Comme les années qui ont précédé, 2025 n'a pas été avare en action dans les salles obscures, qu'il s'agisse de films qui nous ont offert quelques scènes mouvementées (comme Une bataille après l'autre et sa poursuite spectaculaire) ou de ceux qui ont embrassé le genre tous muscles dehors. Dans cette catégorie, l'identité du champion est aussi surprenante que son ton et son contenu car, avec une moyenne de 3,7 sur 5 obtenue à partir de 5 344 notes*, c'est bien Thunderbolts* qui décroche la timbale.
Et rares sont ceux qui auraient parié dessus, à la même époque l'an dernier, tant le projet, malgré son casting sympathique, ressemblait à une réunion de seconds et troisième couteaux d'un MCU en perte de vitesse auprès du grand public, beaucoup allant même jusqu'à redouter qu'il s'agisse du Suicide Squad (celui de 2016) de Marvel, un rassemblement d'anti-héros beaucoup moins sombre que prévu. Et finalement non.
Un super film sur... la santé mentale
Mis en scène par Jake Schreier, qui a gagné le reboot des X-Men dans l'affaire, Thunderbolts* se déroule dans un monde où, faute d'Avengers, on fait appel à Yelena Belova (Florence Pugh), Bucky Barnes (Sebastian Stan), Red Guardian (David Harbour), John Walker (Wyatt Russell), Ghost (Hannah John-Kamen) et Taskmaster (Olga Kurylenko) pour remplir une mission à haut risque. Et se taper un peu dessus au passage, chacun ayant son caractère et ses motivations.
Mais un énorme point commun, qu'ils partageront également avec Bob (Lewis Pullman), futur Sentry : une santé mentale aux abois et le sentiment de ne pas être à leur place dans ce monde. Vous avez bien lu : même s'il contient quelques éléments caractéristiques du MCU et doit faire avancer la grande histoire à sa manière (sans caméo forcé, il faut le reconnaître), Thunderbolts* est vraiment un Marvel pas comme les autres, où la dépression devient le principal adversaire de ces anti-héros. Et même si le succès n'a pas été au rendez-vous (382,4 millions de dollars de recettes dans le monde et 1 112 514 spectateurs en France), cette approche a plu.
"Marvel surprend par un film d’une profondeur et une émotion rarement atteint dans les précédents films", s'enflamme Donatelloow. "Car oui, comment devenir un héros après un passé douloureux ? Florence Pugh brille à tous les instants, et place Yelena comme un membre majeur du MCU, et réussi finalement où notre chère Natacha a échoué, se faire une place de choix au milieu de tous ses supers costauds (...) En bref, une introspection livrée par Marvel Studios, où finalement tout le monde a ce qu’il faut pour devenir un héros, si on accepte notre imperfection."
"Le film offre un excellent équilibre entre action intense, humour bien dosé et moments plus sombres qui ajoutent de la profondeur aux personnages", confirme toot otot en parlant de "vraie réussite". "Le casting fonctionne à merveille, avec des performances convaincantes qui rendent chaque membre de l’équipe attachant à sa manière, malgré leurs zones d’ombre. La dynamique de groupe est l’un des points forts, avec des tensions bien écrites et une vraie évolution au fil de l’histoire. Visuellement, c’est très solide, et la bande-son accompagne parfaitement l’ambiance du film. Un vrai plaisir pour les fans du MCU, mais aussi pour ceux qui cherchent un film d’action avec un peu plus de caractère."
"Je m’attendais à être déçu, mais ça a été tout le contraire", reconnaît Jonathan Dos Santos (Arank). "Le film ne cherche pas à remplacer les Avengers, mais emprunte plutôt une direction, qui laisse en tête un petit 'et pourquoi pas ?'. Une touche d’humour qui passe plutôt bien, sans en faire trop. Et des personnages secondaires qui s’en sortent très bien en prenant le devant de la scène. Une très bonne surprise !"
Ballerina sur la pointe des pieds
Juste derrière le MCU, c'est un autre univers connecté qui monte sur la deuxième marche du podium, avec son tout premier spin-off : John Wick, qui a lancé sa Ballerina jouée par Ana de Armas. Pas tout à fait en solo puisque Keanu Reeves est venu passer une tête, mais l'ex-tueur à gages dont il vaut mieux laisser le chien tranquille était secondaire dans la quête de vengeance d'Eve Macarro, située entre les épisodes 3 et 4 dans l'intrigue centrale.
Mis en scène par Len Wiseman (Underworld, Die Hard 4), Ballerina obtient une moyenne de 3,62 grâce à 2 846 notes, ce qui lui permet de nager dans les mêmes eaux que les John Wick (le record est de 3,77) tout en étant en bas du classement, juste derrière les 3,63 de Parabellum. Côté box-office, le long métrage est avant-dernier du classement de la saga, avec ses 386 958, et l'ensemble paraît avoir plu.
"Superbe film d'action où on ne se prend pas la tête mais plein les mirettes avec un John Wick version féminine qui joue très bien son rôle", écrit cendyleon. "Le Baba Yaga est également présent, on aurait évidemment aimé le voir plus. Les décors à Prague et en Autriche sont très jolis à voir, la scène de la discothèque en impose et plein d'autres. Revoir Charon peut être pour son dernier rôle et le Directeur du Continental c'est juste top."
"L’univers de John Wick n’a pas fini de nous surprendre et Ballerina n’en fait pas exception : c’est un spin-off qui a sa propre voie, tout en approfondissant et en respectant cette géniale saga d’action", conclut Noah N à l'issue d'une longue critique très détaillée. "Ana de Armas porte le film sur ses épaules et j’aimerais revoir Ève dans des suites, c’est visuellement impeccable, le divertissement est au rendez-vous et impossible de s’ennuyer devant. J’ai été scotché par ce spectacle d’action qui m’a tenu en haleine jusqu’à la fin et dont j’ai été surpris sans cesse : les meurtres s’enchaînent, c’est du John Wick sans qu’il soit le héros."
"Parfaitement dans l'esprit de John Wick avec une Ana de Armas exceptionnelle, c'est vraiment une actrice de très haut niveau", affime quant à lui François Savoy. "Ana de Armas brille dans Ballerina avec une intensité rare. Elle incarne son rôle avec une grâce féroce, alliant puissance physique et émotion brute. Sa performance magnétique donne au film une élégance violente qui marquent les esprits. Véritable révélation d’action, elle transforme chaque scène en chorégraphie."
Running Man au sprint
Dernier sorti parmi les films de ce classement, Running Man aura couru vers le podium et s'empare ainsi de la troisième marche, avec sa moyenne de 3,55 obtenue grâce à 1 845 notes. Trente-huit ans après la version portée par Arnold Schwarzenegger (qui reconnaît lui-même qu'elle n'était pas très fidèle au matériau original), c'est Edgar Wright qui transpose à l'écran le récit d'anticipation de Stephen King dans lequel un homme en proie à de grandes difficultés financières se retrouve à participer à un jeu télévisé littéralement mortel, où il doit tenter de survivre pendant un mois pour espérer gagner un milliard de dollars.
Devant la caméra du réalisateur de Scott Pilgrim (qui retrouve Michael Cera pour l'occasion), c'est Glen Powell qui court à perdre haleine et combat les tueurs lancés à ses trousses, non sans être très énervé. Vu dans Expendables 3 mais révélé au très grand public grâce au succès de Top Gun : Maverick, l'acteur américain confirme son statut de star en devenir (de l'action mais pas seulement), même si le long métrage n'a pas connu le succès qu'il aurait mérité. Ce qui ne l'a pas empêché de séduire.
"Cinq [étoiles] pour la qualité principale du film qui est l'action", attaque Mr cinetok. "Une réadaptation du scénario qui met loin derrière la précédente version même si le film avec Schwarzy de 1987 conserve son charme kitch. L'humour noir affectionné par le réalisateur est bien dosé et laisse la place à une mise en scène intelligente et très intense. Un casting au top dans des décors dystopiques premium. 2 h 15 d'une chasse à l'homme palpitante pour animer un show TV très inspiré du style artistique des années 80 90 et la BO qui va avec. Un des grands film SF de cette fin 2025 à voir SUR GRAND ECRAN."
"Glen Powell continue de nous satisfaire qualitativement avec ce nouveau film", écrit Ethan. "Un film ou son jeu d'acteur est poussé au maximum. Les scènes d'actions sont incroyables, surtout quand on sait que c'est Glen Powell lui même qui les a faite. En plus, la mise en scène est au petit oignon avec des idées originales et vraiment sympa. La fin est un peu farfelues mais reste dans l'idée du film qui est vraiment génial. La musique est sympa même si oubliable malheureusement. Je vous conseille vraiment de voir ce film, c'est l'un des meilleurs de l'année."
"À la fin, lorsque les dernières images se succèdent comme autant de pulsations, on quitte la salle avec ce sentiment ambigu que seuls les films les plus lucides parviennent à produire : l’impression d’avoir assisté à un divertissement d’une précision remarquable, tout en ayant été renvoyé, presque malgré soi, à notre propre participation à une culture qui dévore ce qu’elle prétend célébrer", dit Zola Ntondo. "On ne sait plus exactement si l’effroi vient du film ou du monde qu’il décrit. Peut-être des deux."
Running Man sort en DVD, Blu-ray et 4K le 25 mars prochain
Thunderbolts* et Ballerina sont disponibles en DVD, Blu-ray et 4K
* Classement arrêté au 10 décembre 2025 et établi à l'aide d'un outil analytique interne basé sur les notes des productions françaises sorties au cinéma en 2025 et ayant au moins 1500 notes spectateurs.