Souvent à côté de la plaque et incapable de lire le malaise qu'il crée, ce personnage star de la comédie française a eu droit à trois longs métrages sortis en 2006 et 2021, avec toujours pour l'interpréter un Jean Dujardin au mieux de sa forme.
Vous ne connaissez que lui !
Gaumont
A son air régulièrement ahuri, on comprend assez vite qu'Hubert Bonisseur de la Bath alias OSS 117 est un peu à côté de la plaque, surtout pour tout ce qui concerne les conventions et les cultures extérieures à la sienne. Cela donne quelques répliques hautement racistes ou déplacées, mais qui créent immédiatement le rire. Pourquoi ? Justement parce qu'Hubert est un imbécile.
Avec son seul bagage de Français qui ne connaît que ce pays et les clichés les plus répandus sur tout ce qui ne concerne pas l'Hexagone, OSS 117 choque souvent son auditoire, ou récolte (dans le meilleur des cas) des levées de yeux au ciel irrésistibles. Et qui peut faire passer cette innocence et cette inculture à l'écran avec autant de facilité que Jean Dujardin ?
Un rôle parfait pour Dujardin
Gaumont
En 2006, Jean Dujardin décrivait son personnage d'OSS comme "un peu de Sean et beaucoup de conneries" en référence à Sean Connery et à ses interprétations de James Bond desquelles sont tirés beaucoup de tics et de postures d'Hubert. En effet, l'acteur trouve avec OSS "un cousin de Brice de Nice", un idiot heureusement pas méchant, ce qui le rend immédiatement sympathique.
Grâce au regard vide du personnage et au visage par moments cartoonesques de son interprète, impossible de prendre au sérieux les clichés racistes égrenés par OSS durant ses missions aux quatre coins du monde, que cela soit au Caire, à Rio ou en Afrique. On rit avec lui, et non contre qui que ce soit. La bêtise l'emporte sur tout le reste. Bravo Jean-François Halin et Michel Hazanavicius, bravo Dujardin, bravo De la Bath !