène. Puis vient enfin la photographie et la réalisation, qui subliminent ces décors et maquillages. Les plans sont très symboliques et recherchés, et les mouvements de caméra très bien orchestrées et fluides. Et la bande sonore qui accompagne le tout est très belle accentuant la dramatisation de certaines scènes. Cette douce berceuse qui reste en tête et qui offre un contraste à la dureté du monde en est la preuve. Le va-et-vient incessant entre cette parallèle (l'Homme Pâle se voudrait être par exemple la métaphorisation de Vidal, aveugle dans ses actes cruels et barbares ; et prisonnier de son environnement) se montre d'autant plus immmersif par le jeu des acteurs. Ivana Baquero interpète parfaitement son rôle de jeune enfante il n'y a rien à dire sur sa prestation. Sergi Lopez incarne quant à lui le capitaine sans scrupules. Je dis bien incarne car sa performance est tout bonnement grandiose et donne de l'intensité au personnage par cette prestation terrifiante. Maribel Verdu est Mercedes, servante et protectrice d'Ofélia. Elle aussi est très convaincante. Puis pour en finir vient Doug Jones, acteur fétiche de Guillermo, qui interprète le Faune et l'Homme Pâle exceptionellement comme à chaque fois. Œuvre d'un grand lyrisme nous transportant dans une échappatoire fantastique, "Le Labyrinthe de Pan" est un film fantasme de son auteur par son sujet (en plus de situer l'histoire dans une Espagne sous Franco), un pur Chef d'Œuvre qui est à voir.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 25 juin 2013
    La première fois que j'ai vu ce film, ça devait être en 2007 à une époque où comme tous les enfants, je pensais que tous les contes de fées finissaient de la même manière : une fin heureuse. Oui, pour moi Le Labyrinthe de Pan est un conte de fées car il n'y a que dans ce genre d'histoire que l'on retrouve un univers aussi magique et merveilleux. Je ne vais pas commencer par le commencement mais par la fin spoiler: (puisque le film commence ainsi) ; en effet la fin du long-métrage est à la fois triste et heureuse : spoiler: dans un monde, Ofelia perd la vie (ce qui provoque la tristesse du spectateur qui s'est attaché à elle) mais dans un autre, elle retrouve son père et devient princesse (ce qui provoque la joie du spectateur qui est content qu'elle ait trouvée son bonheur) ; ce mélange de tristesse et de joie est très rare dans les films fantastiques ! J'ai vu pour la première fois ce film quand je devais avoir 9 ou 10 ans et je me souviens ne pas l'avoir aimé lors du premier visionnage, il y a 6 ans parce que j'avais été choqué par la violence et la noirceur certaines scènes spoiler: (la scène où le capitaine Vidal casse le nez d'un pauvre, la scène où la mère d'Ofelia perd du sang au niveau du pubis, la scène où l'homme pâle essaye d'attraper Ofelia, ou encore la scène où le capitaine tue sa belle fille) ; j'ai revu ce film pour la seconde fois il y a quelques heures et j'ai adoré, je le considère comme un chef-d’œuvre, comme l'uns des meilleurs films hispaniques et comme la meilleure réalisation de Guillermo del Toro ! Ce long-métrage fantastique et dramatique récompensé par trois Oscars est un réel bijoux ! L'histoire est très intéressante et le script est super bien ficelé, la bande originale est parfaite et les effets spéciaux sont bons, la photographie est belle et direction artistique est excellente. Une chose qui m'a beaucoup marquée, ce-sont les maquillages et les costumes (la transformation de Doug Jones en spoiler: faune et en spoiler: homme pâle est assez bluffante). Ivana Baquero, l'actrice principal est génial (Doug Jones, Sergi López et Maribel Verdú sont très bons eux aussi), elle est très crédible est rend son personnage très charismatique. Enfin, l'univers est tout ce que j'aime dans un film fantastique ( spoiler: entre les fées, le faune, le crapaud, la racine de mandragore ou encore l'homme pâle , je pense que l'on peut dire qu'il y a beaucoup d'imagination).
    sunshine1
    sunshine1

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    5,0
    Publiée le 4 mars 2007
    ABSOLUMENT MAGNIFIQUE . Ce film m a donné larme a l oeil .Un des rares réalisateur qui mélange les genres . Ce film est a la fois émouvant , violent ,fantastique ,mélancolique.Un réalisateur a surveiller de pret et qui aurait du mériter un oscar pour le meilleur film . A mes yeux ce film est un chef d oeuvre pour sa réalisation ; son scénario ; sa musique et de la justesse des acteurs. Si vous avez aimé l ambiance du fim je vous conseille 2 soeurs de Kim Jee-Woon .
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 22 novembre 2006
    Un tantinet décu par le labyrinthe de Pan, il n'en reste pas moins excellent. La seule que je regrette un peu est en réalité la trop grande présence d'historique, alors que le coté fantastique est mis un peu à l'écart parfois. Néanmoins, reconnaissons un nombre de qualités assez impressionnantes au Labyrinthe de Pan. D'abord, sa capacité à toujours rester dans l'ambiguité, puisque l'on ne sait jamais si nous sommes dans un rêve que s'imagine la petite Ofelia (Ivana Baquero, très correcte), ou bien dans un monde ou existe réellement les créatures magiques comme les faunes ou les fées. Même si on peut trouver que le faune est un peu cabotin, il n'en reste pas moins intéressant et ambigu. Les fées sont quant à elles une belle réussite. Les trois épreuves sont quant à elle plutot bien construites, même si on aura une nette préférence pour la deuxième, très angoissante, avec de belles couleurs et un monstre original et réussi. Pour le coté historique, force est de reconnaitre que c'est tout de même assez réussi, avec un Sergi Lopez littéralement impressionnant et quelques scènes d'une réalité saisissante, particulièrement violentes parfois. C'est d'ailleurs un contraste très réussi par rapport aux épreuves que connait la jeune héroine. C'est donc tout de même un film assez brillant qui est signé par Guillermo Del Toro, qui signe sans aucun doute son meilleur film, plus beau et plus personnel que les autres. Une véritable réussite.
    Chevalier Noir
    Chevalier Noir

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    5,0
    Publiée le 22 septembre 2013
    Le Labyrinthe de Pan ou le chef d’œuvre de Guillermo del Toro. Avec son conte fantastique pour adulte, le cinéaste mexicain entre dans le club des grands et présente un univers visuel et personnel démentiel. Je le redis : Le Labyrinthe de Pan est un chef d’œuvre. Espagne, 1944. Fin de la guerre. Carmen, récemment remarié, s’installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l’armée franquiste. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque appelée faune, va lui révéler qu’elle n’est autre que la princesse disparue d’un royaume enchanté. Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra faire face à trois dangereuses épreuves, que rien ne l’a préparé à affronter. Le Labyrinthe de Pan est certainement l’œuvre la plus personnelle et mémorable du réalisateur mexicain Guillermo del Toro. Cela faisait longtemps que del Toro travaillait sur ce projet qui aurait mûri pendant près de vingt années dans l’esprit du cinéaste ! Aujourd’hui un chef d’œuvre du cinéma fantastique et du cinéma espagnol, Le Labyrinthe de Pan fut l’objet de nombreuses récompenses dont trois Oscars : l’un pour la photographie, le deuxième pour les décors et le dernier pour les maquillages. En 2006, le film a été présenté à Cannes en compétition officielle lors de la 59ème édition sans remporté un seul prix mais le résultat est bel et bien là, Guillermo del Toro livre un film parfois magnifique, sensible et émouvant en passant parfois dans les domaines de l’horreur et de l’insoutenable. Sorte d’Alice au Pays des Merveille espagnol, Le Labyrinthe de Pan ce veut être un conte fantastique pour adulte et surtout pas pour les enfants car prenant place en 1944 pendant l’Espagne de Franco. Le long-métrage de del Toro se divise entre le conte fantastique et le film de guerre. Mêlant habilement les deux genres qui se rejoignent à la fin pour un final noir et tragique, le film permet aux spectateurs de suivre deux histoires tout aussi passionnantes l’une que l’autre. La première met en scène la quête imaginaire d’Ofélia qui affronte les trois épreuves donnée par le faune Pan, et l’autre partie du scenario raconte la brutale guerre que mène le capitaine Vidal contre les rebelles cachés dans les bois et les deux histoires se réunissent parfois avec notamment les personnages de la mère d’Ofélia auquel le capitaine est marié et par le biais de la servante Mercedes qui sert d’espionne aux rebelles et leur permet de survivre dans la forêt en leur apportant nourriture et médicaments. Parfois accompagné d’une réflexion sur le fascisme grâce au personnage du capitane Vidal et sur l’imagination que peut se créer un enfant avec le personnage d’Ofélia, Le Labyrinthe de Pan se veut être particulièrement violent avec des scènes de tortures parfois insoutenables et terrifiantes ainsi qu’avec des affrontements violents entre soldats franquistes et rebelles. Mais le film est avant tout un conte pour adulte avec des créatures parfois terrifiantes, on pense au monstre où ses yeux sont situés dans ses mains, mais le véritable monstre du film c’est le capitaine Vidal, interprété par un terrifiant et impressionnant Sergi Lopez possédé par son rôle de capitaine sadique et impitoyable. Le film démontre que finalement les monstres ne sont pas seulement des créatures créer par notre imaginaire mais qu’elles peuvent être tout simplement des êtres humains aux personnalités terrifiantes et capables de choses affreuses, le capitaine Vidal étant l’exemple du film et est un des plus terrifiants personnages militaire du cinéma. Mais la prestation de l’excellente Ivana Baquero dans le rôle de la jeune Ofélia permet aux spectateurs de s’attacher à son personnage malgré son côté bouleversant et sa fin tragique, très émouvante. Guillermo del Toro est certainement un des réalisateurs le plus talentueux du moment. Dévoilant un univers « geek » et visuel parfois dément ou juste prodigieux, Le Labyrinthe de Pan est à la fois un film personnel et un prodige de cinéma fantastique. Dernièrement son film Pacific Rim mettant en scène des robots géants affrontant des monstres marins dans le genre Godzilla serait plus encré dans l’univers geek assumé, surdimensionné et du blockbuster pur et simple prouvant ainsi que del Toro est un artisan de génie du cinéma. Ayant une filmographie très variés, Guillermo del Toro s’impose comme un véritable auteur reconnu par la critique et le public pouvant passé par des blockbusters dantesques tel Pacific Rim et des films aux budgets moins importants tels que les deux Hellboy que l’on peu ranger dans la catégorie blockbuster, à des films plus intimistes et personnels dans le domaine du fantastique notamment tels que L’Echine du Diable et bien sur Le Labyrinthe de Pan, un prodige de cinéma parfois brutal et choquant mais possédant une sensibilité, une émotion forte et par dessus tout une âme unique qui fait de lui une œuvre intense et magnifique.
    Guimzy
    Guimzy

    Suivre son activité 139 abonnés Lire ses 319 critiques

    4,0
    Publiée le 11 décembre 2013
    Cinq ans après L’échine du Diable, fable fantomatique et portrait d'une Espagne déchirée par la guerre civile, Guillermo Del Toro retrouve cet univers si particulier pour un de ses films les plus personnels, allant jusqu’à renoncer à son salaire pour que son rêve se réalise. Le résultat c’est Le Labyrinthe de Pan. Oeuvre majeure de sa filmographie, à la fois tragique et lumineuse, ode portée sur l'imaginaire et l'enfance. Un film très poétique, et sans doute l'un des plus beaux films fantastiques que l'on ai pu voir ces dernières années. Del Toro aborde au début la même idée que l'échine du Diable : parvenir à créer d’un côté une peinture brutale et noire de l'Espagne rongé par la guerre civile et qui, sans aucun répit, replonge dans une situation politique et sociale destructrice, et de l’autre une véritable fable mythologique, jusqu’à faire se briser la frontière entre les deux et en observer l’habile mélange. Les plus sceptiques craindraient que le réalisateur modifie l'Histoire elle-même. Mais pourtant il n'en est rien. En effet, le film est une association virtuose, fruit d’un imaginaire foisonnant et dépourvu de la moindre once de cynisme, qui en fait une œuvre à la fois spectaculaire par ses embardées fantastiques, mais surtout véhicule d’une émotion intense au moment d’aborder l’intime. On a presque l'impression de visionner un long-métrage de Miyazaki : cette idée de mettre une jeune fille sensible et naïve, qui veut fuir la dure réalité en s'enfonçant dans le fantastique et l'imaginaire. Son Alice se nomme Ofelia, et son aventure n’est vraiment pas comme les autres. En effet, plus qu’une simple échappatoire, le traitement de l’imaginaire est ici à la fois salvateur car il propose une alternative, mais également destructeur. Car dans Le Labyrinthe de Pan, au fur et à mesure que l’aventure progresse, en même temps que le drame devient plus pesant, l’imaginaire s’avance de plus en plus dans le réel jusqu’à le contaminer littéralement, pour ensuite l’avaler. C’est à la fois extrêmement positif et terrifiant, car le point de non-retour est synonyme de la fin de toute chose, et pour cette héroïne si fragile et si forte à la fois, il n’y a pas d’alternative. Et dans cet univers imaginaire, Del Toro réussit un tour de force formidable à faire se côtoyer des créations monstrueuses très modernes avec une imagerie classique. Le Faune, le Pale Man et le Dieu-crapeau sont autant le fruit de l’imaginaire du réalisateur que des variations autour de mythes anciens tels que l’ogre ou le Saturne de Goya. Et chaque acte provoqué dans cet univers fantastique, a des impacts sur le monde réel, et sur les personnages qui sont autour : il s'agit avant tout d'une fille qui cherche à reforger le cocon familial détruit par la guerre civile. Ainsi, chaque personnage, interprété par des acteurs tous aussi excellents les uns que les autres, devient un symbole. Tyrannie pour Vidal, bonté pour Mercedes, lutte intestine pour le docteur, et ainsi de suite. Ces relents mythologiques font du Labyrinthe de Pan avant tout un conte moderne, dont l’écho historique n’est pas sans rappeler une certaine idée de l’Espagne contemporaine et certaines dérives. Ainsi, Le Labyrinthe de Pan est une oeuvre majeure de la fantaisie, qui porte clairement la marque de son auteur. Un des auteurs les plus importants de notre époque et dont la grammaire cinématographique ne cesse de s’affirmer comme un mode d’expression fondamental.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 24 avril 2015
    J'ai détesté Pacific Rim à un tel point que je ne suis même pas allé au bout, c'est donc plein d'enthousiasme que je me suis maté le film qui a révélé Guillermo Del Toro : Le labyrinthe de Pan. Enthousiaste car ce film a un budget moins élevé et qu'il n'est pas hollywoodien comme l'était Pacific Rim. Et je suis pas déçu. Le film ne correspond vraiment pas à l'image que je me faisais de lui : je le pensais être un compte de fée sympathique pour tout public comme les films de Burton, il est en fait sombre et violent. Je pensais aussi voir la gamine dans un monde féérique tout au long du film et la guerre civile espagnole en second plan. En fait le monde féérique n'intervient pas : la gamine retrouve de l'imaginaire dans la réalité, et la guerre civile est presque la partie la plus importante du film. Presque car Del Toro mêle en fait deux intrigues ensemble en les mettant à peu près sur le même pied d'égalité. Ces parties sont les épreuves d'Offelia et la guerre civile. Comme je l'ai dit plus haut, le film est très sombre : le monde réel est violent et pessimiste ; rien n'est épargné : meurtres ou tortures, et le monde féérique est également très flippant. Les personnages ont tous leur lot d'importance et aucun n'est trop négligé. Ils sont bien interprétés par des acteurs bien dirigés. La musique est belle, pleine d'émotion et de magie, les effets spéciaux sont bons, voire même très bons, surtout lorsqu'on connaît le budget du film. La fin spoiler: est très émouvante, et deux hypothèses sont valables : ou Offelia va vraiment dans son monde imaginaire ou ce monde était une invention pour échapper à la dure réalité. Je penche pour la première option du fait de la craie magique qui lui permet de sortir de sa chambre fermée à clé . Bon après, ce n'est pas un film joyeux et c'est très particulier dans son atmosphère. Tout de même un très bon film, à voir.
    legend13
    legend13

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    5,0
    Publiée le 5 janvier 2009
    Guillermo Del Toro mélange ici faits historique et histoires imaginaire.Et franchement c'est une réussite totale.A la fin du film on est stupéfié et surtout ému d'avoir assisté à 2 heures magnifique.
    UnitedArtists
    UnitedArtists

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    5,0
    Publiée le 13 septembre 2014
    Je ne me suis jamais réellement intéressé à la filmographie de Guillermo Del Toro qui pourtant est l'un des plus grands cinéaste mexicain actuel en concurrence avec Alfonso Cuarón. Mais Le labyrinthe de Pan m'attirait plus que tout de par son sujet extrêmement sensible et grave et le mélange des genres cinématographiques que ce soit la guerre, le drame, le fantastique... Et je ne m'attendais pas à être aussi agréablement surpris. Il faut dire ce qui est, Le labyrinthe de Pan est un chef-d'œuvre ! Quel film de la part Del Toro ! Il aurait fait une magnifique palme d'or. L'écriture est d'une exactitude incroyable, c'est fluide les deux heures de films passent à toute allure tellement la maestria du cinéaste mexicain nous happe. Le film dispose d'une plastique visuelle à tomber par terre, les décors sont sublimés par une photographie des plus merveilleuses le tout parsemé d'une bande origine à la fois envoûtante, angoissante mais aussi très belle ! En plus d'être d'une beauté visuelle et scenaristique, Le labyrinthe de Pan possède aussi une direction d'acteur impeccable notamment Sergi Lopez qui nous livre une interprétation effrayante mais surtout criante de vérité d'un commandant franciste. La jeune actrice est elle aussi géniale dans son rôle, nous sommes très attachés à elle étant un élément innocent dans ce monde de brute dans lequel sa seule échappatoire reste l'imagination, le rêve d'un nouveau monde. Le reste des personnages auquel Del Toro n'hésite pas a bien nous présenter sont tous très bien interpelâtes et écris avec l'un représentant l'humanité l'autre la faiblesse ou bien la révolte... Mais c'est pour son final que Le labyrinthe de Pan nous montre son intensité dramatique tant c'est émouvant et triste le tout présenté avec une beauté incomparable, le film n'hésite pas comme message à dénoncer le régime fasciste durant la guerre civile en Espagne sous Franco. Le personnage incarné par Sergi Lopez en est la preuve, il représente ce régime auquel Del Toro le dénonce avec une violence inouïe, crue mais ultra réaliste d'où son interdiction aux moins de douze ans car oui le film est un conte pour adulte laissant un message très fort mais ce n'est pas un film d'horreur, c'est un conte horrifique d'où la violence imposée par le cinéaste mexicain et l'incrustation d'un monde fantastique. Je ne sait quoi dire de plus sur cette œuvre tant j'ai été bluffé par la réalisation, la direction artistique, le scénario mais surtout ces personnages et son message... Vous l'aurez compris, Le labyrinthe de Pan est à voir absolument, avec cette pépite, nos émotions sont des notes , le labyrinthe de Pan est notre partition. Et au sein de ces images flamboyantes, on est pas prêt d'oublier ce regard innocent sur le monstre dévorant que peut être le fascisme. Chef d'œuvre.
    Le Christ Cosmique
    Le Christ Cosmique

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    5,0
    Publiée le 5 juillet 2013
    Le Labyrinthe de Pan ou le chef d'oeuvre ultime de Guillermo Del Toro. Déchirant, horrible, magnifique, les qualificatifs ne manquent pas tant le film de Del Toro est au delà de ce qu'on peut appeler un film, c'est une oeuvre d'art où une poésie mélancolique et pessimiste se met en place au fil de ce conte dont la morale qui nous est dévoilé à la fin nous déchire le cœur et pour laquelle deux visons s'imposent : l'acceptation de la réalité se fait par le sacrifice de l'innocence ou grandir c'est aussi admettre que l'horreur est peinte sur le visage de l'Homme. Une oeuvre au delà des espérances, qui a réussi a me faire verser une petite larme à la fin. Seul E.T. avait réussi a en faire autant, ce qui dénote la grandeur du bijou de Guillermo Del Toro. Un film qui fera date. On atteint alors, avec ce film, quelque chose qui dépasse le simple statut d'oeuvre d'art, non ici on embrasse la poésie comme jamais le cinéma ne l'avait fait auparavant. Sublime.
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