Mon AlloCiné
    Voyage à Tokyo
    note moyenne
    4,3
    430 notes dont 52 critiques
    48% (25 critiques)
    27% (14 critiques)
    19% (10 critiques)
    4% (2 critiques)
    0% (0 critique)
    2% (1 critique)
    Votre avis sur Voyage à Tokyo ?

    52 critiques spectateurs

    guillaume_tauveron
    guillaume_tauveron

    Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 83 critiques

    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Un couple de sexagénaires vivant dans une petite ville de campagne se rend à Tokyo afin de rendre visite à leurs enfants. Seulement une fois sur places les dits enfants trop occupés par leurs propres vies voient l’arrivée de leurs parents comme un embarras… La famille, thème principal et récurent d’Ozu, est ici dépeinte dans toute sa modernité et dans le délabrement qui en résulte. Chacun vit à distance les uns des autres, et les joies des retrouvailles ne durent que le temps d’un souffle nostalgique avant que l’appel des obligations personnelles ne se fasse ressentir. La profonde détresse que ressentent ces personnages vieillissant face à la froideur de leurs propres enfants est poignante, imprégnant chaque instant d’une mélancolie douloureuse. Sans jamais user d’effets grandiloquents, Ozu se contente de les filmer avec de longs plans d’ensemble à hauteur de tatamis entrecoupés de plans rapprochés face caméra, laissant ainsi la place à l’expression du réel. Et cette réalité fait de plus en plus mal à mesure que grandit la solitude dans laquelle se retrouve relégué contre leur gré les deux seniors, finalement forcés de s’en aller chercher chaleur ailleurs avant de s’en retourner vers un chez eux qu’ils ne retrouveront pas. Car la paisible demeure qu’ils avaient quitté s’est transformé en antichambre de la mort, où seul persiste la froide attente qui les sépare du moment fatidique. Ozu montre avec dureté comment les enfants, après avoir drainé et absorbé, puis rejeté, la vie de leurs parents, les poussent eux-mêmes vers la mort, les désincarnant de force d’un monde qui ne veut plus d’eux. Terrible réalité fatalement promise à tout un chacun, où subsiste la rare lumière de quelques êtres moins égoïstes que les autres, mais finalement obligés de s’en aller vers leur vie et de laisser les vieux aller vers leur mort.(+de critiques sur http://www.guillaumetauveron.com/Textes/chroniques_films.htm)
    Agnes B.
    Agnes B.

    Suivre son activité 2 abonnés

    5,0
    Publiée le 16 janvier 2015
    un film éblouissant de grâce et de fraîcheur, de sensualité joueuse et d'élégance morale. Ozu nous offre un petit miracle de beauté intemporelle d'une déchirante modestie.
    Grouchy
    Grouchy

    Suivre son activité 75 abonnés Lire ses 952 critiques

    2,5
    Publiée le 1 mai 2013
    Possédant une filmographie impressionnante, Ozu n'est pas comme Kurosawa : il est plutôt le cinéaste de l'intimiste, où la famille et l'émotion sont primordiales dans ses histoires. Lorsqu'on regarde ce film, on est frappé par le choix du cadre qui est très intéressant : Ozu utilise à fond le surcadrage, caméra posée sur le sol, qui donne une vue sur plusieurs pièces à la fois et pour finir sur la rue ou un paysage. Il n'hésite pas à planter la caméra dans chaque pièce afin que le spectateur se sente comme chez lui, où toutes les allées et venues des personnages sont montrées ; cela ressemble au concept de la télé-réalité ( en plus digne ), où le spectateur est lui-même maître des lieux et rentre dans l'intimité des personnages. Ses cadres extérieurs sont encore fixes et renvoient au design de carte postale. Ce qui cloche avec Ozu, c'est sa difficulté à créer un rythme, surtout dans une histoire ne concernant que la famille. Il y a bien un conflit entre générations, mais le cinéaste donne une lente cadence au film, ce à quoi le spectateur a du mal à suivre et son attention devient fantômatique. Le jeu d'acteur est également un peu responsable de cette lenteur, sans être vraiment juste. Le film d'Ozu est à voir essentiellement pour sa construction du cadre, mais pour ce qui est de la narration il est assez moyen.
    anonyme
    Un visiteur
    3,5
    Publiée le 13 mai 2016
    C'est rare que je fasse cela, mais les trois étoiles et demi que je laisse au film sont des étoiles que je mets objectivement, parce que je pense que le film a trop de qualités pour que je mette moins (parce que les plans sont vraiment sublimes et parce que le propos est extrêmement riche et travaillé et aussi pour la première heure qui m'a bien plu). Toutefois je dois également dire que la mise en scène d'Ozu a vite montré ses limites en ce qui me concerne, et ces plans fixes, cette absence totale de mouvement de caméra rendent vite l'oeuvre molle et longue (sans être non plus soporifique, juste longue). Je laisse donc ces trois étoiles et demi, car c'est objectivement un bon film, qui va sans doute nécessiter un revisionnage, même si je dois avouer que je ne suis pas pressé.
    João J.
    João J.

    Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 65 critiques

    5,0
    Publiée le 3 mai 2014
    Une autre merveille d'Ozu : précis jusqu'à l'extrême, minutieux jusqu'à l’obsessionnel, simple autant que beau, coulant doucement comme les jours qu'il décrit et décrivant avec tendresse mais néanmoins justesse la société qu'il croque. Le fameux plan au ras du sol est parfaitement maîtrisé par son inventeur et son style statique est au sommet. A recommander avec Ukigusa (la deuxième version) et Le Gout du Saké.
    Misoramengasuki
    Misoramengasuki

    Suivre son activité 41 abonnés Lire ses 380 critiques

    5,0
    Publiée le 2 novembre 2006
    Beaucoup de Japonais considèrent qu’Ozu est le réalisateur qui incarne le mieux l’esprit de leur pays et de ses habitants. Cette façon de dire les choses presque sans avoir l’air de les dire, cette douceur des apparences sous laquelle pointe la cruauté du monde. C’est ce qui est le plus admirable dans ce "Voyage à Tôkyô". La tranquille assurance avec laquelle le cinéaste déroule son propos: l’arrivée de ce couple à la capitale, le décalage entre le Japon traditionnel qu’ils incarnent et la modernité dans laquelle leurs enfants sont immergés, la mesquinerie de ces derniers, l'approche de la mort... La précision, la vigueur et la finesse avec laquelle Ozu dessine chaque personnage est proprement ahurissante. C’est presque une démarche de peintre et de calligraphe... et comme dans toute bonne calligraphie, on sent le souffle de la vie circuler dans ces images. L’émotion est toujours là (le court face à face entre la grand-mère et son petit-fils !!!). La tendresse aussi, même pour les personnages les moins sympathiques. Et puis ces plans sur la ville, sur les trains, sur ce Japon qui se transforme à toute vitesse... Un peu étonnant, dans un tel contexte, que vers la fin apparaisse longuement en bas à droite de l’écran une publicité pour... Bridgestone ! Mais à ce degré de perfection, on est prêt à pardonner beaucoup.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

    Suivre son activité 145 abonnés Lire ses 1 023 critiques

    5,0
    Publiée le 7 mai 2007
    «Tokyo monogatari» (Japon, 1953) de Yasujirô Ozu s’apparente au plus grand drame de l’histoire du cinéma. Cependant le drame est ici couvert par la fierté des comportements japonais, l’humilité des sentiments allégeant l’expressivité des émotions. Mais paradoxalement, la componction latente des scènes, s’accumulant les unes aux autres, permet une conclusion où chaque plan est chargé d’un drame vrai. Mais si «Tokyo monogatari» est aussi un film épatant, c’est grâce à son apparente fluidité. Apparente seulement puisque les plans, pour une grande majorité fixes, possède une composition hors norme, où les cadres illustrent eux-mêmes un cadre, composé parfois d’autres cadres in utero. C’est cette architecture des plans, ponctuée par des champs/contre-champs à 180°, qui fait de ce film d’Ozu une cognition de la famille japonaise et de son évolution suite à son entrée dans la mondialisation. Car c’est de cet héritage des générations que traite «Tokyo monogatari». Un vieux couple rend visite à ses enfants à Tokyo mais ces derniers se voient progressivement ennuyés par leurs parents. «Lorsqu’ils sont dans la tombe tout est inutile» cite Keizô, et cela brosse parfaitement le note du film qui traite, sans jamais juger, du rapport entre les générations. Le drame éclos lorsqu’Ozu décide de faire mourir le personnage de la mère, représentant par ce biais la rupture du lien maternel sentimental, la société se raidissant, brisant les liens familiaux au passage. Drame retenu, message âpre sur un thème de prédilection d’Ozu : la famille, «Tokyo monogatari», par l’accalmie de son ambiance, apaise nos sentiments pour mieux les projeter dans le drame nécessaire de la famille. Chef d’œuvre incontestable du cinéma mondial.
    Célineoz
    Célineoz

    Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 4 critiques

    5,0
    Publiée le 5 février 2014
    Voyage à Tokyo est un film qui sait prendre le temps, sans se faire ennuyeux et qui nous propose des plans particulièrement bien construit. Les personnages parviennent à se faire attachant, à tour de rôle, ce qui ajoute une grande part de complexité à ce film qui démontre brillamment qu'être une famille n'est pas une chose aisée. La culture japonaise est joliment mise en avant. Parfois, on s'interroge sur les actions des uns et des autres, le choc est-il culturel ? Ou peut-être qu'en connaissant parfaitement cette culture les actions nous choqueraient tout autant ? Il est parfois difficile de faire la part des choses. Un vrai moment de cinéma, de réflexion et de poésie. Un film a voir.
    stanley
    stanley

    Suivre son activité 36 abonnés Lire ses 475 critiques

    4,5
    Publiée le 21 décembre 2012
    Ce qui frappe lors de la vision du Voyage à Tokyo, c'est la douceur, la justesse et la maîtrise de la mise en scène. Yasujirō Ozu refuse manifestement tout spectaculaire, tout pathos au profit d'une grande pudeur ( spoiler: le déclin de la santé de la mère, de même qua sa mort reste hors champ ). Cette économie de moyens, d'effets permet la captation du moindre détail des plans. Ozu, pourtant très conservateur (il a ressenti des difficultés pour se détacher du muet) donne un film à la fois très moderne (dont le propos reste d'actualité) et très classique (les traces du muet sont ici très présentes). En effet, les visages des acteurs (tous géniaux, dont la très belle Setsuko Hara) rayonnent d'un curieux rictus expressionniste, vestige du cinéma muet, qui trouble le spectateur. Ozu aime les plans fixes et larges (les personnages vus de loin, de profil). Ces plans permettent de sur ajouter la solitude de ces acteurs dans un paysage japonais loin des clichés connus. Certaines scènes sont dignes des plus grands chefs d'oeuvre (beau plan du vieux couple sur la digue dont la démarche de la vieille traduit la fin d'un monde, moment où cette dernière verse une larme sur le veuvage subi par leur belle fille). Plus que des enfants égoïstes n'aimant pas leurs parents, Ozu montre plutôt que la jeunesse est prise dans l'évolution technologique d'une société qui veut devenir compétitive (tout le monde se dit déborder (ce qui est plus ou moins vrai), gagner une guerre économique après l'humiliation d'une défaite de ses soldats. Ceci est très visible lors de l'arrivée conjointe des informations par télégramme ou par téléphone où la technologie de l'époque prend le pas sur l'aspect humain (un fils arrive après la mort de sa mère). "Nous ne savons pas dans quel quartier nous sommes!" "Un fils mort nous rend triste, un fils vivant s'éloigne de nous" dit le père. C'est toute la problématique du Japon d'après guerre semble t-il, la perte et destructuration de la cellule familiale, l'expansion industrielle au détriment de l'humain (davantage que le simple égoïsme des enfants envers leurs parents). Si Voyage à Tokyo est dominé par des plans d'intérieur, les rares scènes de paysage ou de Tokyo et de sa banlieue nous interpellent aussi. Nous voyons des immeubles en construction, des usines crachant leurs fumées... Un monde se construit, celui de la famille s'affaiblit, l'indifférence guette (la scène où le couple ne peut dormir, gêné par les bruits festifs de jeunes, pourtant dans une cure thermale!). Les deux vieux ne sont plus que des fantômes. Finalement, le personnage de la belle fille est le plus important ; il fait le lieu entre la structure familiale et la société moderne. Seule reliquat de leurs fils mort, elle est la plus respectueuse des personnages. Malgré une copie de mauvaise qualité et la (relative) lenteur du film, Voyage à Tokyo est un film émouvant, d'une grande richesse formelle, un quasi chef d'oeuvre tout simplement d'une simplicité inversement proportionnelle à son propos sociologique.
    MlleVi
    MlleVi

    Suivre son activité Lire ses 99 critiques

    2,5
    Publiée le 21 octobre 2006
    Ozu, les parents, les enfants, leurs rapports. Apres avoir vu Bonjour et Le Gout Du Saké on en redemande... et en fait, Voyage a Tokyo est plus lent, les rapports entre generations sont plus mechants aussi. Ozu est un grand maitre, il faut bien mettre une echelle sur sa filmographie impressionante toutefois.
    pierrotvidal
    pierrotvidal

    Suivre son activité 5 abonnés

    5,0
    Publiée le 24 octobre 2016
    Un couple âgé rend visite à ses enfants...mais ceux-ci sont très occupés, et le séjour ne se passe pas idéalement...c'est un film d'Ozu de 1953...considéré comme un chef d'oeuvre, et ça me va...jamais compris comment certains cinéastes, comme Ozu, arrivent à faire oublier totalement que leurs personnages sont des acteurs, et là, c'est frappant. Quasiment que des plans fixes, filmés assez bas, des scènes qui prennent leur temps, un réalisme étonnant, un paquet de sujets de société abordés mine de rien, avec finesse...Ozu ne reproche rien à personne, il explique simplement pourquoi la société japonaise, au sortir de la guerre, a changé radicalement. La caméra sert alors d'oeil à une neutralité bienveillante. C'est un mélo, un vrai, il y a aussi des scènes assez cocasses...Un film complet, quoi, comme un plat de riz.
    Antonin T.
    Antonin T.

    Suivre son activité 32 abonnés Lire ses 44 critiques

    5,0
    Publiée le 13 octobre 2013
    Il arrive que l'on puisse parler de "chef-d'oeuvre" sans galvauder le terme. C'est le cas avec "Voyage à Tokyo"
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

    Suivre son activité 922 abonnés Lire ses 2 632 critiques

    5,0
    Publiée le 12 décembre 2009
    C'est un grand film aux valeurs universelles, cette famille décrite dans ce film est aussi la notre, ce film possède une grande puissance, quelque chose de fort. Quelque chose de magnifique, on ne ressent à aucun moment la longueur du film, les plans fixes sont subtiles et l'absence de musique ne se remarque que lorsqu'Ozu pense à en ajouter. Vraiment un très beau film.
    nekourouh
    nekourouh

    Suivre son activité 48 abonnés Lire ses 686 critiques

    5,0
    Publiée le 1 mai 2011
    Sincère et magnifique, un chef d'oeuvre captivant et étonnant.
    TamaGOTCHI
    TamaGOTCHI

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 93 critiques

    0,5
    Publiée le 29 septembre 2006
    Un Voyage doit nous faire ressentir d'agréables sensations, nous éblouir, nous enchanter... Hélas ! il n'en est rien de tout cela: le Spectateur s'ennuie, s'endort malgré quelques jaillissements de joie...
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top