Les dinosaures sont de retour au cinéma !
Trois ans après la sortie de Jurassic World: Le Monde d'après, qui venait clore la trilogie de Colin Trevorrow, les géants du jurassique reviennent au cinéma dans Jurassic World : Renaissance. Cette fois, c’est le réalisateur Gareth Edwards, déjà à l'œuvre sur Godzilla, Rogue One : A Star Wars Story et The Creator, qui met en scène ce nouvel opus.
L’action de Renaissance se déroule cinq ans après Le Monde d’après. L’environnement de la planète s’est révélé hostile pour la plupart des dinosaures. Ceux qui subsistent vivent dans des zones équatoriales isolées, aux conditions proches de celles de leur ère d’origine. Parmi ces créatures terrifiantes, trois spécimens pourraient bien renfermer la clé d’un remède capable de changer le destin de l’humanité.
Zora Bennett (Scarlett Johansson), spécialiste des opérations secrètes, est engagée à la tête d’une équipe chargée d’une mission ultra confidentielle visant à sécuriser le matériel génétique de trois dinosaures, clé d’un remède miraculeux qui pourrait bien sauver l’humanité.
Aux côtés de Scarlett Johansson, Jonathan Bailey incarne le paléontologue Henry Loomis, Mahershala Ali est le mercenaire Duncan Kincaid, Rupert Friend est le responsable du laboratoire pharmaceutique tandis que Manuel Garcia-Rulfo incarne un père venu naviguer par erreur dans des eaux infestées de dinosaures avec ses enfants : Audrine Miranda, Luna Blaise et son petit ami incarné par David Iacono.
Spielberg est à l'origine de Renaissance
Mais avant de rassembler cette équipe, il a fallu imaginer cette suite. Et qui mieux que les artisans de la saga originelle pour en écrire les fondations ?
En 2022, Colin Trevorrow annonçait la fin de sa trilogie, mais laissait des portes ouvertes. Parallèlement, David Koepp, scénariste de Jurassic Park et du Monde perdu , écrivait le scénario de Renaissance.
Dans le dossier de presse, Koepp revient sur la genèse du projet : "J'ai reçu un appel de Steven Spielberg, qui me disait "Hé, tu veux en faire un autre ?". La réponse a bien sûr été oui ! Développer des histoires avec Steven est très amusant parce qu'il est très doué pour cela et que nous avons une très bonne ambiance et de bons rapports."
Universal
Avec Steven Spielberg, ils se sont rapidement penchés sur le thème central de la saga. "Pour moi, la vie trouve son chemin est toujours le cœur du récit", explique Koepp. " C’est un thème qui s’applique autant à l’intrigue — la persistance de la nature à travers nos dinosaures — qu’aux personnages et à leurs luttes pour survivre. "
Un scénario fidèle au thème central de la saga
La réflexion des deux hommes s’est concentrée sur l’état du monde après Le Monde d’après, où dinosaures et humains devaient coexister. En s’inspirant des livres de Michael Crichton, ils ont imaginé que cette ère de coexistence ne durerait pas : la plupart des régions modernes se révéleraient rapidement inhospitalières, voire toxiques, pour ces créatures de l’ère mésozoïque.
David Koepp précise : "En faisant des recherches, j’ai découvert que certains dinosaures, notamment les plus grands, vivaient très longtemps, avec une faible incidence de maladies cardiaques. Cela nous a inspiré l’idée qu’un médicament pourrait être synthétisé à partir de leur ADN, car les maladies cardiaques restent la première cause de mortalité chez l’homme. Et ce postulat collait parfaitement au thème “la vie trouve un moyen.”"
Universal
Trouver le bon réalisateur
Une fois la scénario finalisé, le producteur Frank Marshall a contacté Gareth Edwards, un réalisateur déjà rompu aux films de monstres, pour lui proposer de prendre les commandes de Renaissance.
Marshall explique dans le dossier de presse : "Gareth est un fantastique styliste visuel qui aime les personnages et sait comment raconter une histoire. Il sait comment utiliser l'imagerie générée par ordinateur de la meilleure façon, où l'on ne sait pas qu'il s'agit d'images de synthèse, et créer ces incroyables séquences qu'il a réalisées dans The Creator et Rogue One."
Le plus difficile est fait.
Edwards, qui souhaitait faire une pause, a pourtant accepté la mission en découvrant le scénario de Koepp. Rencontré lors de la promotion du film, il nous confie : "Ce qui m’a frappé tout de suite en lisant le scénario, c’est cette évidence : tu peux réaliser un film spectaculaire, visuellement impressionnant, mais si l’on ne s’attache pas aux personnages ou à l’histoire, tout tombe à plat.
Or là, même sur ces 120 pages en police Courier, les personnages m’ont sauté aux yeux. Je me suis senti vraiment impliqué, j’ai aimé leurs relations, leur humanité.
Universal
Je me suis dit : "Le plus difficile est fait." Tant que je ne gâche pas tout en mise en scène, ça devrait fonctionner. C’était aussi la première fois que tout le monde, scénariste, producteur, studio, moi, étions pleinement alignés avant même le tournage. Et quand c’est le cas, tout devient plus simple, plus fluide."
Retour aux sources
Ce qui a séduit le cinéaste, c’est aussi la possibilité de revenir à l’esprit des premiers films de Spielberg. Il ajoute à notre micro : "Nous voulions donner l'impression qu'Universal avait ouvert les portes de ses archives et trouvé cette vieille bobine de film, puis l'avait dépoussiérée en se disant "nous ne nous souvenons pas avoir fait ça."
Universal
Nous voulions donner l'impression qu'il s'agissait d'un film des années 80 ou 90 qu'ils avaient oublié avoir tourné. Nous avons tourné en 35 mm. Nous avons utilisé les anciennes caméras de l'époque, des Panavision avec des objectifs anamorphiques. Le résultat avait tout le look des premiers films de Spielberg, car c'est vraiment l'esthétique que je recherche dans tous les films que je réalise. C'était l'occasion de le faire littéralement. "
C'est grâce à Spielberg que j'ai voulu devenir réalisateur
Un projet qui sonnait comme une évidence pour Edwards, véritable fan de Steven Spielberg : "George Lucas et Steven Spielberg sont la raison pour laquelle j'ai voulu devenir réalisateur. J'ai vu Star Wars, évidemment, très jeune, et je pensais que le monde était ainsi, que nous grandissions en ayant la capacité de détruire l'Étoile de la Mort et de piloter des vaisseaux spatiaux. Puis, j'ai découvert que c'était un mensonge que l'on nommait cinéma. C'est là que je me suis dit : "Ah, c'est intéressant. Comment devient-on un menteur ? J'aimerais bien savoir faire ça."
AlloCiné
Quand j'étais enfant, j'ai regardé un documentaire sur le tournage des Aventuriers de l'arche perdue, avec des interviews de Steven Spielberg et des storyboards. C'est là que j'ai commencé à m'informer et à comprendre qu'il était le réalisateur. C'est lui qui contrôle ce mensonge.
À 10 ans, j'ai commencé à créer des storyboards pour un court métrage. Je n'avais même pas de caméra, mais je préparais un film pour m'entraîner à la réalisation. À cette époque déjà, j'étais conscient de tout le processus. C'est ainsi que j'ai décidé de faire carrière dans ce domaine.
C'était effrayant, car je me demandais "Et si je n'y arrivais pas ?" Je n'ai réalisé mon premier film qu'à l'âge de 35 ans, donc pendant 25 années, j'ai eu l'impression que tout échouait, que j'étais un raté. C'était vraiment frustrant.
Quand finalement cela s'est produit, je n'y croyais pas. J'ai eu l'impression d'être dans Matrix, comme si tout cela était une sorte de simulation, parce que cela ne devrait pas se passer réellement ainsi. C'est assez incroyable."
Avec Jurassic World : Renaissance, David Koepp et Gareth Edwards nous offrent un retour aux sources riche en action tout en étant respectueux de l’héritage de Steven Spielberg. Le film est à voir dès ce vendredi 4 juillet au cinéma.