Les saisons Hanabi : prenez part à un voyage inoubliable vers le Japon
Isaac Barbat
Isaac Barbat
-Rédacteur ciné-séries
Biberonné aux films de genre dès son plus jeune âge, amoureux des monstres et de l'hémoglobine, ses excursions cinématographiques le mènent parfois jusqu'à Truffaut ou Duvivier… pour son plus grand plaisir !

Le festival des saisons Hanabi est de retour dès le 28 janvier pour permettre aux cinéphiles de découvrir huit longs-métrages ancrés dans la culture japonaise. La promesse d’un voyage inoubliable au cœur d’un Japon authentique, sans fard.

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Une nouvelle édition sous le signe de l’authenticité

Fort du succès de sa dernière édition, qui était parvenue à rassembler plus de 40 000 passionnés, le festival des saisons Hanabi proposera, cette année encore, aux cinéphiles de voyager au cœur de la civilisation japonaise depuis le confort de leur salle de projection.

Avec les œuvres de grands cinéastes tels qu’Akira Kurosawa, Yasujirō Ozu ou encore Shōhei Imamura, le cinéma japonais a ancré son esthétique visuelle et narrative dans des thématiques telles que l’honneur, l’humilité et le respect des traditions, créant dans l’imaginaire occidental l’image fantasmée d’un pays particulièrement noble, aux coutumes honorables. Mais loin des cartes postales et des clichés, la société japonaise souffre de cette réputation historique, ses citoyens les premiers. “Derrière le devoir, la norme ou le jugement, le cinéma interroge plus que jamais la difficulté d’être soi au sein de la société japonaise”, explique Éric Le Bot, président d’Hanabi.

Pour lever le voile sur les maux d’une société fantasmée, la nouvelle sélection des saisons Hanabi propose aux cinéphiles et passionnés de découvrir huit longs métrages, qui par la modernité de leur intrigue interrogent cette difficulté, réelle, d’assumer sa personne et sa différence dans un Japon réglementé par une politique de perfection, voire d’effacement permanente.

À partir du 28 janvier, découvrez en avant-première huit regards de cinéastes sur cette réalité tue et tabou – à raison d’un long-métrage par jour – dans des dizaines de cinémas de la France entière. Débat d’opinions enflammé ou chacun doit défendre sa vérité, réalité derrière l’industrie des idoles, regard porté sur les personnes en situation de handicap… Prenez votre aller simple pour un voyage inoubliable et bouleversant, qui changera à jamais votre regard sur le Japon !

Mon grand frère et moi de Ryôta Nakano (mercredi, film d’ouverture)

Entre Riko et son frère aîné, rien n’a jamais été simple. Même après sa mort, ce dernier trouve encore le moyen de lui compliquer la vie : une pile de factures, des souvenirs embarrassants… et un fils ! Aux côtés de son ex-belle-sœur, elle traverse ce capharnaüm entre fous rires et confidences, et redécouvre peu à peu un frère plus proche qu’elle ne l’imaginait… mais toujours aussi encombrant !

Mon grand frère et moi
Mon grand frère et moi
De Ryôta Nakano
Avec Kô Shibasaki, Joe Odagiri, Hikari Mitsushima
Sortie le 6 mai 2026

Véritable épopée humaine et portrait de femmes résolument moderne, Mon grand frère et moi s’affirme comme l’un des films les plus sensibles réalisés sur la difficulté à remettre de l’ordre dans sa vie (et celle de ses proches) après un événement marquant. Loin du mélodrame, c’est par sa lumière que le nouveau long-métrage de Ryôta Nakano parvient, une nouvelle fois, à séduire et toucher après le sublime portrait de La Famille Asada.

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La Fille du Konbini de Yûho Ishibashi (jeudi)

À 24 ans, Nozomi a abandonné son tailleur de commerciale pour l’uniforme modeste d’une supérette. Entre la monotonie rassurante du quotidien et la complicité de ses collègues, elle pense avoir trouvé un fragile équilibre. Mais l’irruption d’une ancienne amie du lycée dans le “konbini” vient bouleverser sa routine et la confronter à ses choix de vie.

La Fille du Konbini
La Fille du Konbini
De Yûho Ishibashi
Avec Erika Karata, Haruka Imô, Kazuma Ishibashi
Sortie le 15 avril 2026

Porté par la magnétique Erika Karata (visage inoubliable d’Asako I & II de Ryūsuke Hamaguchi), La Fille du Konbini constitue une fascinante plongée dans le quotidien de travail japonais, mais surtout un rejet subtile de la constante injonction à l’ambition dans laquelle baigne la société nippone. Éloge à la simplicité, à l’immobilité et à l’accalmie, cette fable douce et chaleureuse rappellera, par son authenticité, le charme de Perfect Days de Wim Wenders.

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Fais-moi un signe de Mipo O (vendredi)

Enfant, Haru ne voyait pas la différence : avec ses parents sourds, tout était simple, empli d’amour et de complicité. Mais en grandissant, il découvre le poids du regard des autres et la force des mots – ceux qui échappent à son père et sa mère. Entre joies et frustrations, Haru apprend que « parler » peut parfois autant unir qu’éloigner.

Fais-moi un signe
Fais-moi un signe
De Mipo O
Avec Ryô Yoshizawa, Akiko Oshidari, Akito Imai
Sortie le 25 novembre 2026

Après Soko nomi nite hikari kagayaku – short-listé en 2014 pour représenter le Japon aux Oscars –, la cinéaste Mipo O revient avec Fais-moi un signe à des thématiques qui lui sont chères : les barrières invisibles qui divisent, l’inégalité de chances à la naissance et, surtout, le poids du regard de l’autre.

Sham de Takashi Miike (samedi)

Seiichi Yabushita, professeur d’école élémentaire, se veut strict mais juste. Lorsqu’une mère l’accuse d’avoir humilié son fils, tout bascule : la presse s’enflamme, la rumeur enfle, l’opinion s’emballe. Pris dans la tourmente, Yabushita tente de défendre sa propre vérité... Au risque de la voir se retourner contre lui.

Sham
Sham
De Takashi Miike
Avec Kô Shibasaki, Kôji Ohkura, Fumino Kimura
Sortie le 24 juin 2026

Lutte acharnée pour la vérité et critique acerbe d’une société basée sur le jugement permanent, Sham, le nouveau long-métrage du très prolifique Takashi Miike (plus de cinquante films à son actif) s’affirme comme un thriller de haute volée qui viendra pimenter votre week-end !

Love on Trial de Kôji Fukada (dimanche)

Jeune idole de la pop en pleine ascension, Mai commet l’irréparable : tomber amoureuse, malgré l’interdiction formelle inscrite dans son contrat. Lorsque sa relation éclate au grand jour, Mai est traînée par sa propre agence devant la justice. Confrontés à une machine implacable, les deux amants décident de se battre pour défendre leur droit le plus universel : celui d’aimer.

Love on Trial
Love on Trial
De Kôji Fukada
Avec Kyoko Saito, Yuki Kura, Erika Karata
Sortie le 25 mars 2026

Portrait sans fioriture de la mondialement célèbre industrie des idoles et de sa toxicité trop souvent méconnue, Love on Trial s’inscrit dans une longue lignée de films parvenus à alerter sur le sujet, tels que Perfect Blue de Satoshi Kon ou le passionnant documentaire Tokyo Idols de Kyoko Miyake. Management abusif, contrôle de l’image absolu et, surtout, interdiction d’envisager une vie sentimentale pour demeurer un objet de désir masculin… Autant de travers auxquels le personnage de Mai, incarné par Kyoko Saito, devra faire face.

Copyright 2025 “Love On Trial” Film Partners

Seppuku : l'honneur d'un samouraï de Yuji Kakizaki (lundi)

À Edo, Kyūzō, vassal du shogun, est condamné à se donner la mort pour une faute infime mais impardonnable : avoir éraflé l’arc de son seigneur. Dans sa maison, le temps s’arrête : Kyūzō vacille, son épouse prépare la cérémonie tout en préservant leur fils, la servante refuse de les abandonner… Il ne reste que quelques heures à Kyūzō : sera-t-il tenu par l’honneur… ou rattrapé par la vie ?

Seppuku : l'honneur d'un samouraï
Seppuku : l'honneur d'un samouraï
De Yuji Kakizaki
Avec Masayuki Deai, Yuka Takeshima, Yasuyuki Maekawa
Sortie le 30 septembre 2026

Au cœur de la culture cinématographique et littéraire japonaise, la tradition du Seppuku – véritablement pratiquée pendant des siècles – est révélatrice de l’importance accordée à l’honneur par la société nippone. Passionnante captation des dernières heures d’un homme condamné à mort par les règles de bienséance, Seppuku : l’honneur d’un samouraï constitue un fascinant dilemme moral, mais aussi – et surtout – une surprenante et puissante ode à la vie, en dépit des conventions.

Sous le ciel de Kyoto de Akiko Ohku (mardi)

À Kyoto, entre l’université et un petit boulot dans des bains publics, Toru garde toujours ses parapluies à portée de main, tels des boucliers contre le monde extérieur. Quand il rencontre Hana, mystérieuse, lumineuse, fragile, l’évidence naît entre eux... avant qu’elle ne disparaisse soudainement.

Sous le ciel de Kyoto
Sous le ciel de Kyoto
De Akiko Ohku
Avec Yuumi Kawai, Riku Hagiwara, Aoi Itô
Sortie le 19 août 2026

Près de quatre ans après la fraîcheur du délicieux Tempura, la réalisatrice Akiko Ohku renverse les rôles : dans Sous le ciel de Kyoto, l’homme est en quête de l’âme sœur, rebattant les cartes de la comédie romantique pour offrir aux spectateurs une épopée amoureuse moderne et rayonnante, idéale pour conclure ce nouveau cycle des saisons Hanabi.

Un festival ouvert aux cinéphiles en herbe et passionnés d’animation !

Cette nouvelle édition du festival des saisons Hanabi est également l’occasion d’ouvrir une porte sur un aspect essentiel de la culture nippone : l’animation. Hayao Miyazaki, Isao Takahata ou encore Mamoru Hosoda, autant de grands noms qui ont marqué l’histoire du genre de leur empreinte artistique.

Pour permettre aux plus jeunes cinéphiles – et à leurs parents ! – d’apprécier ce magnifique héritage, cette édition propose donc également aux festivaliers de découvrir un long-métrage composé de deux programmes courts, rassemblés en une même projection, accessible dès huit ans : Sacrée frousse !

Les Fantômes d'Emma
Les Fantômes d'Emma
De Dice Tsutsumi, Makoto Nakamura
Sortie le 28 octobre 2026

Réalisés par le studio d’animation Dwarf, dans un style en stop motion authentique et captivant, Monsieur Bouteille – pré-sélectionné pour l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation en 2025 – et Les Fantômes d’Emma racontent les aventures de deux jeunes héroïnes portées par leur curiosité, que l’imagination va confronter à des merveilles fantastiques… parfois étranges !

Copyright Gebeka

Sacrée frousse ! constitue ainsi une exploration sublime et captivante des mystères de l’enfance, mais aussi une ode inspirante à la curiosité et à l’imagination.

Huit long-métrages inédits pour un voyage inoubliable vers le Japon : réservez dès maintenant vos places pour le festival des saisons Hanabi.

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