Dans un joli petit quartier résidentiel, à l'intérieur d'un lugubre manoir au toit effilé comme une aiguille, vit l'un des plus grands méchants du monde. Gru, inventeur génial et maléfique entouré de son armée de Minions, ambitionne de dérober... la Lune.
Mais ses sinistres desseins sauront-ils résister à l'arrivée de trois adorables orphelines, qui le considèrent immédiatement comme leur nouveau papa ?
Débarquer parmi les géants
Difficile pour un studio encore inconnu de réussir à exister au début des années 2010, alors que 4 gigantesques mastodontes se disputent déjà le gâteau de l'animation.
A ce moment précis de l'Histoire, en effet, Disney s'apprête à franchir le seuil d'un nouvel âge d'or avec son fabuleux Raiponce, Pixar vient de signer le plus grand succès de sa carrière avec Toy Story 3, Dreamworks donne naissance à l'une de ses plus prestigieuses franchises avec Dragons et Blue Sky continue d'amasser des noisettes avec L'Âge de Glace 3.
Et pourtant... Dans ce contexte qui semble peu propice à l'arrivée d'un petit nouveau, débarque Illumination. Fondée en 2007, travaillant étroitement avec le studio français Mac Guff, cette compagnie s'apprête à faire une entrée fracassante au grand banquet de l'animation en sortant son premier long métrage.
Universal Pictures
L'origine des Minions
Réalisé par Chris Renaud et Pierre Coffin, Moi, moche et méchant fédère rapidement un large public grâce à son humour omniprésent, à l'efficacité de son protagoniste, à la mignonnerie de ses trois héroïnes et surtout aux Minions !
Dotés d'un langage qui n'appartient qu'à eux, ces petits bonshommes jaunes qui sont à Gru ce que les lutins sont au Père Noël ont été imaginés d'une manière surprenante :
"Au départ, c’était des petits ouvriers français, avec la salopette, la clope au bec, le béret", nous confiait ainsi leur créateur Eric Guillon en 2017. "Des ouvriers de chez Renault tels qu’on se les imaginait dans les années 40. Il y avait déjà l’idée des clones, ils étaient petits, nombreux, et puis ça a évolué."
Universal Pictures
L'une des sagas les plus lucratives du cinéma
A sa sortie, Moi, moche et méchant engrange donc plus de 540 millions de billets verts à travers le monde. Une somme certes très coquette pour une franchise inconnue, mais ce n'est rien comparé aux chiffres qu'enregistrera la suite de la saga. En effet, les quatre opus suivants récoltent respectivement 971 millions, 1 milliard et 965 millions.
Ajoutons à cette petite fortune les recettes des deux spin-offs dédiés aux Minions (1,1 milliard et 940 millions). On obtient un total de 5,612 milliards de dollars pour l'une des franchises les plus lucratives de toute l'Histoire du cinéma.
Pour assister aux débuts de cette grande aventure, rendez-vous sur Netflix.
(Re)découvrez la bande-annonce de "Moi, moche et méchant"...