Alex de la Iglesia est l'un des enfants terribles du cinéma espagnol, qui nous a livré dans le passé de furieuses pépites absolument géniales, comme Le Jour de la bête, Perdita Durango, ou encore ce qui est considéré comme son chef-d'oeuvre, Balada Triste. Une comédie noire qui relate la confrontation entre deux clowns sous le régime franquiste.
Si le réalisateur peine singulièrement à retrouver ces dernières années la force de ses débuts, en livrant notamment en 2021 Veneciafrenia, jeu de massacres orchestré dans la fameuse Cité de Doges, on se replonge surtout avec délice dans une pure pépite qu'il a réalisé il y a 23 ans, et disponible sur Arte.tv jusqu'au 28 février 2026 : Mes chers voisins.
L'histoire ? C'est celle de Julia, agente immobilière au bord de la crise de nerfs. Un jour, en faisant visiter un appartement madrilène, elle trouve ce dernier entièrement meublé et habitable. Pour tromper son cafard, elle décide de s'y installer quelques jours avec son raté de mari. Et découvre bientôt que le cadavre du vieux locataire de l’étage au-dessus se décompose sur un tas d'or : quelque 300 millions de pesetas, gagnés au loto par le défunt, qu'elle décide immédiatement de s'approprier.
Mais les voisins ne l'entendent pas de cette oreille et Julia comprend vite qu'il lui faudra défendre chèrement sa peau et son magot contre la repoussante brochette de cinglés qui peuplent l'immeuble. Qu'importe, elle est prête à tout…
Lolafilms
Dans la peau de l'héroïne se glisse une géniale Carmen Maura, récompensée aux Goya 2001 pour ce rôle cousu main par Alex de la Iglesia. Une actrice au service d'un film bourré de références, notamment à Hitchcock, mais aussi de moments de comédie noire particulièrement saignants, bien dans la veine du cinéaste. Là aussi un jeu de massacre aussi jubilatoire que drôle, à déguster sans modération. Et de prier pour ne jamais avoir de voisins comme ceux du film !
Mes chers voisins, disponible sur Arte.tv jusqu'au 28 février 2026.