Sorti en 1995, La Haine est devenu un grand classique du cinéma français, toujours aussi puissant 31 ans après. Réalisé par Mathieu Kassovitz, il réunit un trio devenu culte : Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui. À l'époque, il avait réuni 2 millions de curieux en salles.
Le récit s’ouvre au lendemain d’une nuit d’émeutes dans une cité de la banlieue parisienne, où des affrontements ont opposé des jeunes aux forces de l’ordre. À l’origine des tensions, la bavure d’un inspecteur de police ayant grièvement blessé Abdel Ichaha, un habitant du quartier.
Ensuite, le film suit, sur un peu plus de 24 heures, le parcours de trois jeunes hommes, Vinz, Saïd et Hubert. D’abord ancrée dans leur cité, leur errance les conduit jusqu’à Paris, où ils poursuivent la nuit, entre tensions, dérives et désillusions.
StudioCanal
Une scène choc
À la fin du film, le trio met en fuite un groupe de skinheads, puis tabasse leur chef, incarné par Mathieu Kassovitz lui-même. D'une tension extrême, la scène se termine sur Vinz en train de braquer son arme sur la tête de son ennemi, prêt à l'achever. Finalement, il baisse son flingue et renonce à appuyer sur la détente.
Invité du vidéoclub de Konbini, Benoît Magimel a fait une révélation cocasse au sujet de cette séquence choc : c'est lui qui aurait dû jouer le rôle du leader skinhead. "Mathieu Kassovitz voulait me proposer de jouer le skin. Mais je lui ai dit : Si je fais le skin, on va m'emmerder toute ma vie, je ne vais avoir que des problèmes", a confié l'acteur aux 3 César.
Mathieu Kassovitz voulait me proposer de jouer le skin. Mais je lui ai dit : Si je fais le skin, on va m'emmerder toute ma vie, je ne vais avoir que des problèmes.
"Je vais prendre le métro, je vais me faire taper, les mecs vont vouloir me mettre à l'amende en permanence. Je lui ai dit : Non, je ne le ferai pas. Il me dit : Moi, je vais le faire. J'ai répondu : C'est tout à honneur, c'est normal, tu ne risques rien. Finalement, il m'a donné un petit rôle sur le toit", a poursuivi Benoît Magimel.
Une réplique mémorable
"La phrase c'est : 'Franchement, le keuf qui a perdu le flingue, j'le connais pas, j'sais pas c'est qui, mais le mec qui a trouvé le flingue, j'aimerais bien savoir c'est qui.' On la retrouve sur l'album du film, et c'est une phrase dont on m'a parlé pendant des années. Elle est assez marrante", a conclu le comédien de 51 ans, à l'affiche le 6 mai de Mi Amor, le nouveau film de Guillaume Nicloux.
L'histoire de Mi Amor suit Romy, campée par Pom Klementieff. Accompagnée de son amie Chloé, elle se rend aux Canaries pour mixer lors d’une soirée techno. Au petit matin, son amie a disparu. Aidée de Vincent, le patron du night-club, Romy se lance à la recherche de Chloé…
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