Après Napoléon et Gladiator 2, Ridley Scott met de côté les films historiques pour nous offrir The Dog Stars, un film d'aventure sur fond post-apocalyptique. Le récit nous emmène dans un futur proche, où une pandémie sans nom a décimé la société américaine.
Nous suivons Hig, alias Jacob Elordi, un pilote vivant sur une base aérienne abandonnée du Colorado avec son chien et un ex-marine. Lorsqu'une transmission aléatoire passe par la radio de son Cessna 1956, la voix fait naître au plus profond du pilote l'espoir qu'une vie meilleure existe en dehors de leur périmètre étroitement contrôlé...
Le cas Denzel Washington
A l'occasion de la sortie de ce film, Ridley Scott fait le tour des médias, distillant sa verve acerbe aux journalistes du monde entier. Le célèbre réalisateur d'Alien est passé du côté d'AlloCiné pour un entretien dans le cadre de l'émission Grand Ecran. Il nous a notamment parlé de sa rencontre avec Denzel Washington, qu'il a dirigé dans American Gangster et Gladiator 2.
"Denzel a dit que j'étais un génie, je pensais qu'il me détestait ! On a fait 2 films ensemble. Une fois, j'ai réussi à lui tirer les vers du nez, je lui ai dit : Pourquoi es-tu si énervé ? Il a répondu : J'ai l'air en colère ? J'ai dit : Oui, tu es en colère. Tu intimides les gens, même si tu es brillant", a confié Ridley Scott.
"Je sais que c'est ta méthode, mais ça peut parfois écraser les autres. Il me répond : Tu ne me comprends pas. Quand j'arrive sur le plateau, je suis aussi stressé que n'importe qui. Et il a raison. Il s'apprête à se mettre à nu. Je ne pourrais jamais faire ça, me dévoiler devant un objectif", poursuit le cinéaste de 88 ans.
"C'est quelque chose de très fort, au niveau émotionnel. Je ne pourrais pas le faire." Relancé par notre journaliste à propos d'American Gangster, Ridley Scott avoue que l'acteur a livré l'une de ses meilleures performances. "Je pense qu'il l'admettrait, mais à contrecoeur."
J'ai eu 3 bad boys sur ce film, Josh Brolin, Denzel et Russell Crowe. Personne n'est autant bad boy que lui.
"J'ai eu 3 bad boys sur ce film, Josh Brolin, Denzel et Russell Crowe. Personne n'est autant bad boy que lui. C'est pourquoi la théorie selon laquelle les personnages principaux doivent être sympathiques... c'est des conneries !", a-t-il conclu, avec la franchise qui le caractérise.
Un classique du polar
Pour mémoire, American Gangster nous emmène au début des années 1970, à New York. Frank Lucas a passé 20 ans dans l’ombre de Bumpy Johnson, le parrain qui règne sur Harlem. Devenu son garde du corps puis son confident, Lucas prend sa succession lorsque Johnson meurt brutalement d’une crise cardiaque.
Discret et méthodique, il s’impose rapidement comme un chef redoutablement efficace. Entouré de ses frères et de ses cousins, il bâtit son organisation en restant à l’écart des regards de la police comme de la Cosa Nostra. Grâce à la complicité de militaires américains stationnés au Vietnam, Lucas met en place un réseau d’approvisionnement inédit et fait entrer directement aux États-Unis des centaines de kilos d’héroïne pure.
En la revendant à bas prix dans les rues de New York, il conquiert rapidement le marché et amasse une fortune considérable, tout en veillant à ne jamais attirer l’attention sur lui. Mais l’inspecteur Roberts, du NYPD, se méfie de ce nouveau trafic qui bouleverse les codes du milieu.
Patient et obstiné, il remonte peu à peu la piste de celui qui semble toujours échapper aux autorités : Frank Lucas. Une traque silencieuse s’engage alors entre deux hommes que tout oppose, mais que rapprochent leur intelligence, leur rigueur et leur détermination.
À mesure que Roberts resserre son étau, leurs destins se rapprochent inexorablement, jusqu’à se retrouver liés dans un affrontement devenu inévitable.