Présenté et récompensé au Festival de Locarno, Dry Leaf de Alexandre Koberidze est sorti cette semaine dans nos salles obscures. Ce long-métrage à la croisée du film expérimental, du documentaire et du road movie a été très bien reçu par la presse française : doté d'une moyenne de 4,3 sur 5, il s'agit du meilleur film de la semaine.
De quoi ça parle ?
"Lisa, photographe sportif, disparaît, laissant une lettre dans laquelle elle demande de ne pas la chercher. Comme elle était partie photographier les terrains de football de villages éloignés, son père Irakli, équipé d’une liste de lieux donnée par son rédacteur en chef et aidé d’un ami à elle, part à sa recherche à travers les vastes et riches paysages géorgiens."
Ce qu'en pense la presse :
Selon Critikat.com :
"Dry Leaf est un émerveillement plastique : à l'aide d'un téléphone portable obsolète, Koberidze filme la Géorgie à la manière d'un impressionniste (on pense à Cézanne) ou d'un archéologue. En découle un road movie paradoxal, hanté par l'absence mais baignant aussi dans une grande plénitude." Par Robin Vaz - 5/5
Selon Les Fiches du Cinéma :
"Dry Leaf accomplit un miracle alchimique, en sublimant son étau arty (3 heures en basse résolution) en faveur d’une reconfiguration du sensible qui lave les yeux et purifie l’âme." Par Clément Deleschaud - 5/5
Selon Les Inrockuptibles :
"Un choc cinématographique dont on ne se remet pas tout à fait." Par Jacky Goldberg - 5/5
Selon Libération :
"A la croisée du road-movie, du cinéma expérimental et du documentaire, tourné avec un vieux téléphone, l’éblouissant long métrage témoigne de la beauté d’une ruralité désertée. Et oppose, à l’escalade de précision du numérique, une forme de décroissance technologique." Par Clément Colliaux - 5/5
Selon Cahiers du Cinéma :
"Si le film déborde de nostalgie, ce n’est pas celle de son support (lequel n’a sans doute, sauf rare exception, jamais servi au cinéma): dans ce petit téléphone-walkman (moins de 100 grammes), Koberidze trouve simplement une sorte de filtre magique à partir duquel il invente, ce qui tient quasiment de la performance, une méthode et un langage qui n’appartiennent qu’à lui." Par Elie Raufaste - 4/5
Selon Le Monde :
"Koberidze a l’art de fabriquer des châteaux de sable et de drame. De rendre vivants des êtres inanimés, en un mot de nous enchanter." Par Cl. F. - 4/5
Selon Positif :
"Dry Leaf fait partie de ces films qui donnent envie de suivre leur auteur dont le but est de regarder au mieux les gens et les bêtes, les ombres et les jours." Par Nicolas Geneix - 4/5
Selon Télérama :
"Un road-movie méditatif, tourné au téléphone, beau et énigmatique." Par Cécile Mury - 4/5