Déguisés en peintres en bâtiment, quatre braqueurs s'introduisent dans la Manhattan Trust et prennent en otage l'ensemble des clients et employés, qu'ils obligent à revêtir la même combinaison qu'eux. L'inspecteur Frazier et son binôme sont aussitôt dépêchés sur place pour mener les négociations.
Incapable de distinguer les malfaiteurs des victimes et pris de court par les demandes du cerveau de l'opération, le policier voit en outre débarquer Madeleine White, une médiatrice privée, que le patron de la banque, Arthur Case, a missionnée pour récupérer le contenu de son coffre…
C'est peu dire qu'on avait pas vraiment vu venir Spike Lee avec un tel thriller; lui qui se livre plutôt dans de puissants drames sociaux ou de féroces comédies de moeurs. En 2006, le cinéaste déboule donc avec Inside Man, qui est, chose suffisamment rare pour être soulignée, issu d'un scénario dont il n'est pas à l'origine. Particulièrement retors, le brillant script -le premier d'ailleurs qu'il a écrit- est dû à un ancien avocat reconverti, Russell Gerwitz.
Servi par une mise en scène millimétrée, une photo signée par le grand chef op' Matthew Libatique, le casting de haute volée fait des merveilles. Denzel Washington, déjà, qui retrouve pour la quatrième fois Spike Lee. Jodie Foster, absolument impeccable comme à son habitude. Clive Owen, l'antagoniste du film. Chiwetel Ejiofor, Christopher Plummer, et Willem Dafoe ferment le marche. Un casting de luxe écrivions-nous... Etonnamment, une suite était prévue, quatre ans plus tard. Mais n'a finalement pas vu le jour, faute de financement suffisant, comme le réalisateur l'expliquera.
Pas grave. On se contentera largement de ce seul et unique volet, actuellement disponible sur Netflix.