À ne pas rater : un drame fantastique noté 4 sur 5 avec la star de Gladiator 2 ! Et sa fin va vous retourner le cœur
Emilie Semiramoth
Emilie Semiramoth
Cheffe du pôle streaming, elle a été biberonnée aux séries et au cinéma d'auteur. Elle ne cache pas son penchant pour la pop culture dans toutes ses excentricités. De la bromance entre Spock et Kirk dans Star Trek aux désillusions de Mulholland Drive de Lynch, elle ignore les frontières des genres.

Noté 4 sur 5 par les spectateurs AlloCiné, "Sans jamais nous connaître" est un drame audacieux qui mélange amour et deuil avec une touche de fantastique. Surtout, il offre une conclusion déroutante qui ne laissera personne indifférent.

Attention, spoilers ! Cet article revient sur l'intrigue et la fin de Sans jamais nous connaître. Si vous n'avez pas vu le film et ne souhaitez pas en connaître la teneur, ne poursuivez pas votre lecture.

C'est un film qui marque et reste longtemps en mémoire. Réalisé par Andrew Haigh, Sans jamais nous connaître nous plonge dans l'univers d'Adam, un scénariste gay d'une quarantaine d'années, interprété avec brio par Andrew Scott. Adam vit dans un immeuble presque vide à Londres. C'est un garçon seul, un peu taciturne et hanté par un passé douloureux.

Tout bascule lorsqu'il fait la rencontre de Harry, joué par Paul Mescal, un jeune homme qui, malgré ses propres blessures, cherche à établir un lien avec Adam. Un soir, lui aussi seul, il frappe à la porte d'Adam et l'invite à passer la soirée avec lui. Si Adam refuse ce soir-là, il retrouve Harry peu après. Leur relation devient alors rapidement le cœur battant du film.

Sans jamais nous connaître
Sans jamais nous connaître
Sortie : 14 février 2024 | 1h 45min
De Andrew Haigh
Avec Andrew Scott, Paul Mescal, Jamie Bell
Presse
3,6
Spectateurs
4,0
Voir sur Disney+

Un duo magnétique

La force de cette histoire tient à sa capacité à vous faire perdre vos repères, en jouant avec le temps mais surtout avec les émotions. Adam, en visitant la maison de son enfance, découvre que ses parents (impeccables Claire Foy et Jamie Bell), décédés lorsqu'il avait douze ans, occupent toujours les lieux. Ils n'ont pas pris une ride et semblent figés au moment de leur décès dans les années 80.

Cette rencontre avec le passé sert de catalyseur pour Adam, qui doit faire face à son chagrin, accepter de faire le deuil impossible de ses parents depuis tant d'années et la possibilité d’un nouvel amour au présent, avec Harry.

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Une fin qui surprend

Le film prend un tournant déchirant, à la fin du long-métrage, lorsque Adam retrouve le corps de Harry, sans vie dans son appartement. La révélation de sa mort, qui remonte au soir de leur première rencontre, laisse le spectateur sous le choc. Un peu comme dans Sixième sens, mais avec sa patte très personnelle, Andrew Haigh nous raconte depuis le début une histoire de fantômes.

C'est une manière pour le réalisateur d'explorer les thèmes de la solitude et de l'acceptation. Il livre d'ailleurs ici quelques clés de compréhension sur le message qu'il veut faire passer. Mais même cryptique, cette fin est poignante et résonne profondément. Longtemps après.

Dans la scène finale, Adam et Harry - version fantôme, comme les parents - partagent un moment bouleversant. Leur connexion transcende le temps et l'espace. Alors qu’ils s’enlacent, une lumière éclatante symbolise leur amour éternel et offre une conclusion à la fois mélancolique et réconfortante.

On ne sait pas vraiment si Adam n'est pas lui aussi mort finalement et si cet immeuble vide qu'il occupe n'est pas une sorte de purgatoire. Mais peu importe. Andrew Haigh nous lance un message d'espoir et nous dit que l'amour transcende la mort.

Sans jamais nous connaître est à présent disponible sur Disney+

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