En 1985, le Monstre de Florence met un terme à sa sanglante épopée : cette année-là, il assassine un couple de Français qui se trouvait de passage dans la région. Lorsqu'ils préparent ce voyage idyllique, Nadine Mauriot (36 ans, gérante d’un magasin de chaussures) et Jean-Michel Kraveichvili (25 ans, musicien), ne savaient alors pas qu’ils allaient tomber dans les griffes d’un tueur insaisissable.
Les deux amoureux, originaires du Doubs, ont l’idée de visiter la région de la manière la plus simple possible. Ils s'installent pour une nuit dans une forêt, près de la petite commune de San Casciano. Le soleil s’est déjà couché lorsqu’un inconnu s’approche de leur tente, déchire la toile et tire à plusieurs reprises sur Jean-Michel puis Nadine. Le jeune homme de 25 ans réussit à s’enfuir, avant d’être rattrapé par le Monstre de Florence qui l’achèvera de plusieurs coups de couteaux, avant de cacher son corps.
Quant à Nadine, elle subira les mêmes mutilations que les autres femmes … Le couple sera retrouvé le 8 septembre au petit matin. Quelques jours plus tard, la police recevra un morceau du sein de la jeune femme...
L’affaire relancée
Cela fait maintenant plus de 40 ans que les policiers italiens piétinent. Si de nombreux suspects ont été arrêtés et condamnés, le véritable coupable court toujours. Mais en 2024, l’affaire prend une toute nouvelle direction. Lorenzo Iovino, un chercheur américain spécialisé dans l’étude des maladies de la moelle osseuse et du sang, a pu examiner l’une des balles provenant de l’arme utilisée par le Monstre de Florence, un calibre .22.
Cette dernière a été retrouvée dans l’un des coussins de la tente du couple. Iovino a pu y retrouver des traces d’ADN, qui correspondent à celles retrouvées sur les victimes du double meurtre de 1983 (les deux Italiens) et de 1984.
Poussé par ces découvertes, l’avocat de la famille de Jean-Michel Kraveichvili a déposé une demande pour exhumer le corps, dans l’espoir d’y trouver de nouvelles preuves scientifiques, que les experts de l’époque ne pouvaient analyser correctement. Et cela permettrait peut-être de relancer l’enquête en Italie, car toujours selon Iovino, l’ADN retrouvé sur la balle ne correspond à aucun des coupables arrêtés par la police ces dernières années. Autrement dit, le tueur court toujours.
netflix
Si les famille des deux victimes françaises attendent toujours le dénouement de cette histoire, c’est aussi le cas de l’auteur et sociologue français Salvatore Maugeri. Ancien ami de Jean-Michel Kraveichvili, il a publié un roman intitulé “Rébus Toscan : L'odyssée sanglante du monstre de Florence” dans lequel il livre ses propres théories sur cette affaire criminelle qui aurait été selon lui volontairement bâclée…
Connaîtra-t-on un jour l’identité du Monstre de Florence ? La série Netflix lance en tout cas plusieurs pistes, sans jamais vraiment y répondre.