Clint Eastwood, 96 ans, à propos des États-Unis : "Ce n'est pas comme en Europe, il n'y a pas beaucoup de formes d'art indépendantes ici"
par Mégane Bouron
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Pour Clint Eastwood, le western est un genre propre aux États-Unis. Une déclaration qui ne manque pas de faire réagir, surtout venant d’une légende du Far West dont la carrière doit beaucoup au cinéma italien !

Difficile d’évoquer Clint Eastwood sans penser aux grands espaces, aux duels au soleil et aux nombreuses figures du Far West qu'il a interprétées durant toute sa carrière ! Il faut dire qu'à 96 ans, le visage culte de la Trilogie du dollar de Sergio Leone reste très attaché au western, un genre qui, selon lui, reste l'un des plus originaux que les États-Unis savent faire.

Clint Eastwood a un regret concernant les États-Unis

Dans les colonnes du média espagnol 3DJuegos, Clint Eastwood a expliqué, et sans surprise, qu'il se sentait "très proche du western". Néanmoins, l'acteur et réalisateur à la longévité qui force le respect regrette que les États-Unis ne se distinguent pas davantage par leurs créations artistiques, comme il l'a formulé dans cette interview : "Ce n'est pas comme en Europe, il n'y a pas beaucoup de formes d'art indépendantes ici."

Selon lui, la culture américaine se serait largement construite à partir d’influences européennes, mais avec trois exceptions majeures : "le western, le jazz et le blues", qu’il considère comme nées dans son pays. "À part ça, il n'y a pas grand-chose de vraiment original", a-t-il ajouté en toute honnêteté.

D.R.

D'ailleurs, Clint Eastwood a lui-même signé plusieurs westerns : L'Homme des hautes plaines sorti en 1973, Josey Wales hors-la-loi en 1976, Pale Rider, le cavalier solitaire en 1985, Impitoyable en 1992, ou plus récemment Cry Macho (2021), à mi-chemin entre le drame et le western.

La star absolue des westerns spaghetti

Il y a pourtant un joli paradoxe à cela. Car si l'immense acteur et réalisateur est devenu l'un des visages les plus emblématiques du western (bien qu'il soit allergique aux chevaux), c'est en grande partie grâce à Leone et aux productions italiennes qui ont profondément transformé le genre dans les années 60.

Leur collaboration a donné naissance à trois long-métrages devenus des immanquables : Pour une poignée de dollars (1964), Et pour quelques dollars de plus 1965), sans oublier Le Bon, la Brute et le Truand (1966). Autant de classiques qui ont propulsé Eastwood au rang d'icône internationale et démontré que le mythe du Far West pouvait également être réinventé... depuis l'Europe.

Mégane Bouron
Mégane Bouron
Mégane Bouron apprécie tous les genres et les formats, bien qu’elle ait un penchant pour le court métrage et le cinéma jeune public. Les yeux rivés sur l’écran, elle voit rarement le temps défiler devant un film ou une série.
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