Ça parle de quoi ?
C’est un tout nouveau jour pour Peter Parker Dans un monde qui ne se souvient plus de lui, il poursuit sans relâche sa lutte contre la criminalité. Mais le sentiment d’avoir été oublié par ses amis qui avancent désormais sans lui provoque un changement chez Peter qu’il n’est peut-être pas en mesure de contrôler.
Et pourtant, c’est cette mutation qui pourrait être sa seule chance de s’opposer à un adversaire terrifiant, capable d’agir sans jamais être repéré et prêt à s’attaquer à la ville et à tous les proches de Spider-Man. Car si le monde ne se souvient plus de Peter Parker, lui ne l’a pas oublié…
Qui est ce fameux méchant ?
Excellente question ! Pour la première fois dans sa longue histoire cinématographique entamée en 2002, un film Spider-Man sort sans que l'antagoniste principal ait été révélé en amont. Il y aura pourtant le Scorpion (Michael Mando), Tombstone (Marvin Jones III), d'autres méchants tels que Boomerang ou encore un Hulk gris (Mark Ruffalo) loin d'être gentil, mais ces derniers devraient être secondaires dans la nouvelle aventure portée par Tom Holland.
De Mister Negative au Chacal, en passant par une nouvelle itération de Venom, il y a pourtant eu quelques rumeurs et paris, mais Marvel Studios et Sony Pictures, qui se partagent les droits de l'Homme-Araignée au cinéma, n'ont encore rien laissé filtré. Sur le grand méchant comme sur le personnage joué par Sadie Sink (Stranger Things), quasi-absent des bandes-annonces et qui peut être l'antagoniste principal comme quelqu'un d'autre, et notamment quelqu'un qui aurait subi une mutation, comme Peter dans Brand New Day.
La dernière fois que les deux studios ont joué la carte du mystère, malgré les quelques fuites qu'il a pu y avoir, c'était avec No Way Home et les retours de Tobey Maguire et Andrew Garfield, et ça leur a plutôt réussi au vu des 1,921 milliard de dollars engrangés par le film dans le monde en 2021.
Combien de temps après No Way Home ça se passe ?
Là, on a la réponse, officiellement dévoilée en amont de la sortie, et mise en avant dans les premières minutes montrées à la presse en vue des interviews : si un peu moins de cinq ans séparent les sortie de No Way Home et Brand New Day, il ne s'en passe que "deux" entre la fin du premier et le début du second. Soit le temps passé par MJ (Zendaya) et Ned (Jacob Batalon) au M.I.T. (Massachusetts Institute of Technology), sous le regard triste d'un Peter redevenu un inconnu à leurs yeux, et qui suit ses anciens amis à distance, grâce aux réseaux sociaux, tout en protégeant New York.
Précédemment dans Spider-Man... Comment se terminait No Way Home ?Tout ceci nous est (bien) résumé dans la longue séquence inaugurale qui raccroche efficacement les wagons et donne le ton de ce nouvel épisode qui entend offrir du changement dans la continuité, comme l'indique très clairement le titre du film.
Qu'est-ce qui change ?
Pour cette partie, nous nous appuierons moins sur ce que contient le film (ou, en tout cas, pas au-delà de ses premières séquences) que ce qui a été révélé ou entrevu avant sa sortie, pour ne pas parasiter les mystères de sa promotion avec des spoilers. Vous pouvez donc lire ce qui suit sans crainte, et notamment le fait que la saga a changé de réalisateur, Jon Watts ayant passé la main à Destin Daniel Cretton, révélé dans le circuit indé avec le magnifique States of Grace, avant de signer les bonnes surprises Shang-Chi et la série Wonder Man, diffusée en début d'année.
Sous sa houlette, le film se veut plus humain et mature que les trois précédents, en accord avec le fait que le personnage, au même titre que son interprète, a grandi. Et qu'il n'est donc plus un ado mais un (jeune) adulte, qui doit désormais s'assumer seul et faire face aux responsabilités qu'impliquent son grand pouvoir. Quitte à ce que sa double identité ne vienne multiplier par deux sa source de problèmes, dans un opus qui parle notamment de santé mentale, sujet sur lequel Tom Holland s'est personnellement exprimé par le passé et que l'on retrouve de plus en plus chez les super-héros.
Dans Spider-Man Brand New Day, ces questions s'illustrent notamment à travers les mutations que subit Peter autant que ses changements d'humeur amplifiés par ce méchant capable de manipuler les esprits. Ce faisant, le long métrage se rapproche par moments du deuxième film de Sam Raimi, toujours majoritairement considéré comme le meilleur épisode, toutes sagas confondues, et apporte de la nouveauté et de la gravité dans une histoire dont la bases sont déjà établies.
Autre changement, plus important qu'on ne le croit : la ville de New York redevient centrale, en accord avec les comic books. Spider-Man redevient ainsi la figure emblématique de son quartier dans lequel on passe plus de temps, ce qui n'est pas sans nous faire penser aux excellents jeux vidéo développés par Insomniac. Encore plus quand on voit l'Homme-Araignée affublé d'une doudoune sans manche et d'un bonnet, lors de son premier combat contre Scorpion, soit l'un des nombreux costumes des deux titres.
Et ce n'est pas un hasard : outre les comic books dont certains plans de la séquence d'ouverture reproduisent les couvertures iconiques, Destin Daniel Cretton a affirmé que plusieurs des membres de son équipe, chez les cascadeurs notamment, s'étaient inspirés des jeux vidéos pour mettre plusieurs scènes sur pied et reproduire quelques mouvements à l'identique. Ça aussi, ça participe au renouveau des aventures de l'Homme-Araignée, et de belle manière.

