"C’était difficile" : à ses débuts, Scarlett Johansson a mal vécu le fait d'être "cantonnée à des rôles stéréotypés"
Aude Mackau
Aude Mackau
Passionnée de cinéma, Aude a grandi dans les salles obscures tout en tombant amoureuse des séries à côté. Jonglant entre le petit et grand écran, elle se spécialise désormais dans tout ce qui fait l'actualité, de l'anecdote du passé à la dernière info sensationnelle à relayer.

Scarlett Johansson revient sur ses débuts à Hollywood, marqués par des rôles stéréotypés liés à son physique. L’actrice évoque une époque où l’apparence dictait les opportunités – et comment elle a réussi à s’en affranchir.

Scarlett Johansson se souvient avoir été cantonnée à des rôles stéréotypés en raison de son physique au début de sa carrière.

Après plus de trente ans passés à l’écran, l’actrice s’est récemment confiée sur les rôles réducteurs qui lui étaient proposés à ses débuts. Si elle observe une évolution positive de la représentation des femmes ces dernières années, la double nommée aux Oscars explique qu’au début des années 2000, Hollywood “démolissait” les femmes en fonction de leur apparence – une pratique qui, selon elle, était alors “socialement acceptable”.

Lost in Translation
Lost in Translation
Sortie : 7 janvier 2004 | 1h 42min
De Sofia Coppola
Avec Bill Murray, Scarlett Johansson, Giovanni Ribisi
Presse
4,5
Spectateurs
3,9
Voir sur Sooner

Une industrie marquée par les stéréotypes

C’était une autre époque”, a-t-elle déclaré sur CBS Sunday Morning (via Deadline). “Grandir dans ce milieu, et être une femme, une jeune femme d’une vingtaine d’années au début des années 2000, sous les feux des projecteurs, c’était vraiment dur. Les femmes étaient critiquées pour leur apparence, d’une manière socialement acceptable à l’époque.

Johansson poursuit : “C’était difficile. On accordait une grande importance à l’apparence des femmes. À l’époque, les rôles et les opportunités offertes aux femmes de mon âge étaient bien plus rares qu’aujourd’hui.

Lost in Translation (2003) Focus Features
Lost in Translation (2003)

L’actrice de Jurassic World : Renaissance souligne qu’il existe désormais des rôles “bien plus valorisants”, contrairement aux “rares opportunités” proposées aux jeunes femmes dans les années 1990 et 2000.

On était vite cataloguée et on nous proposait toujours les mêmes rôles”, ajoute Johansson. “C’était toujours la maîtresse, l’amante, la bombe sexuelle. C’était l’archétype qui prévalait quand j’avais cet âge.

Prendre du recul pour mieux choisir ses rôles

Pour échapper à ces stéréotypes, Scarlett Johansson s’est tournée vers la scène théâtrale new-yorkaise. Prendre ses distances avec Hollywood lui a également permis d’apprendre à attendre “le bon rôle”, plutôt que de céder à la pression de “travailler sans cesse”.

C’est quelque chose que j’ai appris avec le temps, mais c’est difficile”, explique-t-elle, toujours sur le plateau de CBS Sunday Morning (via Variety). “Une fois qu’on commence à travailler, on a vraiment l’impression que chaque rôle sera le dernier et que si on a des opportunités, il faut les saisir. Même si elles ne sont pas aussi variées que les rôles qui nous apportent vraiment du plaisir.

The Perfect Score (2004) Paramount Pictures
The Perfect Score (2004)

Elle ajoute : “Tous les acteurs ressentent ça, parce que c’est un milieu tellement compétitif, et je pense qu’une fois sous les projecteurs, on veut y rester. C’est l’instinct, je crois, pour un jeune acteur, ou pour n’importe quel acteur.

L’actrice n’avait que 17 ans lorsqu’elle s’est fait remarquer dans le drame de Sofia Coppola, Lost in Translation, sorti en 2003. Parmi ses premiers films figurent également The Perfect Score, Match Point, Le Prestige, Deux sœurs pour un roi et Iron Man 2. La suite, vous la connaissez.

Après avoir réalisé son premier long-métrage, Eleanor The Great, sorti l’an dernier, Scarlett Johansson retrouvera prochainement Adam Driver dans Paper Tiger, réalisé par James Gray.

Découvrez son interview dans son intégralité ci-dessous :

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