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    On achève bien les chevaux
    note moyenne
    3,9
    472 notes dont 55 critiques
    répartition des 55 critiques par note
    19 critiques
    17 critiques
    13 critiques
    3 critiques
    2 critiques
    1 critique
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    55 critiques spectateurs

    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    4,0
    Publiée le 29 avril 2019
    Un titre avec un double sens de lecture pour commencer. Achève-t-on les chevaux en prenant soin de faire les choses bien ? Ou comme n’importe quel autre animal, on les achève aussi. Cette subtilité linguistique autour du mot « bien » laissé en suspens autour du titre sera levée par un flash-back utilisé dès le début du film aussi bien que par un flash forward récurrent tout au long du film qui verra sa conclusion dans les dernières minutes du récit. Même si le flash-back d’ouverture autour de l’enfance d’un des personnages principaux ne laisse pas de doute sur la parabole entre sort des chevaux et celui réservé aux hommes ; même si elle est clairement appuyée (analyse de cette scène en fin de critique) ; elle reflète tout le talent de Sidney Pollack pour donner du coffre au scénario dès l’entame. Autre talent d’un Pollack peu lisible malgré une carrière truffée de chef d’œuvres, c’est de concentrer son récit dans un huis clos durant 2 heures sans épuiser le spectateur. Le huis clos permet de toucher son but : montrer des personnages isolés du reste du monde et prisonniers de leur condition. Mise en scène impeccable sans pathos et ni sensationnalisme. Pollack dénonciateur dans son œuvre aussi bien du racisme, de l’anti indien, de la corruption ; dénonce ici l’exploitation de l’homme par l’homme. Et ce film tiré d’un roman de 1935 se situant en 1932 tourné en 1969 est toujours d’actualité en 2019 car il est un brûlot anti capitaliste. Il montre combien certains savent exploiter la misère via une féroce compétition entre individus qui peut prendre la forme d’un spectacle jubilatoire de la déchéance humaine. La télé du 20ème siècle va dans le même sens que ce pathétique spectacle des années 30. Un film intense et désespéré d’une époque où les studios américains s’évertuaient à réveiller les consciences plutôt qu’à flatter l’ego des spectateurs. Un film intense, intelligent mais surtout désespéré. Critique de Loïc Blavier : « Durant la grande dépression des années 30, aux Etats-Unis, un marathon de danse est organisé. Aucune limite de temps, quelques pauses accordées, le dernier couple à rester debout remporte la somme de 1500 dollars. Adaptation d’un livre de Horace McCoy, On achève bien les chevaux est un voyage jusqu’au bout de la détresse, de la misère, ainsi que la dénonciation de l’exploitation qui peut être faite de cette misère. Le film se concentre principalement sur le couple formé par Gloria (Jane Fonda) et Robert (Michael Sarrazin), deux personnes ne se connaissant pas, s’étant rencontrées juste avant le début du marathon. Mais pour autant, ils ne sont qu’un couple parmi tant d’autres qui sont là pour la même raison : gagner de l’argent. Aucun esprit sportif, ici, aucune passion pour la danse : les participants sont tous là pour tenter d’obtenir le maigre pécule attribué au vainqueur, quitte pour cela à se mettre en spectacle, à mettre leur santé en danger. C’est ainsi que les couples ne sont pas des professionnels, et on trouve même quelques personnes qui ne devraient même pas avoir été autorisées : un couple de vieux, une femme enceinte… La piste de danse tient en réalité bien plus du champ de course, ce qui explique partiellement le titre. Les danseurs sont au centre de la salle, ils se font sponsorisés, ils servent de spectacle à des gens souvent eux aussi dans la mouise, mais qui désirent voir encore plus malheureux qu’eux. Car aussi festif qu’il puisse paraître au début, ce marathon n’a rien d’une panacée permettant un petit moment de plaisir au milieu de cette grande crise économique. Pollack, au début du film, ne se concentre pas réellement sur la danse (fort heureusement), mais sur les pauses accordées, des pauses qui par ailleurs sont délimités par deux sonneries relevant quasiment de l’alarme militaire. C’est là qu’il en profite pour approfondir davantage les personnages principaux, qui, loin de faire verser le film dans le misérabilisme, l’oriente au contraire vers une aprêté collant parfaitement avec le pessimisme ambiant. Il n’y a pas vraiment d’esprit de solidarité, quelques conseils circulent, certes, mais personne n’ira étaler son propre malheur à autrui. Gloria, incarnée par une excellente Jane Fonda, est au contraire méchante comme la galle, hautaine et même volontiers abjecte, lorsqu’elle persécute gratuitement une concurrente enceinte. Robert, lui, est un jeune homme très naïf, sans grande personnalité. Ils forment pourtant le couple sur lequel se braque Pollack, et à ce titre, le film se révèle plutôt audacieux. Plus le film avancera et plus les scènes de danse seront aussi importantes que ces pauses vécues dans les coulisses. Encore une fois, elles ne seront pas importantes pour la danse en elle-même, qui a cessé d’être de la danse pour se transormer en une lutte pour rester debout, mais elles serviront à Pollack pour montrer la souffrance physique. Les visages sont cadavériques, les partenaires se soutiennent les uns les autres, se dorment dessus, à tel point que l’on croit parfois que de véritables zombies sont sur la piste. Un sort particulier sera reservé à une certaine Alice (Susannah York), une future actrice à la destinée brisée par la dépression de 1929, qui s’est inscrite au marathon pour éventuellement attirer l’attention d’un producteur hollywoodien. Au début elle se révèle fraîche et glamour, dans une robe à paillettes. Puis le temps passant elle deviendra grise, laide, folle, et sa robe sera volée par l’organisateur pour renforcer encore le côté « éprouvant » du spectacle. Car son objectif, à cet organisateur, est bel et bien de vendre le spectacle de la misère sous l’hypocrite couverture de l’épreuve sprotive. En privé, lorsque ses candidats seront trop fatigués pour réfléchir, il ne s’en cachera même plus : il cherche à abuser des participantes, il avoue que des 1500 dollars à gagner, il se saisira de quoi rembourser ses frais… Les scènes les plus cruelles du film seront sans aucun doute celles des « derby » : des épreuves qui n’ont rien à voir avec la danse, mais qui consistent en une course à pied de dix minutes où les deux membres de chaque couple sont attachés ensemble et doivent tout faire pour ne pas finir dans les trois derniers, position éliminatoire. C’est là que la nature « hippique » de ce marathon de danse prendra toute sa force : les participants seront considérés comme du bétail, leur course sera commentée au public comme si il s’agissait effectivement du « PMU » et la douleur physique culminera dans une mort tenue secrète du public. Pollack reste en permanence d’une grande froideur, il n’utilise que quelques uns des couples de la compétition (et encore, hormis le couple principal, l’intérêt qu’il porte à certains autres sera inconstant) et à ce titre il représente effectivement l’ensemble comme du bétail. Le dénouement de quelques destinées individuelles ne saurait entraver en rien le déroulement à rallonge du marathon (qui dure plusieurs semaines, sinon mois) qui à la fin du film ne sera pas fini. Mais les exemples qu’il prend s’achèvent tous de façon très cruelle, illustrant ainsi le titre du film à la perfection, après l’avoir déjà illustré littéralement dans l’introduction où Robert, encore enfant, assiste à la mise à mort de son cheval à la jambe brisée, à la nécessité d’en finir. Un mystérieux « flash-forward » employé tout au long du film sera également là pour confirmer la fin tragique de sa propre participation au marathon. On achève bien les chevaux n’est pas un film très joyeux. » Et l’analyse du premier flash-back : La scène d’ouverture, très étrange, ne laisse pas de doute quant à la parabole, peut-être un peu trop appuyée, voulue par Pollack. Dans un paysage naturel, constitué par des plaines et des bois, un homme et un enfant (Robert ?) se lancent à la poursuite d’un cheval qui s’est enfui, visiblement épris de liberté. Pollack filme ensuite Robert errant sur une plage déserte, une voix off martelant les règles du marathon de danse. Retour sur la fuite du cheval qui finit par tomber, épuisé ; puis de nouveau plan de Robert sur la plage, avec la voix off qui continue de donner les règles du marathon. Enfin, retour sur l’enfant et l’homme, qui finit par abattre le cheval d’une balle dans la tête, réduisant ainsi à néant la quête de liberté de l’animal, mais le libérant malgré tout de sa condition de cheval d’étable. tout-un-cinema.blogspot.com
    Philippe C
    Philippe C

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    3,5
    Publiée le 17 octobre 2018
    un film superbe et désespérant à la fois, qui se révèle près de 50 ans après son tournage, très actuel. Le sujet en est un marathon de danse, dans lesquel, pendant la grande dépression des années 30 aux USA, des couples en recherche d'argent ou de notoriété s'engagent dans un concours de danse par élimination, dans un contexte très éprouvant : le concours dure des jours et des jours, avec juste quelques courtes périodes de repos et des des épreuves exténuantes de courses à pied par exemple, le tout sous les yeux d'un public avide de sensations et surtout de voir la déchéance des danseurs,public et danseurs étant stimulés par un speaker de haute volée. Les scènes sont très bien filmées et on se prend de compassion pour ces hommes et femmes dans la douleur, la souffrance et le désespoir et parfois la mort. On voudrait que cela s'attête, mais ça continue jusqu'à la fin, celle du renoncement et de la fuite dans la mort. Excellente prestations des acteurs, Jane Fonda en tête mais aussi son partenaire de danse, beau ténébreux, et de l'animateur très professionnel, très cynique et parfois un peu humain. Comment ne pas penser aux jeux de téléréalités actuels avec ses aspects Marketing, ses drames humains et un public qui en redemande ?
    Redzing
    Redzing

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    4,0
    Publiée le 14 janvier 2018
    "They Shoot Horses, Don't They?" se déroule durant un marathon de danse, dans les années 30. Pratique courante lors de la Dépression, ces marathons proposaient à des gens, en échange de nourriture et d'une prime pour le dernier restant debout, de danser jusqu'à l'épuisement. L'épreuve pouvait durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines... Dans ce film à mi-chemin entre le combat de gladiateurs et la télé-réalité, Sydney Pollack dresse un portrait noir de l'Humanité. Organisateurs cherchant les effets de spectacle, public voyeur qui se repaît de la misère humaine, et danseurs prêts à tout pour quitter leur basse condition, quitte à s'y enfoncer encore davantage : rien de glorieux chez les personnages ! Le réalisateur parvient à rendre intéressante une compétition pourtant assez statique, en montrant l'épuisement de ses protagonistes, et l'atteinte des limites de leur raison. Il livre d'ailleurs quelques scènes éprouvantes, telles des pétages de plombs dans les vestiaires, ou une course oppressante insérée au milieu du marathon. On note également quelques effets de styles originaux pour l'époque : un flash forward annonçant dès le départ le côté tragique de l'ensemble, et un montage champêtre initial déroutant. Par ailleurs, Michael Sarrazin est touchant en jeune homme paumé, mais on repère surtout Jane Fonda, excellente en femme cynique mais déterminée. Un drame étonnant.
    Cyril J.
    Cyril J.

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    3,5
    Publiée le 14 octobre 2016
    En 1932, la Grande Dépression américaine engendre la création d’un spectacle inédit, le Marathon de la Danse. Le concours consiste à faire danser jusqu’à épuisement des dizaines de couples, à l’exercice entrecoupé de solos et même d’épisodes de marches forcées, avec de courtes pauses, siestes, douches et repas, élaborant ainsi une torture lente jusqu’à écroulement des candidats, ce qui pouvait prendre entre un mois et demi et deux mois. Le film dénonce le public qui s’offre un spectacle malsain de voyeurs sadiques stimulé par leur propre vide matériel et moral. Il est également précurseur quand il montre les organisateurs pervers, mercantiles et malhonnêtes, dont l’imagination invente chaque jour de nouvelles variantes cruelles, spectaculaires et lucratives pour égayer leur cirque, et rendre dindons jusqu’aux illusoires vainqueurs eux-mêmes. Et il dévoile enfin les pathétiques candidats, eux-mêmes prêts à tout pour gagner le prix du concours, quitte à se vendre et à s’oublier. La perdition et la cruauté engendrée par la misère, et exploitée par une industrie odieuse et mercantile du spectacle se trouve annoncée dans ce film de 1969, à propos d’un esprit qui existait déjà au début du 20ème siècle.
    this is my movies
    this is my movies

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    4,5
    Publiée le 25 août 2016
    (...) Sydney Pollack filme tout d'abord cette longue enfilade de personnes qui s'inscrivent pour le concours. Bien sûr, les organisateurs refusent d'entrée de jeu les participants un peu trop malades ou souffrants, ceci dans le but évident d'éviter un décès et un éventuel procès voire tout simplement un scandale qui obligerait le promoteur à mettre la clé sous la porte. Les règles du jeu sont expliquées et nous voilà partit pour un long défilé de couples qui se dandinent, rythmés par une pause de 10 minutes toutes les deux heures afin de se reposer voire de se laver. Les candidats peuvent également se restaurer avec un buffet qui arrive de temps en temps. Bien sûr, nos pauvres bougres ne se font pas prier et se ruent littéralement dessus, dévorant, engloutissant, mâchant à peine ce qui se présente sous leurs yeux. Une horloge tient le compte des heures et du nombre de couples restants sur la piste. Quand au public, car oui, il y en a, il paie l'entrée cinq cents, se voit nourrit à l’œil lui aussi et assiste bien peinard à se show pas comme les autres. Poussés par le désespoir, les couples dansent durant des heures entières, repoussant leurs limites, tenant le coup durant des jours et des semaines, poussés par l’appât du gain et l'espoir d'une vie meilleure. Ils peuvent aussi se voir sponsoriser par des membres du public. (...) Le film nous pousse sans cesse à nous questionner, à nous interroger sur ce que l'on voit, au fur et à mesure que les rouages cachés de ce triste spectacle nous sont dévoilés. Si au début, on peut se laisser prendre au jeu, d'essayer de deviner qui va gagner le concours, quel personnage va craquer, on en a très vite plus rien à faire et on attend qu'une chose : que le calvaire se termine. Le film n'est pas ennuyeux, non, jamais, bien au contraire. A la fin des années 60 et durant les années 70, le but n'est pas de faire un cinéma ludique, qui joue avec le spectateur et flatte son ego mais bel et bien d'éveiller les consciences, de faire travailler son cerveau tout en triturant ses tripes. (...) Au rayon mise en scène, Sidney Pollack, qui en est alors au début de sa carrière, est incroyablement inspiré. Comme la plupart des cinéastes, il a eu tendance à épurer son style, devenant peu à peu un cinéaste classique, à la mise en scène presque invisible voire sans personnalité. Mais là, il n'hésite pas à faire des cadres cassés, multiplier les points de vue et surtout, il signe des séquences de courses immersives. Le cinéaste a d'ailleurs filmé la plupart des plans lui-même en se juchant sur des rollers et en suivant les mouvements des acteurs, signant des vues subjectives bluffantes, rendant le chaos palpable. Les éclairages sont également parfaitement rendues et le film conserve un look assez particulier, avec son image un peu sale, rendant là aussi avec beaucoup de force la crasse ambiante. Quand aux acteurs, ils sont très bons et assez attachants dans des rôles pourtant peu évidents. La critique complète ici
    ManoCornuta
    ManoCornuta

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    3,5
    Publiée le 27 février 2016
    Réflexion sociale sur les années de la Grande Dépression et le cynisme des marchands de rêve, ce film de Sydney Pollack oscille entre virtuosité formelle et un certain académisme, notamment dans la prestation des acteurs. Poussant le concept jusqu'à l'extrême, il en expose toute l'absurdité sans fard, avec un luxe de détails pour refléter la déchéance des êtres. Un peu longuet et un tantinet répétitif, le film vaut quand même largement le coup d’œil.
    Shékiinä .
    Shékiinä .

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    4,0
    Publiée le 15 septembre 2014
    J'ai trouvé le scénario très original, mais aussi consternant, violent. On voit bien ce qu'il y a de pire chez l'homme à travers ce «spectacle» de danse immonde et inhumain : pendant tout le film se côtoient cupidité, sadisme morale et physique, ainsi que voyeurisme morbide (le public et les animateurs s'en donnent à cœur joie !). Plus le film avance, et plus les participants sont «zombifiés» et ne sont que l'ombre d'eux-même à l'autel de la mort... ce qui fait peine à voir, et pousse encore loin le sadisme de la chose (la compétition, pour l'appât du gain). Un film où on sent surtout la force et le jeu dramatique de Jane Fonda.
    Angela Ki La
    Angela Ki La

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    3,0
    Publiée le 4 juillet 2014
    Magnifique titre pour un moins magnifique film. Pourtant ça commence bien avec ce gars qui ne sait pas quoi faire de sa vie, et qui se trouve propulsé sur une piste de danse, qui ressemble plus à une arène qu’à un dancing. Ensuite c’est une longue agonie, des couples qui dansent jusqu’à l’épuisement, seuls le dernier couple qui restera debout gagnera le pactole. Ça tourne vite en rond, malheureusement. Le personnage principal, est très pâle, c’est peut-être un choix, mais ça ne relance pas le film, on finit par se demander ce qu’il fout là. Le plus intéressant c’est le speaker qui encourage tout le monde à danser, danser, jusqu’à plus soif, vendeur, bonimenteur, meneur d’hommes, on dirait un contremaître dans un champ de cannes à sucre. Sauf que Pollack ne fait pas de choix clairs. On ne sait pas s’il critique le capitalisme sauvage, apparemment, non, mais en même temps, il dépeint le présentateur, une sorte de Michel Drucker véreux, sous les traits de quelqu’un de cynique et manipulateur. Il a une mise en scène de l’évitement. Décrire les souffrances des couples sur la piste serait racoleur, en même temps comme c’est un jeu, personne ne les a demandés de venir se ridiculiser, leur douleur est seulement un spectacle. Ils sont poussés là par la misère ? Peut-être ? Les couples sur la scène n’ont aucun passé, donc on s’intéresse peu à eux. Et soudain apparaît Jane Fonda, et le film s’illumine, tellement qu’on oublie tous les autres. C’est presque une erreur de casting tellement elle écrase l’écran et qu’on voit plus qu’elle. Et puis cette fin clairement racoleuse cette fois-ci avec ce cheval qui se fait « achever », c’est un peu maladroit, et c’est dommage. A mon avis il ne s’avait pas comment bien finir le film, et il a voulut frapper un grand coup et choquer. Mais c’est un peu téléphoné.
    Benjamin A
    Benjamin A

    Suivre son activité 344 abonnés Lire ses 1 901 critiques

    4,0
    Publiée le 2 juin 2014
    Sixième film de Sydney Pollack, « On achève bien les chevaux », adaptation du roman de Horace McCoy, nous emmène dans la Californie des années 1930 en pleine période de la « Grande dépression » suivre un marathon de danse organisé avec une grosse prime pour le vainqueur et des concurrents prêt à tout pour la recevoir. A travers ce récit, Pollack va aborder différents thèmes que ce soit la misère, le désespoir et l’espoir durant la grande dépression, mais aussi l’exploitation de l’homme par l’homme et surtout l’exploitation de la misère humaine à travers ces pauvres gens qui devront en venir à bout de ses périples de danses, tout cela pour gagner de quoi manger avec des organisateurs ne pensant qu’à une chose : le public, et donc vont même organiser des courses autour de la piste où les couples arrivant derniers sont éliminés… L’histoire est bien écrite et le déroulement est convaincant, il rend les protagonistes attachant et notamment Gloria, qui a besoin d’argent et fera tout pour rester en course, elle sera associé au hasard avec Robert, ainsi qu’Alice, une blonde extravagante et désespérée. Et au contraire, il rendra très antipathique l’animateur, qu’il n’oublie pas. Sa mise en scène est superbe, tout comme sa réalisation, il filme magnifique la piste de danses, avec grâce et fluidité. Il capte bien les émotions de ses personnages et nous les fait ressentir aussi, il donne une dimension intense et éprouvante à son récit. Jane Fonda est émouvante et les autres interprétations sont parfaites, que ce soit Gig Young (qui remportera l’oscar) ou Susannah York. Après « Propriété Interdite », Pollack continue son exploration d’âme américaine durant la grande dépression et il nous livre un film émouvant et intelligent, très bien joué et réalisé.
    Truman.
    Truman.

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    3,5
    Publiée le 4 mai 2014
    Sydney Pollack dénonce ici l'exploitation de la misère humaine sur fond d'un concours de danse géant qui devient alors un concours qui pousse les gens au delà de leur limite physique et mentale, poussant certains à l'épuisement ultime dans des états inconcevables et d'autre au bord de la folie . Le récit se déroule dans les années 30 durant la grande dépression et les gens du bas de l’échelle sociale se rabaissent à ce jeu machiavélique dans l'espoir de gagner quelques centimes et des repas gratuit . Tandis que les organisateurs et les spectateur se délectent de cet enfer digne d'un cirque . Les danseurs ne sont plus des hommes mais des animaux . Le climat est étouffant, oppressant, transpirant, rude, âpre voir écœurant, on se sent coincé et comme le personnage on veut apercevoir le soleil et de la lumière . Les quelques flashbacks ne sont pas super bien glissés et pas moins subtile car on comprend vite la fin de l'histoire, le rythme lui n'est pas super bien géré et l'ensemble du film parait assez long et parfois ennuyeux c'est bien la le vrai défaut du film selon moi . Néanmoins le message et les propos sont percutants, comme la scène finale . Mention spécial au titre .
    Raw Moon Show
    Raw Moon Show

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    4,0
    Publiée le 7 avril 2014
    S'il fallait sauver un film de Sidney Pollack ? They shoot Horses don't they ? Et oui, tout est dit avec ce titre mémorable... Le sacro-saint capitalisme sésame de toutes les libertés et de tous les progrès, soit. Mais dès qu'il échappe au contrôle de l'Homme (comme l'ordinateur Hal à son créateur dans 2001 A Space Odissey) il devient soudain le pire des bourreaux, le plus lâche d'entre les lâches, le pus impitoyable des esclavagistes ... La vie devient alors un jeu de miroirs où chacun se croyant plus libre qu'avant n'est sans le savoir qu'un cheval de traie harnaché pour obéir, courber l'échine et abandonner en chemin toute dignité...
    Prad12
    Prad12

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    5,0
    Publiée le 9 mars 2014
    Critique acerbe de la société du spectacle : "Je pense que dans le cinéma c’est comme dans la vie, tout est fait d’avance, les rôles sont distribués avant qu’on vous ai vu"..... il faut pourtant bien des spectateurs.... c'est sûrement le plus ignoble du film. Jane Fonda est absolument sublime dans le rôle d'une femme ne voulant pas perdre, employant tous les moyens (la fellation avec l'organisateur) et finalement renonçant....... "On m’a disqualifié en me mettant au monde" phrase choc résumant toute l'oeuvre.
    Pete le python
    Pete le python

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    3,0
    Publiée le 11 décembre 2013
    Propos intéressant qui dénonce la façon dont les hommes peuvent être traités comme des animaux. Film concept qui dure malheureusement trop longtemps mais qui laisse pensif quant à la condition de certains êtres humains.
    matt240490
    matt240490

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    3,5
    Publiée le 11 mai 2013
    On Achève bien les Chevaux, de Sydney Pollack est, à coup sûr, l'un des sujets forts que l'on ne retranscrit que trop rarement au cinéma : les marathons de danse. La règle est simple : des couples, pour gagner 1500$, doivent danser le plus longtemps possible, avec des pauses de 10 minutes toutes les deux heures. Ainsi, jusqu'à l'épuisement, en rajoutant quelques épreuves bestiales, les uns tombent après les autres, dans un spectacle que seuls les plus patients pourront observer. La fin, dure pour l'époque, ne fera que mettre en évidence la prestation d'une Jane Fonda époustouflante.
    annatar003
    annatar003

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    5,0
    Publiée le 10 mai 2013
    C'est sous ce titre énigmatique que se cache pourtant l'un des chefs-d’œuvres majeurs de la carrière de Sydney Pollack. "On achève bien les chevaux" est un film comme on en voit rarement et non sans raison. Adapté du roman éponyme de Horace McHoy, ce drame moderne se déroule au lendemain de la Grande Dépression quelque part sur la Côté Est des États-Unis. A une époque où le chômage fait des ravages et où la pauvreté pénètre toujours davantage le foyer des classes moyennes, il est un spectacle qui fait son apparition : Les marathons de danse. Véritables jeux de cirque qui mettent en scène des couples sur une piste impitoyable par séance de deux heures entrecoupées de dix minutes de repos, ces évènements traduisent la cruauté animale qui anime une société à qui l'on a retiré toute trace d'humanité. Coincé dans un huit clos quasi carcéral, la réalisation de Pollack virevolte entre travellings et caméras mouvantes qui nous permettent de ressentir autant que possible la douleur et l'épuisement des candidats. Mais le travail scénaristique ne s'arrête pas à la simple souffrance physique et va plus loin en nous communiquant symboles et sentiments au travers de personnages réalistes et forts. En ligne de mire on retrouve Jane Fonda dans un de ses plus beaux rôles. Changeant drastiquement de registre en interprétant une jeune femme désabusée dont les rêves ne sont plus que des souvenirs oubliés, l'actrice impressionne et nous transmet une mélancolie captivante et dérangeante. Malgré un caractère difficile du à son vécu, son personnage gagne le cœur du public en lui communiquant des pensées noires souvent esquivées par le 7ème Art. Perdus entre des aspirations hollywoodiennes et la gloire dont profitent les stars de l'industrie cinématographique, les divers characters qui parsèment la plancher de ce combat à mort se montrent tous à la hauteur de l'enjeu. Pour accompagner Jane Fonda on retrouve un exceptionnel Michael Sarazin qui sous des airs introvertis et naïfs charme par sa présence et son charisme. L'animation du show fut quant à elle réservée à Gig Young, oscarisé pour son rôle, qui représente, selon Sydney Pollack, ce qu'il y a de pire et de meilleur sous le drapeau étoilé. On notera également les brillantes prestations de Susanna York ainsi que Red Buttons dont les histoires sonnèrent le glas du rêve made in U.S.A. Au travers de scènes moralement choquantes, où les plus démunis ne sont plus qu'un divertissement pour les plus aisés, "On achève bien les chevaux" cerne le côté sombre de l'âme humaine avec un impact perturbant pour l'esprit même des plus avertis. C'est au fur et à mesure de l'avancement du récit que tous les éléments psychologiques se mettent en place. Tandis que la souffrance laisse place à la mélancolie, les flashbacks se transforment en flashforwards pour clore le spectacle sur une note à vous glacer le sang. En résumé, "On achève bien les chevaux" ne démérite pas ses neuf nominations aux Oscars de 1970, loin de là. Témoignant d'un mal que l'on retrouve encore aujourd'hui via les shows de télé réalité, l'âme du roman de McHoy fait l'effet d'un ras de marré sur l'esthétique américaine habituelle. Armé d'un pessimisme et d'une noirceur sans égal, ce saut dans le vide restera à jamais gravé dans les mémoires.
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