"Ça me gêne les acteurs français dans les films américains" : Clovis Cornillac a refusé un rôle chez le plus grand réalisateur du monde !
Aude Mackau
Aude Mackau
Passionnée de cinéma, Aude a grandi dans les salles obscures tout en tombant amoureuse des séries à côté. Jonglant entre le petit et grand écran, elle se spécialise désormais dans tout ce qui fait l'actualité, de l'anecdote du passé à la dernière info sensationnelle à relayer.
Co-écrit avec :
Vincent Formica

Refuser Steven Spielberg ? C’est le pari assumé de Clovis Cornillac. Rôle trop mince, tournage contraignant… L’acteur français explique pourquoi il a préféré dire non à Hollywood – et rester fidèle à ses priorités.

Alors que certains rêveraient de décrocher ne serait-ce qu’une brève apparition dans une production hollywoodienne, Clovis Cornillac, lui, a fait le choix inverse. L’an dernier, le comédien français a révélé avoir décliné une proposition venue de l’un des cinéastes les plus influents au monde : Steven Spielberg.

Une proposition prestigieuse… mais un refus assumé

Invité dans l’émission Legend animée par Guillaume Pley, l’acteur est revenu avec franchise sur cet épisode inattendu de sa carrière. Comme Guillaume Canet avant lui – qui avait décliné un projet porté par Martin Scorsese – Cornillac a préféré dire non à une figure majeure du cinéma international.

Il explique avoir tout de suite su qu’il ne participerait pas au film, dont il n’a pas dévoilé le titre. La raison ? L’importance très relative du rôle. “Tu sais que c’est pour un rôle de merde”, a-t-il lancé sans détour. Avant de surenchérir : “Enfin de merde…”. L’animateur précise alors : “C’est le petit rôle quoi.” Et l’acteur de poursuivre : “Je savais très bien que je n’allais pas faire le film, que j’allais dire non.

Un choix pragmatique

Au-delà de la taille du rôle, c’est surtout l’organisation du tournage qui l’a refroidi. “J'ai refusé car on te bloque 6 mois pour 3 phrases. Ils ne savent pas trop la date. J’ai 2 scènes, qu’est-ce que je m’en fous d’aller travailler avec Spielberg alors que je dois défendre un film en France. Et puis il y a aussi la manière dont ils te parlent : ‘Tu es génial’, ‘C’est vraiment toi’...”, détaille-t-il.

Pour lui, céder à la tentation d’un grand nom ne doit pas faire perdre de vue la réalité du métier. “Si tu as la naïveté de penser 2 secondes que Spielberg, qui est un réalisateur dément, se dise : Moi, sans Cornillac qui dit ‘Entrez, le colonel est là, et à mon avis il est très en colère’... Il n’a pas besoin de ça. Je trouve que souvent, ça me gêne les acteurs français dans les films américains. Ils essayaient d’être américains”, confie-t-il.

@legend Pourquoi Clovis Cornillac a refusé de jouer dans un film de Steven Spielberg ⬆️ Disponible sur YouTube et en podcast sur toutes les plateformes 🎬 #legend #legendmedia #guillaumepley ♬ Disappear - Maniak-B

Avec humour, il compare la situation à un décalage culturel inversé : “Mais comme ça gênerait énormément un film tourné par Tavernier ou Blier qui se passerait à Ménilmontant en 1930, et dans le premier rôle ce serait Robert De Niro... avec une baguette, un béret…

Même si le comédien garde le mystère sur le long-métrage concerné, l’allusion à un colonel laisse supposer qu’il pourrait s’agir de Cheval de guerre, sorti en 2011. Deux acteurs français y figuraient d’ailleurs : Niels Arestrup et Philippe Nahon.

Cheval de guerre
Cheval de guerre
Sortie : 22 février 2012 | 2h 27min
De Steven Spielberg
Avec Jeremy Irvine, Emily Watson, Peter Mullan
Presse
3,5
Spectateurs
3,9
louer ou acheter

Une actualité bien remplie

Plutôt que de traverser l’Atlantique pour quelques répliques, Clovis Cornillac poursuit une carrière solide en France. L’année dernière, il a été à l’affiche de La Réparation de Régis Wargnier ainsi que de la comédie dramatique Des jours meilleurs, avec Valérie Bonneton et Michèle Laroque. On l’a aussi vu dans Vacances forcées, aux côtés de Aure Atika et Bertrand Usclat et dans Kaamelott – Deuxième Volet [partie 1] de et avec Alexandre Astier. Prochainement, on le découvrira dans la comédie Il était une fois, dont il est le réalisateur, face à Artus et Alban Lenoir notamment.

Un choix de carrière cohérent, loin du prestige hollywoodien, mais fidèle à ses priorités.

AlloCiné, c’est tous les jours plus de 40 articles traitant de l’actualité du cinéma et des séries, des interviews, des recommandations streaming, des anecdotes insolites et cinéphiles sur vos films et vos séries préférés. Vous abonner à AlloCiné sur Google Discover, c’est l’assurance d’explorer au quotidien les richesses d’un site conçu par des passionnés pour des passionnés.

FBwhatsapp facebook Tweet
Sur le même sujet