L'Enfant du désert : incroyable mais vrai ! Ce conte animalier est adapté d'un fait réel !
Laëtitia Forhan
Laëtitia Forhan
-Chef de rubrique cinéma
Fan de cinéma fantastique, de thrillers, et d’animation, elle rejoint la rédaction d’AlloCiné en 2007. Elle navigue depuis entre écriture d'articles, rencontres passionnantes et couvertures de festivals.

Un an après Moon la panda, le prolifique metteur en scène Gilles de Maistre est de retour avec L'Enfant du désert, dans lequel un jeune garçon grandi dans le Sahara aux côtés d'autruches. Cette incroyable aventure est inspirée d'une histoire vraie !

On connait tous l'histoire de Victor, l'enfant sauvage immortalisé par François Truffaut. Découvrez aujourd’hui celle d’Hadara, un enfant ayant grandi au cœur du désert.

Après Mia et le Lion blanc, Le Loup et le Lion, Le Dernier Jaguar et Moon le panda - sorti l'an dernier - le réalisateur français Gilles de Maistre revient avec un nouveau conte animalier : L'Enfant du désert.

Le long métrage débute avec Sun, une jeune fille âgée de 14 ans, qui vient de publier un livre inspiré d'une histoire que son grand-père lui racontait : l'incroyable histoire d'Hadara, un enfant nomade perdu par sa famille à l’âge de 2 ans dans une tempête de sable dans le désert, qui a ensuite été recueilli et élevé par un couple d’autruches. Mais lorsque Sun est invitée à visiter le Sahara, elle se rend compte qu'Hadara est peut-être plus qu'un simple conte pour s'endormir.

L'Enfant Du Désert
L'Enfant Du Désert
Sortie : 8 avril 2026 | 1h 32min
De Gilles de Maistre
Avec Nahel Tran, Zayn Sekkat, Nahïl Bouazzaoui
Presse
2,4
Spectateurs
3,8
Séances (904)

Une histoire vraie hors du commun !

Derrière cet incroyable pitch, se cache une histoire vraie ! L’Enfant du désert s’inspire en effet du roman "Hadara, l’enfant autruche" de la journaliste suédoise Monica Zak, lui-même tiré d’un témoignage transmis au sein de la famille d’Hadara.

Ce récit raconte l’histoire d’un enfant perdu à l’âge de deux ans dans une tempête de sable, recueilli puis élevé pendant près de dix ans par des autruches au cœur du désert. Retrouvé à l’âge de douze ans, Hadara a ensuite réappris à vivre parmi les hommes, à parler, lire et écrire, avant de fonder une famille.

La famille d’Hadara a même participé à la production du long métrage, notamment à travers les témoignages de ses descendants.

MAI JUIN PRODUCTIONS - WISHING TREE PRODUCTIONS - STUDIOCANAL

Peu d'histoires d'enfants sauvages

C'est Prune de Maistre, l’épouse du réalisateur qui lui a fait découvrir cette aventure comme il le révèle dans le dossier de presse : “Prune, ma femme, a lu un livre sur l’histoire vraie de Hadara. Elle m’en a parlé lors du tournage de Mia et le Lion Blanc, il y a dix ans. Elle m’a exhorté à lire le livre. Mais j’étais en train de travailler avec des lions et honnêtement, je ne me projetais pas avec des autruches.

On a continué à faire d’autres films, on avait plein de projets. Puis, pendant le Covid, elle m’en a reparlé. J’ai enfin lu le récit. Prune avait raison, ce livre était dément. On s’est alors dit que ça valait vraiment la peine d’adapter l’histoire de cet enfant sauvage.

Car des histoires d’enfants sauvages, on les compte sur les doigts d’une main : Mowgli, les enfants loups qu’on a trouvés au XVIIe ou au XVIIIe siècle en France… Mais il s’agit souvent d’enfants abandonnés parce qu’ils n’étaient pas « normaux ». Ce n’est pas ce qui s’est passé avec Hadara."

Une suite possible ?

Si le long métrage s'arrête lors des retrouvailles entre le jeune Hadara et les siens, le récit aurait pu se poursuivre puisqu'il existe un second roman, comme le révèle Gilles de Maistre. “Hadara a eu cinq enfants. Incité par sa femme, il est retourné dans le désert où il a passé à nouveau sept ans avec les autruches. Il y a donc un deuxième livre qui raconte ces sept années. Qui sait si nous n’en ferons pas un film, un jour !

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Son histoire a été racontée à Monica Zak, par le plus jeune de ses fils. L’histoire d’Hadara date du début du XXe siècle. De nos jours, il n’aurait sûrement pas survécu car le désert est beaucoup plus sec. Il n’y a plus d’eau, plus de nourriture, plus d’animaux. Le Sahara a beaucoup été gagné par la sécheresse alors qu’il y a une centaine d’années, il y avait des oasis, des lions, des autruches... Le désert était beaucoup plus vivant.”

Travailler avec des autruches

Comme dans tous ses films, le cinéaste n'hésite pas à rappeler l'importance de préserver la nature. Pour ce tournage, il a d'ailleurs poursuivi son approche singulière du cinéma animalier : ici, pas de dressage, mais une véritable collaboration avec les animaux. Les autruches présentes à l’écran ne sont pas des animaux de cinéma, mais des animaux sauvés. Une dizaine d’entre elles, initialement destinées à l’élevage pour la maroquinerie, ont été recueillies puis protégées dans un refuge, leur offrant ainsi une seconde vie.

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Le travail avec ces animaux a représenté un défi majeur. Pour le relever, le réalisateur s’est entouré de la spécialiste Wendy Adriaens, surnommée "la femme qui parle aux autruches". Grâce à son approche basée sur la confiance, le lien et la compréhension des comportements, elle a permis aux jeunes acteurs de créer une relation authentique avec ces animaux impressionnants. Selon Gilles de Maistre, sans elle, le film n'aurait pas pu voir le jour.

"On a découvert Wendy Adriaens, une Flamande suivie par des millions d’abonnés sur les réseaux sociaux. Elle sauve des autruches des fermes d’élevage pour la boucherie car c’est une espèce qu’elle adore. Elle a été pour moi le point d’entrée du film. Elle crée de véritables relations avec les autruches ; elle pouvait ainsi aider les enfants, les former, les intégrer dans son équipe. C’était sa première expérience dans le cinéma. Mais sans elle, rien n’aurait été possible, et je n’aurais pas pu faire ce film."

Côté casting, le cinéaste - qui travaille en famille - a offert le rôle de la jeune Sun à sa fille Neige de Maistre, Hadara est incarné par trois comédiens : Nahïl Bouazzaoui (2 ans), Zayn Sekkat (6 ans) et Nahel Tran (12 ans), tandis que Kev Adams prête ses traits à Christian, l'aventurier.

L'Enfant du désert est à voir au cinéma.

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