En 1995, Keanu Reeves incarnait le rôle principal d'un film de science-fiction qui a marqué toute une génération : Johnny Mnemonic ! Malheureusement, il a été totalement éclipsé par la saga Matrix, qui a tout balayé sur son passage 4 ans plus tard.
Un futur ultra connecté
De quoi parle donc Johnny Mnemonic ? Réalisé par Robert Longo, le film nous entraîne dans un futur proche, où l’information est devenue la ressource la plus précieuse au monde. Les données circulent à toute vitesse, mais certaines sont tellement sensibles qu’elles ne peuvent être transportées que par des humains.
Johnny Mnemonic est l’un de ces "coursiers" : un implant dans son cerveau lui permet de stocker des informations confidentielles. Mais cette fois, il a accepté une cargaison bien trop importante pour ses capacités… et surtout, bien trop dangereuse. Traqué par des organisations puissantes, Johnny se retrouve plongé dans les bas-fonds d’un monde ultra-connecté.
Pour survivre, le jeune homme doit comprendre ce qu’il transporte et trouver quelqu’un capable de l’aider à extraire ces données. Son chemin croise celui de hackers, de mercenaires, de résistants et de figures aussi étranges que fascinantes. Autour de lui, la technologie a profondément transformé la société, brouillant les frontières entre l’humain et le numérique.
Entre réalité virtuelle, implants cérébraux et réseaux omniprésents, le film imagine un futur où Internet est devenu une véritable seconde réalité. Sorti en 1995, Johnny Mnemonic paraît aujourd’hui étonnamment familier sur bien des aspects. Il appartient à cette vague cyberpunk qui a imaginé, avant que cela ne devienne courant, des humains branchés directement aux réseaux.
Columbia Films
Une oeuvre punk
À ce titre, il peut être vu comme l’un des films qui annoncent l’esthétique et certains thèmes que Matrix popularisera quelques années plus tard. Mais là où Matrix deviendra une oeuvre philosophique et spectaculaire, Johnny Mnemonic assume un univers plus sale, punk et dystopique.
C’est aussi un film marqué par l’imaginaire de William Gibson, l’un des grands noms de la littérature cyberpunk. Un film imparfait, parfois complètement barré, mais fascinant à revoir aujourd’hui pour mesurer à quel point certaines de ses idées étaient en avance sur leur temps.
A noter que le casting de Johnny Mnemonic est particulièrement marqué par son mélange de stars hollywoodiennes, d’icônes de la contre-culture et du cinéma asiatique. Au côtés de Keanu Reeves, on retrouve Dina Meyer en Jane, une garde du corps aussi redoutable que mystérieuse, qui devient l’une des principales alliées de Johnny.
De son côté, Ice-T interprète J-Bone, le chef des Lo-Teks, un groupe de hackers rebelles vivant en marge de la société. Dolph Lundgren, le Drago de Rocky IV, apparaît dans le rôle complètement déjanté du prêtre, un prédicateur cyberpunk lancé aux trousses de Johnny.
Enfin, le réalisateur et acteur japonais Takeshi Kitano incarne Takahashi, un puissant dirigeant de Pharmakom. Froid et mystérieux, il est déterminé à récupérer les données que Johnny transporte. Un casting étonnant qui contribue largement à l’identité très particulière du film.
Johnny Mnemonic est disponible sur Netflix.