Auréolé de son Oscar du Meilleur acteur gagné pour The Artist, Jean Dujardin rejoignait en 2013 la distribution prestigieuse du Loup de Wall Street. Le comédien, révélé par la programme court Un Gars, Une Fille, allait donner la réplique à Leonardo DiCaprio, sous la direction du maestro Martin Scorsese.
En ce moment à l'affiche du film fantastique L'Homme qui rétrécit, Jean Dujardin a évoqué ses souvenirs du tournage au micro de l'émission Clique, sur Canal+. "J'ai eu le bonheur de tourner avec Martin Scorsese", explique le comédien, interrogé par l'animateur Mouloud Achour.
"Dieu" arrive sur le plateau
"Ça a duré 4 jours. J'ai vu 'God'. On l'appelle 'God' sur le plateau. Ce n'est pas du tout une prise de pouvoir ni rien. Ce qui m'a le plus saisi, c'est l'arrivée sur le plateau. C'est-à-dire que le premier assistant demande à tout le monde de se taire, simplement parce que Marty arrive", se souvient Jean Dujardin.
"Il prend le temps de dire bonjour à tout le monde, d'imposer son temps, d'imposer ses bonjours. Et de dire : Très bien, gentleman, allons-y, on se met en place. Il ne veut pas de bruit. La toile est vierge, maintenant on va peindre. C'était très vite agréable parce que ça peut te saisir un peu quand même", a poursuivi l'acteur.
Il ne veut pas de bruit. La toile est vierge, maintenant on va peindre. C'était très vite agréable.
"Tu arrives, il y a quand même Leonardo DiCaprio devant toi, avec Scorsese, et tu te dis : Donc, on est d'accord que c'est le même métier, il va falloir que je me décontracte ? En fait, tu te décontractes vite parce que Scorsese te dit : Si tu veux prendre la tasse, prends la tasse, propose-lui un café", a expliqué le natif de Rueil-Malmaison.
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Marty autorise l'impro
"Je lui dis : J'aimerais bien regarder Leo un peu comme une femme. Je suis un banquier suisse un peu véreux, j'aimerais bien qu'il mette son argent chez moi, ça m'intéresse. J'aimerais le séduire, j'aimerais le regarder comme ça. Il me dit : Oui, c'est une bonne idée, vas-y. Regarde-le, charme-le. Quoi d'autre ?", a relaté Jean Dujardin.
"Je lui dis : J'aimerais bien me lever, faire ça... Il répond : Oui, très bien, si tu le sens, c'est que c'est bien. Il est très très respectueux, très au calme. C'était très doux et très simple. Même le fait qu'il m'autorise à parler en français, il aime ça. 'Bouge ton cul !' Yeah yeah, very good", a confié l'acteur, imitant Martin Scorsese répétant la grossièreté proférée.
C'était très doux et très simple. Même le fait qu'il m'autorise à parler en français, il aime ça.
"Ça faisait beaucoup rire DiCaprio aussi. Donc, je me suis senti très très bien, c'est un très très bon souvenir... dans un film notable, c'est mon album photo, c'est chouette", a conclu Jean Dujardin.
Pour rappel, Jean Dujardin joue le rôle de Jean-Jacques Saurel dans Le Loup de Wall Street. Son personnage est un banquier suisse, spécialisé dans les comptes offshore. Jordan Belfort le rencontre pour blanchir de l’argent et placer illégalement des fonds à l'étranger. Saurel est charmant, un peu caricatural, avec un accent français marqué, et représente le côté international et cynique du monde financier décrit dans le film.
La scène en question :
Ce long-métrage est le gros succès de la carrière de Martin Scorsese, avec 407 millions de dollars de recettes mondiales. En France, il a attiré 3 millions de curieux en 2013. Et si Jean Dujardin vous manque, il est en ce moment à l'affiche de L'Homme qui rétrécit.
Dans cette nouvelle adaptation du roman culte de Richard Matheson, on nous entraîne dans le sillage de Paul, un homme ordinaire, qui partage sa vie entre son entreprise de construction navale, sa femme Elise, et leur fille Mia. Lors d’une sortie en mer, Paul se retrouve confronté à un étrange phénomène météorologique inexpliqué. Dès lors, Paul rétrécit inexorablement, sans que la science ne puisse lui expliquer pourquoi ni lui être d’aucun secours.