"J'ai toujours cru qu'il n'était pas fier de moi" : Franck Dubosc très ému à l'évocation de son père dans Les Rencontres du Papotin
Olivier Pallaruelo
Olivier Pallaruelo
-Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
Biberonné par la VHS et les films de genres, il délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

Invité de l'émission "les rencontres du Papotin" ce samedi 21 mars à 20h30 sur France 2, Franck Dubosc parle beaucoup, et avec émotion, de son enfance. En particulier de son père, avec qui il a entretenu des rapports difficiles...

Franck Dubosc est un homme heureux. Pas seulement parce qu'il a reçu le César du Meilleur scénario pour son film Un Ours dans le Jura, une excellente comédie policière qui a su séduire plus de 1,4 million de spectateurs. Il était venu présenter son film au Festival de l'Alpe d'Huez en 2025, et y avait aussi reçu un accueil chaleureux.

Et c'est précisément là, durant l'édition 2026 cette fois-ci, qu'il s'est prêté avec enthousiasme au jeu des questions - réponses organisées par Les rencontres du Papotin, dans l'émission diffusée ce 21 mars sur France 2 à 20h30..

Le Papotin est un journal créé en 1990 par Driss El Kesri, éducateur à l'hôpital de jour d'Antony. Il compte aujourd’hui 53 journalistes atteints de troubles du spectre autistique. Sur l'idée du tandem Eric Toledano et Olivier Nakache, la formule a été déclinée, avec un grand succès d'ailleurs, à la télévision sur la chaîne France 2.

Ce magazine d’interviews atypiques reprend l’ADN du journal. À chaque épisode, une personnalité singulière est interviewée sans filtre et sans animateur vedette. Lors de cette rencontre, les règles du jeu sont simples : "on peut tout dire au Papotin, mais, surtout, tout peut arriver !"

"Dès qu'on parle de mon père, ça m'émeut..."

Comme d'autres avant lui, à l'image de Marion Cotillard ou Pierre Niney pour ne citer que ces deux exemples, l'acteur - réalisateur peut sembler parfois un peu désarçonné par la brutale franchise des questions, posées sans afféterie.

Mais il se plie bien vite à la règle, fend l'armure, et se lance dans un échange haut en couleur : "C'est bien vos questions, vous me faites beaucoup réfléchir à des choses auxquelles je n'ai jamais vraiment réfléchi. C'est vrai, on essaie toujours d'être un personnage. Le mieux, c'est lorsqu'on devient qui on est".

Franck Dubosc parle beaucoup de son enfance, dans un milieu modeste, et bien éloigné des considérations artistiques. Et lorsqu'une question fuse sur son père, avec qui il a eu des rapports difficiles, l'émotion affleure.

"Dès qu'on parle de mon père, ça m'émeut. J'ai toujours cru qu'il n'était pas fier de moi" confie Dubosc, les yeux embués. "Et puis un jour, on m'a raconté qu'il regardait mon petit cousin en train de faire du sport. Et des gens devant lui parlaient de moi. J'avais fait un film, je n'étais pas encore connu.

Et là, il paraît qu'il leur a tapé sur l'épaule et leur a dit : "Franck Dubosc, c'est mon fils ! Donc il était fier. Mais il ne me le disait pas. Il me l'a dit dans une lettre qu'il a écrite, avant de mourir, où il m'a dit qu'il était fier de moi. Il a résumé toutes ces années qu'on a vécu ensemble sans me le dire dans cette lettre. Cette lettre, je la garde. Avec mes enfants, j'essaie d'être le plus possible fier d'eux, et de le leur dire".

Voici un extrait de la séquence en vidéo, ci-dessous...

Les rencontres du Papotin avec Franck Dubosc, à voir ce samedi 21 mars à 20h30 sur France 2.

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