Ce soir à la télé : vénéré par Martin Scorsese, ce western en Technicolor flamboyant est l'un des sommets du genre
Partager cet article

Chaque jour, AlloCiné vous recommande un film à (re)voir à la télé. Ce soir : Gregory Peck et Joseph Cotten se disputent l'amour de Jennifer Jones.

Scott Chavez est condamné à la pendaison pour avoir assassiné sa femme, Indienne, qui multipliait les aventures extra-conjugales. Avant de mourir, il confie sa fille, Pearl, à une ancienne amie, Laura Belle McCanles, installée dans un ranch texan avec son mari, Jackson, sénateur infirme, et ses deux fils, Jesse et Lewt. Pearl est fort mal accueillie par le père, mais plaît immédiatement aux deux frères.

Jesse (Joseph Cotten), un gentleman, garde ses sentiments pour lui alors que son cadet Lewt (Gregory Peck), un voyou sans scrupules, cherche aussitôt à séduire la jeune fille. Pearl (Jennifer Jones), qui a promis à son père de devenir une jeune fille honorable, résistera autant qu'elle peut avant de céder à Lewt...

Duel au soleil
Duel au soleil
De King Vidor, Otto Brower, William Dieterle
Avec Jennifer Jones, Gregory Peck, Joseph Cotten
Sortie le 1 janvier 1949
Spectateurs
3,8

Les amateurs de western auront déjà reconnu le pitch de Duel au soleil, grand classique du genre diffusé ce soir sur Arte. Ce film maudit a nécessité sept réalisateurs pour voir le jour après un an et demi de tournage. Malgré ces difficultés, Duel au soleil possède une composition des plans particulièrement soignée et le Technicolor y est merveilleusement exploité, tranchant avec la noirceur de son sujet.

Martin Scorsese adore le film

Zuma Press / Bestimage

Devant une assemblée de la guilde des producteurs américains en 2024, le réalisateur de Taxi Driver et des Affranchis se souvenait avec précision des sensations qu'il avait éprouvé devant le film :

"Des touches de couleur, du mouvement, les paysages, des scènes époustouflantes comme la danse dans la cantina, les cavaliers qui s'approchent et s'alignent le long de la voie ferrée, le mysticisme du film mêlé au profane. Le tout est mis en scène sur un écran gigantesque par des acteurs hors du commun."

En 1998, il s'interrogeait également : "C'était tout à fait bouleversant, effrayant, aussi… Comment l'héroïne a-t-elle pu tomber amoureuse du méchant ?"

Pour forger votre réponse à cette question, une seule solution : rendez-vous ce soir à 20h55 sur Arte.

Corentin Palanchini
Il aime les superbes paysages (Ford), les sales gueules et les BO de Morricone (Leone), les héros indomptables (Hawks), les rebelles (Sollima), les solitaires (Eastwood), les délires (Les Mystères de l’ouest), la guerre de Sécession (The Good Lord Bird, Glory) et l'héritage de tout ça (Yellowstone).
Sur le même sujet
  • "C’est le film que tout le monde dit être nul ?" : Quentin Tarantino prend la défense de ce western qui a été un échec retentissant à sa sortie
  • "Ce n'était pas un acteur" : John Wayne n'était pas tendre envers ce comédien qui était aussi l'un de ses concurrents du western