Il avait pour lui une bande originale signée Ennio Morricone... et c’est tout ! Le reste, il a tout copié sur Star Wars, de son texte déroulant introductif iconique à son méchant à casque noir emblématique, en passant par son petit robot attachant et sa princesse évidemment ! L’Humanoïde, le film de science-fiction italien de 1979 l’a osé : plagier ouvertement Star Wars deux ans après sa sortie !
Columbia Pictures
En effet, deux petites années après Un nouvel espoir, le premier volet de ce qui allait devenir la saga de science-fiction la plus connue du monde entier, et un an avant le second opus, L’Empire contre-attaque, L’Humanoïde a tenté sa chance, reprenant une grande majorité des éléments clés de Star Wars mais avec un petit budget. Résultat : le film a été oublié et se retrouve aujourd’hui dans la catégorie nanar à découvrir si ce n’est pas déjà fait !
De quoi ça parle ?
Le diabolique Graal est bien décidé à s’emparer du trône de son frère sur la paisible planète Metropolis. Pour cela, il demande l’aide de Lady Agatha et du Dr. Kraspin, un savant fou qui invente pour l’occasion une potion capable de transformer le commun des mortels en un super soldat. Grâce à l’énergie appelée “Kapitron”, Kraspin a ainsi la capacité de créer une armée de supers humanoïdes pour Graal. Ensemble, ils testent cette mixture sur le pilote Golob qui se transforme en une créature invulnérable et d’une puissance colossale, à redouter absolument.
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Au casting du film, on retrouve, dans le rôle de Golob et dans son premier rôle principal, Richard Kiel, le “Requin” de L’Espion qui m’aimait, qui a aussi joué dans Moonraker. Il est accompagné de Ivan Rassimov, Corinne Cléry ( aperçue dans Moonraker également), Barbara Bach (James Bond Girl de L’Espion qui m’aimait), Venantino Venantini et Arthur Kennedy dans le rôle du Dr Kraspin.
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Le film est réalisé et co-signé par Aldo Lado, auparavant assistant réalisateur sur des westerns italiens qui avait aussi mis en scène des films de science-fiction corrects. Toutefois, pour L’Humanoïde, ce dernier prend un pseudonyme : celui de George B. Lewis. Là encore, il fallait oser : et pourquoi pas George Lucas tant qu’on y est ?
Au programme donc, un nanar spatial noté 1,9 sur 5 que tout le monde a oublié, à découvrir sans tarder pour ses flagrantes similarités avec la saga que l’on connaît qui ont de quoi nous faire marrer – et pour son grand n’importe quoi à côté !
À défaut de pouvoir le découvrir en DVD ou en VOD, L’Humanoïde est tout de même disponible : direction YouTube pour une version doublée en Français !