DE QUOI ÇA PARLE ?
Le propriétaire de la boutique de comics, Stuart Bloom, est chargé de rétablir la réalité après avoir accidentellement brisé un appareil conçu par Sheldon et Leonard, provoquant ainsi une apocalypse du multivers. Stuart est aidé dans cette quête par sa petite amie Denise, son ami géologue Bert, et le physicien quantique/baratineur de service Barry Kripke.
En chemin, ils rencontrent des versions alternatives des personnages de The Big Bang Theory que nous connaissons et aimons. Et comme le suggère le titre, les choses ne se passent pas très bien.
C’EST AVEC QUI ?
On prend presque les mêmes, et on recommence ! Après la bande de geeks de The Big Bang Theory, ce sont d’autres nerds qui prennent la relève dans la nouvelle série dérivée, intitulée Stuart Fails to Save the Universe.
Vous connaissez déjà les héros de ce spin-off, puisqu’ils sont tous apparus dans la série originale (mais dans des rôles secondaires). Le personnage-titre Stuart Bloom (Kevin Sussman) est le vendeur de BD, qui apparaît en toile de fond dans les premières saisons avant de jouer un rôle de plus grande importance.
HBO Max
La fin de The Big Bang Theory l’avait vu se mettre en couple avec Denise (Lauren Lapkus), qui signe elle aussi son grand retour. Les deux amoureux sont accompagnés dans leurs aventures par le géologue Bert Kibbler (Brian Posehn) et par le physicien Barry Kripke (John Ross Bowie), qui était dans la série originale l’un des némésis de Sheldon et de sa bande.
Bien entendu, de nombreux personnages de la sitcom sont attendus dans cette nouvelle série. L’originalité du programme est de les faire apparaître dans des versions alternatives : attendez-vous donc à de grosses surprises !
ÇA VAUT LE COUP D’ŒIL ?
The Big Bang Theory continue à faire parler d’elle, sept ans après la diffusion de son tout dernier épisode. Ceci tient au fait que la sitcom fait l’objet de fréquentes rediffusions sur les chaînes de la TNT, ou qu’elle apparaît régulièrement dans le catalogue des plateformes de streaming.
L’autre raison s’explique par la diffusion de son préquel Young Sheldon, centré sur la jeunesse d’un de ses protagonistes, prolongé depuis par la série Georgie & Mandy’s First Marriage. Et un troisième spin-off intitulé Stuart Fails to Save the Universe débarque dès aujourd’hui sur HBO Max. Cette suite directe de la série originale met en scène plusieurs personnages secondaires, explorant des univers alternatifs au nôtre.
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Un spin-off qui ne ressemble pas du tout à la série originale !
De loin, cette nouvelle série est la plus originale de la franchise. En empruntant des codes de la science-fiction, Stuart Fails to Save the Universe ressemble davantage à une version live action de Rick et Morty qu’à une énième production dérivée de The Big Bang Theory, sitcom certes très sympathique mais ô combien classique.
Consciente de ses propres faiblesses, la série n’hésite pas à faire preuve d’autodérision en brisant à de multiples reprises le quatrième mur. À l’image de son générique déjà culte, qui change chaque semaine pour adresser des messages à ses téléspectateurs, livrant des anecdotes, voire même des spoilers sur l’épisode à venir.
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On a jamais vu un tel générique dans une série !
Bonus non négligeable : le générique iggy popesque est interprété par Danny Elfman, un compositeur de cinéma qui est également un habitué du monde de la télévision (Futurama, Desperate Housewives et plus récemment Mercredi). S’il est bien un générique que vous ne zapperez jamais, c’est bien celui de Stuart Fails to Save the Universe !
De prime abord, la série prend la forme d'une véritable catastrophe industrielle. Les quatre protagonistes sont aussi têtes à claques que peu charismatiques, et assez peu servis par les prestations cabotines de leurs interprètes. Si certains personnages sont destinés à être secondaires dans l’intrigue, c’est qu’il y a bien une raison à cela.
Une fois les deux premiers épisodes passés, la série réussit néanmoins à prendre son envol. Ce qui apparaissait comme une idée marrante sur le papier, mais peu convaincante au final, prend tout son sens grâce aux géniaux épisodes concepts imaginés par le trio de créateurs : Chuck Lorre, Bill Prady et Zak Penn.
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Cela ne se prend pas au sérieux, et heureusement
La durée des épisodes – entre 25 minutes pour les plus longs, et 15 minutes pour les plus courts – se prête parfaitement à l’exercice du binge-watching (bien qu’ils soient diffusés à un rythme hebdomadaire). Le petit teasing à chaque fin d’épisode nous rappelle les classiques Code Quantum et Sliders, et on saluera l’effort de s’assurer que chaque aventure ne ressemble à aucune autre.
Du point de vue de l’originalité, la série est une grande réussite. Quant au reste, c’est plus mitigé. Disons donc qu’à l’image de The Big Bang Theory, qui n’était qu’une sitcom très classique mais servie par des personnages attachants et un ton réjouissant, Stuart Fails to Save the Universe séduit par son ton décomplexé et sa volonté de rire d’absolument tout, et avant tout de soi-même.
Pour cela, il ne fait aucun doute que ce nouveau spin-off est à tester pour tous ceux qui ont aimé la série d’origine. Ses dix épisodes sont à retrouver chaque semaine en exclusivité sur HBO Max.
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