"L'époque est difficile" : la coréalisatrice de Matrix révèle qu'Hollywood refuse de financer son film avec un casting entièrement trans
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Lilly Wachowski, la coréalisatrice de la trilogie "Matrix", révèle avoir écrit un nouveau film, "The Hunted". Problème : sa distribution intégralement trans est un frein pour trouver le financement nécessaire.

Warner Bros. Pictures

Visionnaires, les sœurs Lana et Lilly Wachowski ont révolutionné la science-fiction avec la saga Matrix - dont le quatrième film, Matrix Resurrections, est sorti en 2021. Pourtant, aujourd'hui, Lilly Wachowski ne parvient pas à financer son nouveau film qu'elle a elle-même coécrit, The Hunted. La raison ? Son casting entièrement trans et la période que traverse l'Amérique de Donald Trump.

Des opportunités rares

Interrogée dans le podcast The Business de la station de radio KCRW, elle explique que "l'époque est difficile dans l'industrie pour essayer de faire ce genre de choses". Elle poursuit : "Les opportunités pour toutes les personnes sous-représentées et marginalisées se raréfient."

En exemple, Lilly Wachowski mentionne The Hunted, ce projet qui lui est cher. Présenté comme un thriller dystopique avec un budget estimé à 10 millions de dollars, le film ne semble pas intéressé par les financiers à Hollywood.

Un projet très personnel

"Les gens aiment le projet, mais ils ne veulent vraiment pas le produire parce qu’il y a un casting entièrement trans, précise-t-elle. Je dois faire preuve de créativité et trouver différentes façons de le présenter au public."

Sans détailler l'histoire de The Hunted, Lilly Wachowski fait savoir que le film "était extrêmement important" pour elle à écrire : "C’était une réponse à ce qui se passe dans le monde pour les personnes trans, et cela m’a offert un exutoire extrêmement cathartique dans lequel déverser toute ma colère, ma rage et ma frustration."

Pour rappel, Lilly Wachowski a rendu publique sa transidentité en 2016.

Thomas Desroches
Thomas Desroches
-Journaliste
Les yeux rivés sur l’écran et la tête dans les magazines, Thomas Desroches se nourrit de films en tout genre dès son plus jeune âge. Il aime le cinéma transgressif, queer, horrifique et les documentaires engagés.