C'est un record : 22 films LGBT, issus de toutes les sections du Festival de Cannes, concouraient pour la Queer Palm 2026. Coprésidé par le réalisateur Thomas Jolly et l'actrice Anna Mouglalis, le jury était composé d'André Fischer, directeur du Festival MixBrasil de Culture de la Diversité; la musicienne et actrice Jehnny Beth et l'actrice Raya Martigny.
Pour cette nouvelle année, le jury a décerné la Queer Palm au troisième long métrage de Jane Schoenbrun, Teenage Sex and Death at Camp Miasma. Présenté dans la section Un Certain Regard, il suit l'obsession d'une réalisatrice du remake d'un film d'horreur pour l’actrice mystérieuse qui incarnait la "final girl" dans le film original.
Au sujet de Teenage Sex and Death at Camt Miasma, la coprésidente Anna Mouglalis explique le choix : "C'est un film qui ne se prend jamais au sérieux. Alors qu'il est brillant, drôle, mais on ne s'en rend presque pas compte. Il est extrêmement puissant sur sa façon d'accueillir la culture, l'espèce de propagande capitaliste qui a complètement formé nos imaginaires à travers un cinéma de divertissement, à travers le cinéma classique aussi."
L'actrice Gillian Anderson était présente pour recevoir le prix :
L'édition 2026 est également marquée par un nouveau prix, le Prix découverte de la Queer Palm qui souligne, comme son nom l'indique, la découverte d'un cinéaste. Il est décerné à Du Fioul dans les artères de Pierre Le Gall qui suit une histoire d'amour passionnée entre deux routiers - AlloCiné a partagé son coup de cœur pour ce film. Ce dernier était présenté dans le cadre de la Semaine de la critique.
"On a vu pas mal de films, même des films très beaux pour certains, mais on a beaucoup pleuré je dois dire. Et là on a versé un autre type de larme, précise Anna Mouglalis. C'est un film social, qui vient montrer ce qu'on ne voit jamais, toute cette profession anarchiste. C'est compliqué de vivre ces histoires gays, ces histoires d'amour homosexuel dans ces milieux hyper virils. C'était très étonnant et ça m'a même permis de percevoir le monde autrement."
Enfin, la Queer Palm du court métrage a été décerné à Silent Voices de Nadine Misong Jin. "À une époque marquée par la violence et l’hostilité, la réalisatrice choisit de présenter la culture queer comme un possible, une lueur d’espoir, qui n’a besoin d’aucune justification", souligne le jury.