C'est l'un des plus grands films de la carrière d'Isabelle Adjani : 45 ans après, ce thriller horrifique va avoir son remake, et on connaît le casting
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Après les deux volets de "Smile", Parker Finn reste dans l'horreur mais avec un défi de taille : réaliser un remake de "Possession", classique porté par Isabelle Adjani au début des années 80, avec Margaret Qualley, Callum Turner et Paul Dano.

On peut être réalisateur de films d'horreur et avoir peur de beaucoup de choses. Mais ça n'est visiblement pas le cas de Parker Finn. Après avoir réussi sa suite de Smile, qui avait pourtant tout pour se suffire à lui-même, le cinéaste compte bien le prouver avec un énorme morceau : un remake de Possession, classique de l'épouvante signé Andrzej Zulawski en 1981, qui avait offert à Isabelle Adjani l'un de ses meilleurs rôles, et sans aucun doute le plus extrême de sa carrière, qui lui a valu un César et un Prix d'Interprétation à Cannes.

"Possession, c'était un film infaisable, et ce que j'ai fait dans ce film était tout aussi infaisable", disait-elle a Studio Magazine en 2002, en avouant regretter ce long métrage interdit de salles en Grande-Bretagne et remonté pour pouvoir sortir aux Etats-Unis. "Pourtant, je l'ai fait et ce qui s'est passé sur ce film m'a coûté tellement cher... Malgré tous les prix, tous les honneurs qui me sont revenus, jamais plus un traumatisme comme celui-là, même pas... en cauchemar !"

Untitled Possession Remake
Untitled Possession Remake
De Parker Finn
Avec Margaret Qualley, Callum Turner, Paul Dano

Un cauchemar qui ne fait donc pas peur à Parker Finn. Pas plus que de s'attaquer à ce que le magazine Sight & Sound considère comme l'un des plus grands films de l'Histoire du Cinéma, régulièrement cité comme référence (surtout par la jeune génération de cinéastes), mais qui n'avait encore jamais fait l'objet d'un remake, peut-être à cause de son aura. Autant dire que ce projet nous intrigue au plus haut point, alors qu'il se concrétise petit-à-petit, avec un casting.

Un casting qui ne manque pas de Substance

S'il a, pendant un temps, été question de Robert Pattinson, c'est finalement Callum Turner qui reprendra le rôle tenu par Sam Neill au début des années 80, celui d'un homme qui assiste au changement de comportement de son épouse, traversée par des crises de violence, et qui découvre son secret monstrueux. Et c'est Margaret Qualley qui succèdera à Isabelle Adjani, elle qui a prouvé qu'elle n'avait pas froid aux yeux, grâce notamment à The Substance, où l'un de ses scènes rappelait... Possession.

Comme une façon de boucler la boucle, adoubée par Isabelle Adjani elle-même : "Lorsque j’ai rencontré Margaret dans un dîner il y a quelques années de cela, elle m’a dit qu’elle me ressemblait plus qu’elle ne ressemblait à sa mère [Andie MacDowell, ndlr], alors il semblerait que cet air de famille ait déterminé le choix du réalisateur pour ce personnage de Possession. En plus, elle a un talent fou !", a-t-elle déclaré dans une interview donnée à Numéro pendant le dernier Festival de Cannes.

"Elle m’a dit qu’elle me ressemblait plus qu’elle ne ressemblait à sa mère"

"Et oui, Possession, film osant le mystique et l’horreur, et ce rôle talismanique, ont une réputation cultissime. Aujourd’hui, le nouvel extrémisme cinématographique devenu trendy aboutit au remake d’un film comme Possession, avec un opportunisme éclairé. Why not ?" Une relecture sur laquelle planent encore quelques mystères, comme sa date de sortie, le lieu et l'époque de son récit (le Berlin de la Guerre Froide sera-t-il remplacé et actualisé, alors que l'ambiance d'alors faisait du film une critique du communisme et appuyait son ambiance parano ?) ou encore le rôle de Paul Dano, dernier arrivé au casting selon Deadline.

Mais c'est peu dire qu'on a hâte de voir des images de l'ensemble, et la manière dont ce Possession nouveau va rejouer les scènes les plus emblématiques de son illustre modèle.

Maximilien Pierrette
Journaliste cinéma - Tombé dans le cinéma quand il était petit, et devenu accro aux séries, fait ses propres cascades et navigue entre époques et genres, de la SF à la comédie (musicale ou non) en passant par le fantastique et l’animation. Il décortique aussi l’actu geek et héroïque dans FanZone.