Quatorze ans après le film à succès d'Alain Chabat, le Marsupilami, est de retour au cinéma grâce à Philippe Lacheau et sa bande. Sorti le 4 février dernier, le long métrage a déjà fait venir plus de 3 millions de spectateurs dans les salles obscures.
Le petit animal jaune à tâches noires né sous le crayon d'André Franquin il y a 75 ans s'offre une nouvelle jeunesse avec cette comédie familiale, emmenée par Philippe Lacheau, Elodie Fontan, Tarek Boudali, Julien Arruti, Jamel Debbouze, Alban Ivanov, Jean Reno et le jeune Corentin Guillot.
Ce film, se déroule dans le même univers que celui d'Alain Chabat grâce au personnage de Pablito, incarné par Jamel. Il suit David (Lacheau), un homme qui travaille dans un zoo et accepte un plan foireux pour sauver son emploi : ramener un mystérieux colis d’Amérique du Sud. Il se retrouve à bord d’une croisière avec son ex Tess (Elodie Fontan), leur fils Léo (Corentin Guillot), et son collègue Stéphane (Julien Arruti), aussi benêt que maladroit, dont David se sert pour transporter le colis à sa place. Tout dérape lorsque ce dernier l’ouvre accidentellement : un adorable bébé Marsupilami apparait et le voyage vire au chaos !
Comment a été créé le Marsupilami ?
Si dans le film d'Alain Chabat, le marsupilami était intégralement créé en images de synthèses, Philippe Lacheau a pour sa part choisi d'utiliser "un vrai marsupilami" comme il aime le répéter aux journalistes et aux spectateurs lors des avants premières. "Mais quand ce dernier était fatigué", l'équipe jouait face à un animatronique.
Pathé
Philippe Lacheau revient sur son choix dans le dossier de presse du film : "Notre Marsupilami est pour partie un animatronique, offrant un charme et une âme qu’il est difficile d’obtenir avec les effets spéciaux. Quand E.T est ressorti en 2002 pour le 20e anniversaire du film avec des scènes ajoutées en images de synthèse, ça cassait toute la magie.
Il est plus facile de jouer avec un animatronique.
Il est plus facile de jouer avec un animatronique, on peut l’avoir dans les bras. Le fait qu’il puisse interagir avec l’enfant du film changeait tout. Après, quand les scènes deviennent très dynamiques, les effets spéciaux prennent évidemment le relais mais j’ai tourné au maximum avec l’animatronique."
De son côté, Jamel Debbouze, qui joue dans les deux longs métrages et a donc testé les deux méthodes ajoute : "Philippe a eu raison de prendre cette décision de l’animatronique parce que ça change tout justement. D’un seul coup, cet animal mythique est devenu organique, il existait. On l’avait dans les bras, il bougeait, clignait des yeux, vous souriait, très mignon, très touchant. À la fin on lui parlait comme s’il était vivant."
Pathé
Et c'est Nicolas Herlin, superviseur MFX et animatronique qui a conçu le bébé marsupilami. Au micro du Film Français, ce dernier précise : "Philippe est venu me voir en me disant qu’il avait envie d’avoir sur le plateau une vraie créature, au maximum de ce qui était possible, quitte à adapter la mise en scène. Et la production l’a accompagné. Mais évidemment il a fallu bien réfléchir, très en amont, aux tenants et aboutissants des contraintes techniques imposées par ce genre de création."
Il évoque ensuite la plus grosse contrainte : "La plus importante est liée à la taille du marsupilami qui est un bébé de 30 centimètres de hauteur. On ne pouvait pas tout faire avec une seule créature. (…) Cela nous a amenés à fabriquer plusieurs marionnettes, en réfléchissant aux différentes astuces qui permettraient de les intégrer à chaque décor, en fonction des besoins de la mise en scène. Le gros atout du film de Philippe est qu’il y a pas mal de moments de complicité en huis clos entre la famille, le petit garçon et le marsupilami. Autant de scènes ou l’animatronique remplissait parfaitement son rôle.
Environs 80% des plans ont été tournés avec la marionnette. Pour le reste, c’est passé par du numérique car l’autre grande difficulté provenait du fait que cette créature se déplace beaucoup, elle est même très mobile. Et il était n’était pas possible de mécaniser de façon très précise une queue qui fait quatre mètres de long. Donc c’est passé par des extensions numériques qui ont pris le relais lorsque le recours à l’animatronique était impossible, sachant qu’il y a eu aussi des petites retouches de nettoyage sur la vraie créature."
Pathé
Un résultat bluffant et qui a convaincu les spectateurs. La créature en animatronique est largement salué pour son réalisme. Rudy S. écrit : "Le choix de l'animatronique pour le Marsupilami permet un rendu beaucoup plus réaliste et donc, touchant." Pour LeFilCine : "Le petit Marsupilami a plutôt belle allure. Le célèbre animal inventé par Franquin est visuellement fort agréable à regarder."
Direct-actu.fr ajoute : "Le choix de représenter Marsupilami principalement par un animatronique constitue un autre marqueur fort du projet. Ce parti pris artistique offre au personnage une présence physique et organique, rare dans le paysage actuel du cinéma familial. Cette matérialité renforce l’attachement émotionnel et rappelle une tradition artisanale du cinéma, où le vivant occupait une place centrale à l’écran. Le film gagne ainsi en chaleur et en crédibilité, loin d’une abstraction numérique parfois distante."
Un pari gagnant donc pour Philippe lacheau ! Marsupilami est à voir actuellement au cinéma.
Notre émission Grand Ecran avec Philippe Lacheau
AlloCiné, c’est tous les jours plus de 40 articles traitant de l’actualité du cinéma et des séries, des interviews, des recommandations streaming, des anecdotes insolites et cinéphiles sur vos films et vos séries préférés. Vous abonner à AlloCiné sur Google Discover, c’est l’assurance d’explorer au quotidien les richesses d’un site conçu par des passionnés pour des passionnés.