Tout pour la lumière : "Il y a une belle entraide entre nous" ... Gwendal Marimoutou raconte les coulisses de la série
Betty Ramez
Betty Ramez
-Cheffe de rubrique TV
Passionnée par les séries depuis toujours, elle aime autant les quotidiennes que les teen shows et rêve d'épouser un jour Pacey Witter.

À quelques jours du lancement de Tout pour la lumière, la rédaction d'AlloCiné est allée à la rencontre de Gwendal Marimoutou sur le tournage de la série. Confidences !

J-2 avant le lancement de Tout pour la lumière sur nos petits écrans ! Si vous avez adoré Glee et Un, dos, tres, vous risquez de tomber sous le charme de ce nouveau feuilleton événement lancé en avant-première sur Netflix dès le 13 juin prochain. Par la suite, vous pourrez découvrir un épisode par jour à partir de 18h sur TF1 et en replay sur TF1+ !

À l'occasion de l'arrivée de cette quotidienne inédite, la rédaction d'AlloCiné a eu la chance de se rendre sur le tournage et de partir à la rencontre de Gwendal Marimoutou. Propulsé sur le devant de la scène lors de son passage dans The Voice Kids, le jeune homme prête ses traits à Jacob dans Tout pour la lumière. Confidences !

AlloCiné : Comment vous sentez-vous dans ce projet qui est, quelque part, le rôle que vous attendiez ?

Gwendal Marimoutou (Jacob) : C'était vraiment mon rêve de faire soit un film musical, soit une série musicale. Je voyais que ce n'était pas d'actualité en France, à tel point qu'avec ma meilleure amie, Lola Dubini, qui est aussi actrice et chanteuse, on en était à se dire qu'il fallait qu'on l'écrive nous-mêmes.

Après, j'ai entendu dire que Netflix et TF1 préparaient ce projet-là et j'ai laissé faire mon karma. Je n'ai pas joué des coudes, ça s'est fait naturellement. Ça a été comme une évidence et je suis hyper reconnaissant parce que c'est un très beau cadeau. Ce qu'on vit est assez magique depuis le début.

Il y a l'air d'avoir une vraie cohésion entre tous les comédiens...

On n'a jamais vu ça. J'ai eu la chance de faire deux tournages avec toujours de bonnes ambiances. Pour le moment, je ne suis pas tombé sur des tournages compliqués, mais à la fin de la journée, les comédiens rentrent chez eux. C'est chacun chez soi. Alors que là, c'est différent. Je pense que ça vient aussi du fait qu'il y a énormément de chanteurs.

Avec Joy Esther, qui vient aussi de la comédie musicale, on a l'habitude de travailler en troupe et elle interprète le rôle principal de la série. Si elle-même fédère un état d'esprit de groupe, ça transpire forcément sur toute l'équipe. On aime beaucoup les aventures humaines.

Logiquement, on tourne du lundi au vendredi et après, on est censé rentrer chez nous. Et là, ça fait un mois et personne ne rentre. On est tout le temps ensemble, on est allés dans les calanques lors de nos jours off, par exemple. C'est assez beau ce qui se passe et on s'en rend compte. On trouve ça précieux, on en prend soin.

Tout pour la lumière
Tout pour la lumière
Sortie : 2025-06-16
Série : Tout pour la lumière
Avec Joy Esther, Lannick Gautry, Prudence Leroy
Presse
2,8
Spectateurs
2,6
Voir sur Netflix

Il s'agit d'une quotidienne donc le rythme est forcément plus intense. Comment le vivez-vous ?

C'est un truc de fou, franchement. Je peux remercier un peu mon expérience de comédie musicale, notamment parce que ça m'a appris la rigueur. J'ai eu l'habitude de faire huit shows par semaine, par exemple. C'est un peu pareil avec Tout pour la lumière. Ça nous impose aussi une certaine rigueur, parce qu'en plus de toutes les séquences qu'on doit tourner, on doit également chanter et danser.

C'est vrai qu'on pensait qu'on allait chanter en play-back parce que c'est ce qui se fait habituellement mais pas du tout. Là, on fait des prises lives. On peut chanter à 8h30 du matin, on peut faire des séquences de danse à 9h00. Il faut forcément avoir une bonne hygiène de vie car il faut que le corps suive, la voix aussi.

Que pouvez-vous nous dire sur le personnage de Jacob ?

Jacob, c'est l'illuminé du quartier. C'est un personnage dont la vie est régie par les énergies et l'astrologie. Il est vraiment là-dedans et en même temps, c'est un petit génie créatif. Il aime vraiment explorer. Il joue de tous les instruments : ukulélé, harpe, piano, flûte. Il va sampler des chasses d'eau, des portes.

l est dans son monde et justement, le fait d'être un peu trop dans son monde peut impacter ses interactions sociales avec les coachs du Studio Lumière et ses camarades. C'est propice à énormément de moments de comédie.

C'est donc un personnage qui a un énorme potentiel comique. Ça vous plaît ?

C'est vraiment quelque chose qui me plaît. J'avais pu commencer à en faire sur scène et dans le film, Paradis Paris. C'est un genre qui commence vraiment à me plaire parce que j'aime faire sourire ou déclencher un rire auprès des téléspectateurs. Je pense que tout ce qui se passe à la colocation, amène une petite respiration à la série, parce que comme toute bonne quotidienne, il y a son lot de baisers, d'histoires d'amour, de déchirures et d'incidents de la vie. Le studio lumière ne va pas être épargné.

Vous parliez tout à l'heure de Lola Dubini, votre meilleure amie. Aimeriez-vous la retrouver dans Tout pour la lumière ?

De toute façon, c'est obligé. Là, c'est une première saison mais j'espère que si jamais il y a une suite, elle pourra passer par le Studio Lumière en guest, en récurrent, peu importe. Mais on a eu cette chance d'être réunis enfin à l'écran récemment. À force de venir la voir et la soutenir à Marseille pendant qu'elle faisait Léo Mattéï, ils m'ont proposé ce rôle, ce qui était génial.

Lola, c'est ma sœur. On se connaît depuis 16 ans maintenant. On est vraiment l'exemple que ça ne sert à rien de s'écraser dans ce métier pour réussir. Au contraire ! On faisait les pianos bars de Paris. À une époque où vraiment, on n'avait pas d'oseille et on voyait cette compétition et cette concurrence partout.

C'est beau de montrer qu'en fait, ça ne sert à rien d'écraser l'autre et qu'il y a de la place pour tout le monde ! Il suffit juste de la prendre et que ce soit le bon moment. Et c'est ça qui est génial avec la série, c'est que ça va pouvoir plaire aux jeunes aussi.

Tout le monde n'a pas forcément des rêves de gloire, mais chacun a envie de s'accomplir, finalement. Je pense qu'on traite quand même des sujets qui sont hyper intéressants comme les diktats de la société, le rapport à l'image, la pression, le terme de compétition entre nous.

Est-ce que vous vous êtes préparés à cette nouvelle notoriété qui allait potentiellement arriver avec Tout pour la lumière ?

J'essaie de ne pas me faire de plans sur la comète. C'est sûr que depuis The Voice, ma vie a changé. À l'époque, neuf à dix millions de personnes regardaient l'émission. J'ai eu cette chance d'avoir eu ce tremplin extraordinaire et après, d'enchaîner et de ne m'être jamais arrêté.

Ça fait un petit moment que j'ai adapté ma vie et qu'elle n'est plus impactée. Je ne fais plus de shopping le samedi après-midi. Je suis souvent en scooter à Paris, je ne me promène pas beaucoup. Je suis devenu un peu plus casanier, c'est pour ça qu'avec Lola, on ne se lâche pas. J'espère juste qu'au moins, les habitants de la Ciotat et de Marseille vont être fiers.

Certains nous ont déjà interpellés et encouragés. C'est vraiment que de l'amour. J'espère que ça va plaire. Il y a tellement de choses qui ont été mises en œuvre autour de cette quotidienne et on espère que cela aura un retentissement et que le public pourra s'approprier la série et y prendre part.

Honnêtement, c'est beau ce qu'on est en train de vivre, c'est précieux. J'espère que ça va rester comme ça. On va voir ce que la diffusion va apporter au programme, mais là, pour le moment, il y a une troupe sans égo, on s'aide vraiment.

Par exemple, je dois interpréter un génie de la musique, mais je ne sais pas jouer de tous les instruments. Évidemment, il y a des coachings, mais je peux compter sur Charlie Loiselier, sur Marie Fèvre-Scheuemann pour m'aider. Loris Triolo, lui qui est rappeur, a aidé Yara Charry à faire des titres un peu plus urbains. Il y a une belle entraide et ça fait plaisir.

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